9
mai

vive les monstres qui ne sommeillent pas en nous

monstre photo.jpg fière d'être monstre aussi. (merci Cyril T.)

09:44 09/05/2012 | Lien permanent | Tags : act-u, textes, lis tes ratures |  Facebook

21
fév

Femme qui parle avec les genoux - ...

As_time_passes_by_____by_D_Me.jpgJe connais des mots. Je sais que parler est signe de vie. Lalala-lallation, articulations, déferlement, siphons, alcools, grosse, rosse, os… Je dis les mots qui me font, les mots que je suis, exemples: j’ai-quarante-et-un-ans-si-si-on-dirait-plus-mais, j’ai soif, j’ai froid, j’ai pas faim, je voudrais, non, oui, putain de bordel, il y a des mots disparus, des mots que je sais prononcer mais que je dis plus, ils sont plus nombreux que ceux que je dis encore, je compte pas mais je sens leur manque, leur absence bien là, y a plus moyen de les récupérer, plus je m’accroche à ceux qui restent, plus les autres effacent leurs pas dans ma neige, j’ai plein d’place dans ma tête, pour les vapeurs, la pollution, les salauds et pour de l’amour bien sûr, ce n’est pas que ces mots qui me quittent deviennent flous, ils sont juste morts, enterrés sous les pierres, parfois l’accident, du jour au lendemain, ou c’est à force de les prononcer, de les balbutier, de leur manquer, que je ne sais plus les reconnaître, comme quand on a la jambe morte, pas les fourmis, d’la vraie mort, j’ai connu des longs, des forts et des étrangers, des mots comme les attouchements, comme les murmures ou comme des rugosités, là, à force de traîner par terre avec tout ce corps qui tient plus que couché, mon dictionnaire fond, les mots persiflent en dehors de ma bouche, ils s’cassent comme du cristal, trahissent, quand il m’en sort un, j’suis saisie, je le crie, je le bave, les gens m’entendent mal, m’écoutent pas, prennent peur ou alors j’ai rien dit, je l’ai senti monter mais il a freiné, palais fermé, je gobe un moucheron, j’laisse le vent m’fuir. Je me retiens ici, du midi au minuit, monticule serré sur trois carrés de ma chambre à nerf conditionné. Fermez les portes! Aux heures de pointe, c’est Waterloo (dép.05:19 arr. 05:37 – voie 11),  un vivier de crabes aux pinces dehors, ils marchent droit, frottent leurs chaussures sur mon tapis dur, laissent des traces que Berta lèchera. Quand vous passez, passez, balancez le sel par d’ssus votre épaule, ça réduira votre mauvais sort. J’mendie pas, j’observe. Gavée d’allers, regavée de retours, j’suis dans mon train train, bien calée, le mur froid dans le dos. Élevée au sol, veillée au grain, grosse, folle (mais j’ai mes papiers).

Là pour...

10:40 21/02/2012 | Lien permanent | Tags : textes |  Facebook

18
déc

His master's voice

Diane Arbus - Bartender at Home with a Souvenir Dog, New Orleans, 1964.jpg Dog's love

 

Le groupe Dead Sea Lions - le morceau “Yellow Books”. Réalisée par les Romains et Emmanuelle, cette vidéo propose de voir les signes d’amour de maîtres à leurs chiens.

 

(photo de Diane Arbus)

10:00 18/12/2011 | Lien permanent | Tags : arts, textes |  Facebook

28
jui

Message des éditions Sulliver

"Le Sens de la démesure, nouvel essai de Jean-François Mattéi, paraît aux Éditions Sulliver le 15 septembre.

Métaphysicien reconnu, Jean-François Mattéi revient aux origines de la pensée grecque pour analyser l’évolution de la pensée contemporaine. Le constat de l’auteur est le suivant : il est nécessaire de remonter aux sources des notions de mesure et de démesure, de raison et de déraison,  pour cerner la construction et le développement de la pensée philosophique et politique en occident.

Car c’est dans la mythologie et chez les auteurs grecs que s’enracine une civilisation qui a engendré au XXe siècle les actes les plus inhumains. Ce retour sur l’Antiquité permet de comprendre pourquoi le XXe siècle fut celui de la démesure politique, économique, sociale, humaine… et pourquoi le XXIe siècle ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices. En somme un retour aux sources qui éclaire la crise morale qui traverse les sociétés occidentales.

Dans la continuité de ses travaux, Jean-François Mattéi livre de nouvelles réflexions sur les formes du monde moderne et un portrait philosophique de notre civilisation. Grâce à sa maîtrise de la langue, il traduit la démesure du monde et de la nature humaine en se référant à la fois aux penseurs grecs et aux philosophes des XIXe et XXe siècles. L’auteur rend ainsi accessible et explicite l’émergence de cette pensée qui aujourd’hui domine le monde. Telle est la particularité de cet essai qui au final, en nous parlant de la Grèce antique, nous parle de notre époque."

16:26 28/07/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : textes |  Facebook