29
sep

Post-matérialisme

Mot de passe (23) : “Post-matérialisme” - Entretien : Michel Abescat / Réalisation : Pierrick Allain

http://www.telerama.fr/idees/mot-de-passe-25-post-materialisme,47229.php

16:12 29/09/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : poly-tiques |  Facebook

26
sep

100 pour sans

http://100-pour-sans.hebfree.org/

100 pour sans

14:41 26/09/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : arts, poly-tiques |  Facebook

23
sep

Milady (ouais) soutient l'action Mort Au Pilon!

Goedendag, Bonjour, Hola, Salve, Gooood morning, Shalom, हैलो, Salam aleikoum!

Ça y est: ça a démarré à Bruxelles, après Amay! Mort au Pilon! les livres invendus libérons! du 21 au 26 septembre avec plus de 10.000 livres des éditions maelstrÖm reEvolution, l'Arbre à Paroles et La 5e Couche qui seront libérés à prix LIBRE pendant une semaine par leurs éditeurs et leurs auteurs! Ce Mardi 22 au soir, d'ailleurs, un brin d'explication de l'opération dans
l'émission 50 Degrés Nord d'Eric Russon sur Arte Belgique (20h) et rediffusée sur la RTBF UNE en deuxième partie de soirée et le lendemain sur RTBF SAT.

À VOIR ABSOLUMENT: le CLIP DE LANCEMENT de cette opération, sur YOUTUBE :
http://www.youtube.com/watch?v=MLLFYW5zjmc 
Interview du 18.09.09 (en italien sur Radio Alma) de Dante Bertoni sur l'événement http://radioalma.blogspot.com/
Sur Facebook
l’événement: http://www.facebook.com/event! .php?eid=165043263032&ref=mf

Pratiquement
Vous prenez les livres qui vous intéressent et donnez le montant que vous voulez en échange! Afin que ces livres circulent à nouveau... que nouvelle Vie leur soit donnée!
+ d'infos Daoud El Gian +32.(0)498.60.72.53 – Xavier Löwenthal +32.(0)479.35.10.83 – David Giannoni +32.(0)497.33.73.25

Mort au Pilon! Les livres invendus libérons
Cliquez ici pour voir l'annonce complète sur notre site.
Téléchargez ici le communiqué de presse au format PDF

22:05 23/09/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : place net, act-u, poly-tiques |  Facebook

28
mai

Bruxelles-Midi. @ Editions ADEN

eden



présentent

Bruxelles-Midi.
L'urbanisme du sacrifice
et des bouts de ficelle

de Gwenaël Breës

EN LIBRAIRIES LE 28 MAI 2009

Publié aux éditions Aden | 384 pages (dont 65 de documents et illustrations) | Prix de vente: 18 euros | ISBN: 9782805900037 | Diffusion et distribution: SDL Caravelle (Belgique et Luxembourg), Les belles lettres (France) | Achat en ligne: www.rezolibre.com
bxl midi livre

L’histoire de Bruxelles est jalonnée de grands projets immobiliers qui, cycliquement, ont dévasté le tissu urbain et se sont terminés par un «Plus jamais ça !» L’avènement de la Région de Bruxelles-Capitale, en 1989, portait l’espoir que soit mis fin à cet urbanisme imposé d’en haut et que la ville ne subisse plus de saccages comme celui du quartier Nord. Avec l’annonce de l’arrivée du Train à grande vitesse (TGV) en gare du Midi, il a vite fallu déchanter. Une nouvelle fois, le «progrès» et le «développement international» ont suscité les convoitises immobilières et déclenché le «nettoyage social» d’un quartier populaire…

Tout juste 20 ans plus tard, un livre revient sur cette saga politico-financière toujours inachevée et qui a mené à la démolition du quartier Midi. A travers une investigation fouillée et documentée, cet ouvrage révèle les dessous de l'un des plus grands fiascos urbanistiques de ces deux dernières décennies en Belgique.

Sur fond de crise du logement et de surproduction de bureaux, il dévoile comment le sort du quartier Midi s’est joué telle une partie de Monopoly, dans un combat opposant des investisseurs privés, une société ferroviaire métamorphosée en promoteur immobilier et des autorités publiques avides de recettes fiscales… Comment la Commune de Saint-Gilles et la Région bruxelloise, toutes deux menées par le socialiste Charles Picqué, ont transformé ce champ de bataille en véritable guerre d’usure… contre les habitants. Ceux-ci ont payé le prix fort d'une politique basée sur la lenteur, la temporisation et l'utilisation paradoxale d'une menace d'expropriation «en extrême urgence».

Une lecture édifiante qui tombe à point nommé, au moment où les stratèges de cette opération de «revitalisation» évitent tout bilan de leur action et s'apprêtent à rempiler pour une législature dédiée au «développement international» de Bruxelles, en désignant une dizaine de nouvelles «zones prioritaires».

Un document indispensable pour tous ceux qui s'intéressent à l'histoire de Bruxelles, à l'urbanisme, l'architecture, la planification, la politique, la privatisation des services publics, le droit urbain, la sociologie, l'histoire des luttes urbaines…

Présentation, extraits et infos sur : www.quartier-midi.be


oh ben

A l’occasion de la sortie du livre
Bruxelles-Midi, l’urbanisme du sacrifice et des bouts de ficelle,
les
éditions Aden, le Comité du quartier Midi et La Belladone
organisent une rencontre précédée de la projection du film
de Gwenaël Breës (PTTL & VOX, 2008, 89 minutes)

Dans 10 jours ou dans 10 ans…

Jeudi 4 juin 2009 à 20h00
à La Belladone | Rue Moris 17a, 1060 Bruxelles | Entrée gratuite

Avec distribution gratuite d'affiches du Comité du quartier Midi.

Mélangeant interviews d’habitants, de responsables politiques et d’architectes à de nombreuses archives et visites guidées dans les rues du bas de Saint-Gilles, ce film retrace un feuilleton politico-urbanistique toujours pas achevé 20 ans après son lancement: la saga de la “revitalisation” du quartier Midi, menée vaille que vaille par les pouvoirs publics régionaux et communaux depuis 1989, et qui s’est transformée en véritable cauchemar pour les habitants.


Un film généreux, souvent drôle, toujours captivant.

– Jean Flinker, ATTAC, avril 2008

Qui répertorie savoureusement les aberrations kafkaïennes
de la pseudo régénération par les pouvoirs publics du quartier Midi.

– Noël Godin, “Le journal du mardi”, août 2008

Un exemple revitalisant de la pertinence du journalisme militant comme support,
accessible à tous, d’informations, de témoignages et de mémoire.

– David Morelli, “La chronique de la Ligue des droits de l’Homme”, mars 2009

Une série de situations cocasses d’anthologie... Cela fait rire et pleurer.
Sauf qu’ici, il ne s’agit pas d’une fiction.

– François Robert, “Le Soir”, 9 mai 2008

Un témoignage d’un temps que l’on voudrait révolu.
– Guy Bernard, “La Dernière Heure”, 14 mars 2008


Plus d’infos: http://film.quartier-midi.be

20:36 28/05/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, poly-tiques |  Facebook

25
fév

Pétition : SOS Centre d'Accueil P-Henricot à Court st Etienne

A l'attention de / Ter attentie van : Nos dirigeants

Catégorie : Social

Bonjour,
Nous voudrions faire savoir à tout le monde que notre S.A.S.P.E (Service d'Accueil Spécialisé à la Petite Enfance)Paul-Henricot est menacé de fermeture faute de moyens financiers.
Sans votre soutien 13 emplois seront perdus et 18 enfants en difficulté( dont des frères et soeurs) séparés ou rendus prématurément aux familles avec tous les dangers qui en découlent...
Nous avons BESOIN de votre signature afin de SAUVER l'avenir de nos enfants et leur Centre.
D'avance nous vous en remercions.

L'équipe éducative.

URL de la pétition : http://www.lapetition.be/en-ligne/sos-centre-daccueil-p-henricot-court-st-etienne-3831.html
URL Courte :
http://3831.lapetition.be/

J'ai eu l'occasion de "visiter" le centre il y a deux ans. La vétusté du lieu (c'était un home pour personnes âgées et certains murs semblaient marqués du passage de la solitude et de la fin) m'a d'abord fait peur. Quelques enfants et leurs mamans tentaient de reconstruire un quotidien, une charte de bien-être à l'entrée rappelait la base du respect de l'autre et de soi. C'est l'implication très concrète et l'empathie vivifiante du personnel qui nous avaient rassuré. Alors si ce centre ne reçoit pas soutien moral et financier et qu'il ferme, c'est un gouffre moral qui s'impose à nous. Court Saint Etienne n'est pas à Bruxelles, bourgade excentrée dans laquelle cette maison anciennement bourgeoise a existé / existe grâce à la ténacité des assistantes sociales, des éducatrices (personnel uniquement féminin alors) vivifiantes, justes, donc, il faut qu'elle reste un ilôt d'apaisement, si pas de paix.

signons.

09:23 25/02/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : poly-tiques, act-u |  Facebook

27
nov

Zemmour, race, télévision


Fanon__PeauNoireMasqueBlancpeaux

http://www.rue89.com/2008/11/23/zemmour-et-les-races-un-derapage-et-pas-mal-de-questions

 

 

(merci Carla)

15:05 27/11/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : act-u, place net, poly-tiques |  Facebook

7
nov

relayer la crasseuse absurdité et soutenir l'impérissable amitié


angot
http://jmdevesa.over-blog.com/article-24502535.html

L'OHM et moi serons à Bordeaux les 5 & 6 décembre. L'OHM fait une intervention dans le colloque de Jean-Michel Devésa. rennie Yotova, qui ne sera donc pas là, avait gentiment accepté de lire et commenter, tout comme Jean-Michel, une tentative de se décrire d'un artiste que je connais très bien qui avait expulsé une notion d'inceste hors de lui. Nous les remercions, encore.
Nous serons là, l'OHM, l'artiste et moi.

des liens:
l'Association Black Empire de Sir Crimson et Sophie:
http://blackempire.canalblog.com/
Arts, Littérature et langage du corps de l'APRIL: http://stigma.site.free.fr/

10:13 07/11/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, place net, humoeurs, poly-tiques, act-u |  Facebook

3
sep

Faites pénitence (or die!!)

Pénitence affichewebsmall
http://www.penitence.be/
L'action débute dans un futur plus ou moins proche, dans une région de Russie Occidentale, l'archipel des Valdaï.
Suite à la collision de la Terre avec le météorite Apophis,
la géographie et le climat de notre monde a fortement évolué.
De nombreuses catastrophes naturelles ont secoué la planète.
Le niveau des mers a monté de deux cent mètres, engloutissant de nombreuses régions.
La couche d'ozone a été gravement endommagée.
Il n'est plus possible pour l'homme d'exposer sa peau aux rayons du soleil. Ils sont maintenant obligés de se protèger de l'astre.
Ils lui ont d'ailleurs voués un culte et le nomme Dajbog, se regroupant en ordres au sein du Temple Solaire.
Le savoir et la technologie ont péri avec Apophis et l'humanité se retrouve face à elle même en tentant de survivre dans un environnement hostile et dégénéré, se regroupant en communauté, s'isolant des autres.

(pénitence est organisé par des bons amis qui font semblant (or are they?) d'aimer la lutte des classes, aimez-les ou ils vous tireront (dans le dos, mais ça fait pas mal!)

09:42 03/09/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : poly-tiques |  Facebook

14
aoû

Darfour 2020 - préparons l'avenir...

durf-denken-7513

23:52 14/08/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : poly-tiques |  Facebook

25
jui

première victime, premier bourreau, je suis.

Michael Franti spearheadPetite réminiscence d'un morceau choisi, pour la musique du jour avec le titre "television, the drug of a nation" des trop peu connus disposable heroes of hiphoprisy...

(pour les aficionados, Michael Franti, le fondateur a une carrière exceptionnelle en matière d'activisme et "production" musicale: Spearhead entres autres) et le band a collaboré avec Burroughs, le bien adulé.

une vidéo? mais bien sûr mes sAigneurs:
http://www.youtube.com/watch?v=sgOWTM5R2DA

les paroles pour karaoker à donf':
http://www.ocap.ca/songs/televisn.html

Bouge ton Boul'!

(et oui, je suis une ex-gothique qui porte des Nike Jordan, ou presque).

08:37 25/07/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : muse hic, poly-tiques, ego trip-e |  Facebook

8
mai

Un paradoxe français (sarcames compris) - Massacres de Sétif & Guelma

deGaulleLondresPendant que la France et les alliés célèbrent l'Armistice, soit la chute symbolique du Nazisme, l'Algérie se fait massacrer (entre autres colonies sur le continent d'en bas) à Sétif et à Guelma (puis ailleurs partout avant et après) et s'ouvrent en ce jour du 8 mai 1945, les paramètres de la Guerre d'Algérie...

Vous ne le saviez pas? nos livres d'histoire ont parlé des irréductibles Gaulois? des Egyptiens omnipotents? des conquistadors de l'Inquisition? et pas du massacre de Sétif? liberation Leclerc aux CHamps ElyséesEt Sarkophage défilant sur les Champs Elysées (personne ne le salue, si vous avez vu les mêmes images que moi ce matin, c'est jouissif!) qui ne mentionnera pas cette "page" de l'Histoire?

ben voilà ce qu'il nous faut pour le devoir de mémoire:
http://www.afrik.com/article8269.html

Peu d'européens protestent contre ces massacres. Par exception l'un d'eux, le professeur Henri Aboulker, médecin juif et résistant (l'un des organisateurs du putsch du 8 novembre 1942, qui a permis le succès de l'opération Torch à Alger), s'élève contre ces massacres. Il publie plusieurs articles dans le quotidien Alger Républicain, réclamant certes la sanction sévère des meurtriers provocateurs qui avaient assassiné 102 Français, mais à l'issue d'une procédure légale régulière. Et surtout, il dénonce sans réserve les massacres massifs et aveugles de milliers d'Algériens innocents. Il réclame aussi la libération immédiate de Fehrat Abbas, dont tout le monde savait qu'il avait toujours cantonné son action dans le cadre de la légalité. Henri Aboulker estimait que la défense des innocents devait primer toute considération politique.

setif1945Le communiqué du Gouvernement Général le 10 mai illustre la manière dont les autorités de l'époque ont perçu ces événements :

« Des éléments troubles, d'inspiration hitlérienne, se sont livrés à Sétif à une agression armée contre la population qui fêtait la capitulation de l'Allemagne nazie. La police, aidée de l'armée, maintient l'ordre et les autorités prennent toutes décisions utiles pour assurer la sécurité et réprimer les tentatives de désordre. »

Dans ses Mémoires de guerre, Charles de Gaulle chef du gouvernement à l'époque des faits, écrit en tout et pour tout :

«  En Algérie, un commencement d'insurrection survenu dans le Constantinois et synchronisé avec les émeutes syriennes du mois de mai a été étouffé par le gouverneur général Chataigneau. »

Houari Boumediene, le futur président algérien a écrit :

« Ce jour-là, j’ai vieilli prématurément. L’adolescent que j’étais est devenu un homme. Ce jour-là, le monde a basculé. Même les ancêtres ont bougé sous terre. Et les enfants ont compris qu'il faudrait se battre les armes à la main pour devenir des hommes libres. Personne ne peut oublier ce jour-là. »

Kateb Yacine, écrivain algérien, alors lycéen à Sétif, écrit :

« C’est en 1945 que mon humanitarisme fut confronté pour la première fois au plus atroce des spectacles. J’avais vingt ans. Le choc que je ressentis devant l’impitoyable boucherie qui provoqua la mort de plusieurs milliers de musulmans, je ne l’ai jamais oublié. Là se cimente mon nationalisme. »

Il fut aussi un témoin oculaire des événements de Sétif, il écrit :

« Je témoigne que la manifestation du 8 mai était pacifique. En organisant une manifestation qui se voulait pacifique, on a été pris par surprise. Les dirigeants n’avaient pas prévu de réactions. Cela s’est terminé par des dizaines de milliers de victimes. À Guelma, ma mère a perdu la mémoire (…) On voyait des cadavres partout, dans toutes les rues. La répression était aveugle ; c’était un grand massacre. »

Albert Camus dans le journal Combat des 13 au 23 mai[16] demande qu'on applique aux Algériens (il dit : « Le peuple arabe ») les « principes démocratiques que nous réclamons pour nous-mêmes ». Il affirme qu’il y a crise — et non de simples incidents — que « le peuple arabe existe », qu’il « n’est pas inférieur sinon par les conditions où il se trouve ». Plus encore, il proclame que « l’Algérie est à conquérir une seconde fois ».

Bouteflika + SarkoEt en 2007, voici un communiqué de Bouteflika sur le climat de confiance entre l'Algérie et la France: http://www.algerie-dz.com/article9531.html

une minute de silence? aux bas maux!

13:44 08/05/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : act-u, poly-tiques |  Facebook

30
avr

FP. Mény - Conquête du désastre - livre à lire, si, si.

conquête du désastreMessage de L'éditeur (merci Isabelle Dubois pour l'envoi!) pour "Conquête du désastre" de FP. Mény, publié par les Éditions Sulliver, est sorti en librairie le 18 avril.  

"Avec ce deuxième titre de la nouvelle collection de littératures actuelles, Sulliver confirme sa volonté de donner la parole à des auteurs mêlant fiction et débats d’idées contemporains.
Par son écriture engagée et vivante, FP Mény, « écrivain vagabond » tel qu’il se définit, interpelle le lecteur et la société. Témoin tour à tour lucide et poétique de notre société, Mény écrit pour exister et nous livrer un autoportrait peu flatteur.
Dans une langue moderne et cadencée, l’auteur crie le désespoir dans l’espoir de nous réveiller. En accord avec sa ligne éditoriale, caractérisée par la critique sociale, Sulliver veut promouvoir une « alter-littérature » novatrice, empreinte de notre époque."
 

Et le message anti-personnel de ce cher écrivain clochard que je salue le pouce en l'air: 

"Ma haine aujourd'hui ressemblait davantage à un point noir sur la cible, comme d'autres de l'alchimie, velours ras ou frisé.Seuls les fous survivront.........
Au milieu du gué de ce pays parti en couille, j'explique à la belle Argentine, ils ont viré les pauvres en prétendant les défendre. Des artistes sans oeuvre, du théatre sans auteurs et des faux marginaux en pagaille. Une odeur de tripot a Macao mais que l'odeur.
 
Un arbre fruitier produit énormément avant de crever, mécanisme de survie.De nombreux migrateurs ne migrent plus, tandis que des oiseaux font souche.Il étaie il est mort il se répand.
Oups! Si c'est de l'autofiction, collez lui l'étoile jaune. Fessée cul nul sur la place de l'église.
Pendu haut et court ex abrupto Pan bania ne bronche plus. Ceux dont le style colle a la peau tombent a l'eau. Ténor au sud de l'ile de Pancréas. Homard le pipole mange un bar au basilic apres la nuit passée avec une metisse philippo-hollandaise, laquée plissée floquée safran fushia pine chocolat noir. 

D'abord j'irai faire de la barque, ensuite je ferai de la radio, c'est parce que j'avais la radio dans ma barque, je me suis entrainée, ensuite, j'irai a pied au ministère où j'ai mes entrées.
Mon Dieu mais quelle horreur coucher pour réussir, il suffit d'être bien hydratée ( je taquine de telle sorte que la barque ne se brisât pas)
Putain, on est plus tranquille nulle part, et si on va dans les bois, on va tomber sur le roi du contre ut, parait qu'il a déja un héritier. Ceux qui donnent des tribunes aussi sont ridicules. Les landais, c'est comme l'eau, l'intelligence existe mais faut avoir envie de la trouver, terre d'ovalie sectaire c'est pas du saint Nectaire. Les signots du rafiot clignotent. Les systèmes d'alarme retentissent. On nous bassine. On va se révolter. Les travellings sur les rails laissent rarement voir le train, juste un typhon de citron, délire de l'extension, chute libre du bla bla de la pierre factice, still life, Zone de dilution initiale.
Les caméras de vidéo surveillance n'ont pas de couleur.
Allons cueillir les mures pour faire la confiture.
 
1 lyricomane solaire
1 lyricomane averti en vaut 2
1 lyricomane inverti avec des moufles
Une ombre dans l'embrasure de la porte
Un vrai croissant de lune avec l'angelot
Pas de lumière
Rien de trop
Le long des barrières, les gueux s'accumulent. 
Merde, le génie est sorti, un mastodonte au coeur tendre des iles du pacifique. Laurent Outan en emporte le vent.
' Les choses les plus humbles échappent à la représentation et obligent à penser autrement.'
Full contact management de la pin up au bord de la piscine (ne pas se contenter de paroles creuses, il ne suffit pas d'avoir une belle façade) Les ouvriers de Noeud les mines ont en rien a branler des plasticines. La météo marine. Phil Spector et Lana clarkson en camping car Chausson. Lana, rongée par un cancer du sein ne résiste que par le seul espoir de revoir son fils ( un écrivain Français)
T'as des pays où les écrivains sont des rock stars et des pays où ils sont des tocards accrochés aux schèmes, là, où le creux de sa bouche béait, pour de vrai.
Dans le métro du soir, l'insatiable Elodie, vient de mettre au monde son premier enfant. Elle se couche avec sa grosse couette en plume, elle fait sa comtesse au pieds nus. Elle remarque que les bougies ne tiennent pas dans la purée de carotte alors désenchantée, elle retire son top en crochet...........  

Les écolos sont un peu comme les cathos, ils font beaucoup d'enfants, mais eux; butinent les fleurs.
Jolies filles en automne, les géraniums n'ont pas dit leur dernier mot, ne jetons pas aux orties nos fleurs dété. Y'en a une qui se fait encore torréfier.
Lui, a un truc, quand il marche pieds nus, il croise les doigts de pieds.

- Non mais Bleu d'Auvergne, c'est pas une couleur
Ils sont cool des fois les baba cool.
- Tu sais le point commun entre un rugbyman et un rappeur.....
Leur écrivain préféré s'appelle Paulo Coelho. Ils ont pas la tête bien ronde, ils ont bu trop de Pago.
- Je crois que je vais faire une indigestion de valeurs au confit de canard 
Loin du tumulte orageux des guitares electriques, dérangements théatraux et théatre dérangeant, gré à gré et pan par pan, partons de ce postulat là.
Tous à la barque!
Avec la navigatrice, nous mouillons. On va atteindre la terre neutre. Il n'est ensuite pas impossible qu'on la viole avec un archet.
1200 hectopascals soit 38000 à l'ouest du cap prévision par zone mer agitée a forte sud extreme devenant variable 2à 4 dans l'aprés midi, mollissant 4à5@la fin avec des averses orageuses....
C'est tout pour ce soir.
 Les autocars sont de fabrication Française, les rongeurs viennent se régaler quand tombent les pommes.  
Le midi, je mange mon risotto fusion avec les vieux.
Ginette crie ' m'attachez pas! m'attachez pas!'
Elle réclame sa canne pour manger avec des baguettes, elle bouffe à 1 kilomètre de sa table, par la voie rapide. 1 morceau de pain sur 2 est rassis, incognito. Elle va la fermer l'emmerdeuse! Au quatrième age, sous le chèvrefeuille, les hommes sont pas besef, et d'un coup c'est la fête a neu neu. Les mamies l'encouragent.

' Elle va tomber! Elle va tomber!'
Jusqu'à ce qu'elle se casse la gueule
- Demande à l'abattoir s'ils gardent le sang pour faire le boudin noir.A la porte de ce qui est perdu, abstract female au lait de bougresse, où les gallinacées sont plus proches de la perdrix Lui, est sourd comme un pot, elle est maquillée comme un camion et ils s'aiment - Tu dors?
- Non, je pense

Au delà de ce fatras, l'aventure commence au hameau délivrance, les créatures aléatoires sucent les héros ordinaires.
Ce qui est avant reste idem. C'est surement plus simple, dés que le monde s'organise. Avec toute l'energie des mariages insolites, des choses un peu brouillonnes, je trouve que ce sanglier me regarde bizarre. Des que les kurdes dansent sur la Jungle, il est temps de se barrer, les moustaches bougent toutes seules, la moquerie vire a l'aigre, le rire des truies sur leurs aubergines farcies.
 
Ignorant tout de mes pratiques russes et Bercé par le spleen d'un quotidien grisâtre, En Waterzoï Zapoï, On dit pas Oï bordel!
Quand on était jeunes on était des branleurs et maintenant, pour la même chose tu passes au journal de 20 heures." 

FP.MENY/ FAITES ADHERER VOS AMIS -  CONQUETE DU DESASTRE Editions sulliver avril 2008




FP, t'es vendu à la FNAC et sur Amazon, c'est la conquête des astres, non?

11:42 30/04/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : act-u, poly-tiques, lis tes ratures |  Facebook

3
avr

la politique, c'est sexy or not...

aaaaah Sarkophagyste Premier veut envoyer des tirailleurs sénégalais contemporains en Afghanistan, je trouve ça bien, la chair à canon au bout du monde, ça délivre du mal, ça rappelle les Grandes Aventures des colonies, ça fait plaisir à Bush Jr le petit copain qui fait du base ball, ça fait de la France un grand état en déficit pour l'éducation, mais pas pour l'armée, non monsieur...
je trouve qu'en bonus,
ElyséeiadeSarkoko devrait remplacer son porte parole Champs Elysées un peu trop Neuilly (ah c'est déjà fait? laissez moi finir mon post) pour un vrai sexy façon Yul Brynner, James Appathurai, James Appathuraile porte-parole de l'OTAN en emporte le vent, pour un remake du Roi et moi.

14:26 03/04/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : poly-tiques |  Facebook

26
mar

Tiens, donc...

juan-munoz - room fill of...les JO en Chine sans Boycott, oui, bien sûr, je propose qu'après on parte tous faire une Thalassothérapie au Darfour, ou un paintball en Irak, non?



(Illustration de Juan Muñoz)

09:21 26/03/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : poly-tiques |  Facebook

23
mar

corps barbelé - sigalit landau (vidéo)

sigalit landau barbed hulaimage à cliquer - vidéo à recevoir.
(plus de Sigalit Landau là.)

12:41 23/03/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : arts, poly-tiques |  Facebook

10
mar

“Dans dix jours ou dans dix ans…” - Quartier Bruxelles Midi sous le projecteur

voir (ou revoir)
“Dans dix jours ou dans dix ans…”
dix jours dix ans

Un film de Gwenaël Breës, PTTL & VOX, 2008, 90 minutes.
Depuis quelques mois, une scène de démolition passablement ahurissante circule sur internet.
On y voit des ouvriers démolissant un immeuble et arrachant par erreur le mur de la maison mitoyenne, encore habitée.
Cette "scène des WC", bien réelle, est extraite de
"Dans 10 jours ou dans 10 ans…", un long métrage réalisé sous forme de "work in progress"
depuis 2006 et dont la version définitive (largement actualisée et remaniée depuis les précédentes) est projetée en ce mois de mars.

Mélangeant interviews d’habitants, de responsables politiques et d’architectes à de nombreuses archives et visites guidées dans les rues du bas de Saint-Gilles,
ce film dévoile l’échec des pouvoirs publics et le désintérêt des promoteurs privés sur fond crise du logement grandissante.
Il retrace en effet un feuilleton politico-urbanistique toujours pas achevé 20 ans après son lancement: la saga de la "revitalisation" du quartier Midi,
menée vaille que vaille par les pouvoirs publics régionaux et communaux depuis 1989, et qui s’est transformée en véritable cauchemar pour les habitants.
Au milieu de maisons vides ou démolies et de bureaux qui ont du mal à se remplir, les habitants de deux îlots y sont encore menacés d’une expropriation "d’extrême urgence"… depuis 16 ans.
Un film où le grotesque se dispute à la désolation, le rire à la révolte.

Séances :

• Mardi 18 mars à 12h30 au Cinéma Arenberg
26 Galerie de la Reine, 1000 Bruxelles | P.A.F. 4 euros.
Une projection organisée par l’
Atelier de recherche et d’action urbaines (ARAU) dans le cadre de “La planification du Midi”.

• Mercredi 19 mars à 19h00 à la Maison du livre
28 rue de Rome, 1060 Bruxelles | Entrée gratuite.
Une projection organisée par
Bruxelles Laïque & Inter-Environnement Bruxelles dans le cadre de la “Campagne logement” du Centre d’Action Laïque.
Suivie d’un débat sur le “développement international” de Bruxelles : quelle influence aura le Plan de Développement International de Bruxelles (PDI) sur la mutations des quartiers ?
Quel est le poids réel des partenariats public-privé (PPP) sur les choix urbanistiques dans la région ? Quels parallélismes et expériences similaires entre le Midi et d’autres quartiers bruxellois ?
Avec :
• Claude van den Hove, responsable honoraire du service de recherche et projets du Ministère des communications ;
• Etienne Christiaens, urbaniste ;
• Mathieu Van Criekingen, géographe (ULB/FNRS), spécialiste des processus et politiques de rénovation urbaine et de la gentrification ;
• Gwenaël Breës, réalisateur du film et membre du Comité du quartier Midi.

12:59 10/03/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : act-u, arts, poly-tiques |  Facebook

3
mar

Festival OFF du livre, débute demain (04/03) avec la procession du livre!!!

Si vous sniffez la girOFFlée des mots,
si la langue vous glisse dans l'oesOFFage,
si vous frémissez dans la prOFFondeur des textes,
si votre coeur bat au rythme des strOFFes,
si vous dégainez à la moindre escarmouche mentale des KalachnikOFF de livres,
c’est que vous avez l'étOFFe d’un partisan de
La première Foire du Livre OFF de Bruxelles !
60 rue de l’Escaut
Tous les détails sur : http://www.le-off.be

Qui a fomenté le OFF?
Les grosses brutes du décOFFrage du sarcOFFage de la culture liOFFilisée,
qui prOFFèrent mille insanités éditoriales,
qui apostrOFFent l'entrejambe des meilleurs auteurs,
qui se fOFFilent entre les mots du système,
qui prOFFanent les livres sous cellOFFane,
qui ne se laissent pas chlorOFFormer par les sirènes du tirage,
les gyrOFFares du succès et le confort des sOFFas capitonnés,
bref,
qui ne sont pas des néOFFytes en art
mais d'authentiques prOFFessionnels sOFFistiqués
dans le sOFFtware de l'édition indépendante !

Intrigués?

Venez prendre part, en guise d’ouverture du OFF, à :
Départ à 17h, le mardi 4 mars, place de la Monnaie
Chacun est invité à lire à voix haute un livre de son choix! CacOFFonie garantie!
(distribution de livres assurée)
Venez nombreux!

Et méfiez-vous des médisants :

à la Foire du Livre OFF,
on n’est pas les pédOFFiles scrOFFuleux de la bibliothèque rose,
ni les anthropOFFages du verbe au fronton des belles lettres,
ni les fOFFoles OFFensées par les médias poussifs et si négligents, parfois...
Mais on se fera quand même cOFFrer par la police de l'édition correcte,
car on prOFFite du IN pour hypertrOFFier notre catastrOFFique différence,
notre identité schizOFFrène et joyeuse de fieffés tirOFFlanc du capitalisme !

Laurent d'Ursel

13:07 03/03/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : arts, lis tes ratures, poly-tiques, act-u |  Facebook

11
oct

Bush Art de Jonathan Yeo

BUSH ART 1

au départ, une commande de portrait...

puis, au détail:

BUSH ART BUSH ART (3)BUSH ART (1)

les restes de l'artiste, Jonathan Yeo

11:24 11/10/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : act-u, arts, poly-tiques |  Facebook

6
aoû

"APPEL çA COMME TU VEUX" - Sortie en DVD du premier film d’Arnaud Michniak

“Appelle ça comme tu veux” est le premier long métrage d’Arnaud Michniak. Un film sans appel dont la violence sociale est d’une rare actualité. Sans ménagement que ce soit pour les sujets filmés ou l’objet film, “Appelle ça comme tu veux” est direct comme un slam et efficace comme de la télé réalité. “Appelle ça comme tu veux” utilise la caméra comme un esclave. Tout débute avec le vol d’une caméra. Tout s’articule autour de l’outil qui permet sa réalisation et de ceux qui en croisent la cellule, qu’il s’agisse d’inconnus, de manutentionnaires, de paumés, d’acteurs dont Jean-Pierre Mocky, de proches comme Nonstop, ou plus généralement de tous ceux qui font notre réalité, qui créent notre paysage. “Appelle ça comme tu veux” ça veut dire : on se fout de ce que tu penses, non pas parce qu’on se fout de toi, ni parce que ce que tu penses est nul, mais simplement parce que ça ne change rien, c’est déjà trop tard, c’est déjà fini.

Comme annonçant un programme, on retiendra cette phrase entendue au court du film, “On est historien, on filme la fin du monde”.

 

Appel ça comme tu veux - Arnaud Michniak (2007) Je filme, on se filme, j'sais pas pourquoi: En 2004, arnaud michniak intègre l'ESAV (l'école supérieure audiovisuelle de Toulouse), c'est ainsi que le projet collectif de journal audio (le brouillon) a pris un virage video pour donner naissance à ce qui est devenu appel ça comme tu veux. Il y a deux parties : une première qui filme plutôt le quotidien , la société telle qu'on la rencontre quand on sort un peu de chez soi avec ses cocasseries. L'argument proposé par Michniak est simple : « quatre jeunes gens volent une caméra à une famille de touristes japonais, filment leur vie et la société qui les entoure. ». Vont ainsi se succéder plein de moments dont on ne sait si la trame de chacun est vraiment écrite ou totalement improvisée . Moments volés, rencontres, discutions hallucinantes, rencontre avec des stars (très très drôle d'ailleurs), des lieux étranges, un quotidien déjanté mais bien réél pourtant.
Il pleut du sable
La suite se présente plus comme un road movie , le second argument scénaristique proposé par arnaud michniak est le suivant « ces mêmes quatre jeunes gens fixent un mégaphone sur le toit d'une voiture et traverse le pays en slammant ce qui leur passe par la tête » La voiture roule, traverse la ville, part dans la campagne sur les autoroutes. On interpelle les gens, la société par des formules chocs, des vérités surréalistes, de l'humour à la Desproges, un délire continuel. Mais l'ensemble se tient, la fin ramène à la première partie : un long texte est lu par arnaud michniak sur fond de paysages, de visages des protagonistes. Le texte est fort, il parle des rancoeurs de l'enfance, de l'adolescence, ces choses qui se nourrissent en chacun de nous et qui font de nous les êtres que nous serons et la place que nous aurons dans cette société. Celle-là même qui est filmée tout au long du DVD, cette société qui ne nous correspond sans doute pas et où il est si difficile d'y trouver sa place.
Il parlait toujours tandis que le jour s'en allait

Avec un tel DVD on n'a pas envie de trop raconter, de tout expliquer. Il faut le découvrir et se faire sa propre idée, se l'approprier. Alors ces moments filmés peuvent dérouter, on se demande si on a à faire à du grand foutage de gueule ou quelque chose de beaucoup plus profond. Les 4 personnages sont vraiment attachants avec leurs tourments et leurs grandes interrogations sur ce qui se passe autour d'eux. Il y a bien sûr Fredo Roman (Nonstop) un écorché vif du quotidien, Hugo Minsky, Den's et arnaud michniak. Tous quatre sont épatants dans leur façon de « jouer », ou d'improviser des scènes. Et j'aime ces « boudi cons » qu'on entend , écouter M'sieur Cuvelier nous narrer de façon poignante ses malheurs ou les crises angoissantes de Nonstop dans un ascenseur. Ce DVD, on le découvre une première fois, on le revoit avec un regard beaucoup plus attentif sur le fond en s'attachant moins à la forme décalée. J'ai souvent souri, ri aux éclats parfois, j'ai été mal à l'aise , j'ai trouvé des moments magnifiques, très touchants, d'autres grotesques mais tellement amusants. L'émotion est très forte lors des derniers plans : le texte lu et les images qui défilent ponctuent magnifiquement ces moments de délires du quotidien.

Dvd réalisé avec Mathieu Copeland à commander ici

14:10 06/08/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : humoeurs, act-u, arts, poly-tiques, place net |  Facebook

25
jui

Chanson qui a bon (Lybie)dos pour Cécilia Sarkozy(zy)

Foresti en Sarkozy(click on pic)

 

Les concubines de la gloire

Bronzent leur petit cul

Au soleil du pouvoir... voir... voir... voir

De Matignon à l'Elysée

Elles baladent leur teint hâlé

Sous des tailleurs pastellisés

D'un œil barbare et avisé

Si elles ne sont qu'ignorance

C'est qu'elles ont l'âme qui pense

Les concubines ont leur secret

On dit d'elles : quelle rigueur !

Et si leur nuit n'est que labeur

C'est qu'elles éteignent les ardeurs

De nos dignes gouverneurs

Dans leur valise diplomatique

Il y a des secrets mirifiques

Sous la semelle de leurs souliers

Il y a des virus indiscrets

Les concubines de la gloire

Bronzent leur petit cul

Au soleil du pouvoir... voir... voir... voir

De Matignon à l'Elysée

Elles cachent leur cruauté

Sous un maquillage léger

Entre leurs seins de porcelaine

Verrouillés de lourdes chaînes

Du sang qu'on n'aura pas chauffé

Des décrets pas encore signés

Quand elles passent à la télé

Elles nous font croire que c'est l'été

Leur déshonneur elles le foulent

En caquetant comme des poules

D'un rien, elles font des confitures

Les concubines ont la peau dure

Et le désir insensé

De connaître un jour le succès

Les concubines de la gloire

Bronzent leur petit cul

Au soleil du pouvoir... voir... voir... voir

De Matignon à l'Elysée

Elles roulent de leurs doigts ingénus

Le bout des seins de nos élus

Elles étalent leur grain de peau

Aux pages centrales des journaux

On leur pardonne ces maladresses

Nos Présidents ont leurs faiblesses

Elles parlent avec force et vigueur

Car de peur qu'on les oublie

Elles ouvrent à tous, leur lit

Pourvu qu'il y ait un préavis

Dans les couloirs de ministères

Quelles parties de jambes en l'air !

Quelques ministres, elles se sont fait

Nos concubines ont la santé

Les concubines de la gloire

Bronzent leur gros cul

Au soleil du pouvoir... voir... voir... voir

Elles ont si bien travaillé

Que les voilà récompensées

Elles sont devenues déput... ées

 

Les concubines de la gloire by Jean Guidoni (Album: Vertigo-)

 

12:00 25/07/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : humoeurs, poly-tiques, act-u |  Facebook

19
jui

l'atelier 340Museum a besoin de vous/nous...

atelier340L'atelier 340 est "perdu" dans une commune qui fait penser à une station balnéaire au bord de la mer Noire au bon temps de la Russie romantique... mais quand on entre dans les lieux, de bois, de tôle et de chairs de chaux, on sent le vrai. Wodek est souvent derrière le bar, des assiettes polonaises aux champignons marinés au vinaigre, de la wodka herbé bison à la simple Maes, des livrets des expos passées, des cartes postales sur des distributeurs faits maison (L'atelier les loue au librairies et autres lieux d'art... demandez à Wodek!), le décor est planté, l'hôte est un personnage, son antre, une histoire.

J'y ai vu toutes leurs expos depuis 2002, j'y ai aimé toutes leurs expos depuis 2002... Irreligia (avec un défilé de mode insolente dans une église encre sacralisée) a même fait prier des fondamentalistes catholiques devant la porte, ce qui prouve que la vie est dedans, aussi remuante que provoquante, aussi dénouée qu'admirée... alors, si ce lieu meurt, une des dernières activités que proposera Jette, sera une visite de son cimetière (cf. Famille LaMort) Famille Lamort Jette End of March 06 ou un concert de Sandra Kim au centre Culturel et avouez que ça serait un peu limité...

 

voici le mail de Wodek, à la recherche de sympathisants, riches ou moins nantis.

Les mails de soutien sont les belles options des pauvres!

 

Milady qui court faire un peu de PC banking pour un billet doux.

 

"Bruxelles, le 15 juillet 2007, Chers collègues, Chers amis, Chers ennemis, Après 28 ans de travail, l'Atelier 340 Muzeum se trouve dans une situation de détresse momentanée en devant trouver 35.000 euros avant la fin de ce mois de juillet 2007, pour rembourser un emprunt bancaire relatif aux travaux de rénovation et d'agrandissement de nos bâtiments. Dans notre détresse financière, nous avons pu compter sur le soutien de la Communauté française, qui a réévalué la situation et augmenté notre subvention pour nous rapprocher d'un niveau plus en adéquation avec nos activités (tant pour le contenant que pour le contenu). Mais si nous entrevoyons enfin le bout de cette longue et grave pénurie grâce à cette réévaluation, il y a encore un hiatus à combler, séquelle du passé. Et nous devons impérativement résoudre ce problème particulier au risque de disparaître, tout simplement. Un rééchelonnement de ce remboursement est malheureusement impossible. Nous avons imaginé trois façons de réunir cette somme, qui permettront à chacun en fonction de ses capacités d'exprimer son soutien: 1) 35 sympathisants enthousiastes, généreux amoureux de l'art contemporain, fidèles plus ou moins réguliers de notre drève de Rivieren, personnes privées ou sociétés, nous avancent 1000 euros chacune, que nous remboursons entre les mois de février et de juin 2008. Ces «emprunts de soudure» nous aideront à renflouer le navire et à éviter le naufrage imminent. 2) Au lieu de rembourser les sommes avancées, nous échangeons les avances contre l'un ou plusieurs de nos «services» spécialisés:

* Transports d'oeuvres d'art
* Travaux de menuiserie muséale ou autre
* Vente d'éditions: cartes postales, catalogues,...
* Location de nos salles (avec catering éventuel)
* Achat d'oeuvres d'art de différents artistes avec lesquels nous

avons travaillé
* ... toute autre proposition sera la bienvenue!
Bien sûr, nous vous facturerons nos prestations.

3) 778 amateurs d'art moins fortunés mais tout aussi désireux d'affirmer leur soutien achètent une carte de sponsor (45 euros) et bénéficient de

l'entrée gratuite à toutes nos activités et d'une réduction de 30% sur nos catalogues. Et en guise de remerciement, nous étendons la validité de cette carte de sponsor jusqu'à la fin 2008! Nous ne nous plaignons pas, nous ne sommes pas malheureux, nous sommes en revanche optimistes... ... et nous travaillons aussi à notre programme qui vaudra la peine d'être vu, programme qui nous lie à la Communauté française via une convention. Nous préparons notamment:

* une présentation de notre collection,
* une présentation de la collection du Centre polonais de la

sculpture d'Orońsko,
* une exposition internationale sur le thème «Nature/Sculpture», un

parcours dans une dizaine de jardins privés et semi publics à travers la commune de Jette,
* /Irreligia Belgique/ (la «suite» d'/Irreligia Pologne/ de 2001-2002) en partenariat avec d'autres institutions belges et en collaboration avec différents universitaires belges et étrangers...,
* une exposition sur le thème «L'art et les champignons»
En ce qui concerne les éditions:
* au mois d'août 2007, parution du catalogue /Une certaine Finlande/ et exportation de l'exposition dans quatre musées et centres d'art

contemporains polonais,
* des catalogues seront publiés pour les expositions «Nature/Sculpture» et pour /Irreligia Belgique,
* des DVD seront réalisés pour chaque exposition.
N'oublions pas:
* les ateliers d'éveil à la sculpture pour les enfants,
* le développement du Centre de documentation,
* la poursuite de la rénovation de nos bâtiments,
* l'aménagement de notre petit parc...


Le temps presse, la fin du mois de juillet approche à grands pas, nous
sommes évidemment à votre entière disposition pour vous renseigner ou pour trouver des solutions originales qui vous conviendraient davantage.

Amicalement,
Wodek devant MaryinakWODEK
Président - concierge
FORTIS 001-4440277-81 IBAN: BE 36 0014 4402
7781 BIC/SWIFT: GEBABEBB
ING 310-0308220-40 IBAN: BE 02 3100 3082
2040 BIC/SWIFT: BBRUBEBB

Atelier 340 Muzeum, Drève de Rivieren, 340

BE-1090 Bruxelles, Tél.: + 32 (0)2 424 24 12, E-mail : info@atelier340muzeum.be

Nous vous serions reconnaissants de faire circuler cette lettre auprès

de gens qui ont un intérêt pour l’art contemporain ou qui pourraient

faire un geste utile."

13:00 19/07/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : poly-tiques, arts |  Facebook

12
jui

BLANC SUR NOIR - vote animal ou rouge.

VOTONS ANIMAUX

12:52 12/06/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : poly-tiques |  Facebook

8
jui

40 ans, ça suffit!

40-ans-d-occupation-ca-suffit-affiche1

10:27 08/06/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : poly-tiques, muse hic |  Facebook

14
mai

YACHT STORY - un article de Daniel Schneidermann dans Libération, le 11 mai 2007

schneidermann"Donc, il aura fallu vingt ans. Vingt ans de télévision privée en France, pour que l'esthétique, les valeurs, les mythologies, les vedettes, le mode d'effraction de la télévision privée finissent de se confondre avec ceux de la politique, s'installent au sommet de l'Etat, et inaugurent un «Yacht Story» inattendu et discordant (palace mais jean, yacht de soixante mètres mais karaoké), dont l'effet de souffle n'est pas sans rappeler l'apparition du Loft Story de M6.

Le casting ? Il n'y a que l'embarras du choix. Voyez Arthur (ancien producteur du Loft), Steevy (ancien candidat du Loft), Bigard, Clavier, Reno, Villeneuve, à côté du président élu, sur ses tribunes, dans ses meetings, prêts à tout pour être dans le cadre : ce sont les visages des émissions qui font frissonner, des films familiaux du dimanche soir, des concerts-événements au Stade de France. Rien que du majoritaire, de l'écrasant, du fracasseur de records, de l'installé au sommet du podium, de l'exceptionnel. Voyez cette faune se mêler aux futurs ministres, comme sur les plateaux des samedis soirs de TF1. Voyez-la, dans la nouvelle hiérarchie enfin assumée sans complexes, écraser les vieux politiques rasoirs et poussiéreux. Voyez Fabius, par exemple, au soir de la défaite de Royal, interrompu sur TF1 parce que nous avons Johnny à l'instant même, chers téléspectateurs, il sort du Fouquet's, et nous n'allons tout de même pas rater sa première réaction ! (Alors qu'aucune chaîne ne diffuse en direct la réaction de François Bayrou, arrivé troisième à la présidentielle. Retourne donc dans ton Béarn, Bayrou !). Les mythologies ? Elles se bousculent. Le petit garçon triste des beaux quartiers ( «Je suis parti de rien, j'étais au fond de la salle, rien ne m'a été donné» ) devenu ce chef exigeant de «la firme», qui recrute les meilleurs, paie grassement, et n'admet pas l'erreur. Les yachts, jets privés, limousines scintillantes, copains milliardaires et grands hôtels, et jusqu'à cette épouse fantasque qui s'épuise à ressembler à Jackie : c'est toute une imagerie néokennedyenne de la presse de papier glacé que convoquent les premiers jours du président élu. Le langage ? Ecoutez cette rhétorique unique qu'il va bien falloir apprendre à déchiffrer, ce mélange d'émotion dans la confidence ( «j'ai changé» ), de compassion (je serai toujours aux côtés des «accidentés de la vie» ), d'effronterie ( «je ne m'excuserai pas» ), d'impudeur, d'insolence et de sincérité provocante ( «pas seulement quand je me rase» ). Ecoutez cette voix de tueur et d'enfant étonné. Les valeurs ? La télé, là encore. La juste récompense des efforts et du travail (TF1 et sa Star Ac). La vitupération de l'impôt (Pernaut et son «Combien ça coûte ?» ). La plus extrême sévérité s'appliquant aux tricheries des humbles (Villeneuve et ses recyclages périodiques de la «France qui triche» ) plutôt qu'à l'incivisme des autres (Johnny sanctifié, et rentrant triomphalement en France sur le pavois du bouclier fiscal). Le culte du succès pour le succès, et de l'audience comme fin unique (les pages de pub annuelles dans la presse, pour célébrer les plus grosses audiences). Reste l'essentiel : le mode d'effraction du sarkozysme présidentiel, la manière dont tout ce cortège s'impose dans les salons et dans les têtes les plus réfractaires. Cette technique, c'est la transgression. Le sarkozysme s'impose par l'effroi et le choc, aussitôt autosoulignés par le sauvageon. «Oui, j'ose parler de nation !» «Oui, j'ose dire qu'un voyou est un voyou !» «Oui, j'ose le palace, le jet privé et le yacht !» La transgression «décomplexée», la rupture avec la «bienséance» habituelle. Toute réserve est condamnée d'avance : la transgression se nourrit de l'approbation populaire contre l'effroi des élites. Qu'on se souvienne de l'apparition foudroyante du Loft et du haut-le-coeur polyphonique devant tant de vulgarité affichée : c'est ce haut-le-coeur qui assura le succès durable de l'émission. La transgression a besoin de cet effroi, de la levée de boucliers des vertueux. Aussitôt qu'elle a allumé l'incendie, regardez-la se parer de son innocence effarouchée. Pourquoi devrais-je m'interdire de parler de nation, d'identité nationale ? Pourquoi devrais-je m'interdire d'appeler un voyou un voyou, et de dormir au Fouquet's ? Pourquoi devrais-je m'interdire de me reposer quelques jours avec ma famille dans mon yacht avec karaoké ? La transgression qui ne semble avoir pour but que de faire la une. Hier, des médias nationaux, et demain, si possible, celle de Time et de CNN.

Sarkozy a-t-il construit sa mythologie en regardant TF1 ? Ou bien est-ce TF1 qui, en vingt ans, a préparé le public à l'avènement de Sarkozy ? Insoluble question de l'oeuf et de la poule. Peu importe. Le spectacle est désormais à l'Elysée, comme le pouvoir était à la télé. Les deux lieux se confondent, et sont interchangeables.

PS : Pendant ces longues journées d'installation de la nouvelle mythologie se faufila à la fin des JT une mince silhouette. Laure Manaudou filait en Italie, à l'anglaise, vivre auprès de l'homme qu'elle aime. Nul ne connaît les sympathies politiques de Laure Manaudou. Mais cette évasion amoureuse de la championne, même muette (ou parce que muette ?) apparaissait déjà comme une sorte de dissidence."

 

http://www.bigbangblog.net/

11:10 14/05/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : poly-tiques |  Facebook

8
mai

petite rasade d'amertume primaire

SarkozyBanlieuesFrancewb1982 - Thierry Le Luron:

"je suis pas raciste, mon chien est noir"

 

2007 - Nicolas Sarkophage:

"je suis pas raciste, j'aime Faudel!"

09:10 08/05/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : poly-tiques |  Facebook

3
mai

SarkoPhage: ensemble, tout est possible!

 
EnsembleToutDevientPossible

 untitled

 
 

09:02 03/05/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : poly-tiques |  Facebook

24
avr

Sarkophage par Onfray

charlie white joshuaLe cerveau d'un homme de droite - Portrait de Nicolas Sarkozy, acte 1. 

La revue Philosophie magazine m'a demandé si, sur le principe, j'acceptais de rencontrer l'un des candidats à la présidentielles pour le questionner sur son programme culturel, son rapport aux choses de l'esprit ou sa relation à la philosophie. Dans la foulée de mon consentement, la rédaction m'a rappelé en me demandant si j'avais une objection contre Nicolas Sarkozy. Pas plus avec lui qu'avec un autre, j'aurais même consenti à Jean-Marie Le Pen tant l'approche de l'un de ces animaux politiques m'intéressait comme on visite un zoo ou un musée des horreurs dans une faculté de médecine. Ce fut donc Nicolas Sarkozy.
Il me paraît assez probable que son temps passé - donc perdu - avec Doc Gynéco ou Johnny Hallyday le dispensait de connaître un peu mon travail, même de loin. Je comptais sur la fiche des renseignements généraux et les notes de collaborateurs. De fait, les porte plumes avaient fait au plus rapide : en l'occurrence la copie de mon blog consacrée à son auguste personne. Pour mémoire, son titre était : Les habits de grand- mère Sarkozy - j'y montrais combien le candidat officiel drapait ses poils de loup dans une capeline républicaine bien inédite S
Je me trouvais donc dans l'antichambre du bureau de la fameuse grand mère Sarkozy, place Beauvau, en compagnie de deux compères de la rédaction de la revue et d'un photographe qui n'en revenaient pas de se retrouver dans cette géographie de tous les coups fourrés de la République. Epicentre de la stratégie et de la tactique politique policière, espace du cynisme en acte, officine du machiavélisme en or d'Etat, et portraits des figures disciplinaires de l'histoire de France représentées en médaillons d'austères sinistres.
Arrivée du Ministre de l'intérieur avec un quart d'heure d'avance, il est 17h00 ce mardi 20 février. Début houleux. Agressivité de sa part. Il tourne dans la cage, regarde, jauge, juge, apprécie la situation. Grand fauve blessé, il a lu mes pages de blog et me toise - bien qu'assis dans un fauteuil près de la cheminée. Il a les jambes croisées, l'une d'entre elles est animée d'un incessant mouvement de nervosité, le pied n'arrête pas de bouger. Il tient un cigare fin et long, étrange module assez féminin. Chemise ouverte, pas de cravate, bijoux en or, bracelet d'adolescent au poignet, cadeau de son fils probablement. Plus il en rajoute dans la nervosité, plus j'exhibe mon calme.
Premier coup de patte, toutes griffes dehors, puis deuxième, troisième, il n'arrête plus, se lâche, agresse, tape, cogne, parle tout seul, débit impossible à contenir ou à canaliser. Une, deux, dix, vingt phrases autistes. Le directeur de cabinet et le porte-plume regardent et écoutent, impassibles. On les imagine capables d'assister à un interrogatoire musclé arborant le même masque, celui des gens de pouvoir qui observent comment on meurt en direct et ne bronchent pas. Le spectacle des combats de gladiateurs.
Je sens l'air glacial que transportent avec eux ceux qui, d'un geste du pouce, tuent ou épargnent. Poursuite du monologue. Logorrhée interminable. Vacheries lancées comme le jet de fiel d'une bile malade ou comme un venin pulsé par le projet du meurtre. Hâbleur, provocateur, sûr de lui en excitant l'adversaire à se battre, il affirme en substance  : « Alors, on vient voir le grand démagogue alors qu'on n'est rien du tout et, en plus, on vient se jeter dans la gueule du loup » !
Je fais une phrase. Elle est pulvérisée, détruite, cassée, interdite, morcelée : encore du cynisme sans élégance, toujours des phrases dont on sent qu'il les souhaiterait plus dangereuses, plus mortelles sans parvenir à trouver le coup fatal. La haine ne trouve pas d'autre chemin que dans cette série d'aveux de blessure. J'avance une autre phrase. Même traitement, flots de verbes, flux de mots, jets d'acides. Une troisième. Idem. Je commence à trouver la crise un peu longue. De toute façon démesurée, disproportionnée.
Si l'on veut être Président de la République, si l'on s'y prépare depuis le berceau, si l'on souhaite présider les destinées d'un pays deux fois millénaires et jouer dans la cour des grands fauves de la planète, si l'on se prépare à disposer du feu nucléaire, si l'on s'expose depuis des années en s'invitant tous les jours dans les informations de toutes les presses, écrites, parlées, photographiées, numérisées, si l'on mène sa vie publique comme une vie privée, et vice versa, si l'on aspire à devenir le chef des armées, si l'on doit un jour garantir l'Etat, la Nation, la République, la Constitution, si, si, si, alors comment peut on réagir comme un animal blessé à mort, comme une bête souffrante, alors qu'on a juste à reprocher à son interlocuteur un blog confidentiel peu amène , certes, mais inoffensif ?
Car je n'ai contre moi, pour justifier ce traitement disproportionné , que d'avoir signalé dans une poignée de feuillets sur un blog , que le candidat aux présidentielles me semblait très récemment et fort fraîchement converti à De Gaulle, au gaullisme, à la Nation, à la République, que ses citations de Jaurès et Blum apparaissaient fort opportunément dans un trajet d'une trentaine d'années au cours desquelles ces grands noms étaient introuvables dans ses interventions , questions qui, au demeurant, rendaient possible un débat, et que c'était d'ailleurs pour ces raisons que nous étions là, Alexandre Lacroix, Nicolas Truong et moi.
Cette colère ne fut stoppée que par l'incidence d'une sonnerie de téléphone portable qui le fit s'éloigner dans la pièce d'à côté. Tout en se déplaçant, il répondait avec une voix douce, tendre, très affectueuse, avec des mots doux destinés très probablement à l'un de ses enfants. Le fauve déchaîné tout seul devenait un félin de salon ronronnant de manière domestique. En l'absence du ministre, je m'ouvre à mes deux comparses en présence des deux siens et leur dit que je ne suis pas venu pour ce genre de happening hystérique et que j'envisage de quitter la place séance tenante 
J'étais venu en adversaire politique, certes, la chose me paraissait entendue, et d'ailleurs plutôt publique, mais ceci n'excluait pas un débat sur le fond que je souhaitais et que j'avais préparé en apportant quatre livres enveloppés dans du papier cadeau ! Quiconque a lu Marcel Mauss sait qu'un don contraint à un contre don et j'attendais quelque chose d'inédit dans ce potlatch de primitifs post-modernes.
Vaguement liquéfié, et sibyllin, le tandem de l'équipe de Philosophie magazine voyant leur scoop s'évaporer dans les vapeurs du bureau propose, dès le retour du Ministre, que nous passions à autre chose et que j'offre mes cadeaux. Je refuse en disant que les conditions ne sont pas réunies pour ce genre de geste et que, dans tous les sens du terme, il ne s'agit plus de se faire de cadeaux.
« Passons alors à des questions ? A un débat ? Essayons d'échanger ? » tentent Alexandre Lacroix et Nicolas Truong. Essais, ébauche. En tiers bien à la peine, ils reprennent leurs feuilles et lancent deux ou trois sujets. La vitesse de la violence du ministre est moindre, certes, mais le registre demeure : colère froide en lieu et place de la colère incandescente, mais colère tout de même.
Sur de Gaulle et le gaullisme récent, sur la Nation et la République en vedettes américaines - disons le comme ça- de son discours d'investiture , sur la confiscation des grands noms de gauche, sur l'Atlantisme ancien du candidat et son incompatibilité avec la doctrine gaullienne, le débat ne prend pas plus . Il m'interpelle : « quelle est ma légitimité pour poser de pareilles questions ? Quels sont mes brevets de gaullisme à moi qui parle de la sorte ? Quelle arrogance me permet de croire que Guy Môcquet appartient plus à la gauche qu'à la France ? ». Donc à lui.
Pas d'échanges, mais une machine performante à récuser les questions pour éviter la franche confrontation. Cet homme prend toute opposition de doctrine pour une récusation de sa personne. Je pressens que, de fait, la clé du personnage pourrait bien être dans l'affirmation d'autant plus massive de sa subjectivité qu'elle est fragile, incertaine, à conquérir encore. La force affichée masque mal la faiblesse viscérale et vécue. Aux sommets de la République, autrement dit dans la cage des grands fauves politiques, on ne trouve semble-t-il qu'impuissants sur eux-mêmes et qui, pour cette même raison, aspirent à la puissance sur les autres. Je me sens soudain Sénèque assis dans le salon de Néron.
Habilement, les deux compères tâchent de reprendre le cours des choses, d'accéder un peu aux commandes de ce débat qui n'a pas eu lieu et qui, pour l'instant, leur échappe totalement. De fait, l'ensemble de cette première demi-heure se réduisait à la théâtralisation hystérique d'un être perdu corps et âme dans une danse de mort autour d'une victime émissaire qui assiste à la scène pendant que, de part et d'autre des deux camps, deux fois deux hommes assistent, impuissants, à cette scène primitive du chef de horde possédé par les esprits de la guerre. Grand moment de transe chamanique dans le bureau d'un Ministre de l'intérieur aspirant aux fonctions suprêmes de la République ! Odeurs de sang et de remugles primitifs, traces de bile et de fiel, le sol ressemble à la terre battue jonchées d'immondices après une cérémonie vaudoue.
Tout bascule quand nous entamons une discussion sur la responsabilité, donc la liberté, donc la culpabilité, donc les fondements de la logique disciplinaire : la sienne . Nicolas Sarkozy parle d'une visite faite à la prison des femmes de Rennes. Nous avons laissé la politique derrière nous. Dès lors, il ne sera plus le même homme. Devenant homme, justement, autrement dit débarrassé des oripeaux de son métier, il fait le geste d'un poing serré porté à son côté droit du ventre et parle du mal comme d'une chose visible, dans le corps, dans la chair, dans les viscères de l'être.
Je crois comprendre qu'il pense que le mal existe comme une entité séparée, claire, métaphysique, objectivable, à la manière d'une tumeur, sans aucune relation avec le social, la société, la politique, les conditions historiques. Je le questionne pour vérifier mon intuition : de fait, il pense que nous naissons bons ou mauvais et que, quoi qu'il arrive, quoi qu'on fasse, tout est déjà réglé par la nature.
A ce moment, je perçois là la métaphysique de droite, la pensée de droite, l'ontologie de droite : l'existence d'idées pures sans relations avec le monde. Le Mal, le Bien, les Bons, les Méchants, et l'on peut ainsi continuer : les Courageux, les Fainéants, les Travailleurs, les Assistés, un genre de théâtre sur lequel chacun joue son rôle, écrit bien en amont par un Destin qui organise tout. Un Destin ou Dieu si l'on veut. Ainsi le Gendarme, le Policier, le Juge, le Soldat, le Militaire et, en face, le Criminel, le Délinquant, le Contrevenant, l'Ennemi. Logique de guerre qui interdit toute paix possible un jour.
Dès lors, ne cherchons pas plus loin, chacun doit faire ce pour quoi il a été destiné : le Ministre de l'Intérieur effectue son travail, le Violeur le sien, et il en va d'une répartition providentielle (au sens théologique du terme) de ces rôles. Où l'on voit comment la pensée de droite s'articule à merveille avec l'outillage métaphysique chrétien : la faute, la pureté, le péché, la grâce, la culpabilité, la moralité, les bons, les méchants, le bien, le mal, la punition, la réparation, la damnation, la rédemption, l'enfer, le paradis, la prison, la légion d'honneur, etc.
J'avance l'idée inverse : on ne choisit pas, d'ailleurs on a peu le choix, car les déterminismes sont puissants, divers, multiples. On ne naît pas ce que l'on est, on le devient. Il rechigne et refuse. Et les déterminismes biologiques, psychiques, politiques, économiques, historiques, géographiques ? Rien n'y fait. Il affirme : «  J'inclinerais pour ma part à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie-là. Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que génétiquement ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d'autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense ». « Génétiquement » : une position intellectuelle tellement répandue outre-Atlantique !
La génétique, l'inné, contre le social et l'acquis ! Les vieilles lignes de partage entre l'individu responsable de tout, la société de rien qui caractérise la droite, ou la société coupable de tout, l'individu de rien, qui constitue la scie musicale de la gauche. Laissons de côté la théorie. Je passe à l'exemple pour mieux tâcher de montrer que le tout génétique est une impasse autant que le tout social. Face à cet aveu de lieu commun intellectuel, je retrouve naturellement les techniques socratiques du lycée pour interpeller, inquiéter et arrêter l'esprit, capter l'attention de mon interlocuteur qui, de fait, semble réellement désireux d'avancer sur ce sujet.
J'argumente :   Lui dont chacun sait l'hétérosexualité - elle fut amplement montrée sur papier couché, sinon couchée sur papier montré, a-t-il eu le choix un jour entre son mode de sexualité et un autre ? Se souvient-il du moment où il a essayé l'homosexualité, la pédophilie, la zoophilie, la nécrophilie afin de décider ce qui lui convenait le mieux  et d'opter, finalement, et en connaissance de cause, pour l'hétérosexualité ? Non bien sûr. Car la forme prise par sa sexualité est affaire non pas de choix ou de génétique, mais de genèse existentielle. Si nous avions le choix, aucun pédophile ne choisirait de l'être
L'argument le stoppe. Il me semble qu'à partir de ce moment, le candidat aux présidentielles, le ministre de l'intérieur, l'animal politique haut de gamme laisse le pas à l'homme, fragile, inquiet, ostensiblement hâbleur devant les intellectuels, écartant d'un geste qui peut être méprisant le propos qui en appelle aux choses de l'esprit, à la philosophie, mais finalement trop fragile pour s'accorder le luxe d'une introspection ou se mettre à la tâche socratique sans craindre de trouver dans cette boîte noire l'effroyable cadavre de son enfance.
Dans la conversation, il confie qu'il n'a jamais rien entendu d'aussi absurde que la phrase de Socrate «  Connais-toi toi-même ». Cet aveu me glace - pour lui. Et pour ce qu'il dit ainsi de lui en affirmant pareille chose. Cet homme tient donc pour vain, nul, impossible la connaissance de soi ? Autrement dit, cet aspirant à la conduite des destinées de la nation française croit qu'un savoir sur soi est une entreprise vaine ? Je tremble à l'idée que, de fait, les fragilités psychiques au plus haut sommet de l'Etat, puissent gouverner celui qui règne !
Lors de sa parution, j'avais lu Le pouvoir et la vie de Valéry Giscard d'Estaing qui racontait ses crises d'angoisse, ses inhibitions le paralysant dans son véhicule militaire de parade le 14 juillet sur les Champs Elysées, ses prétextes pour quitter le conseil des ministres afin de subir une injection de calmant, son désir de se faire psychanalyser (par Lacan !) pendant son septennat, etc. Je me souvenais de confidences faites par tel ami bien informé sur l'état psychique fort peu reluisant de Jacques Chirac après la dissolution et sur le type de traitement psy qu'il suivait à cette époque. Je me rappelais la fin d'un François Mitterrand, entre voyantes et reliques de sainte Thérèse, invocations des forces de l'esprit, croyance en l'au-delà et abandon aux médecines de perlimpinpin.
Et je voyais là, dans le regard devenu calme du fauve épuisé par sa violence, un vide d'homme perdu qui, hors politique, se défie des questions car il redoute les réponses, et qui, dès qu'il sort de son savoir faire politicien, craint les interrogations existentielles et philosophiques car il appréhende ce qu'elles pourraient lui découvrir de lui qui court tout le temps pour n'avoir pas à s'arrêter sur lui-même.
Les soixante minutes techniquement consenties s'étaient allongées d'une trentaine d'autres. Les deux rôles en costumes qui le flanquaient jouaient le sablier. Je trouvais l'heure venue pour offrir mes cadeaux. Au ministre de l'intérieur adepte des solutions disciplinaires : Surveiller et punir de Michel Foucault ; au catholique qui confesse que, de temps en temps, la messe en famille l'apaise : L'Antéchrist de Nietzsche ; pour le meurtre du père, le chef de la horde primitive : Totem et tabou de Freud ; pour le libéral qui écrit que l'antilibéralisme c'est  « l'autre nom du communisme » ( il dit n'avoir pas dit ça, je sors mes notes et précise le livre, la page ) : Qu'est-ce que la propriété ? de Proudhon. Comme un enfant un soir de Noël, il déchire avidement. Il ajoute : «  j'aime bien les cadeaux ». Puis : «  Mais je vais donc être obligé de vous en faire alors ? » Comme prévu.
Dans l'entrebâillement de la porte de son bureau, la tension est tombée. Qui prend l'initiative de dire que la rencontre se termine mieux qu'elle n'a commencé ? Je ne sais plus. Il commente : «  Normal, on est deux bêtes chacun dans notre genre, non ? Il faut que ça se renifle des bêtes comme ça ». Je suis sidéré du registre : l'animalité, l'olfaction, l'odorat. Le degré zéro de l'humanité donc. Je le plains plus encore. Je conçois que Socrate le plongerait dans des abîmes dont il ne reviendrait pas. Du moins : dont l'homme politique ne reviendrait pas. Ou, disons le autrement : dont l'homme politique reviendrait, certes, mais en ayant laissé derrière lui sa défroque politique pour devenir enfin un homme.
Alors que ses cerbères le prennent presque par la manche, il manifeste le désir de continuer cette conversation, pour le plaisir du débat et de l'échange, afin d'aller plus loin. Tout de go, il me propose de l'accompagner, sans journalistes - il fait un mouvement de bras dans la direction des comparses de Philosophie magazine comme pour signifier leur congé dans un geste qui trahit ce qu'il pense probablement de toute la corporation. Je refuse. Une autre fois ? Les deux amis ont leurs deux paires d'yeux qui clignotent comme des loupiotes Voyons donc pour plus tard
Dernier mot de Nicolas Sarkozy en forme de lapsus, il est mouvement vers la sortie : «  Je suis quand même un drôle de type, non ? Je dois convaincre soixante-cinq millions de français, et je vous dis, là, que je voudrais continuer la conversation ! Hein ? Non ? Il n'y a pas autre chose à faire ? Quand même ». Soixante-cinq millions c'est le nombre des français à convaincre d'amour, pas celui des électeurs à convaincre de voter


(A suivre...)

Michel Onfray

14:15 24/04/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : poly-tiques |  Facebook

15
mar

R.E.S.P.E.C.T (Lucie Aubrac, merci)

lucie aubrac

Lucie Aubrac, l'une des dernières grandes figures de la Résistance, est décédée mercredi soir à l'Hôpital suisse de Paris, à Issy-les-Moulineaux. Elle avait 94 ans. C'est l'une des dernières héroïnes de la Résistance qui s'en va. Lucie Aubrac est décédée mercredi soir à l'Hôpital suisse de Paris, à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), à l'âge de 94 ans, a indiqué son mari, Raymond Aubrac.

Jusqu'à la fin,  Lucie Aubrac  était restée une militante inlassable de la mémoire de cette époque. Vivant à Paris avec son mari Raymond Aubrac, 92 ans, l'une des dernières personnalités de la Résistance à avoir connu Jean Moulin, elle se rendait fréquemment jusqu'à ces dernières années dans les collèges et les lycées pour témoigner.

En décembre 2004, son nom avait été donné à un collège de Villetaneuse (Seine-Saint-Denis) pour «associer son nom à la liberté et à l'audace», deux qualités dont elle aura fait preuve toute sa vie.

   Née le 29 juin 1912, dans une famille de vignerons bourguignons, Lucie Bernard, agrégée d'histoire et militante aux Jeunesses communistes, est professeur à Strasbourg où elle rencontre Raymond Samuel - qui deviendra Raymond Aubrac dans la clandestinité - qu'elle épouse le 14 décembre 1939.LucieAubrac

    En août 1940, elle organise une première fois son évasion d'une prison de Sarrebourg (Moselle). A l'automne 1940 en zone libre, elle rencontre à Clermont-Ferrand, le journaliste Emmanuel d'Astier de la Vigerie qui organise un petit groupe clandestin «La dernière colonne» et fait paraître un journal clandestin Libération, noyau de Libération-sud, un des premiers mouvements de résistance.

    Lucie Aubrac enseigne au lycée de jeunes filles Edgard-Quinet de Lyon jusqu'en novembre 1943, date de sa révocation pour ses convictions gaullistes. A partir de novembre 1942, elle dirige dans la région lyonnaise un corps franc qui organise des évasions. Par un judicieux stratagème, elle parvient en mai 1943, à faire libérer son mari, emprisonné depuis mars.

    Le 21 juin 1943, Raymond Aubrac est arrêté par Klaus Barbie avec Jean Moulin, chef du Conseil national de la Résistance (CNR) et une dizaine de résistants à Caluire, près de de Lyon. Quatre mois plus tard, les armes à la main, Lucie Aubrac réussit à libérer son mari et treize autres résistants lors d'un audacieux coup de main durant leur transfert.

Recherchée par la Gestapo, elle gagne Londres le 8 février 1944, avec son petit garçon Jean-Pierre, et accouche quatre jours plus tard d'une fille Catherine.

    A la Libération, Lucie Aubrac rejoint son mari, nommé commissaire de la République (préfet) à Marseille, puis représente le Mouvement de libération nationale à l'Assemblée consultative à Paris. Celle qu'Emmanuel d'Astier de la Vigerie avait surnommée "Madame conscience" est également membre du jury de la Haute Cour de justice du procès Pétain.

    Elle poursuit son engagement militant, pour Amnesty international, puis dans les rangs du Réseau Femmes pour la parité et s'était récemment mobilisée pour les sans-papiers. En 1997, le réalisateur Claude Berri lui avait rendu hommage avec son film "Lucie Aubrac", dans lequel elle était incarnée par Carole Bouquet.

    En avril 1998, les époux Aubrac obtiennent que l'historien Gérard Chauvy et son éditeur Albin Michel soient condamnés pour «diffamation publique» à propos du livre "Aubrac, Lyon 1943" qui mettait en doute leur rôle dans la Résistance. En mars 2004, avec plusieurs figures de la Résistance, comme l'ancien dirigeant communiste Maurice Kriegel-Valrimont ou l'ethnologue Germaine Tillion, elle avait signé un appel aux jeunes générations à réagir devant la remise en cause du «socle des conquêtes sociales de la Libération».

    Grand officier de la Légion d'honneur, elle était l'auteur de «Ils partiront dans l'ivresse» (1984), et de «Cette exigeante liberté» (1997).

   

 LIBERATION.FR : jeudi 15 mars 2007

10:49 15/03/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : poly-tiques, act-u, girlz |  Facebook

28
fév

Je serai(s) une Antoine Waechter

 

11:00 28/02/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : poly-tiques |  Facebook

8
oct

sonorités d'hier?

Auschwitz II, ou Birkenau, ouvre le 8 octobre 1941 en tant que camp d'extermination...

 

et/ou (ou?)

n-attendons-pas

L´ASBL Vlaams Belang en campagne contre l´extrême droite


Près de deux ans après sa création par des membres de la FGTB Liège-Huy-Waremme, l'ASBL Vlaams Belang part en "campagne électorale" contre l'extrême droite. La première action de son programme a été de compléter le message d'un artiste sur un mur de Pierreuse. Ce dernier avait écrit: "Je vous souhaite une bonne déculottée aux élections". Les membres de l'ASBL ont précédé la phrase de "Partis racistes", afin de cibler davantage l'oeuvre artistique. Vlaams Belang a également réalisé un dossier pédagogique intitulé "Avec l'extrême droite, la cible, c'est toi". Il est doté d'un DVD expliquant la mécanique liberticide des mouvements fascistes. Edité à 2.000 exemplaires, ce livret sera notamment envoyé aux enseignants et éducateurs. Le grand public pourra, lui, se procurer un autocollant à placer sur les boîtes aux lettres et invitant les postiers à ne pas distribuer les tracts fascistes. Par ailleurs, la collaboration avec la compagnie des Acteurs de l'Ombre se poursuit. La pièce de théâtre-forum "On la trouvait plutôt jolie" sera encore jouée en maints endroits en Communauté française. Cette pièce traite de la tentation que peut opérer l'extrême droite sur le citoyen. En apothéose de cette campagne, l'ASBL a organisé, le 6 octobre, une grande soirée festive au Palais des Congrès de Liège. Plusieurs artistes sont attendus, sous la houlette du célèbre Bouldou: Domgué, Electrash...

 

et moi, je vais voter en chantant La petite juive de Maurice Fanon, presque facilement et sans trop de réflexion:

lapetitejuive

"Dans ce monde borné de quel entre deux guerres
Où ceux qui font les lois les troussaient par derrière
Nous n'avions que cinq ans du pains sec au dessert
Pour cinq lettres de trop ou un pet de travers
On nous disait tu vois c'est la croix que Grand-Père
A gagné au Chemin des Dames et nos grands frères
Abandonnant le bleu pour un kaki douteux
Cocufiaient Madelon dans les bras de Marlène
Une fois l'an nous allions voir entre père et mère
La victoire en chantant nous ouvrir la barrière
Et nous nous en allions en suçant des bonbons
Jouer du revolver à deux sous le bouchon.

Et je me souviens, la petite juive
Elle me disait viens
Elle était jolie
On faisait des bêtises
Où on ne faisait rien
Elle s'appelait Lise
Et je m'en souviens

Dans ce monde truqué de quelle drôle de guerre
Tout ceux qui font le front le bradait à l'arrière
Nous n'avions que dix ans et dans nos gibecières
Une histoire de France qui tombait en poussière
On nous a fait courir, traverser des rivières
Sur des ponts d'Avignon qui dansaient à l'envers
Ça tirait par devant, ça poussait par derrière
Les plus pressés n'étaient pas les moins militaires
On nous a fait chanter pour un ordre nouveau
D'étranges Marseillaises de petite vertu
Qui usaient de la France comme d'un rince cul
Et s'envoyaient en l'air aux portes des ghettos

Et je me souviens, la petite juive
On lui a dit viens
Elle était jolie
Elle a fait sa valise
Un baiser de la main
Elle s'appelait Lise
Il n'en reste rien

Dans ce monde mort-né d'avant quelle autre guerre
Le Japon blessé lèche encore son cancer
Dans ce monde septique où ceux qui ont la foi
Ne savent plus si Dieu est devant ou derrière
Dans ce monde d'argent où la banque surnage
Comme une poisson ventru qui attend le naufrage
Nous n'avons que trente ans sainte horreur de la guerre
Et pourtant nous n'avons pas cessé de la faire
On nous a fait marner de Djébel en rizières
De Karib en Sylla, de cuvettes en civières
Comme si nous n'avions pas autre chose à faire
Qu'à montrer nos fesses aux quatre coins de la terre

Et je me souviens la petite Juive
Elle me disait viens
Elle était jolie
On faisait des bêtises
Où on ne faisait rien
Elle s'appelait Lise
Et je m'en souviens."

14:16 08/10/2006 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : humoeurs, poly-tiques, act-u |  Facebook