4
sep

SEPT 13 - Cosmos musical - "Les mouvements des cieux ne sont rien d'autre qu'une symphonie sans fin* " - espace-temps d'écoute de musiques et cosmos

Vangelis-The-Music-Of-Cosm-406230.jpgCher-e-s,

En 2015, un dimanche 13 septembre, vers 17h00, donnons-nous rendez-vous dans un jardin schaerbeekois (latitude 50.8583064 - longitude 4.3727692).

Profitons d'une écoute, d'un récit, d'un chemin ... menés par Pierre Deruisseau sur le thème des connivences, des frottements entre la musique occidentale et le cosmos, son étude, son observation, l'extase qu'il développe, l'idée de néant qu'il procure. Nous pourrons tisser des fils entre les sons, les matières, les interstices au sein de cette proposition ... "Un cosmos musical"
(Plus de détails dans l'énoncé de Pierre ci-dessous).

Explorations et écoute sensible seront indices et moyens.
Questionnements et élagage d’œillères bienvenus.

Pratiquement:

- chacun-e apporte un coussin et/ou une assise (+ plaid si corps frileux)
- chacun-e apporte soft et/ou hard drinks
- chacun-e apporte de quoi (se) sustenter (auberge espagnole)
- chacun-e apporte du cash (prix libre dès 6€ pour l'orateur - entrée libre pour les enfants -12 ans)
- chacun-e confirme nombre et noms de qui vient sur miladyrenoirmiladyrenoir@gmail.com
- chacun-e prie / célèbre / influence Eole, Neptune, Sainte Rita pour que les cieux soient cléments.

Coor-données:

Espace ouvert de 17h à 22h (pause repas comprise)
Ecoute débutant à 17h30
à 1030 Bxl (proche arrêts 'COTEAUX' / 'ROBIANO' pour bus 59, 65, 66 & trams 25, 62, 92)
Sonnette Renoir (jaune).
Adresse complète après inscription.

Aux plaisirs d'entamer ce voyage ensemble. La pluie aura été annulée.
N'hésitez pas à faire circuler, du très proche au plus lointain.

Milady Renoir
Gentille Organisatrice de Moments Présents

&

Pierre Deruisseau
Concepteur d'une anthologie subjective et sonore de la musique afro-américaine: astrophonie.net/

* citation de Kleper (astronome 17è. s.)


Enoncé de Pierre Deruisseau:

UN COSMOS MUSICAL -
MUSIQUE OCCIDENTALE ET ASTRONOMIE

~ UNE RENCONTRE DE CES DEUX HISTOIRES ~
~ SEANCE D’ECOUTE ~

Il y a 1700 ans, s'exprimant à propos d'une conception déjà millénaire, l'empereur Julien écrira que la musique est un art de la modulation, à la rencontre de la géométrie, de l'astronomie et de la connaissance des nombres.

Une idée traversant les siècles - au 17ième, Kepler écrit : "Les mouvements des cieux ne sont rien d'autre qu'une symphonie sans fin".

Comment comprendre ces paroles? Saurait-on entendre le cosmos dans la musique? Serait-il son cœur battant?
Voici une exploration des liens surprenants entre histoire de la musique occidentale et histoire de l'astronomie.

La musique, depuis les anciennes rituelles jusqu'aux
populaires actuelles, en passant par le jazz, l’ambiant et
les différents styles de musiques dites 'classiques'. L'astronomie, des conceptions antiques grecques aux
recherches les plus actuelles, telles le son des étoiles en astrophysique.
Une séance laissant beaucoup de place à l’écoute, où nous pourrons aussi échanger nos impressions sur les

Séance présentée par Pierre Deruisseau - http://www.astrophonie.net/

La musique, pont sonore vers l’immensité
Venez-vous plonger avec nous dans le ciel étoilé.

 

 

(image d'un album de Vangelis)

15:55 04/09/2015 | Lien permanent | Tags : act-u, agendada, muse-hic |  Facebook

26
déc

Noblesse oblige, Steph Wunderbar, Milady Renoir in Liège - 18/02/15

Mon corps, ma gorge, mon giron et moi nous produiront sur scène avec de la matière organique lue en première partie du groupe électro berlinois Noblesse Oblige.
Puis Steph Wunderbar fera son DJ set.
Puis la nuit sera dense.

 

Venez donc. 5€ la tonne de phéromones, c'est pas cher.

electro glamour night flyuer.jpg

8
fév

Glass talks

" Society is breaking apart, which is always a good sign because that’s when the best things happen. I mean, when Allen Ginsberg and William Burroughs began writing during the days of the McCarthy era here in America, it looked like this country was pulling itself into an early grave. When society becomes unhinged, the arts get really good. I’m old enough to have seen that three times.”

-

Philip Glass donne une longue et dense interview à Bryce Dessner de The National. Il y parle de Terry Riley, de la vie en tournée, du temps où on l’accusait de jouer trop fort pour le vénérable Carnegie Hall, de la désintermédiation à l’œuvre entre musiciens et publics et de sa collaboration avec Angélique Kidjo.

muse-hic, arts, humoeurs

 

 

(art by E.V. Baumgarten  1896)

17:00 08/02/2014 | Lien permanent | Tags : muse-hic, arts, humoeurs |  Facebook

31
déc

Archives de catégorie : Knud Viktor

danois-provençal

Jacob Kirkegaard, disciple du précurseur danois et provençal de l'art sonore, Knud Viktor ?

Publié dans France Culture, Knud Viktor | Laisser un commentaire

 

« Car le silence n’existe pas… »

"Car le silence n'existe pas..." cette phrase souvent attribuée à John Cage, est aussi attribuable à Knud Viktor, modeste "peintre sonore" qui la prononçait fréquemment... tapi dans l'herbe ou juché sur les rochers du Lubéron, depuis lesquels il était, il est vrai, moins audible que le grand maître zen New-Yorkais, élève de Schoenberg, admirateur de Satie et de Duchamp et de Joyce, inventeur-du-piano-préparé, ami de Merce Cunningham, David Tudor, Klaus Schöning, etc.
C'est pourquoi ce titre s'est imposé pour l'article que je lui ai consacré dans le numéro 11 de la Revue Art Nord, parue en 2012 et dédiée aux artistes sonores du nord de l'Europe..(1). Une autre façon (radiophonique cette fois) de savoir si le silence existe ou s'il n'est qu'une vue de l'esprit, est d'écouter, demain 30 octobre, sur Radio Campus Paris, la nouvelle émission "Silence on coud" de la branche parisienne de l'Internationale-Bruitiste-et-Vocaliste  née à Arles en juillet 2012 et qui détourne les ondes de leur bon usage, sous le nom de code apparemment innocent et inoffensif de "La radio cousue main".

(1) toujours disponible sur commande à Phonurgia Nova, par Internet et dans les bonnes librairies d'art.

 
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Knud Viktor à podcaster

Nouveau rebond. Télérama (n° 3325 du 05 au 13 octobre), invite en page 160, à découvrir l'oeuvre de Knud Viktor et à podcaster l'émission que Thomas Baumgartner a consacrée au pionnier de l'art sonore dans son Atelier du son. "Un être émouvant, insatiable de sons vivants et vibrants qui, avec humilité, nous donnait à entendre ce que l'oreille ne pouvait voir" commente avec pertinence une auditrice de Bruxelles."

"Sa voix de mage était déjà sa signature sonore, une signature unique. On a beau dire et entendre, mais ça nous rend juste tristes, sa disparition furtive.. comme je regrette à chaque automne, l’extinction du doux “Hoot” de la chouette hulotte, au lointain dans la forêt des Hautes-Alpes. Chouette Knud…" écrit pour sa part, dans un autre commentaire sur ce blog, le compositeur Michel Redolfi.

 

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Knud Viktor fait son nid dans les Nuits de France Culture

Ce n'est pas courant, et c'est à la mesure de l'émotion suscitée par la disparition au début de l'été, dans un total silence médiatique,  de celui que France 3 avait baptisé en 1979  Le Chantre du Luberon.

France Culture a donc décidé de bouleverser son programmes nocturne de demain pour faire re-surgir "la voix de mage" (l'expression très juste est du compositeur Michel Redolfi) et l'oeuvre furtive de l'artiste sonore danois-provençal, disparu le 10 juin dernier...,  auquel Libé consacrait cependant un papier, le 15 août, dans le creux de l'été,  bientôt suivi de deux émissions, l'une à l'initiative de Thomas Baumgartner, le 13 septembre dernier, sur France Culture, et l'autre le 20 septembre, signée de Thierry Génicot dans Oui-dire sur les ondes de la RTBF la Première (voir billets en date des 16 et 20 septembre sur ce blog).

Ce n'est pas courant, et ceci explique que vous ne trouverez pas, même avec de bons yeux, l'annonce des rediffusions suivantes dans les colonnes tassées des pages radio de Télérama  :  mercredi 25 septembre à 23h,  l'Atelier de la création met le cap sur le Sud du Luberon en proposant deux archives exceptionnelles, à podcaster et partager autour de vous :

1 /  Le monde insolite de Knud Viktor (1974) - durée 26'33
Documentaire de Michel Bichebois enregistré auprès du "berger danois", peintre et enregistreur de sons : sa "thébaïde", les enregistrements des bruits de la nature qu'il effectue de jour comme de nuit et qui lui ont inspiré des "peintures sonores".
2 / Photographie/phonographie (une émission de presque 10 ans postérieure, 1982), signée du jeune Jean-Loup Graton (qui venait du GRM pour atterrir à la direction de France Culture). Trente minutes de sons et d'entretiens que les archives de l'INA rangent étrangement dans la catégorie "musique électroacoustique". Un bien curieux classement à vrai dire, quand on sait la revendication têtue de Knud Viktor d'être considéré non comme musicien mais comme un... "peintre sonore"... Il faut admettre cependant, à la décharge des classificateurs hâtifs, que les "peintres du sonore" comme les "artistes du sonore" n'étaient pas légion en ce temps-là, et qu'il n'existait aucun vocable adéquat pour désigner une approche plus plasticienne que musicale des sons du réel, démarche qui aurait pu être qualifiée de "concrète" si ce terme n'avait été précisément pré-empté par les héritiers de Pierre Schaeffer. On se souvient qu'un peu plus tard, confronté à la même épineuse question du "genre de travail" qu'il effectuait en marge de la radio, Yann Paranthoën préféra lui aussi se définir comme "peintre" ou "sculpteur" puis finalement comme "tailleur de sons" pour échapper aux classifications musicales. C'est sous cet intitulé du reste que paraitra - d'abord dans la revue L'Autre Journal, puis en 1990, chez phonurgia nova éditions - Propos d'un tailleur de sons : son fameux entretien avec Alain Veinstein, qui tente de cerner une approche radiophonique du réel, qui elle aussi refuse de se laisser enfermer dans le champ lexical de la musique.

Cette seconde émission de la soirée tente donc de cerner cet "extra-terrestre musical", ce "mutant" (à l'évidence inclassable alors) qu'est Knud Viktor quand le jeune compositeur Jean-Loup Graton (accompagné de Madeleine Sola et de Michel Créïs) franchit le seuil de sa thébaïde provençale. Graton, visiblement très intrigué, l'interroge sur ses drôles de machines qu'il découvre entassées dans la pièce principale d'une bastide "en ruine", dressée dans la pinède, au débouché des Gorges du Régalon -  terrain d'investigation privilégié de l'artiste. Avec son beau phrasé nordique - d'une précision millimétrique - Knud répond au compositeur ébahi qui le toise : il y décrit et explique le fonctionnement  des appareils (micros, paraboles, console de spatialisation) qu'il a inventés et construits (un peu par la force des choses) pour capter des sons pour la plupart "inouïs" des bêtes et des insectes, qu'il fait peu à peu entrer dans sa série Images sonores, des tableaux de dimensions parfois "symphoniques", numérotés de 1 à 10, dont la "composition" a commencé en 1962. Des outils faits maison, tenus parfois par des bouts de ficelle ; des dispositifs techniques inusités, mais performants ; toujours "conçus sur mesure" pour répondre à des besoins précis, et devenus au fil du temps aussi indispensables à l'artiste sonore que la plume pour l'écrivain,  le boîtier pour le photographe ou la caméra du cinéaste. Il faut du reste rappeler que Knud fut aussi photographe, cinéaste (Truffaut lui offrit une caméra) et vidéaste : en témoigne sa Chambre d'images, une installation vidéo basée sur 4 écrans, formant une boîte géante dans laquelle le spectateur pénètre pour se retrouver confronté à la vision fantastique - et quelque peu kafkaïenne - d'insectes géants et muets qui l'observent du haut de leurs pattes. Une boîte à insecte inversée en somme, où le spectateur se trouve pris au piège, que les Provençaux purent découvrir - médusés - tout d'abord au Centre Culturel de Cavaillon en marge du Festival d'Avignon (en 1979 ou 80 ?), et dernièrement, durant l'été 2010,  à Digne-les-bains (04), où elle fut présentée par le Musée Gassendià l'initiative de Nadine Gomez, sa conservatrice, qui entreprend aujourd'hui l'inventaire de la production de cet artiste inclassable et rare. Une démarche de sauvegarde indispensable quand on sait d'une part que les supports divers de son oeuvre (pellicules, négatifs, tirages, mini-cassettes, bandes 1/4 de pouce stéréo et quadriphonique, bandes-vidéo analogiques, etc) sont périssables, et que d'autre part,  l'ermite Provençal n'a jamais eu  grand souci - c'est là un euphémisme - d'un archivage rigoureux de son travail ; toujours tendu vers le prochain projet à démarrer, l'expérience à poursuivre, et ce, jusque dans ses derniers jours, où il s'était équipé en son numérique (lequel comme chacun sait, ne va jamais sans déconvenues). Si les moyens financiers sont trouvés, un chantier de numérisation suivra cet inventaire, passage obligé d'un accès public futur à cette oeuvre insolite de celui que l'on retiendra demain peut-être (pas seulement à cause de ses origines nordiques), comme "le Van Gogh du son". Souhaitons que les institutions culturelles et les autorités politiques ne soient pas sourdes à cette urgence et facilitent la réalisation de ce qui s'annonce assurément comme un travail de... fourmi !

Marc Jacquin

 
Publié dans France Culture, Knud Viktor | Laisser un commentaire

 

j’ai mis un micro dans son terrier…

Après France Culture la semaine dernière (l'Atelier du son de Thomas Baumgartner),  la RTBF ce soir nous gratifie d'une émission en hommage à Knud Viktor disparu en juin dernier dans un grand silence radiophonique, phonographique et muséal.

C'est à Pascale Tison productrice de l'émission Par oui-dire sur La Première et au réalisateur sonore Thierry Génicot, auteur et activiste belge de la scène radiophonique créative depuis longtamps, que l'on doit cette belle initiative. Une émission charpentée, truffée de documents.

C'est ce soir de 22h05 à 23 h, mais en avant-première sur "Le Son fait art" le blog de phonurgia nova, qui aurait pu s'appeler... le son fait tôt ou tard !

Car le son fait toujours ce qu'il faut pour arriver jusqu'à l'oreille...

Ce programme exceptionnel sera ensuite disponible durant six semaines en écoute différée et téléchargeable en podcast sur le site www.rtbf.be en suivant ensuite les onglets : Radio / La Première / Emissions / Par ouï-dire / Knud Viktor, 200913.

A noter aussi que le périodique alternatif El Batia Moûrt Soû / Le Bateau Ivre publie dans sa livraison de ce mois de septembre 2013 un long article consacré à Knud Viktor. Si vous ne trouviez pas cette publication chez votre meilleur marchand de journaux, vous pourriez aisément commander votre exemplaire à peu de frais en contactant la rédaction par un simple courriel : poliartserge@yahoo.fr

Bonne écoute et bonne lecture !

 
Publié dans Knud Viktor, RTBF, Thierry Génicot | Laisser un commentaire

 

Knud Viktor for ever

L'émission spéciale Knud Viktor de Thomas Baumgartner est désormais en ligne sur le site de France Culture, qui rediffusera prochainement (le 25 septembre) plusieurs archives d'émissions consacrées à cet immense artiste auquel on commence (enfin !) à s'intéresser.

En attendant cette date, on peut se faire une petite idée du travail de Knud Viktor en parcourant les billets de ce blog publiés depuis 2009.

Ainsi, on pourra l'entendre ici évoquer Image 10, la dernière pièce de la série commencée en 1962,   dont un fragment figure, sous forme de CD, dans le catalogue de l'expo Chambres d'écho proposée en 2009 par Michèle Moutashar, alors conservatrice du Musée Réattu.
L'entendre encore, toujours en 2009, conduisant une visite à tâtons dans ce Musée. Une visite qui s'achève dans la Chambre d'écoute : un cocon ouaté,  dressé à l'aplomb du Rhône, que j'ai imaginé en 2007 en complicité avec le Musée pour accueillir les artistes sonores du monde entier, et que Christian Lacroix a superbement habillé de moquette en 2008, pour lui donner son visage définitif.

A lire : peu d'ouvrages sont consacrés à l'exceptionnel artiste danois qui vécut 50 ans dans le Luberon, sa deuxième patrie, dans une relative solitude adoucie par la fréquentation et l'observation patiente de la faune. Néanmoins on peut mentionner :

- un numéro récent de la revue d'art contemporain Semaine publiée par les éditions Analogues (excellente petite maison arlésienne) à l'occasion d'une présentation de La Chambre d'images, une installation vidéo de Knud Viktor, au Musée Gassendi de Digne.

le roman de Bertrand de la Peine publié en 2011 aux éditions de Minuit, dont le héros est un artiste-contemporain-danois-spécialiste-des installations-sonores, largement inspiré (avec la licence et la part d'amplification romanesque inévitables) par le personnage éminemment Van Goghien de Knud Viktor...  dépeint ici comme "un grand Vicking adepte de vodka et harengs aimant traquer les tâtonnements des taupes...", etc. Un roman qui se lit "tout ouïe" précise Télérama, qui, selon Le Monde, "se rit des outrances de l'art contemporain et de l'appétence des gens du nord pour le sud provençal..."

- un numéro spécial bilingue (11) de la revue Art Nord (Contemporary Art from the North) paru en 2012, et coordonné par Asdis Olafsdottir et Emeline Eudes, à l'occasion de l'exposition Horizonic dédiée aux artistes sonores du grand nord.

- la "nécro" publiée par Eric Loret (dans l'assourdissant silence culturel de l'été) en page 24 de Libération du 16 août 2013.

Disques : peu de titres édités à l'exception de deux 33 tours de Images sonores et de Image 6, sous-titrée La Symphonie du Luberon, parus sous le label L'Oiseau musicien, et qu'on voit parfois passer sur les sites de vent en ligne

Archives : mentionnons pour finir un assez grand nombre d'émissions en sommeil dans les archives de l'INA, produites par France Musique (du temps où Louis Dandrel en était le responsable) ou par France Culture (dans une moindre mesure)

Vidéo : signalons l'existence  d'une vidéo de France 3, filmée à Cheval Blanc en 1979 sous le titre de Le Chantre du Luberon, disponible depuis le début de l'année sur le site www.ina.fr

Cette liste n'est pas exhaustive et nous vous invitons à nous aider à la compléter.

M.J.

 
Publié dans Knud Viktor, La Chambre d'écoute, Musée Réattu | 2 commentaires

 

Knud Viktor commémoré dans l’Atelier du son

oeuvre photographique

@ Knud Viktor

Ce vendredi 13 septembre à 23h dans l'Atelier du son sur France Culture, il sera question de Knud Viktor, grand absent, depuis longtemps, des ondes et du disque. Thomas Baumgartner m'y reçoit pour évoquer la figure de l'artiste danois, pionnier de l'art sonore,  qui vint en Provence en 1962 pour peindre la lumière qui avait tant fasciné Van Gogh et fut - à son insu - "pris par le son", lequel ne le lâchât plus jusqu'à sa mort (le 10 juin dernier) dans sa 89ème année. "Ermite" (plaçons tout de même des guillemets) à l'écoute du Luberon, Knud Viktor, qui se définissait comme "peintre sonore" et non comme musicien, a ainsi consacré sa vie à enregistrer les sons de la Terre dans une oeuvre singulière qui inaugure, il y a plus de 50 ans, une approche plasticienne non musicale du sonore, et annonce un nouveau rivage de l'art : l'art sonore, dont la vitalité aujourd'hui saute aux oreilles. La rareté de ses apparitions publiques, ajoutée à sa quasi absence de l'édition phonographique et des collections publiques des musées, (à l'exception notable du Musée Gassendi à Digne-les-Bains qui possède 3 des cabines de son installation Allo, la Terre ? et de la Ville de Melle en Poitou-Charente, proche du Futuroscope, qui lui a commandé une installation de grande dimension, toujours audible dans les mines d'argent), font de lui un artiste "connu des artistes" mais largement inconnu du grand public.

Marc Jacquin

 

 
Publié dans France Culture, Knud Viktor, La Chambre d'écoute | Laisser un commentaire

 

L’oreille rebondit

La revue de presse du 16/08 de Laetitia Gayet sur France Inter cite Libération (qui cite phonurgia nova) pour regretter "la disparition du Danois Knud Viktor". C'est un joli quizz audio, situé dans la dernière minute de la revue.

 
Publié dans Knud Viktor | Laisser un commentaire

 

L’oreille éberluée

Agile comme l'écureuil, l'âme de Knud Viktor s'est hissée ce matin dans les hautes branches des pages culture de Libération et jusque dans la revue de presse de France Inter. Un conservateur de musée était-il à l'écoute ? Rêvons avec lui...  d'un terrier-musée qui réunirait son bestiaire sonore, son oeuvre photographique solaire et ventée, et ses films  ! Où donc est ce terrier ? Sur Mars ?

 

 

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le peintre sonore a rangé ses micros

 

musée Réattu, Chambre d'écoute

Knud Victor, est parti. Mais les cigales, particulièrement volubiles cet été, se souviendront de lui et nous avec elles.

Sa notoriété est déjà grande, mais son oeuvre de "peintre sonore" reste à découvrir.
Né en 1924 à Copenhague, « pris par le son » en 1962, ainsi qu'il me l'expliqua, alors qu’il venait dans le Midi pour peindre la lumière qui avait fasciné Van Gogh, il est parfois considéré comme le « père » du Field Recording.
Désargenté, inventant par nécessité ses propres outils de capture sonore à partir de composants électroniques et d'ustensiles récupérés dans la Durance, posant son atelier dans une ancienne bergerie du Luberon sur la commune de Cheval Blanc (Vaucluse), il a vécu et travaillé là pendant près de 50 ans, le plus longtemps en solitaire, à la manière d'un ermite, dans une osmose grandissante avec la nature sauvage qui l'entourait.

Son œuvre sonore porte  sur l'observation de ce coin de nature dont il décide très vite de faire son studio, un studio phonographique et photographique à ciel ouvert  : à partir de là il consacre son temps (et finalement sa vie) à enregistrer et à filmer l’imperceptible (la vie secrète des insectes,  le rêve du lapin au fond de son terrier,  l'activité des frelons invités dans sa maison), l'infinitésimal (l'action lente et obstinée de l'érosion, les mouvements des vers dans le fruit ou dans le bois) et l’éphémère (le cycle des saisons, la mue de la cigale). C’est en poète émerveillé par cet opéra naturel, plus qu’en entomologiste ou géologue qu’il mène ses explorations, avec une ingéniosité technique et une persévérance hors du commun.

Il est important de souligner que sa série « Image sonore » commencée en 1963, précède le travail sur le « paysage sonore » initié par Luc Ferrari souvent considéré pourtant comme précurseur en ce domaine.

 

Hélas, très peu de titres de son catalogue sont disponibles pour le public car peu ont été édités (deux vinyles pressés en 1972 par le label L’Oiseau-musicien, introuvables sauf chez les collectionneurs, aucun CD par la suite, sauf une édition "pirate"), ce qui paradoxalement n'a pas nui à sa renommée. C’est principalement la radio  de service public – singulièrement France Culture et France Musique – qui l’a fait connaître, dans les années 70 et 80. Grâce notamment à la vigilance de Louis Dandrel et à Laure Adler. Plus tard, dans les années 2000, la Ville de Melle (Haute-Garonne) lui a commandé deux installations, les seules à ce jour toujours audibles : « Eclats d’argent » et « Allo la Terre ». La première est présentée dans une ancienne mine d’argent. La seconde s’écoute dans trois cabines téléphoniques alimentées par l’énergie solaire, trois niches écologiques. En décrochant le combiné, on communique avec des rythmes de vie en pleine activité : un lapin qui rêve, ronfle et soupire ; le chant d’amour des mouches de vinaigrier ; deux escargots qui mastiquent leur salade. Le musée d'art contemporain de Digne (Alpes de Haute-Provence) possède aussi trois de ses cabines.
En 2009, le musée Réattu d’Arles publie  « Chambre d’écho » (le catalogue de l’exposition éponyme dans laquelle sa "Symphonie du Luberon" est présentée conjointement avec 10 "sons de la terre"), ouvrage dans lequel est inséré un CD contenant un extrait de " Image 10" - une pièce étonnante sur l’érosion qui clôture la série inaugurée en 1963.
Bien que très rarement diffusée, son oeuvre jouit d'une aura importante, s'étendant hors de nos frontières. Sa démarche pionnière - que les praticiens de la musique concrète ont d’abord regardé de haut parce qu'elle tourne le dos à l'idée de composition – est maintenant une évidence pour tous les artistes du monde qui s'intéressent au sonore dans sa globalité, sans présupposé musical.

 

Les historiens de l'art devront se pencher sur Knud Viktor pour lui faire une vraie place, comme le fit récemment la très belle exposition itinérante "Horizonic"  venue d'Islande et accueillie en France par l'école des beaux-arts de Caen. En attendant, il faut faire circuler son nom et son oeuvre, pour que ses cigales ne se taisent jamais.

 

Demain mardi, en fin d'après-midi, ses proches et ses amis lui rendront hommage dans le Vaucluse, à Cheval-Blanc, dans ce lieu d'une grande beauté qu'il habitait et duquel il a tiré la substance sonore et visuelle de toute son oeuvre. On trouvera des précisions sur cette cérémonie sur la page Facebook ouverte récemment par ses enfants, Kamilla et Mark (ce dernier, ingénieur du son).

 

France Culture annonce qu'elle lui rendra hommage à la rentrée en rediffusant l'une des émissions dont ses archives gardent trace. Mais les émissions passent et les sons trépassent... Rêvons maintenant d'un musée où sa patiente collecte trouverait refuge... Il doit bien exister quelque part en Provence un conservateur imaginatif et volontaire, faisant fi des cloisonnements académiques et des obstacles administratifs, prêt à accueillir l'oeuvre unique du pionnier ? Quelle ville - ou quel village - du Luberon qu'il à tant aimé offrira à Knud Viktor sa première "Chambre d'écoute" ?

 

Marc Jacquin

21:00 31/12/2013 | Lien permanent | Tags : arts, muse-hic |  Facebook

28
nov

Dear Molly

I like your son. Already.
I didn't know where he came from.
Now I meet your voice.
I'm glad you came out of the closet.
Welcome into our ears and soul.

Dear Molly.

music love by.jpg

21:27 28/11/2013 | Lien permanent | Tags : humoeurs, muse-hic |  Facebook

Nadine, come into my playlist

This song is like swimming in deep blue waters without bones... Also reminds me of a sistoeur I used to have regularly and whom I've lost with too many notices.

loving u more.jpg 1960 : L'Avventura,
de Michelangelo Antonioni : Claudia (Monica Vitti)



21:25 28/11/2013 | Lien permanent | Tags : humoeurs, muse-hic |  Facebook

20
sep

Barbara - de jolies putes vraiment

"Nous avons eu mam'zelle Pompon,
Nous avons eu la grosse Charlotte,
Ninie de Vannes et la Zonzon
Qui arrosait chaque soir sa motte
Au cognac et au marsala.
Nous avons eu Marie Ficelle
Qui revenait de Douala
Et qui chatouillait le colonel.

De jolies putes, vraiment
Et un vraiment bien beau bordel,
Même qu'à Dakar,
Ca, je peux le dire,
Ils n'en avaient pas de pareil.

Nous avons eu Lulu Mange-Tout,
Nana-Frisson et miss Poilpoil,
Celle qui rendit les hommes fous
Quand elle dansait avec ses voiles
Qui cachaient même pas son cœoeur
Ni ses six poils de salsifis.
Nous avons eu Nini d'Honfleur
Et Rita qui pissait au lit.

De jolies putes, vraiment
Et un vraiment bien beau bordel,
Même qu'à Dakar,
Ca, je peux le dire,
Ils n'en avaient pas de pareil"

Ecouter sans regarder les images ... là.

21:00 20/09/2013 | Lien permanent | Tags : muse-hic |  Facebook

16
aoû

Apkass sur SonaLitté - Silence

apkass.jpg

Apkass/// une belle claque/// un sacré délic /// langue et subtil /// corps et vibration - entendez la Capsule No 50 en mp3 pendant laquelle
Apkass nous lit un texte intitulé Silence.

Natif de Kinshasa, Apkass n'a jamais oublié le visage de la ville de son enfance. En témoigne, sa démarche artistique imprégnée de souvenirs et d'un amour passionné pour celle qui l'a vu naître, l'Afrique. Il n'a de cesse de proposer un regard poétique et humain sur le monde et de suggérer un échange, une discussion autour des valeurs qui nous unissent. Sur scène, entre slam et hip-hop, Apkass mêle à des textes riches en images, une instrumentation éclectique empreinte de jazz, de la soul des années 70 et de sonorités africaines.

Les paroles de certains textes de ses morceaux sont disponible sur son site - par exemple, ça.

Cet enregistrement a été effectué à Saint-Malo par Milady Renoir et Christine Van Acker.

apkass ii.jpg

10:25 16/08/2013 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, muse-hic |  Facebook

10
mar

Saul Williams, all ways

Revu dimanche dernier l'incroyable Sage Poète de la Rue Saul Williams, revu après 15 ans. Là, c'était le prix des Paroles Urbaines, mais c'était aussi et surtout Saul Williams. Le basquiat du Spoken Word...

Saul Williams dérive sur les origines, varie sur les thèmes du monde et se lie aux gens avec mots et mains.
Un incroyable bonhomme, que mon fils a fait rire et qui a fait rire mon fils. Bon signe, dis-je en bonne mère fière.

Saul touche à tout car c'est dans le monde qu'il vit pas dans un monde. Je suis admirative de sa langue, de son corps (céleste et présent), de son regard (et de ses yeux, j'avoue).

Un entretien très vif, ici.

 

muse-hicmuse-hicmuse-hic

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques mots?

("ohm" is chanted in long drawn out syllables throughout the song)

[Saul Williams]
through meditation I program my heart
to beat breakbeats and hum basslines on exhalation
*Saul beatboxes* "ohm"
I burn seven day candles that melt
into twelve inch circles on my mantle
and spin funk like myrrh
*Saul beatboxes* "ohm"
and I can fade worlds in and out with my mixing patterns
letting the Earth spin as I blend in Saturn
niggaz be like spinning windmills, braiding hair
locking, popping, as the sonic force
of the soul keeps the planets rocking
the beat don't stop when, soulless matter blows
into the cosmos, trying to be stars
the beat don't stop when, Earth sends out satellites
to spy on Saturnites and control Mars
cause niggaz got a peace treaty with Martians
and we be keepin em up to date with sacred gibberish
like "sho' nuff" and "it's on"
the beat goes on, the beat goes on, the beat goes "ohm"

and I roam through the streets of downtown Venus
trying to auction off monuments of Osiris' severed penis
but they don't want no penis in Venus
for androgynous cosmology sets their spirits free
and they neither men nor women be
but they be down with a billion niggaz who have yet to see
that interplanetary truth is androgynous
and they be sending us shoutouts through shooting stars
and niggaz be like, "Whattup?" and talking Mars
cause we are so-lar and regardless of how far we roam from home
the universe remains our center, like "ohm"

I am no Earthling, I drink moonshine on Mars
and mistake meteors for stars cause I can't hold my liquor
but I can hold my breath and ascend like wind to the black hole
and play galaxaphones on the fire escapes of your soul
blowing tunes through lunar wombs, impregnating stars
giving birth to suns, that darken the skins that skin our drums
and we be beating infinity over sacred hums
spinning funk like myrrh until Jesus comes
and Jesus comes everytime we drum
and the moon drips blood and eclipses the sun
and out of darkness comes a *Saul beatboxes*
and out of darkness comes a *Saul beatboxes*
and out of darkness comes the...

*µ*µ*µ

I don't know whether to laugh or cry
and I don't know whether to live or die
I kept my love for her locked deep inside
it cuts like a knife
she's out of my life
out of my life, out of my hair
out of my mind, there's no love in there
I move on, move on

dear God, I wasn't breast fed
and most of my conversations with men seem to revolve around music
I'm no musician but the pain has been instrumental
my sense finally tune the instruments of - of - of
of being lonely, of being lost, of being loved, of being human
man I could use a metaphor but I can't get beyond this shit
I could use someone to talk to
but most of my conversations with men seem to revolve around music

I am a poet who composes what the world proses
and proses what the world composes

I am a poet who composes what the world proses
and proses what the world composes

damned indescion and cursed pride
I kept my love for her locked deep inside
and I don't know what to do
to get it through to you
get out of my life tonight
get out of my life
out of my life, out of my hair
out of my mind, 'cause no lovin' fair
I move on, move on

she had nothing but time on her hands
silver rings, turquoise stones and purple nails
I rub my thumb across her palm
a featherbed where slept a psalm
yay though I walked, I used to fly, and now we dance
I watch my toenails blacken and walk a deadened trance
'til she woke me with the knife edge of her glance
I have the scars to prove the clock strikes with her hands

and I don't know what to do
to get it through to you
and I don't know what to do
to get it through
out of my life, out of my hair
out of my mind, 'cause no lovin' fair
I move on, move on, I move on

*µ*µ*µ

Now I wasn't raised at gunpoint
and I've read too many books
to distract me from the mirror
when unhappy with my looks
and I ain't got proper diction
for the makings of a thug
though I grew up in the ghetto
and my niggers all sold drugs,
and though that may validate me
for a spot on MTV
and give me all the airplay
that my bank account would need,
I was hoping to invest in
a lesson that I learned
I thought this fool had jumped me
just because it was my turn.
I went to an open space
because I knew he wouldn't do it
if somebody there could see him
or somebody else might prove it,
and maybe in your eyes
it may seem I got punked out
because I walked in their own path
and then went and changed my route.
But that open-ness exposed me
to a truth I couldn't find
in the clenched fists of my ego
or the confines of my mind
or the hip-ness of my swagger,
or the swagger of my step,
the scowl of my grimace,
or the mean-ness of my rap.
Because we represent a truth son,
that changes by the hour,
and when you open to it,
for nobility is power,
in that shifting form you'll find a truth that doesn't change
and that truth is living proof of the fact that God is strange?

Talk to strangers
when the family fails and friends led you astray
and Buddah laughs and Jesus weeps and turns out God is gay.
As angels in disguise love can come in many forms,
the hallways of your projects or the fat girl in your dorm,
and when you finally take the time to see what they're about
perhaps you find they're lonely or their wisdom trips you out.

Maybe you'll find the cycles end
right back where you began,
but come this time around
you'll have someone to hold your hand,
who prays for you who is there for you
who sends you love and light,
exposes you to parts of you
that you once tried to fight.
And come this time around
you choose to walk a different path,
you'll embrace what you turned away
and cry at what you laughed,
because that's the only way
we're going to make it through this storm,
where ignorance is common sense
and senseless is the norm.
Infact we're high above the truth
and that you never touch,
and stolen goods are overpriced
and freedom costs too much,
and no-one seems to recognise
the symbols come to life,
the bitten apple on the screen
and Jesus had a wife,
and she was his Messiah
like that stranger may be yours,
who holds a subtle knife
that carves through worlds
like magic doors,
and that's what I've been looking for,
the bridge from then to now,
just watching B.E.T like what the fuck son,
this is foul
But that's where [Boston?] represents
this fear that we live in,
the world is not a flat screen
I ain't trying to fit in.
But this ain't for the underground
this here is for the sun.
A seed a stranger gave to me
and planted on my tongue.
And when I look at you,
I know I'm not the only one.
As a great man once said,
there's nothing more powerful
than an idea
who's time
has come

 
 
 
 
et pour les images et les sons, allez youtuber.

 

21:11 10/03/2013 | Lien permanent | Tags : muse-hic |  Facebook

Tomassenko - bon trio, bon trio

"Une musique vivante, singulière, intime, où la fête est à l’honneur, la poésie aussi, le calme et l’humour bien sûr, avec des musiciens dont le plaisir de jouer ensemble s’affiche sur les visages.
Un son original et personnel au service de la narration, de la suggestion, avec des arrangements et associations d’instruments, inventés ou réels, qui invitent au spectacle : Grelots, plaquàpieds, clarinettes, likembés, organetta, cor de basset, capteur dentaire, scie, guitares, chant, onomatopées, français dissonant, mini chorale, rythmes et mélodies. Laurent Rousseau, Catherine Delaunay et Olivier Thomas croisent les sons et les mots.
Troglodyte onomatopiste, monoglotte borborythmicien, auteur de langues imaginaires, amateur du recyclage par la culture de l’imparfait, créateur d’espaces intersti-ciels et de lecture en biais, Olivier Thomas chante et raconte le sens et le non sens.
Un pouce de solitude, un doigt de sel, et puis on prend le tout, on secoue un bon coup. Comme une fresque peinte ou l’on mélange les couleurs pour en esquisser de nouvelles."


www.tomassenkoproduction.bevignette trio tomassenko.jpg


Je suis allée voir le trio Tomassenko un soir, au Varia.
J'ai aimé le trio Tomassenko.
J'ai vraiment ri et presque pleuré en écoutant/voyant le trio Tomassenko.
Faut dire que c'est beau ce le trio Tomassenko. C'est pas que beau, en plus, parce que ça serait que beau le trio Tomassenko, ça serait pas forcément facile à décrire, le trio Tomassenko et puis inutile à dire. Le beau, c'est à voir, pas à détourer, n'est-ce pas?
Bon, donc, si on doit comparer, comme ces critiques dessinant des cases et des croix sur les courbes et les nuages, disons donc que le trio Tomassenko, c'est comme Raymond Queneau + Nosfell + (Gherasim) Luca (soit Laurent Rousseau, Catherine Delaunay et Olivier Thomas) mais le trio Tomassenko, c'est d'abord un Trio puis c'est Tomassenko, pur jus et jus pur. Comparer c'est diminuer, c'est restreindre, c'est retirer l'essence, c'est con, le trio Tomassenko est le trio Tomassenko, un point c'est pas de trop.
Mais dire que pendant le spectacle (pas concert, pas théâtre, pas fanfare, pas cabaret, pas one man show, pas performance, pas piqué des vers, pas la der des der, ...), j'ai entendu les fameuses onomatopées borborythmiques, ces évidences non récalcitrantes non-exhaustives et les invitations aux ailleurs.
J'ai pioché entre les lignes leurs néologismes et leurs poétismes à ce trium verra verra pas, oui, le trio Tomassenko.
J'ai regardé le piano rouge qui n'a pas été joué. J'ai attendu des objets entendus, j'ai été sur-prise avec d'autres, dont des choses que je n'ai pas encore comprises.
Et aussi, j'ai bien maté ausculté les corps du trio Tomassenko. Ils sont des jeux de mains, des maladresses volubiles, des volutes subtiles et autres bouches babiles pour outils/ustensiles/moyens. Et leurs instruments, qui jouent avec leurs mains, sont comme les mains des musiciens du trio Tomassenko.
Ah mais ils n'ont pas que des mains, ces gens-là, des mains oui, je vous le dis mais aussi des faciès et des profils, des têtes comédiennes qui servent des histoires en apérodessert.
Ah le trio Tomassenko, c'est une histoire d'histoires qui prend des mots pour des lanternes, des vessies pour des badernes et des récits pour des balivernes.
Enfin, voilà, ça du Trio Tomassenko, je peux dire et faire saliver.

***PUB***
Le trio Tomassenko, c'est aussi un CD qui vient de sortir

Titre: organetta - (factice) - Igloo recodes - 2013

***PUB***

Ce que vous pouvez faire pour vous donner une bonne idée, c'est de démarrer toutes les vidéos de le trio Tomassenko en même temps, de là, commencer à vous dire que ça se passe là, que c'est eux qui sont bons dans ce moment, là, pas vous.

Bref, après Bruxelles, Le Trio Tomassenko visite le Limousin en mars, puis après... ?
Le Boutan? L'Azerbaïdjan? L'Arménie? La Wallonie? Qui sait ce qu'ils savent. Qui sait ce qu'ils y feront. Mais loupez les que si vous êtes morts.

Postulat de cette chronique:

Je crois que chaque enfant libre et chaque enfant con doit écouter le trio Tomassenko.
Je crois que chaque femme libérée ou chaque femme cloîtrée doit cuisiner et baiser en savourant le trio Tomassenko.
Je crois que chaque homme chevalier ou chaque homme cavalier doit reprendre sa vie en mains en appréhendant le trio Tomassenko.
Je crois que les vieux dans les homes ou dans les prisons, que les écclésiastes, les enthousiastes et les Bouriates du nord doivent inviter le trio Tomassenko à venir jouer entre leurs murs.
Ah mais vraiment, le trio Tomassenko change le monde, ad libitum.

Et encore, je suis objective. Imaginez si j'avais été dans l'émotion...

20:32 10/03/2013 | Lien permanent | Tags : muse-hic |  Facebook