22
aoû

lettre de ... à...

rilkelou

Je te parle comme les enfants parlent dans la nuit.

 

En 1900, le poète Rainer Maria Rilke découvre le travail du sculpteur Auguste Rodin. Trois ans plus tard, il publiera un essai sur le travail de l’artiste, jusqu’à devenir, en 1905, son secrétaire particulier à Paris. Dans cette lettre à sa muse Lou Andreas-Salomé, il lui témoigne la façon dont Rodin inspire sa démarche créative, et livre par-là sa propre réflexion esthétique.

 


10 août 1903

[…] J’aimerais d’une façon ou d’une autre me retirer plus profondément en moi-même, dans le cloître qui est en moi et où sont accrochées les grandes cloches. J’aimerais oublier tout le monde, ma femme et mon enfant, et tous les noms, toutes les relations, tous les moments partagés et tous les espoirs liés à d’autres êtres. Mais à quoi me servirait de partir très loin de tout puisqu’il y a partout des voix et nulle part un refuge tranquille, protégé par une calme bonté, qui m’accueillerait. Nul endroit où le mesquin soit moins envahissant et moins pesant. Si j’allais au désert, le soleil et la faim me tueraient ; car les oiseaux ont cessé de voler vers les solitaires : ils jettent leur pain au milieu de la foule qui se le dispute…

C’est pourquoi il est si terriblement nécessaire pour moi de trouver l’outil de mon art, le marteau, mon marteau, afin qu’il devienne le maître et couvre tous les bruits. Il doit bien y avoir aussi un métier à la base de cet art, un travail fidèle, quotidien, faisant feu de tout bois, cela doit bien être possible là aussi ! Oh, si je pouvais avoir des jours ouvrés, Lou, si la cavité la plus secrète de mon coeur pouvait être un atelier, une cellule et un refuge pour moi ; si tout ce qu’il y a de monacal en moi pouvait fonder un cloître destiné à mon travail et à ma méditation. Si je pouvais ne plus rien perdre et tout disposer autour de moi selon le degré de parenté et d’importance. Si je pouvais ressusciter, Lou ! Car je suis éparpillé comme un mort dans une vieille tombe…

D’une manière ou d’une autre, il faut que je découvre moi aussi le plus petit élément, la cellule de mon art, le moyen tangible et immatériel de tout décrire. Alors, la conscience claire et forte de l’énorme travail qui m’attendrait me forcerait à m’y atteler ; j’aurais tellement à faire qu’un jour ouvré ressemblerait au suivant, et mon travail serait toujours réussi car, bien que commençant par des choses réalisables et modestes, il serait d’emblée dans le grand. Tout serait soudain très loin, perturbations et voix, même l’hostile s’intégrerait au travail, de même que les bruits entrent dans le rêve et le font glisser insensiblement vers l’inattendu. Le sujet perdrait encore en importance et en poids, et il ne serait plus que prétexte ; mais c’est justement cette apparente indifférence à son égard qui me donnerait la capacité de donner forme à tous les sujets, de modeler et de trouver des prétextes à tout avec les moyens convenables et non prémédités. […]

Je ne peux m’empêcher d’être hostile à tout héritage, et ce que j’ai acquis est si mince ; je n’ai pour ainsi dire aucune culture. Mes tentatives sans cesse renouvelées pour commencer des études ont lamentablement avorté ; en raison d’éléments extérieurs et de l’étrange sentiment qui me prenait chaque fois par surprise : c’était comme si je devais revenir d’un savoir inné par un chemin ardu qui y retourne après moult tours et détours. Peut-être étaient-elles trop abstraites, les sciences auxquelles je me suis essayé, et peut-être que d’autres révéleraient de nouvelles choses… ? Mais pour tout cela il me manque les livres, et pour les livres, les guides. Toujours est-il que je souffre souvent de savoir si peu de choses ; ou seulement, peut-être, d’en savoir si peu sur les fleurs, sur les bêtes et sur les phénomènes simples d’où la vie s’élève comme une chanson populaire. C’est pourquoi je me promets toujours de mieux regarder, de mieux observer, d’aborder les petites choses que j’ai souvent négligées avec plus de patience, plus de concentration, comme autant de spectacles. C’est dans les choses insignifiantes que les lois circulent le plus ingénument, car elles se croient à l’abri des regards, seules avec les choses. La loi est grande dans les petites choses, elle en surgit et en jaillit de toutes parts. Si je pouvais apprendre à regarder jour après jour, alors le travail quotidien, auquel j’aspire de manière indicible, ne serait plus très éloigné…

Sois indulgente avec moi, Lou. Tu dois trouver que je suis beaucoup trop vieux pour être autorisé à être jeune de façon aussi tâtonnante ; mais tu sais que devant toi je suis un enfant, je ne le cache pas, et je te parle comme les enfants parlent dans la nuit : le visage enfoui contre toi, les yeux fermés, sentant ta proximité, ta protection, ta présence :

Rainer.

22:44 22/08/2017 | Lien permanent | Tags : luv, lis tes ratures |  Facebook

20
mar

DUALITY + In Bed With... - Festival Passa Porta - 24, 25, 26 mars 2017

comme je le disais juste avant, gen.te.s, j'ai le bonheur de partager un petit fragment
du grand Festival Passa Porta
avec Joy Slam et Andy Fierens
lors de deux moments de corps-esprits-mots.

A vous y croiser, si.
Ici, le programme de la soirée, complet.
 
Belles heures d'équinoxe à vous

Capture d’écran 2017-03-20 à 14.04.01.png

Capture d’écran 2017-03-20 à 14.04.24.png(clic on pics)

 

agendada,act-u,lis tes raturesLe Soir pour le soir.

14:07 20/03/2017 | Lien permanent | Tags : agendada, act-u, lis tes ratures |  Facebook

17
mar

DUO - DUelles - Milady & Joy, entre autres.

 
Ce message n'est pas visible ou incomplet?
Veuillez l'ouvrir dans votre navigateur.
newsletter
 
 
 

Retrouvez le Festival chez votre marchand de journaux !

Le programme complet du festival est disponible dans Le Soir (édition Brabant-Wallon/Bruxelles) de ce mercredi 15 mars et dans Le Soir (édition Bruxelles) de ce vendredi 17 mars.

 
 
 
  Passa Porta Festival sous le signe du duo  
 
   
 
 

Pour clôre le Parcours du samedi 25 mars, venez faire la fête ! D’un bout à l’autre du Beursschouwburg, des écrivains, poètes, slameurs et illustrateurs forment des duos avec d’autres artistes. Parcourez les différentes salles et laissez-vous surprendre par leurs créations. A partir de 22h30, les DJs de SupAfly vous invitent sur la piste de danse, version littéraire.

 
 
 
  Négar Djavadi & Eve Bonfanti

Négar Djavadi a passé une partie de sa jeunesse à Bruxelles, et notamment… au Beursschouwburg. Elle revient sur cette période avec sa complice d’alors, l’actrice, auteur de théâtre et metteuse en scène Eve Bonfanti.

 
 
 
  Bertrand Belin & Max de Radiguès

L’auteur et chanteur Bertrand Belin raconte, à sa façon, entre récit et improvisation, les aventures du mythique chanteur anversois Ferre Grignard. Le dessinateur Max de Radiguès illustre en live cette histoire hors du commun.

 
 
 
  Joy (Gioia Kayaga) & Milady Renoir

Chacune à sa façon, Joy (slam) et Milady Renoir (performance) sont deux poétesses contemporaines. Leurs univers sont très différents, mais leur engagement a de nombreux points communs. Première rencontre sur scène.

 
 
 
  Jean-Baptiste Del Amo & Olivier Cornil

Une lecture d’extraits de Règne animal par Jean-Baptiste Del Amo, en interaction avec une projection d’images du photographe Olivier Cornil.

 
 
 

Et encore : 

Andy Fierens & Milady Renoir, Maartje Wortel & Randall Casaer, Aura Xilonen & Halfdan Pisket, Peter Verhelst & Wide Vercnocke, Dimitri Verhulst & Peter Vandenberghe, Jeroen Olyslaegers & Scale, Gerard Herman & Milan Warmoeskerken, Sukina Abdul Noor & Timothy Nouzak

 
 
 
  D'autres duos au Passa Porta Festival  
 
 

Jean-Baptiste Del Amo & Marcus Malte

Entretien avec Ysaline Parisis

Le premier a écrit Règne animal, le second Le garçon. Deux romans très remarqués de la rentrée littéraire. Une même force vitale, (quasi) animale, unit leurs deux livres. Les deux auteurs se rencontrent pourtant pour la première fois.

25.03 | 15:30-16:30 | La Bellone

 

Aiko Solovkine & Jean-Marc Ceci

Entretien avec Lorent Corbeel

Rodéo et Monsieur Origami ont révélé deux nouvelles voix singulières en Belgique. Comment ces auteurs sont-ils arrivés en littérature ? Et comment trouve-t-on sa plume au moment d'entamer un premier roman ? Réponses croisées.

26.03 | 13:30-14:30 | Tropismes Librairie

 

Caroline Lamarche & Alain Berenboom

Présentation croisée

Ces deux écrivains belges se connaissent et s'apprécient. Du coup, ils ont accepté de lire chacun le nouveau livre de l'autre (respectivement Dans la maison un grand cerf et Hong Kong Blues), et de s'interviewer mutuellement en public.

26.03 | 15:00-16:00 | Tropismes Librairie



Véronique Bergen & Tristan Garcia

Entretien avec Laurent de Sutter

Notre peur du banal gouverne nos vies, notre quête d'intensité est sans répit. Mais cette soif du « fort », de l'intense, assez récente, ne signale-t-elle pas aussi une difficulté à accepter la vie comme elle est ? Les deux auteurs en débattent de "la vie intense".

26.03 | 16:30-17:30 | Beursschouwburg

 

Programme complet sur :

 
 
   
 
 
  Un séjour à Bruxelles pour profiter pleinement du Festival ?  
 
 

Nous vous proposons les packs suivants avec une nuitée à un tarif privilégié au sein de l'hôtel Le Plaza, établissement de luxe situé dans le centre de Bruxelles :

135 € pour la chambre single et le pass weekend Parcours (25.03-26.03)
165 € pour la chambre double et 2 pass weekend Parcours (25.03-26.03)

Intéressé.e ? Réservez sans tarder cette offre limitée via tickets.passaportafestival.be

13:34 17/03/2017 | Lien permanent | Tags : act-u, agendada, lis tes ratures |  Facebook

6
sep

Littérature, Apocalypse, etc. - Festival en octobre - Lille

Un festival rare, précieux, précis, dense, ... Liste longue de choses et de parcours et de temporalités et de propositions.

http://litterature-etc.com/

J'ai l'honneur et le plaisir et l'honneur et le plaisir et ... d'y participer un peu.
J'animerai les rencontres avec les auteur.trice.s de l'avant-apocalypse et de l'après-apocalypse les 13 & 14 octobre.
Tout est prévu pour que ces fins de mondes soient les plus agréables, vivaces possibles.

Venez, après, il sera trop tard!

13/10/2016 - dès 19h Lille / L’hybride / 18 rue Gosselet République

Avant la fin d’un monde

20h Lectures et Rencontres imaginées respectivement par Fanny Bayard et Milady Renoir

marie redonnetMarie Redonnet, accompagnée de la comédienne Marjorie efther, lira puis parlera de La Femme au colt 45 (éd. Le Tripode, 2016). Marie Redonnet publie des livres depuis 30 ans. Parmi eux, il faut entre autres vraiment lire Forever Valley (éd. Minuit). De son écriture, sa maison d’édition actuelle annonce qu’elle « chemine entre la fable et le scalpel » et c’est exactement ça. Après 10 ans de silence éditorial, elle publie ici un texte-fulgurance qui pose certainement plus de questions qu’il ne donne de réponse.

510_la-femme-au-colt-45 «La forêt s’interrompt brusquement au bord d’une falaise à pic. Au loin on entend des bruits assourdis de tirs de roquette. Lora, la cinquantaine, allure excentrique, est emmitouflée dans un manteau en fourrure synthétique. Elle porte un bonnet et des gants de laine de couleurs vives. Épuisée, elle s’assoit au bord de la falaise, les jambes dans le vide, un sac à ses côtés. Elle sort de son sac un vieux colt 45. Elle l’essuie précautionneusement avec un mouchoir, l’examine comme si elle voulait vérifier qu’il est bien en état de marche.»

 

 

ALJ Anne-Laure Jaeglé, accompagnée de la comédienne Chloé André, lira puis parlera de Demande à la nuit (éd. La ville brûle, 2016). Anne-Laure Jaeglé, avec Demande à la nuit signe un premier texte qui n’a rien d’un jeune premier et écrit en musique (allez écouter ci-dessous la playlist qui l’accompagne!) depuis l’intérieur et sans facilité, le Berlin
underground.

 

 

demandealanuit « Malgré ses improbables couchers de soleil rose vif et ses fréquents arcs-en-ciel que tous s’empressent de poster sur Instagram, Berlin est sous sédatifs. Il paraît que même la Spree y coule plus lentement. Les vivants ne savent que faire de cet état de cessez-le-feu permanent, de cette absence globale de pression qui engourdit l’esprit. Libre de tout dire, de
tout faire, ils restent éberlués et silencieux. Leur énergie se disperse aux quatre coins de la ville, tel un gaz hilarant faisant perdre de vue à chacun ses objectifs. C’est pourtant ici, dans le silence social et la langueur d’une ville qui se redessine chaque nuit, que nous est donnée la chance de déverrouiller nos âmes. »

 

Arkadi Filine lira puis parlera de Oublier Fukushima (ed. du bout de la ville, 2012). Ce texte donne à lire ce qui a été écrit hors discours officiel par les japonais touchés par l’explosion nucléaire. Arkadi Filine est le pseudonyme commun de 3 éditeurs qui vivent dans le Sud de la France où ils font des livres essentiels sur le nucléaire et la dépossession. Arkadi Filine sera également à la médiathèque de Wazemmes (Lille) le samedi 15 octobre (+ d’infos en cliquant ici)

oublier fukushima « Faute d’évacuer les populations sur place ou de « confiner le cœur du réacteur », les spécialistes confinent la discussion sur le terrain du technique. La rationalité technicienne serait la seule manière de dimensionner le nucléaire à l’entendement humain. Elle amène ainsi internautes et journalistes-perroquets à raisonner comme des ingénieurs des Mines. S’inquiéter avec eux de tel ou tel problème d’alimentation électrique nous éloigne d’une compréhension globale du désastre en cours. Et le vocabulaire est d’autant plus technique que, sur place, ce sont des hommes en pauvres combinaisons NRBC qui s’attaquent à la catastrophe nucléaire, armés d’un tuyau d’arrosage. »

+++

14 octobre

dès 19h Lille / L’hybride 18 rue Gosselet/ Métro République

Après la fin d’un monde / lectures, rencontres, courts-métrages

20h Lectures et rencontres imaginées respectivement par Fanny Bayard et Milady Renoir

(c) Claire Fasulo (C) CLAIRE FASULO

 Fanny chiarello, accompagnée de la comédienne charlotte Bertoldi, lira puis parlera du Tombeau de Pamela Sauvage (éd. La Contre Allée, 2016).
Fanny Chiarello a écrit de nombreux romans, parmi lesquels le dernier intituléLe Zeppelin (éd. de l’Olivier, 2016). Avec Le tombeau de Pamela Sauvage, elle explore notre monde vu depuis un monde qui lui succède sans l’avoir connu. Pour cela, son écriture s’amuse avec les notes de bas de page qui mettent à distance notre époque, comme pour exacerber la non-évidence des traditions qui conditionnent nos quotidiens.

 

couv_tombeau « Jean-Christophe n’a pas beaucoup d’amis, il n’a pas besoin d’avoir beaucoup d’amis et méprise en règle générale les gens qu’il rencontre, leur trouvant des goûts vulgaires et la personnalité de steaks surgelés*

* « L’on conservait des aliments très longtemps en les faisant saisir par le froid. La nourriture était si abondante qu’elle ne faisait pas, loin s’en faut, l’objet d’une consommation immédiate. »

 

 © Thierry Rateau

© THIERRY RATEAU

Emmanuelle Heidsieck, accompagnée de la comédienne Lyly chartiez, lira puis parlera de À l’aide ou le rapport W (éd. Inculte, 2013). Chômage, sanspapiers, privatisation du service public, amitié et classes sociales, Emmanuelle Heidsieck écrit là où ça coince. Avec À l’aide ou le rapport W, elle invente un monde flippant dans lequel les dons, aides, services sont illégaux s’ils ne sont pas monnayés.

 

 

 

a-laide-ou-le-rapport-w1 « Le directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur, P, a tout de suite pensé à A, ils sont de la même promo, les autres candidatures étaient de pure forme. (…) Les pouvoirs publics ont pensé dans un premier temps rattacher cette direction au ministère de l’Économie et des Finances puisqu’il s’agit de traquer tout ce qui, dans le non-lucratif, peut fausser la libre concurrence. Mais la structure démographique de Bercy, une majorité de quinquas, posait problème. Il faut du sang neuf, des esprits purs, sans souvenirs, sans passé. »

 

 

(c) Hermance TRIAY/Opale/Leemage (C) HERMANCE TRIAY/OPALE/LEEMAGE

Vincent Message, accompagné du comédien Yann Lesvenan, lira puis parlera de Défaite des maîtres et possesseurs (éd. du Seuil, 2016). Avec ce 3e livre, Vincent Message, par l’entremise d’une course contre le temps, écrit un monde dans lequel l’espèce dominante n’est plus l’espèce humaine, cette dernière étant traitée comme le sont aujourd’hui les autres animaux.

 

 

Defaite_des_maitres_et_possesseurs « Le plus probable – car c’est la nuit maintenant – c’est que nous continuerons tout droit, à faire ce que nous savons faire en répétant que tout ça n’est pas si grave. Tuer, par volonté ou négligence, on peut dire que nous savons faire : mener à l’extinction les espèces par milliers, en réduire d’autres à l’esclavage jusqu’à ce que l’existence ne mérite plus de porter ce nom. Mais tuer la vie tout de même pas. Il y aura un après. »

 

12:13 06/09/2016 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, act-u, agendada |  Facebook

Roue des Poètes

21 poètes francophones et néerlandophones feront vibrer le BELGIUM BORDELIO... Dans le cadre de l'expo Arts & Métaux en partenariat avec laProvince de Liège: Culture et le Poëziecentrum de Gent...

Un moment exceptionnel qui réunira des poètes et des écrivains issus de Flandre, de Bruxelles et de Wallonie : Michaël Vandebril, Paul Bogaert, Lies Van Gasse, Hilde Keteleer, Stefaan Van Den Bremt, Peter Holvoet-Hanssen, Els Moors, Laurence Vielle, Vincent Tholomé, David Giannoni, L’ami Terrien, Gioia Kayaga, CeeJay, Anne Versailles, Antoine Boute, Volauvent, Ceejay, Karel Logist, Antoine Wauters, Milady Renoir, Lisette Lombe, Dominique Massaut, Célestin de Meeûs.

Dans les jardins de Jehay, le public sera invité à déambuler et découvrira les interprètes à proximité des œuvres. Un cadre bucolique pour un moment unique en Fédération Wallonie-Bruxelles. Des poètes au service de la tendresse, du beau et parfois de la dérision, à découvrir de toute urgence.

EVT FB : https://www.facebook.com/events/936173163171651/
infos : 085/ 315 232

roue des poètes.jpg

12:07 06/09/2016 | Lien permanent | Tags : act-u, lis tes ratures, agendada |  Facebook

23
jui

Poem'Art in KUFA - ce samedi 25 juin... oh que ça va être bien!

Si, si, on en / y sera!

Capture d’écran 2016-06-23 à 11.50.30.png

/// 

13403320_10154610643344523_7721669315597639062_o.jpg

 

12:06 23/06/2016 | Lien permanent | Tags : act-u, agendada, arts, lis tes ratures |  Facebook

12
mai

Souffle 3.2 - Lecture performée hier soir au PianoFabriek dans le cadre du FiEstival #10 (Maelström)

Le texte "SOUFFLE" était une réponse à l'invitation de la revue PAPIER MACHINE.
Le texte "souffle" a été joué en corps-images avec Nicolas Marchant (qui a travaillé les photos aussi) et mise en page par Paul Marique pour la revue.
textes,agendada,lis tes ratures,luvLe texte "SOUFFLE", je l'aime bien. Je le joue à taux variable.
Il a été écrit pour être déconstruit, réhabilité à toutes les sauces, pour être lu par des gens et/ou par moi selon les états atmosphériques.
Le texte "souffle" prend les teintes de mes humeurs, il s'adresse à la vie que j'ai, il est donc oscillatoire, fluctuant, con et sublime (pour moi), radical ou commun. Souvent, en train de le lire, je pense à ce que j'ai voulu écrire originellement, d'autres fois, j'y trouve des nouvelles correspondances. 

Hier soir, au PianoFabriek, il a été lu-vécu-déclamé en hommage à toute forme de lien mortifère en amour, en sexualité, en lien. La toxicité de la non-réponse, de l'invisible trame que certains jouent pour écraser, vriller, anéantir le désir. Je n'y ai finalement pas mis de prénom ou nom dans mon corps, "ça" a tourné comme ça. Et comme c'était en public et que je me sentais à l'aise, j'y ai ajouté une chute, une finalité pour rire-pleurer-clôturer. 

(merci à Tom Nisse pour l'invitation - merci aux autres poètes (j'étais la seule gonzesse) et musiciens: Omar Youssef Souleimane, Antoine Boute, Tom Nisse, Fabrice Caravaca, Mathieu Gratedoux, Charles Dreyfus, Christophe Manon...)

Ce texte "SOUFFLE" n'est que ce texte réécrit pour hier, dans lequel j'ai glissé in situ des boutades, des borborygmes, des regards, des emphases, des adresses à des corps du public et des coupures pour être totalement là.

La version la plus loyale (mais pas fidèle) à hier:

"

Halète halète toi halète moi une partie de mon corps se détache prends ton temps aspire moi mais ne suis pas maison de paille loup où te crois tu ton haleine de tapir mort ne suffit pas à déporter mes organes en moi t'sais en moi chacune dent chacune mords mors fort t’sais tu cherches aux abois aux aguets dès l’orée t’sais pas comme ça qu'tu vas pénétrer mon corps pas frêle pas brêle ne suis pas petite cochonne t’sais amour suis gourgandine et glorieuse t’sais j’suis plutôt amoncellement de sillons sensoriels t’sais tu as beau être beau t’as beau ouvrir grand ta bouche imiter l’appel de la forêt houuuuuuuuuuuu tes miroirs de l’arme plantés dans ma saphène droite t’sais ma conscience est tendue vers les libertés désolée j’annihile toute géométrie d’écueil t’sais je suis pas un algorithme de l’échec t’sais ah mais ok ok un matin un matin seulement un matin cher loup mon lapin un seul matin ah oui ok un matin tu m’as surprise baudruche boursouflée les ovaires en nénuphars le cartilage autophage en mode tribulations en mode élucubrations d’un mental débordead de type coincé dans un corpus subdivisé mais t’sais t’inquiète pas loup loup si tu y es tu n’y es en fait pas t’sais t’inquiète c’était juste une mise au point (c) Jackie Quartz juste une équation purement éphémère une inadéquation même t’sais un truc on ne peut plus caduque t’sais parce qu’après t'sais dès le maquillage synthétique repouponnant repoumonant dès une cautérisation brute mais spirituelle c’était bye bye la sensation d’érosion bye bye la prise d’otage de la tête et après je suis partie dans la ville dans la vie haleter haleter haleter t’sais haleter à donf' garder la pression vers le haut t’sais retenir le cortex dans une confortable assise j’suis restée en marche le corps en marche t’sais le corps debout nuit debout et matin debout t'sais pour traverser les rues t’sais j’suis bien née t’sais je suis née des pieds à la tête je connais bien mes extrémités t’sais je connais bien le progrès de la marche t’sais et les logiques de survie en milieu hostile t’sais un matin tu me jettes un matin je cherche le fond du ciel mais t’sais après ben après je te pends au pieu t’sais et t’as du mal à remonter monter toujours t’sais tu penses qu’à ériger tes racines qu’à danser ta croissance végétale loup ton Priape généreux de tensions le petit oiseau veut sortir t’sais allez écoute chou tu t’prends pour un clocher d’église pénétrant dieu tu crois que tes bras en croix entuberont des vierges t’sais ta verge dans l’eau bénite ça reste un bois flotté bois bandé de la mer du Nord t'sais tu cherches l’émancipation via la trique et le podium t’sais moi je reste couchée sur l’horizon et les terres confortables j'me fais à l’idée du oui t’sais j’ai déjà vacillé t’sais j’ai beau être vaste la mort n’aura plus rien à aplatir t’sais j’ai déjà eu les nuques tordues dans les terriers j’ai déjà nagé même dans la boue dans l’argile dans les marnes et puis encore matin venant battu c’est le vertical qui l’emporte la gravité ascensionnelle t’sais je suis comme les gens des gens qui marchent certains golems de faïence certains loups à tête de caniches ou à caractère d'épagneuls t’sais ou des gens qui volent sans lever le pied vers le haut les gens ça monte ça descend ça jacasse de ventre à gorge moi aussi je suis les gens je marche à côté d'eux mais je voudrais qu'on fasse autre chose je voudrais qu'on glisse qu'on coule moi je coule souvent pleurs sueurs pisse cyprine prolactine glaire cervical toi tu coules pas assez allez fuis pffffuit vas-y fuis un coup que ça s’échoue autour de nous de toi moi nous ils elles eux on qu’il ne reste que nous toi moi en bas en pleines fuites d’eaux allez t’sais histoire que ça baigne dans le soi que ça suinte que ça exsude que ça s’épanche dégorge ta matière première éjacule tes fondations salvatrices vrille ton expansion sans contours sans arête ni angle ni orifice coule corps loup caniche épagneul donne du plat à ton ego allez t’sais ça sera que d’la coulée d’la lave serre dents fesses mords chavire et lâche conflue pleut pisse dans toute ma gorge au bord de nos corps hop hop hop rien n’est dit qui vient du plus loin t'sais les gens se diront tiens ça monte chez eux mais ça coule aussi tiens c’est bizarre c’est étrange c’est SWAG c’est cool c’est curieux c’est con c’est désir les gens prendront tout au premier dégré mais nous on s'ra au dessus des bombances existentielles en pleines jubilations escaladantes on niera les déclins exsangues t'sais on va s’rejouer la généalogie de la cellule photosynthétique ah t’sais loup regarde un peu le paysage viens loin l’horizon a du bon c’est con un horizon ça se pose pas la question de l’existence ni envers ni endroit surtout pas droit ça continue nous on va plonger allez mets toi tout nu admets toute mon envie d’être là t’sais c’est dingue ce que je déborde d’Eros ma mère disait déjà de moi petite que je séduisais que je voulais vivre face aux gens que je cherchais le regard je sais pas où tu viens toi t’sais mais moi je sais d’où je vais absolument t’sais si je te jure que t’auras beau me faire douter de ma place avec moi derrière moi y a ivresse colère recul gouffre extase avec moi y a de quoi faire et défaire en moi on est nombreux en termes d’armée de la vie viens t’sais loup chavirons je suis le portrait craché de personne ne m’en veux pas je suis pas le vide le trouble t’sais non pas du tout mes mots c'est du pur jus bio de terreau t’sais tire moi le corps étires nos intervalles tu verras je suis en jeux je dis je pars je quitte j’ai le vertige ça m’agace la mouche et la culotte mais c'est parce que ça fait dedans moi des flocons des grumeaux des geysers faut que la pâleur s’évacue dans les artères l'amour c’est une opération chirurgicale t'sais la naturel c’est des couilles la nature tout ça on s'en fout t'sais nous on va s'autodéterminer on est des esprits de lutte des forces coincées dans une arène ça s'ra pas simple mais ça s'ra humain c’est une démarche que d’exister en même temps qu’un autre surtout toi t’as tout pour toi mais t'as rien pour les autres alors t’sais laisse aller le sort de ma langue se faufiler dans ta salive ouvre ta bouche bien grand rond AAAA je vais venir tout pourrir dans ton royaume de la glotte t’sais le chaos c’est bon pour le karma (dédicace aux Saint-Gillois) et moi là je sens que si tu viens pas je vais avoir le sentiment qui se bouche je vais avoir la touffe qui s’effrite je vais avoir la dépouille conquérante t’sais loup c’est un calcul que d’avoir la vie comme chance tout ne sera pas comme avant alors là face à tes poils et ta queue je respire là je vomis ou avale couleuvres mais c'est pour sortir des caves t'sais l’air ambiant c’est le venin c’est l’amour viens loup t’sais je vais couler le cidre dans tes oreilles je vais mater le corps le cul la cicatrice que tu as et es bandons les arcs ciblons fatiguons nos foins nos fougères trompons nos enveloppes alourdies d’existence t’sais fuyons la pestilence de l’usure la déviance de l’habitude rien ne vaut la mort véritable nous obsessions je te souffle amour loup espèce de con redisposons nos organes tourne encore un peu dans mes colons oublie tes ailes archaïques dans mon foie déclame ta fragilité à l’embouchure de mon antre vire à l’absence escamote mon tremplin râle contre la boue collée à mes chaussures fais pas ton Icare imbécile j'ai sucé ton agneau j'ai ouvert mes cuisses vers le ciel nous sommes deux pendants d'une chair atroce vivace nous faisons ce que nous pouvons pour regarder au dessus des grilles dansons joute contre joute t'as réussi ton coup emportée la falaise sous tes ongles tu es debout t’sais cesse de me regarder avec tes yeux prêts à ronger ronge moi et tais toi tes yeux dans mon vivier joue pas l'apostolat de la disparition nous marchons nous courons vers le souvenir de toi et moi je suis euphorique de ne pas savoir qui tu es t’sais retire ton emballage enfile l’émanation sans aval sans aviron allons plutôt bien je te hurle je te jette par-dessus agrafe tes cheveux au pilon la balance des blancs est correcte t'inquiète les orgues jouent du vieux tu gigotes comme un cœur tout juste greffé t’sais j'expectore je remords phase zéro alpha je retrouve ta main sur ma bite tout joue retire le cadenas je vise l'écharde t’sais blasphème juste expier/expulser d'un coup de rein oublier ensuite le sperme qui sèche je respire ton aisselle je gratte je cherche je trouve  t’sais

T'SAIS 

 

 

....

finalement je ne fais pas ce geste pas en fait pas pas cet élan pas le besoin en fait pas l'envie mon sexe fermé t'sais toujours la même chose non en fait c'est écoutilles bouchées l'union fait l'effort mais j'ai pas envie en fait résine solstice musée cérémonie rétention évitement silence lâcher de lest tentative sève souche fissure trêve déchéance inaccessibilité reptation échange anniversaire gâchis vision entreprise deuil vacuité injure compensation détresse velléité doppelgänger âme soeur ta mère virulence rage incompatibilité libation masochisme retrait silence encore potentiel dépression lutte bof entrailles point final ou d'interrogation souffles.

Non, écoute, finalement, je me casse.

© Milady Renoir – souffle revisité le 10 mai 2016

 

09:43 12/05/2016 | Lien permanent | Tags : textes, agendada, lis tes ratures, luv |  Facebook

11
mai

Désobéissance nécessaire de Christine Van Acker

Par Ouï-Dire

La désobéissance nécessaire

On nous répète que nous vivons dans un monde libéral. Et pourtant que de règles et de codes, de répression et d'obligations... La liberté ne passerait-elle pas, à tout âge et en tout temps, par la désobéissance ? Christine van Acker questionne des militants d'hier et d'aujourd'hui sur cette question essentielle qu'il est urgent de poser à nouveau. La désobéissance nécessaire compte trois volets. Dans cette première partie, Christine Van Acker se concentre sur les déclencheurs, intimes ou sociaux, qui décident à se lancer dans l'action. Avec, parmi d'autres, Anne Morelli et Milady Renoir
Mixage : Thierry Van Roy
Une réalisation soutenue par le Fonds D'aide à la Création Radiophonique
 
http://www.rtbf.be/lapremiere/emissions_par-oui-dire?programId=272
 
Les trois épisodes de "La désobéissance nécessaire" seront diffusés respectivement les 23 mai, 30 mai et 6 juin  sur radio Campus, pour commencer : http://www.radiocampus.be/
Et, les 25 mai, 1er et 8 juin, sur la Première (RTBF) dans Par ouï dire, à 22h : http://www.rtbf.be/lapremiere/emissions_par-oui-dire?programId=272

10:42 11/05/2016 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, agendada |  Facebook

27
avr

catch littéraire - Lucha Libro - 30 AVRIL

agendada Ce samedi 30 avril, le premier tournoi de catch littéraire aura lieu à Bruxelles : la LUCHA LIBRO.

Au cours de ce tournoi festif, vous verrez s’affronter des écrivains, blogueurs, journaliste, chroniqueuses dans des matchs d'écriture et c'est vous cher public qui déciderez qui remportera cette Lucha Libro.

Catherine Ronvaux : Chroniqueuse sur la rtbf ; Milady Renoir : autrice, conseil littéraire, performeuse ; Baudouin Van Humbeeck : Scénariste, coach, écrivain, éditeur ; Amélie Dewez : auteur, animatrice d'atelier d'écriture, blogueuse ; Nicolas Baras : comédien, journaliste à l'agence Belga, écrivain ; Nicolas Keszei : journaliste à l'Echo, écrivain ; Bill Billobill Bilquin-tintouin : publicitaire, comédien, improvisateur, poète, écrivain ; Marcel sel (écrivain, blogueur, journaliste et chroniqueur);

Samedi 30 avril Le Petit Chapeau Rond Rouge (Etterbeek) 0498 51 35 63

14:04 27/04/2016 | Lien permanent | Tags : agendada, lis tes ratures |  Facebook

Revues Papier Machine, Talweb & Soldes + Lecture soufflée

Jeudi à 18h45 : Lecture soufflerie courte de la bouche-gorge-buste du texte de Milady Renoir(Papier Machine n°1 - Souffle) par Milady Renoir(autrice-performatrice-animatrice d'ateliers d'écritures-lectrice) (Papier Machine n°1 - SOUFFLE).

13055855_10156767037980277_1543577223816908336_o.jpg

Lecture chute de mots dont le début serait Halète halète toi halète moi une partie de mon corps se détache prends ton temps aspire moi mais ne suis pas maison de paille loup où te crois tu haleine de tapir mort ne suffit pas à déporter chacune dent chacune mords mors fort tu cherches aux abois aguets dès l’orée pénétrer mon corps pas frêle pas brêle ne suis pas petite cochonne amour.

mais tout reste à souffler.
 
dans le cadre de:
 
 
Dans la Galerie située au sous-sol de la librairie, trois revues vous invitent à rentrer dans leur page, et toucher du regard des œuvres originales.  TALWEG, Almanach SOLDES, et PAPIER MACHINE optent pour le livre, choisissent la bibliothèque comme territoire de l'art.

— La transrevue TALWEG ne possède aucune contrainte technique ni formelle pérenne. Format, papier, impression, reliure, forment un système architectural propre à chaque numéro. TALWEG est publiée annuellement, éditée par Pétrole Éditions.
Basée à Strasbourg et Paris, la structure conçoit, produit, édite, expose et diffuse des multiples dont la forme et le contenu sont liés, s'apparentant aux « livres d'artistes », en collaborations avec des artistes et chercheurs de tous domaines.
www.petrole-editions.com
www.facebook.com/petroleeditions

— La revue SOLDES navigue dans le chaos de notre ère discount. La meilleure place pour SOLDES c'est l'étagère de vos toilettes. L'almanach paraît une fois l'an quand il est prêt. Derrière une parodie de la grande presse se cache un laboratoire de recherches unique en ses genres : un grand mix entre Sciences Humaines, Arts, BD, Philo, Humour, Littérature et Utopies Réalistes. La revue d'art et d'essais.
L'Interview d'un philosophe de renommée mondiale sera illustrée par un artiste paraplégique talentueux entre une enquête sur le goût des arthropodes et un recueil de poèmes. À lire tranquille.
SOLDES, la revue des ouvriers philosophes et des intellectuels bricoleurs.
http://www.almanach-soldes.net/
http://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=4372&menu

— PAPIER MACHINE est une revue bizarre qui ne souhaite rien de moins que de tutoyer les Dieux et rien de plus qu’un bon fauteuil pour s’auto-lire au calme. Partagé entre ces deux aspirations sinon antinomiques apparemment inconciliables, elle compte bien voguer sur la mer du doute et se laisser porter par les caprices d’un mot unique, deux fois par an.
http://papiermachine.be/
https://www.facebook.com/papiermachine.be


Vernissage le 28 avril de 18h à 21h
Ouverture de l’exposition du 29 avril au 22 mai 2016 aux horaires d’ouverture de la librairie, du mercredi au samedi de 10h30 à 19h.
Librairie Peinture Fraiche - 10 rue du Tabellion
http://www.peinture-fraiche.be/

La librairie Peinture Fraîche est spécialisée en art, architecture, photographie, design et graphisme. En plus des nouveautés, l'équipe cherche à proposer les catalogues des grandes expositions des villes de culture, et le plus possible de revues intelligentes et novatrices.
 

14:01 27/04/2016 | Lien permanent | Tags : act-u, agendada, lis tes ratures |  Facebook