19
nov

Pornographie, colloque à Bordeaux

Ce colloque débute aujourd'hui à 14h..., c'est la première année depuis 4 que je n'y serai pas, dommage, à l'an prochain, donc.

Bonne m... Jean-Michel!

pornographie

12:36 19/11/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, arts |  Facebook

17
nov

Trucalisme publiée...

Publication aux Editions Thélès de la nouvelle illustrée
"ça ira mieux hier"

Sortie officielle de la nouvelle illustrée "ça ira mieux hier",
aux Editions Thélès (Paris), de Catherine Domahidy et illustré par Trucalisme


"Nous sommes en 2118. Le monde va mal. 
Un jeune couple de musiciens décide de fuir l’Europe, devenue une dictature.
Ils fuient tout au nord du continent. Ils rêvent d’une vie nouvelle. 

Y a-t-il encore de l’espoir pour eux au-delà du cercle polaire ?"

commande possible en ligne sur le site des Editions Thélès
ou par bulletin de commande (ci-dessous)
 






ça ira mieux hier...





BD et Illustration, Trucalisme: www.trucalisme.blogspot.com
Portfolio en ligne:
www.tak.carbonmade.com



22:35 17/11/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |  Facebook

10
oct

Lecture recommandée et appréciée et pas juste parce que l'auteur vient de perdre au poker avec St Pierre...

Jacques Chessex - Le vampire de Ropraz

Né en 1934 dans le canton de Vaud, Jacques Chessex, prix Goncourt avec L'Ogre en 1973, est l'auteur d'une œuvre importante en poésie et en prose.

Ier chapitre:

Ropraz, dans le Haut-Jorat vaudois, 1903. C'est un pays de loups et d'abandon au début du vingtième siècle, mal desservi par les transports publics à deux heures de Lausanne, perché sur une haute côte au-dessus de la route de Berne bordée d'opaques forêts de sapins. Habitations souvent disséminées dans des déserts cernés d'arbres sombres, villages étroits aux maisons basses. Les idées ne circulent pas, la tradition pèse, l'hygiène moderne est inconnue. Avarice, cruauté, superstition, on n'est pas loin de la frontière de Fribourg où foisonne la sorcellerie. On se pend beaucoup, dans les fermes du Haut-Jorat. A la grange. Aux poutres faîtières. On garde une arme chargée à l'écurie ou à la cave. Sous prétexte de chasse ou de braconne on choie poudre, chevrotine, gros pièges à dents de fer, lames affûtées à la meule à faux. La peur qui rôde. A la nuit on dit les prières de conjuration ou d'exorcisme. On est durement protestants mais on se signe à l'apparition des monstres que dessine le brouillard. Avec la neige, le loup revient. Il n'y a pas si longtemps qu'on a tué le dernier, en 1881, sa dépouille empaillée s'empoussière à douze kilomètres dans une vitrine du musée du Vieux-Moudon. Et l'horrible ours venu du Jura. Il a éventré des génisses il n'y a pas quarante ans dans les gorges de la Mérine. Les vieux s'en souviennent, ils ne rient pas à Ropraz ni à Ussières. Au temps de Voltaire, qui a habité le château d'en bas, au hameau d'Ussières, les brigands attendaient sur la route principale, celle de Berne, des Allemagnes, plus tard les soldats revenus des guerres de la Grande Armée rançonnaient les honnêtes gens. On fait très attention quand on engage un trimardeur pour la moisson ou la pomme de terre. C'est l'étranger, le fouineur, le voleur. Anneau à l'oreille, sournois, le laguiole glissé dans la botte.
Ici on n'a pas de grands commerces, d'usines, de manufactures, on n'a que ce qu'on gagne de la terre, autant dire rien. Ce n'est pas une vie. On est même si pauvres qu'on vend nos vaches pour la viande aux bouchers des grandes villes, on se contente du cochon et on en mange tellement sous toutes ses formes, fumé, écouenné, haché, salé, qu'on finit par lui ressembler, figure rose, hure rougie, loin du monde, par combes noires et forêts.
Dans ces campagnes perdues une jeune fille est une étoile qui aimante les folies. Inceste et rumination, dans l'ombre célibataire, de la part charnelle à jamais convoitée et interdite.
La misère sexuelle, comme on la nommera plus tard, s'ajoute aux rôderies de la peur et de l'imagination du mal. Solitaire, on surveille la nuit, ébats d'amour de quelques nantis et de leur râlante complice, frôlements du diable, culpabilité vrillée dans quatre siècles de calvinisme imposé. Sans répit déchiffrer la menace venue du fond de soi et du dehors, de la forêt, du toit qui craque, du vent qui pleure ; de l'au-delà, d'en haut, de dessous, d'en bas : la menace venue d'ailleurs. On se barricade dans son crâne, son sommeil, son cœur, ses sens, on se verrouille dans sa ferme, le fusil prêt, l'âme hantée et affamée.
L'hiver attise ces violences sous la longue neige amie des fous, les ciels rouges et bistre entre aube et nuit déshéritée, le froid et la mélancolie qui tend et ronge les nerfs. Ah j'oubliais l'effarante beauté des lieux. Et la pleine lune. Et les nuits de pleine lune, les prières et les rituels, les couennes de lard frottées sur les verrues et les plaies, les potions noires contre la grossesse, les rituels avec des poupées de bois mal dégrossi crevé d'épingles, martyrisé, et les sorts jetés par des fourbes, les prières pour la tache des yeux. On retrouve encore aujourd'hui dans les greniers, les appentis, des grimoires et des recettes de décoction de sang menstruel, de vomi, de bave de crapaud et de vipère pilée. Quand la lune éclaire trop, garde-toi de bric et de brac. Quand la lune arrive tôt, garde le serpent au sac. La folie gagne. Et la peur. Qui a glissé dans la soupente ? Qui a marché sur le toit ? Veille sur ta poudre et ta fourche, avant le secret des gouffres !

chessex

17:55 10/10/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |  Facebook

13
sep

Nouvelle Parution des Editions Sulliver (que je soutiens grandement)

 

fille dévastée
Rozenn Guilcher: 
La fille dévastée -  EN LIBRAIRIE LE 13 OCTOBRE : http://www.sulliver.com/livre/livre.php?ref_article=9782351220597

LE LIVRE - 

La fille dévastée s’adresse aux lecteurs qui s’intéressent au mécanisme des sentiments, et particulièrement ceux qui unissent une mère et son enfant ; à ce lien que la société voudrait pur et constructif et qui apparaît ici malsain et destructeur. Un livre sur la filiation et la folie.

Le contenu
À travers une relation perverse mère-fille, Rozenn Guilcher décortique l’implacable fabrique des sentiments de l’amour et de la haine. Une enfant non désirée et une mère qui refuse de devenir ce qui lui a été imposé : chacune subit la présence de l’autre. Mais le rejet peut décupler le désir d’être acceptée et aimée !

« Plus l’autre vous jette plus vous vous agrippez. Plus vous hait plus l’aimez. Et la force se multiplie par deux : l’autre dans la rage vous dans l’adoration. Elle vous tue tous les jours mais vous ne mourez pas. Et vous lui pardonnez. Elle est votre mère tout au monde et plus. Vous craignez le reste. Le monde vous fait peur. Mais je vous expliquerai une autre fois.»

Dans une lutte incessante entre la fatalité de la déchéance et l’aspiration à la délivrance, les liens se construisent sur le mal-être et conduisent inévitablement les protagonistes aux portes de la folie. Et le lecteur impuissant accompagne alors ce duo filial au bord du gouffre.

 

L’écriture

Grâce à une écriture très cadencée, qui fait habilement alterner les voix de la mère et de la fille, le lecteur pénètre immédiatement dans la puissante ambiguïté de cette relation. Les mots s’enchaînent au rythme des pensées des narratrices dans un style épuré qui colle au froid constat de l’auto-destruction.

L’AUTEUR

Née en 1968, Rozenn Guilcher répond depuis longtemps au besoin d’écrire mais publie ici pour la première fois. Après des études de Lettres Modernes (mémoires sur Saint-Exupéry et Henri Michaux), elle a exercé divers métiers liés à l’éducation et à la culture.

À SOULIGNER

 

La fille dévastée 

est le huitième titre de la collection Littératures actuelles.

Parution octobre 2009 -

13 x 20 cm - 176 pages - ISBN 978-2-35122-059-7 - Prix : 15 €


Extraits :
Lorsque je parle avec mère je parle vite vite très vite. Il n’y a pas de place. Alors vite ! Avant qu’elle ne reprenne son souffle et sa voix. Avant qu’elle ne prenne ce qu’elle ne m’a pas donné. Alors vite. Parle. Colle des mots. En apnée. Creuse avec mes doigts. Affolée. Précipitée. Parce que là rien n’attend ni n’entend. Il n’y a pas d’espace. Il n’y a pas de place. Alors avec les doigts un trou dans la terre comme une tombe. Avec les doigts.
Mère m’a filmée pendant les dix premières années de ma vie. Elle a tout gardé. Elle a des preuves. Elle a filmé mes colères, mes façons de manger, mes réveils, mes occupations, mes toilettes, mes jeux. Il y a des parents qui filment leurs enfants pour les souvenirs garder les bons moments. Mère me filmait pour m’espionner. Elle me surveillait ainsi. Elle me considérait comme un animal de laboratoire qu’il fallait observer. Analyser les réactions, réaliser des expérimentations. J’étais rat. Rat est devenu intelligent à force d’essayer de déjouer les pièges. Rat s’est dédoublé. Rat de laboratoire répondant aux critères expérimentaux.
J’ai longtemps cru que, pour être aimée, il fallait que je sois un rat. Sage. Avec les réactions qu’on attendait. Un rat digne de ce nom. Alors l’amour et le regard qui brille de mère parce que son rat s’est bien tenu. A été gentil et sage. Peut-être qu’elle lui donnera un sucre comme aux chevaux ou aux chiens.
Un sucre c’est de l’amour. Enfin je l’ai cru. Une récompense d’avoir été comme elle veut. Pour que maman m’aime être un bon rat. Se plier aux exigences. Se mettre de côté soi soi-même ne pas exister. C’est comme cela qu’on vous aime. C’est comme cela qu’on vous désire. Oui c’est cela l’amour. Sinon non. Et l’on vous punira. Et l’on vous fera comprendre que vous décevez vous êtes méprisable mauvais rat qui ne mérite pas une mère si dévouée qui fait tout pour lui ! Et les injures et les dénigrements. Mais ces coups-là ne se voient pas ne laissent pas de traces non. Pas traces sur corps. Je vous parle d’autres blessures. Mère était professionnelle en autres blessures parce qu’elle avait élevé un mauvais rat et qu’elle ne pouvait faire autrement que de le blâmer.
Le mauvais rat c’était moi.

19:57 13/09/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |  Facebook

Mort au pilon!!!

Infolettre n°9 de maelstrÖm reEvolution

Mort au Pilon! Les livres invendus libérons:
Cliquez ici pour voir l'annonce complète sur notre site.
Téléchargez ici le communiqué de presse au format PDF

La Troupe Poétique Nomade à LA GOUTTE à Bruxelles le 24 septembre, à Amay le 26 et à Pise le 10 octobre!
Soirées de lectures, musique et performances à Bruxelles et Amay dans le cadre de l'opération MORT AU PILON! Les livres invendus libérons... et à Pise dans le cadre du Salon du Livre Pisa Book Festival où la Belgique est le Pays invité d'honneur!

19:44 13/09/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |  Facebook

26
aoû

Une vie bouleversée

Une vie bouleversée de Etty Hillesum (1914-1943)

Née le 15 janvier dans une famille juive des Pays-Bas, elle vint poursuivre ses études universitaires à Amsterdam. Quand eurent lieu les premières rafles des Juifs par les nazis, elle décida de s’engager au service des internés dans le camp de « transit » de Westerbork. Internée à son tour, elle fut déportée à Auschwitz le 7 septembre 1943 et y mourut le 30 novembre. Son journal, écrit entre 1941 et 1943, est un extraordinaire témoignage sur sa vie intérieure durant ces années terribles. Bien que juive, Etty Hillesum avait comme livres de chevet les Confessions d’Augustin et la Bible, notamment le Nouveau Testament qu’elle citait souvent. Non chrétienne par le baptême, cette âme hors du commun vécut intensément les valeurs chrétiennes par son altruisme et son amour de Dieu.

etty_hillesum

Jeudi 17 septembre [1942] , 8 heures du matin. Le sentiment de la vie est si fort en moi, si grand, si serein, si plein de gratitude, que je ne chercherai pas un instant à l'exprimer d'un seul mot. J'ai en moi un bonheur si complet et si parfait, mon Dieu. Ce qui l'exprime encore le mieux, ce sont ses mots à lui : « se recueillir en soi-même ». C'est peut-être l'expression la plus parfaite de mon sentiment de la vie : je me recueille en moi-même. Et ce « moi-même », cette couche la plus profonde et la plus riche en moi où je me recueille, je l'appelle « Dieu ». Dans le jour­nal de Tide, j'ai rencontré souvent cette phrase : « Pre­nez-le doucement dans vos bras, Père. » Et c'est bien mon sentiment perpétuel et constant : celui d'être dans tes bras, mon Dieu, protégée, abritée, imprégnée d'un sentiment d'éternité. Tout se passe comme si chacun de mes souffles était pénétré de ce sentiment d'éternité, comme si le moin­dre de mes actes, la parole la plus anodine s'inscrivait sur un fond de grandeur, avait un sens profond. II m'écrivait dans une de ses premières lettres : « Et chaque fois que je peux dispenser autour de moi un peu de ce trop-plein de forces, je suis heureux. »

II vaut certainement mieux que tu aies amené mon corps à crier « halte-là », mon Dieu. Je dois absolument retrou­ver la santé pour accomplir tout ce qui m'attend. Ou bien n'est-ce qu'une vision conventionnelle de plus ? Même un corps maladif n'empêchera pas l'esprit de continuer à fonctionner et à porter ses fruits. Ni de continuer à aimer, à être à l'écoute de soi-même, des autres, de la logique de cette vie, et de toi. Hineinhorchen, «écouter au-dedans », je voudrais disposer d'un verbe bien hollandais pour dire la même chose. De fait, ma vie n'est qu'une perpétuelle écoute « au-dedans » de moi-même, des autres, de Dieu. Et quand je dis que j'écoute « au-dedans », en réalité c'est plutôt Dieu en moi qui est à l'écoute. Ce qu'il y a de plus essentiel et de plus profond en moi écoute l'essence et la profondeur de l'autre. Dieu écoute Dieu.
Comme elle est grande la détresse intérieure de tes créa­tures terrestres, mon Dieu. Je te remercie d'avoir fait venir à moi tant de gens avec toute leur détresse. Ils sont en train de me parler calmement, sans y prendre garde, et voilà que tout à coup leur détresse perce dans sa nudité. Et j'ai devant moi une petite épave humaine, désespérée et ignorant comment continuer à vivre. C'est là que mes difficultés commencent. Il ne suffit pas de te prêcher, mon Dieu, pour te mettre au jour dans le cœur des autres. Il faut dégager chez l'autre la voie qui mène à toi, mon Dieu, et pour ce faire il faut être un grand connaisseur de l'âme humaine. Il faut avoir une formation de psychologue : rap­ports au père et à la mère, souvenirs d'enfance, rêves, sentiments de culpabilité, complexes d'infériorité, enfin tout le magasin des accessoires. Dans tous ceux qui vien­nent à moi, je commence alors une exploration prudente. Les outils qui me servent à frayer la voie vers toi chez les autres sont encore bien rudimentaires. Mais j'en ai déjà quelques-uns et je les perfectionnerai, lentement et avec beaucoup de patience. Et je te remercie de m'avoir donné le don de lire dans le cœur des autres. Les gens sont parfois pour moi des maisons aux portes ouvertes. J'entre, j'erre à travers des couloirs, des pièces : dans chaque maison l'aménagement est un peu différent, pourtant elles sont toutes semblables et l'on devrait pouvoir faire de chacune d'elles un sanctuaire pour toi, mon Dieu. Et je te le pro­mets Je te le promets, mon Dieu, je te chercherai un loge­ment et un toit dans le plus grand nombre de maisons possible. C'est une image amusante : je me mets en route pour te chercher un toit. Il y a tant de maisons inhabitées, où je t'introduirai comme invité d'honneur. Pardonne-moi cette image assez peu raffinée.

Le soir, vers 10 heures et demie. Mon Dieu, donne-moi la paix, et la force de venir à bout de tout. Il y a tant à faire. Il faut que je me mette enfin à écrire sérieusement. Mais je dois commencer par m'imposer une discipline de vie. La lumière s'éteint en ce moment dans le baraque­ment des hommes. Mais je rêve, c'est vrai qu'ils n'ont même pas de lumière ! Où es-tu donc allé ce soir, petit frère d’armes ? Je sens déferler parfois une vague de tris­tesse, de ne plus pouvoir ouvrir la porte de mon baraque­ment pour me retrouver sans transition devant la vaste lande. La porte ouverte, je fais un bout de chemin sur le terrain du camp et je n'ai pas longtemps à attendre avant de voir mon compagnon d'armes venir vers moi d'un côté ou d'un autre, le visage hâlé, une ride verticale, inquisi­trice descendant entre ses yeux. Quand la nuit commence à tomber, j'entends dans le lointain les premières notes de la Cinquième de Beethoven.

Je voudrais pouvoir venir à bout de tout par le langage, pouvoir décrire ces deux mois passés derrière les barbelés, les plus intenses et les plus riches de ma vie, et qui m'ont apporté la confirmation éclatante des valeurs les plus gra­ves, les plus élevées de ma vie. J'ai appris à aimer Westerbork, et j'en ai la nostalgie. Lorsque je m'endormais là-bas sur mon étroit châlit, j'avais la nostalgie de ce bureau où j'écris en ce moment. Je te suis reconnaissante, mon Dieu, de me rendre la vie si belle, partout où je me trouve, que chaque endroit que je quitte m'emplit de nostalgie. Mais cela rend parfois la vie pesante et dure à por­ter. Tu vois, il est dix heures et demie passées, les lumières du baraquement s'éteignent, je crois qu'il est temps d'aller me coucher. « La malade doit mener une vie réglée », dit l'impressionnant certificat que l'on m'a délivré. Et je dois manger du riz, du miel et d'autres mets quasi légendaires.

Cela me fait penser tout à coup à cette femme dont les cheveux de neige encadraient le noble visage ovale ; elle avait un petit paquet de toasts dans sa musette. C'est tout ce qu'elle emportait de vivres pour son voyage en Polo­gne : elle suivait un régime très strict. Elle était extrême­ment gentille et calme ; elle était grande et avait une sil­houette de jeune fille. J'ai passé tout un après-midi avec elle, assise au soleil devant les baraquements de transit. Je lui ai donné un petit livre qui venait de la bibliothèque de Spier, Die Liebe, de Johanna Muller, cadeau dont elle parut très heureuse. A quelques jeunes filles qui étaient venues nous rejoindre, elle dit : « Attention, demain matin lorsque nous partirons, chacun d'entre nous n'aura pas le droit de pleurer plus de trois fois. » L'une des jeunes filles répondit : « On ne m'a pas encore distribué mon ticket de rationnement pour pleurer ! »

II est près de onze heures. Comme cette journée a passé vite ; Je crois que je vais tout de même me coucher. Demain, Tide mettra son petit tailleur gris clair et chantera Auf, auf mein Herz, mit Freude au parloir du cimetière. Pour la première fois de ma vie, je prendrai place dans une voiture à petits rideaux noirs. J'ai encore tant à écrire, des jours et des nuits. Donne-moi la patience, mon Dieu. Une patience d'un genre tout nouveau. Ce bureau m'est redevenu familier et l'arbre devant ma fenêtre n'a plus le tournis. En me permettant de me rasseoir à mon bureau, tu dois bien avoir une intention précise, en tout cas je ferai de mon mieux. Et maintenant, bonne nuit, pour de bon.
J'ai si peur que tu aies des moments difficiles, là-bas, Jopie, et je voudrais tant t'aider. Et je t'aiderai. Bonsoir !
Dimanche soir. Traduire en mots, en sons, en images.
Bien des gens sont encore pour moi de véritables hié­roglyphes, mais tout doucement j'apprends à les déchif­frer. Je ne connais rien de plus beau que de lire la vie en déchiffrant les êtres.
A Westerbork, j'avais l'impression d'avoir devant moi l'armature dénudée de la vie. Le squelette même de la vie, dépouillé de tout vêtement de chair. Je te remercie, mon Dieu, de m'apprendre à lire de mieux en mieux.

Je sais qu'il me faudra faire un choix. Un choix très difficile. Si je veux écrire, si je veux essayer de noter tout ce qui se presse en moi et demande toujours plus instam­ment à être exprimé, je devrai me retirer à l'écart des hommes bien plus encore que je ne le fais en ce moment. Alors je devrai fermer ma porte pour de bon et engager une lutte à la fois sanglante et salutaire avec une matière qui me paraît presque impossible à maîtriser. Je devrai me retirer d'une petite communauté pour pouvoir m'adresser 'à une autre, plus vaste. Il ne s'agit peut-être même pas de s'adresser à une communauté. C'est l'urgence d'une impulsion purement poétique de matérialiser au moins une parcelle de ce trésor d'images que l'on porte en soi - enfin c'est une chose si élémentaire qu'on n'a même pas besoin, à vrai dire, d'expliquer ce que c'est. Je me demande parfois si je n'use pas ma vie jusqu'à la corde ; je vis, je jouis de la vie, je l'assume si complètement que je la consume jusqu'au bout, il ne reste plus rien. Et peut-être faut-il, pour pouvoir créer, disposer d'un reste, d'un résidu non consumé qui fasse naître une tension, stimulant indis­pensable à toute œuvre de création.

Je parle beaucoup, beaucoup aux gens ces derniers temps. Pour l'instant, je parle d'une façon beaucoup plus imagée et incisive que je ne pourrais le faire en écrivant. Je me dis parfois que je ne devrais pas me disperser ainsi en vaines paroles, que je devrais me retirer en moi-même et suivre en silence, sur le papier, la voie de ma quête personnelle. Toute une part de moi-même désire cette retraite. Une autre ne peut encore s'y résoudre et se perd en paroles au milieu des hommes.


Hillesum, Etty. Une vie bouleversée suivi de Lettres de Westerbork. éditions du Seuil, Paris, 1995, p.207-211.

22:30 26/08/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |  Facebook

17
jui

MOUSSE (de bière ou de champ'?)

ben tiens...

CCastorafficheconcours2009-full;init_"Bonjour,
Comme vous le savez l
a première édition du concours d'écriture de nouvelles ROCK est close depuis le 1er mai 2009. 
Vous avez été nombreux à participer à ce concours: 117 nouvelles reçues avec un rush sur les dernières heures du concours.  De partout en France mais aussi de Russie, de Belgique, de Suisse, les nouvelles sont arrivées.
De 13 à 64 ans, le thème vous a inspiré de magnifiques textes, 
certains écrits avec les tripes, beaucoup sentent le vécu, la bière et le rock'n roll. 
Qui va remporter la magnifique guitare ? Qui va connaître l’amour, la gloire et la beauté ? Plus que quelques jours, quelques heures avant l’annonce du palmarès. Le suspens est à son maximum !
Le jury clôture ses délibérations et le résultat sera annoncé le 19 juin 09 entre
18h00 et 19h00 au Café Littéraire de la Librairie Dialogues à Brest , l'occasion d'évoquer les liens étroits entre rock et littérature. Vous êtes les bienvenus.
Chaque participant sera informé par mail du palmarès avant la fin du week-end prochain.
Parmi les très nombreux textes reçus, voici en lien
la liste de ceux que nous avons retenus et transmis à l’ensemble du jury, la catégorie (Adulte ou Jeune) et le nom et prénom de leur auteur. Le ou la gagnante fait donc partie des textes suivants.
Quelque soit ces résultats, nous espérons que vous aurez pris autant de plaisir à écrire ces nouvelles que nous à les lire et que nous partagerons avec vous ce plaisir en mettant en ligne les nouvelles gagnantes !

Jean-Pierre Jaffrain
Café Castor"

là: http://mycafecastor.googlepages.com/préselectionconcours2009

et mon début de nouvelle, dédiée à FP Mény, est le suivant:

A FP Mény

 Sacré Cœur 

 

Ici, la ville. Blanche selon l’heure. Au milieu, un point, noir, un sacré cœur coincé entre les seins de Notre Dame de Lorette. Plus loin, une rive du canal Saint Martin, il est soleil de midi. C’est dit. Jack Russell fait un petit à la jambe de Ramona. Il branle sa peau laiteuse. Entre leurs pattes, les sacs à dos de mauvaise fortune transpirent. La rue, terrasse interminable, dresse la liste : un banc vert merde de pigeons, trois vieux gris, quatre litres de vin rouge Ed et une dizaine de pupilles blanches. Vue sur le néant. Avec tout ce vent sans courant, le génie de la Bastille a pris un coup de froid. Les miséreux des escaliers ont la dent moins dure que la vie.

Ramona, percée comme un panier, aime les motards, les tocards et roule dans les brancards. Évidences. Ramona, tatouée comme un mur taggé de la Gare Sans Hasards, hait les bagarres, les fanfares et vient de Navarre. Récurrences.

Stan l'aime accessoirement. Il dit femme de clodos, femmes des potos, comme il brève de comptoir, cet homme de bar sans pilier. Ramona l’aime assez pour qu’ils traînent main dans la main. Lendemains poinçonnés. Fourmis dans les jambes, crabes dans la culotte, Ramona geint...

- Stan, on y va ?

- Bye Domi, ciao Grano... Lucien, t'as pas mon blé ? Putain, Christa, t'as eu un môme ?...

Railleries. Rails. Rails. Rails. Ceux qui meurent paieront le train.

- A ce soir les mecs ? Virée chez les bobos blaireaux ! 

la suite dans un prochain épisode...

21:37 17/06/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |  Facebook

15
jui

La fête des ateliers d'écriture

CoiffeurHP entrezlireBonjour à tous,

Ce message pour vous annoncer La fête des ateliers d’écriture qui se tiendra lundi 22 JUIN à Passa Porta

Réservez à info@entrezlire.be - http://www.entrezlire.be/Kal.acgi$LNw_fr?&Session=S166615471&serial=832900179

19 heures


Ouverture du marché des ateliers :
Le public est invité à découvrir les stages d’écriture d’été (proposés en partenariat avec le CESEP), à rencontrer d’autres participants et les animateurs de Kalame qui l’informent des ateliers qu’ils animent un peu partout en communauté française, découvrir les écrits de ces animateurs,
ainsi que des ouvrages de références sur l’écriture et les ateliers...
 
Et vernissage de l’exposition de l'atelier d'illustration
Hans mon Hérisson, un conte peu connu recueilli par les frères Grimm,
fut le point de départ d'une curieuse aventure pour les membres de l'Atelier d'Illustration de Dominique Maes à Passa Porta et quelques élèves de l'ERG (expo jusqu’au 23 août 2009)
 
19 heures 45

Présentation du #3 de la revue Parenthèse en compagnie de Myriam Mallié qui en a rédigé le dossier, posant son regard d’artiste et de formatrice sur la question des enjeux psychologiques de l’écriture.
Présentation du stage “Pension de famille” : Atelier d'écriture et de recherche autour des différentes images archétypiques du Créateur, telles que racontées dans les cosmogonies.

20 heures 15

C’est la faute au petit Nicolas” ou “Intimité et écriture en ateliers”, conférence par Jean Van Hemelrijck (psychologue)

Le simple fait que le mot “intime” désigne à la fois “la vie intérieure, généralement secrète, d’un  personne” et “une personne étroitement liée à une autre “ montre d’emblée le paradoxe du “secret partagé” que contient la notion même d’intimité ! Paradoxe qui cause certains malentendus lorsque l’on échange, par exemple, à propos du dévoilement de l’intimité en atelier d’écriture...
Pour tenter d’éclaircir la question, nous redéfinirons d’abord la notion d’intimité en général, tenterons de déterminer la place qui lui est accordée
dans notre culture, d’observer comment elle a évolué avec la société, et comment elle continue de le faire, à l’ère de la téléréalité et de face-book.
Ensuite, nous l’aborderons dans le champ particulier de la lecture. Nombre de témoignages parlent en effet de “rencontre intime” avec un auteur, via son texte, voire de télépathie.
Du point de vue des écrivains, par contre, si une majorité s’accorde sur le fait que l’on écrit “à partir” de soi, nous entendons des discours divers, voire opposés, sur la part de soi, sur la profondeur de cette part, investie (ou non) dans l’écriture. Comment envisager cela dans le cas de l’autobiographie, de l’autofiction, mais aussi dans le champ de la littérature ? (Ne) serait-elle (pas), la littérature, le lieu de “ce partage
de ce qui est le plus profond” ? Sans doute n’y a-t-il pas de réponse unique, chaque écrivain étant libre de régler la question ... en toute intimité.
Enfin, nous poserons la même question dans le cadre plus précis de la pratique de l’écriture en atelier. Car le groupe de participants réunit
potentiellement des personnes ayant des attitudes et des convictions  différentes.
Un dévoilement de l’intimité doit-il y être absolument évité ? Sous peine de  quoi ? Est-ce réaliste de l’envisager ?
Un dévoilement de l’intimité peut-il s’y imposer ? A notre insu ? ...
 
Cette conférence est accessible à tout public, sur réservation.

Entrée : 6 (5 euros), comprenant un verre offert à l’arrivée

21:49 15/06/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, atelier |  Facebook

ode à la lenteur

C pas encore un an - juin 09
Milan Kundera dit que la vitesse, le démon de la vitesse, est souvent associée à l'oubli, à l'évitement, alors que la lenteur l'est à la mémoire, à la confrontation. Nous bougeons lentement lorsque nous voulons nous écouter, écouter les autres, et le monde qui nous entoure. Nous bougeons lentement lorsque nous voulons nous confronter à nous mêmes. La ruée de la vie contemporaine anéantit notre faculté d'observer, d'entendre, de faire un pas en arrière et de nous émerveiller, de méditer. Notre société, dit Kundera, veut souffler la minuscule flamme vacillante de la mémoire, pour l'éteindre.

Extrait de l'âne de Schubert de Andy Merrifield, actuellement en lecture après 22h22, merci.

 

(illustration des pieds de C.)

20:32 15/06/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, ego trip-e |  Facebook

Le Cercle Pan! invite le Collectif Ombre pour Dark 2.0 le 20.06.09 à 18h

Le Cercle Pan! invite le Collectif Ombre pour Dark 2.0 le 20.06.09 à 18h

Dark_2_0

Défilé de drapés sombres dessinés, cousus, ouvragés en vrai, ombres et lueurs, valse si lente des tissus, des étoffes, des fils et des découpes d'avant-guerre, Grand-Père, feuilles séchées, automne, printemps, été, hiver dans le grand, grand éphémère Cercle Pan!, chute et destruction des ensembles d'habitat noir et blanc, la ville, la périphérie, les corps vêtus exhibés se frôlent d'habitude et là aussi, reste la part de hasard, celle de l'intention, la scène, sa mise, son absence, sa tenue irréprochable de va-et-viens et demeure, les maisons, les habits, sont des meubles, les centres poétiques se déplacent dorénavant vers des marges réduites à la peau du chagrin sur les os du sourire, quelques centimètres suffisent comme des gouttes, ne sait-on jamais, on murmure que le Pays a inventé une fête de la musique contre la musique, la fête, l'être, quelques pas suffisent pour loger l'imaginaire contorsionniste qui marche les quatre saisons sans rien vendre que ses clichés, ses affiches, ses fenêtres, la ville est partout et pourtant elle meurt et on dit qu'elle renaît mais qui le dit ? Pas une manifestation n'est habillée, pas une manifestation ne crie plus fort que le crissement du discret coton, le roulement des volets mécaniques et nous, nous murmurons en bas des palissades : le toujours d'humeur sombre Cercle Pan! invite DARK 2.0, une initiative du Collectif Ombre (proposition de Catherine Piéderrière) pour un défilé désorganisé/organisé et des nourritures pour oreilles, yeux, cervelle bien sûr le samedi 20 juin 09 à partir de 18h, l'exposition se poursuivant sur rdv (cerclepan@gmail.com) jusqu'au 02.07.09.

EXPOSITION : FRED PERIE (photographie)
, BURC AKYOL (illustration) et Mathilde TIXIER (pastels)

PERFORMANCE : NOUS (poésie, musique, danse)
DEFILE DARK 2.0 : COLLECTIF OMBRE
CONCERT : CHEVAL BLANC + GUESTS
IMPROVISATION : LABORATOIRE 53 (musique, lecture, butô)
LECTURES : Hervé DAUPHIN, Anne DUHURT, FRED PERIEMathilde TIXIER et Mathieu DIEBLER
Le Cerce Pan! vit probablement ses dernières semaines dans la belle maison, il ne faudra pas venir se plaindre plus tard quand les gravats auront remplacé les notes et les sourires, faudra pas se nourrir de regrets, c'est si con, les regrets.

Défilé, vernissage et autres réjouissances le 20.06.09 de 18h à 0h00 / Exposition sur rdv à cerclepan@gmail.com jusqu'au 02.07 / Entrée libre / Maison du Cercle Pan! 45 r du Fbg du Temple Paris 10 / Mo République, Goncourt, Belleville / http://panblog.typepad.com

19:55 15/06/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : arts, lis tes ratures |  Facebook

12
jui

ce soir, si, si, ce vendredi soir... Milady Renoir et des gens bien au Centre Culturel Omar Khayam...

flyerweb-120609

02:10 12/06/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |  Facebook

11
jui

Atelier d'écriture "les Indélébiles" (27/09/09)


Et si les noms de Dominique Maes & Patricia Mignone ne sont toujours pas imprimés dans vos ADN, voyez plutôt ce que je (leur) propose...

***********

Printing walkVous avez une page du Prophète de Gibran accrochée au dessus de votre lit?
Un haïku calligraphié dans vos toilettes?
Un exemplaire première édition du Tropique du Capricorne de Miller sous cloche?
Un "Martine à la plage" enrobé de papier de soie?
Un Assommoir dans la poche? La Bible est votre roman de gare?
Vous connaissez par coeur un texte phare qui est pour vous un pan indélébile, dans lequel il y a des morceaux déclics, des pages claques, des premiers amours, des tours de manège, des sortilèges, ...

Apportez cet écrit le dimanche 27 septembre 2009, allons ensemble au bout de nos obsessions en jouant avec ces Fleurs du Mal.
Ecrire pour toujours, les Indélébiles à côté de soi, sans doute, ni scrupule.

Pré-Consigne: merci de m'aviser du livre choisi (ou tout autre support), voire de m'envoyer un extrait préféré avant mi-septembre.
 
 ***********
 
 
Programme:
9h15 - 12h15: Temps d'écriture dans le studio de tatouage "La Boucherie Moderne"; place du Jeu de Balle.

12h30 - 13h45: Repas & Expo au Chaff (bar/resto du Jeu de balle) qui exposera une artiste peintre qui travaille sur le tatouage, les piercings, les traces, l'identité... Patricia Mignone. http://lumiereincidente.skynetblogs.be/

14h - 17h30: Temps d'écriture aux Archives de la Ville de Bruxelles, rue des tanneurs 65.

15h30 - 16h00: Intervention passionnée et ludique de Dominique Maes (http://www.dominiquemaes.net/) autour du livre qui dure.

18h00 - 18h45: Petite surprise ludique indélébile pour chaque participant.
***********

Détails pratiques:
Horaires: 9h15 - 18h45 - rendez-vous à 9h00 devant l'Eglise Notre-dame Immaculée, Place du Jeu de Balle
Participants: max. 8 - min. 5
Participation: 65€, repas compris.
Confirmation obligatoire sur miladyrenoir@yahoo.co.uk
Information: 0494 58 13 04 & http://atelier-milady.skynetblogs.be/

23:43 11/06/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, atelier |  Facebook

9
jui

Le dérèglement de Yann Bourven - message des éditions Sulliver

Bonjour,

Le dérèglement de Yann Bourven, nouveau titre de la collection Littératures actuelles, sort en librairie le 18 juin.

A la lisière des genres, entre roman et poésie, l’auteur amène ses personnages aux portes de la résistance : résistance à la pensée unique qui dérègle les sentiments humains. A l’instar de Rimbaud qui préconisait « un lent et raisonné dérèglement des sens », les protagonistes empruntent les chemins de traverses pour trouver leur vérité. Mais est-ce le dérèglement de leur âme ou celui de la société qui les conduit au bord de la folie ? Dans un style fougueux et mouvant, les émotions surgissent et nous proposent une autre vision de notre monde et de nous-mêmes.

Yann Bourven, qui publie à 30 ans son 5e livre, continue d’explorer les formes d’écritures les plus variées et leur propre dérèglement. Entre prose et poésie, il affronte ses démons personnels et ses questionnements artistiques. Car au cœur de la fiction, l’auteur pose une des questions récurrentes dans son œuvre : quelle place occupe l’écrivain dans la société ? Quel est son rapport à la création ?

Assurément, pour Yann Bourven faire résonner les mots s’apparente à un acte de résistance sociale et littéraire.

Isabelle Dubois
Éditions Sulliver
06.63.25.27.24
Idubois.sulliver@gmail.com
www.sulliver.com

16:59 09/06/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |  Facebook

Christine Van-Acker récidive... (plus sorties Dessert de Lune)

la dernière pierreBonjour, voici un avis de parution de mon dernier livre (et de trois autres...). A faire circuler, bien évidemment !
Le livre peut se voir dans le site de mon éditeur :
www.dessertdelune.be 
Jolie soirée !
 
Christine Van-Acker

Voici pour s’avancer vers l’été, quatre voix féminines pour quatre livres à paraître tout prochainement dans la collection Pleine Lune.

Anne-Lise Blanchard – Anonyme Euphorbe.
Cécile Guivarch – Te visite le monde.
Bernadette Throo – Carnet d’une dendrophile.
Christine Van Acker – La dernière pierre.

Ces quatre titres seront mis en vente le 18 juin au Marché de La Poésie de St-Sulpice (du 18 au 21), mais il est déjà possible de les réserver.
(visuels en pièces jointes + présentation et bon de commande).

Pour celles et ceux qui viendront humer les effluves poétiques de St-Sulpice, notez que le samedi 20 juin sur le stand Face A3 (voir plan sur http://www.poesie.evous.fr/IMG/pdf/Plan_2009_JDL.pdf) que j’occuperai en compagnie de la revue et des éditions Archipel de mon ami Alain Germoz, une séance de signatures collective se déroulera avec :
De 14h00 à 15h00, venus de Lille et de Marseille, Jean-Marc Flahaut pour “Spiderland” et Daniel Labedan pour “Transatlantique
De 15h00 à 16h00, venues du 15ème et du 18ème, Perrine le Querrec et Stéphanie Buttay pour “Coups de ciseaux
De 16h00 à 17h00, venus de Belgique et du 14ème, Alain Dantinne et Saïd Mohamed pour “Journal d’un incapable” et “Souffles
De 17h00 à 18h00, venues de Sauvia et du 11ème, Anne-Lise Blanchard et Marcella pour “Anonyme euphorbe” et “Trente cette mère avant
Sur son stand du Pré#Carré (Jardin des Livres), venu de Grenoble, Hervé Bougel vous dédicacera “Les Pommarins”  à l’heure où vous le souhaiterez.

Que tout vous soit doux.
JL Massot
http://www.dessertdelune.be

Anne-Lise Blanchard – Anonyme Euphorbe.
Illustration : Vio. Préface : Alain Wexler.
Collection Pleine Lune. 68 pages sur Bouffant crème. Couverture sur Keay Colour. Format 14 x 17 cm.
ISBN : 978.2.930235.88.2. Prix :
11,00 €

Je sillonne un marché luxuriant qui se donne, qui demeure, j’y cherche vos pas qui se dérobent. J’articule le blanc de votre nom face au relief proche et boisé d’un jardin carré et je me dilue dans ce proche lointain où vous me détailliez en aveugle. Presque prête je me déroulais, palimpseste encore à déchiffrer.
 
Cécile Guivarch – Te visite le monde.
Illustration : Fanny Wuyts. Préface : Perrine Le Querrec. Collection Pleine Lune. 48 pages sur Bouffant crème. Couverture sur Keay Colour. Format 14 x 16 cm.
ISBN : 978.2.930235.91.2. Prix :
9,50 €

faudrait que tu cesses dans ta bouche
fourrer les mains car tu n’avaleras pas
le monde le goûtant comme pas deux

Bernadette Throo – Carnet d’une dendrophile.
Illustration : Edith Kipper. Préface : Georges Cathalo. Collection Pleine lune. 60 pages sur Bouffant crème. Couverture sur Keay Colour. Format 14 x 17 cm.
ISBN : 978.2.930235.90.5. Prix :
10,50 €
 
La mort innombrable des arbres
qui pourrait nous en consoler ?
Nous irons désormais par des chemins sans ombre
sous le cruel été.
Nulle main de feuillage
ne glissera plus sur nos soifs.
Le ciel blanc tombe jusqu’à terre.

C’est notre cœur le plus secret
qui dans les racines s’exhibe
nu et violé.


Christine Van Acker – La dernière pierre.
Illustrations : Stéphanie Buttay. Préface : Chantal Couliou. Collection Pleine Lune. 38 pages sur Bouffant crème. Couverture sur Keay Colour. Format 14 x 16 cm.
ISBN : 978.2.930.235.89.9. Prix :
9,00 €

(Il y a longtemps, à Sintra, au Portugal, un homme fut emprisonné à vie dans une tour. La seule chose qu'il pouvait y faire c'était marcher en rond. Il a tant tourné que le sol, aujourd'hui, en garde la marque ronde et creuse.)



Anne-Lise Blanchard est née à Alger, a grandi à Vénissieux et vécu à Lyon avant de migrer vers la lumière languedocienne. Elle a eu trente-six professions, ne sait rien faire de ses mains, lit ici et là, notamment à la Maison de la Poésie du Languedoc, et parfois en lecture-spectacle. Collaboratrice de la revue Verso, elle a publié une vingtaine de recueils de poésie et de nouvelles.
Après une formation de professeur de travaux manuels, de design et des stages en céramique, Vio explore les rencontres des couleurs sur divers textiles. Du mouchoir aux bannières de cinq mètres, son écriture picturale est actuellement basée sur l’empreinte des plis… Depuis 1995, elle travaille avec des poètes et s’amuse à mettre des couleurs en regard des mots…
 
Cécile Guivarch est née en 1976 près de Rouen et vit depuis plusieurs années à Nantes. Le jour, elle travaille dans les chiffres et le soir elle se passionne pour la lecture et l'écriture. Elle a crée et co-anime le site
http://terreaciel.free.fr <http://terreaciel.free.fr> . Diverses publications en revues : N4728, Contre-allées, Microbe, In-fusion, Décharge, Verso, Mots à maux.
Fanny Wuyts est née à Bruxelles en 1988. Elle est étudiante en arts graphiques. Elle a illustré le premier recueil de Cécile Guivarch, Terre à ciels, publié en 2006 aux Carnets du Dessert de Lune.

Bernadette Throo
est née le 19 janvier 1932 à Nancy où elle a fait toutes ses études jusqu’à l’agrégation de Lettres Classiques. Professeur de lycée à Metz, puis à Nancy jusqu’à la fin de sa carrière en 1992. Après une plaquette (Matines) publiée en 1956 chez Seghers, s’est tue pendant de longues années, avant de se remettre à écrire près de trente ans plus tard. Écrit peu et par foucades, ce qui ne l’empêche pas de se sentir viscéralement poète. Aime les jardins, la solitude, la lecture et le silence.
Edith Kipper est née le 1er juin 1947, Elle vit à Nancy, et elle est un “peintre du dimanche”. Sa seule formation en dessin a consisté en cours du soir pris à l’école des Beaux-Arts de Nancy, il y a quelques décennies.

Christine Van Acker est née avec l'invention de la « priorité de droite » en 1961. Elle a vécu son enfance sur un bateau et, aujourd'hui, elle n'est pas encore certaine d'avoir tout à fait le pied terrien. La dernière fois qu'on l'a vue, elle habitait dans un joli village qui s'appelle Lacuisine, en Belgique. Son tempérament nomade nous empêche de vous en dire davantage à ce jour.
Lauréate du Grand Prix SGDL 2009 de la Fiction Radiophonique pour « La dernière pierre ».
Née en 1968 au bord du Léman, Stéphanie Buttay traversa le lac et découvrit les auteurs de la Collection de l’art brut (Lausanne). Elle commença alors à jeter ses fils et ses lignes sur le papier. En 2005, elle a présenté son travail dans le cadre des Visions et Créations Dissidentes du Musée de la Création Franche (Bègles, Gironde), où elle figure désormais en tant que « créatrice concernée ».
 

BULLETIN DE COMMANDE
à compléter et à retourner avec votre règlement
Belgique : Virement sur le CCP 000-1688439-57
France : Chèque à l’ordre de Jean-Louis Massot CCP Lille 11 779 34H
à éditions Les Carnets du Dessert de Lune, 67 rue de Venise, 1050 Bruxelles -B-


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Commande
(...) exemplaire(s) de Anonyme euphorbe, 11,00 € x (...) =
(...) exemplaire(s) de Te visite le monde, 9,50 € x (...) =
(...) exemplaire(s) de Carnet d’une dendrophile, 10,50 € x (...) =
(...) exemplaire(s) de La dernière pierre, 9,00 € x (...) =
 
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16:40 09/06/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |  Facebook

28
mai

Bruxelles-Midi. @ Editions ADEN

eden



présentent

Bruxelles-Midi.
L'urbanisme du sacrifice
et des bouts de ficelle

de Gwenaël Breës

EN LIBRAIRIES LE 28 MAI 2009

Publié aux éditions Aden | 384 pages (dont 65 de documents et illustrations) | Prix de vente: 18 euros | ISBN: 9782805900037 | Diffusion et distribution: SDL Caravelle (Belgique et Luxembourg), Les belles lettres (France) | Achat en ligne: www.rezolibre.com
bxl midi livre

L’histoire de Bruxelles est jalonnée de grands projets immobiliers qui, cycliquement, ont dévasté le tissu urbain et se sont terminés par un «Plus jamais ça !» L’avènement de la Région de Bruxelles-Capitale, en 1989, portait l’espoir que soit mis fin à cet urbanisme imposé d’en haut et que la ville ne subisse plus de saccages comme celui du quartier Nord. Avec l’annonce de l’arrivée du Train à grande vitesse (TGV) en gare du Midi, il a vite fallu déchanter. Une nouvelle fois, le «progrès» et le «développement international» ont suscité les convoitises immobilières et déclenché le «nettoyage social» d’un quartier populaire…

Tout juste 20 ans plus tard, un livre revient sur cette saga politico-financière toujours inachevée et qui a mené à la démolition du quartier Midi. A travers une investigation fouillée et documentée, cet ouvrage révèle les dessous de l'un des plus grands fiascos urbanistiques de ces deux dernières décennies en Belgique.

Sur fond de crise du logement et de surproduction de bureaux, il dévoile comment le sort du quartier Midi s’est joué telle une partie de Monopoly, dans un combat opposant des investisseurs privés, une société ferroviaire métamorphosée en promoteur immobilier et des autorités publiques avides de recettes fiscales… Comment la Commune de Saint-Gilles et la Région bruxelloise, toutes deux menées par le socialiste Charles Picqué, ont transformé ce champ de bataille en véritable guerre d’usure… contre les habitants. Ceux-ci ont payé le prix fort d'une politique basée sur la lenteur, la temporisation et l'utilisation paradoxale d'une menace d'expropriation «en extrême urgence».

Une lecture édifiante qui tombe à point nommé, au moment où les stratèges de cette opération de «revitalisation» évitent tout bilan de leur action et s'apprêtent à rempiler pour une législature dédiée au «développement international» de Bruxelles, en désignant une dizaine de nouvelles «zones prioritaires».

Un document indispensable pour tous ceux qui s'intéressent à l'histoire de Bruxelles, à l'urbanisme, l'architecture, la planification, la politique, la privatisation des services publics, le droit urbain, la sociologie, l'histoire des luttes urbaines…

Présentation, extraits et infos sur : www.quartier-midi.be


oh ben

A l’occasion de la sortie du livre
Bruxelles-Midi, l’urbanisme du sacrifice et des bouts de ficelle,
les
éditions Aden, le Comité du quartier Midi et La Belladone
organisent une rencontre précédée de la projection du film
de Gwenaël Breës (PTTL & VOX, 2008, 89 minutes)

Dans 10 jours ou dans 10 ans…

Jeudi 4 juin 2009 à 20h00
à La Belladone | Rue Moris 17a, 1060 Bruxelles | Entrée gratuite

Avec distribution gratuite d'affiches du Comité du quartier Midi.

Mélangeant interviews d’habitants, de responsables politiques et d’architectes à de nombreuses archives et visites guidées dans les rues du bas de Saint-Gilles, ce film retrace un feuilleton politico-urbanistique toujours pas achevé 20 ans après son lancement: la saga de la “revitalisation” du quartier Midi, menée vaille que vaille par les pouvoirs publics régionaux et communaux depuis 1989, et qui s’est transformée en véritable cauchemar pour les habitants.


Un film généreux, souvent drôle, toujours captivant.

– Jean Flinker, ATTAC, avril 2008

Qui répertorie savoureusement les aberrations kafkaïennes
de la pseudo régénération par les pouvoirs publics du quartier Midi.

– Noël Godin, “Le journal du mardi”, août 2008

Un exemple revitalisant de la pertinence du journalisme militant comme support,
accessible à tous, d’informations, de témoignages et de mémoire.

– David Morelli, “La chronique de la Ligue des droits de l’Homme”, mars 2009

Une série de situations cocasses d’anthologie... Cela fait rire et pleurer.
Sauf qu’ici, il ne s’agit pas d’une fiction.

– François Robert, “Le Soir”, 9 mai 2008

Un témoignage d’un temps que l’on voudrait révolu.
– Guy Bernard, “La Dernière Heure”, 14 mars 2008


Plus d’infos: http://film.quartier-midi.be

20:36 28/05/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, poly-tiques |  Facebook

Dissonances appelle(nt)

Message de Dissonances:

dissonances"très chères dissoneuses et très chers dissoneurs,

 

ceci pour vous dire que :

 

- dissonances 17 (sortie octobre 2009) aura pour thème « masques » (si cela vous inspire, nous serons heureux de vous lire !) et les textes (maximum 6300 signes espaces compris) sont à envoyer avant le 20 juillet à dissonons@yahoo.fr (où ils seront anonymés et uniformément mis en page avant d’être transmis au comité de lecture qui se réunira début septembre et donnera réponse dans la foulée).

 

- dissonances 16 (thème : « insurrection ») sort demain (yeah !) et sera beau et bon : s’il vous dit de le lire (ce que nous souhaitons vivement) et de nous soutenir (car notre revue non plus ne se nourrit pas que de mots), vous pourrez l’obtenir dans tous nos points de vente d’ici un petit mois (voir en première page de notre blog myspace - http://www.myspace.com/revuedissonances) ou tout de suite contre un chèque de 3 € 50 libellé à l’ordre de Revue Dissonances et envoyé (avec votre adresse postale) à :

 

Revue Dissonances

La Grand-Maison

49570 Montjean-sur-Loire

 

- pour tout renseignement complémentaire, nhésitez pas à nous contacter au 02 41 78 58 76 ou revuedissonances@orange.fr

 

voilà : bien du printemps à vous et bonne suite en tout !

 

dissonances (revue pluridisciplinaire à but non objectif)"

18:40 28/05/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |  Facebook

13
mai

Atelier Conférence « Symboliques et lieux mythiques » - samedi 23 mai 2009

entrée hotel de ville bxl

Atelier Conférence « Symboliques et lieux mythiques » - samedi 23 mai 2009

 Quand un atelier d’écriture littéraire itinérant rencontre une promenade conférence ésotérique, l’histoire se déroule déjà dans nos esprits. « Ça » va apprendre, découvrir, écrire, parler, chercher à comprendre et « ça » va ouvrir des portes, physiques et psychiques.
Comment « ça » a apparu ?

Nathanaëlle Blanpain est  guide- conférencière, artiste, voyageuse, étudiante, curieuse, alchimiste, …
Elle propose depuis quelques années une visite du Parc Royal et de la Grand’ Place, dotée d’un regard ésotérique et symbolique. Les lieux communs deviennent des espaces d’histoire et de réflexion, on y découvre les strates d’une Cité, d’une aventure humaine, de l’esprit fondateur de Bruxelles et  de ses  symboles.

Milady Renoir est animatrice d’atelier d’écriture depuis 2003, écrivain, organisatrice d’événements culturels, frondeuse, ogresse, mère aux foyers, …
Elle propose des thématiques autour d’auteurs, d’œuvres littéraires et plastiques comme des pistes de décollage en écriture. Ses ateliers se déplacent, de librairies en cellier de bar à bières, de la Maison Cauchie au Cinéma Arenberg, du café Le Greenwich aux Ateliers Mommen. Les participants prennent des risques, l’animatrice les apprivoise, et l’écriture jaillit. Elle a aussi publié des recueils de poésie et écrit un roman fleuve.

Toutes deux passionnées des symboliques, en architecture, dans la ville, dans des personnages fictifs ou historiques, dans notre société, elles se rencontrent lors d’une promenade en 2006 et ne cessent, depuis, de marcher côte à côte.

Comment « ça » marche ?

La journée du 23 mai (un samedi) sera le temps d’une aventure partagée entre vagabonds célestes et autres curieux des symboles.

Le matin, les participants promeneurs lecteurs découvrent avec Nathanaëlle les entrelacements entre le processus alchimique et l’histoire de la Grand’ Place, imprégnée de symboles. (9h45 – 12h45)
Un déjeuner entre les pavés ouvre l’appétit. (13h-13h45)
Un après-midi de passage à l’acte, de mise en marche des histoires appréhendées le matin. Des personnages emblématiques, des symboliques universelles ou personnelles, des lieux mythiques, tous, des jalons d’une écriture créative dans la salle de lecture de l’Hôtel de Ville.
L’alchimie s’opère, une création naît. (14h – 17h30)
Une journée comme une bulle d’air dans un quotidien pollué, comme un retour à certaines sources (l’Histoire, les symboles, les mythes, …) et un espace de création au centre de la Ville, ce « merveilleux théâtre ».

Données pratiques :

Date : Samedi 23 mai 2009
Horaires : de 9h30 à 17h30
Lieu de RDV : 9h15-30 devant l’Hôtel de Ville, Grand’Place – porche principal
Réservation obligatoire :
miladyrenoir@yahoo.co.uk / 0494 58 13 04
Prix : 70€ (pique nique non compris) (40d’arrhes à verser avant le 19 mai sur 210 0207 835 16)
Lieux de visite virtuelle :
http://www.natanael.be/ & http://atelier-milady.skynetblogs.be/

 

11:52 13/05/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |  Facebook

30
avr

Il arrive à me faire croire


gunteeth
http://www.gunteeths.blogspot.com/

22:10 30/04/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |  Facebook

POUR UNE APPROCHE GENRE DE LA NEGRITUDE : CONTRIBUTION FEMININE A LA PENSEE CESAIRIENNE

paulette_nardal_c_a_lecurieuxhttp://www.montraykreyol.org/spip.php?article2365

Si j'avais lu ça pour l'atelier d'écriture autour de la Négritude, j'aurais fait mouche! ;-)

(merci Jacqueline)

21:53 30/04/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |  Facebook

Karen Guillorel sort SON premier livre... (elle participe à o(n)ZE expo), suivez la du regard!

Chers tous,

Ce courriel pour vous annoncer l'arrivée de mon premier livre : "De
l'aventure au voyage intérieur - Paris Istanbul Jérusalem" aux Presses
de la Renaissance !

30 avril : sortie en librairie en France
6 mai : lancement de mon livre et de "L'appel de la route" de Sébastien
Jallade à la galerie "Le Cerisier" dans le Marais à Paris - Ce
vernissage est organisé par Laurent Bramardi qui y conduira les
rencontres débats pour lesquelles Sébastien et moi-même nous ferons un plaisir d'entrer en discussion avec vous.

Voici le résumé de l'intitulé du lancement (tout est aussi sur le flyer
ci-joint) :
" Je repars donc en Voyage ... "
De Jérusalem à Cuzco : une rencontre avec des écrivains voyageurs
Le Mercredi 6 Mai de 18 a 22 h
Au Cerisier, Galerie d'Art & d'Essai, 42 quai des Célestins, 75004 • MO St Paul Pont Marie
Deux expériences de voyages au long cours, deux chemins motivés par des interrogations partagées : qu'est-ce que le voyage, pourquoi partir, que représente-t-on en voyage pour ceux que l'on rencontre ?
Au-delà des aventures quotidiennes qui sont les surprises permanentes du voyageur, il reste en effet la question de la motivation de telles
équipées. C'est à ce questionnement fondamental que nous invitent à
réfléchir Karen Guillorel et Sébastien Jallade, dans leurs livres
respectifs et dans cette rencontre que nous vous proposons au Cerisier.

Les deux auteurs seront présents ce soir-là à l'occasion du lancement de leurs deux ouvrages, pour les signer mais, avant tout, pour parler de leur travail. D'autres événements viendront agrémenter la soirée et
approfondir leur propos : la comédienne Octavie Piéron donnera des
lectures d'extraits choisis, une exposition des photographies de voyage
de Karen Guillorel sera présentée, des extraits des films de ces deux
auteurs seront projetés, etc.

Si vous souhaitez que je vous garde un livre pour vous le transmettre en main propre au lancement ou bientôt, n'hésitez pas à me tenir au courant que je vous le réserve (19,50 euros).

à très vite

Karen
www.karenguillorel.com

21:32 30/04/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |  Facebook

17
avr

Corinne Hoex "me" parle en écrivant...

corinne hoew"Chère Milady,

J'ai le plaisir de t'envoyer quelques images d'un livre que j'ai réalisé avec Colette Deblé, publié fin 2008 aux Éditions Æncrages, en 33 exemplaires.

À feuilleter virtuellement :

http://aencrages.free.fr/rub/livres/mernuit.swf

Amitiés,

Corinne"

00:28 17/04/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |  Facebook

Le dahut appel à Tabou(s)!

sirene4
Dahut #3 - http://le-dahut.blogspot.com/

"Quand je lis le mot TABOU (car je ne l'entends plus) j'ai une crainte...celle qui s'apparente à ce qu'on ressent devant un puits sec. La vue d'une société morte. J'ai peur d'avoir négligé mes précieux tabous jusqu'à les démoder.

Quand je lis la définition du mot TABOU, je ne l'associe à rien, ou alors à des faits dramatiques, personnels, brûlant, qu'on me défend de mettre sur la table.

Je vous invite à DÎNER.

Entrez la bouche ouverte, le gosier implorant, ou les lèvres serrées, mais venez déguster nos plats surgelés aux milles saveurs de plastiques, notre cuisine étrangère noyée dans l'huile, ou bien nos petits plats de grand-mère divinement chargés de souvenirs. Venez vous rappeler...

Je vous rassure, il y aura beaucoup de vin pour encourager les langues. Les cris, les pleurs et les murmures sont bienvenus. N'oubliez rien. De petites pièces exiguës feront office de boudoir, de confessionnal, de toilettes. Vous pourrez vous laver de vos pêchés, ou vous barbouiller de fruits à peine murs. Il y aura de la famille, des amis, des inconnus, des ennemis, et des oubliés. Ça va être bien! On avalera vos discours comme de fascinantes variétés de soupe, on fera des bouchées timides de vos illustrations, et j'espère qu'il restera encore du monde pour le dessert!

Je veux que le seul endroit décent pour notre prochain numéro soit les chiottes.

Et je souhaite que vous ne vous ennuyez jamais.

Nous vous attendons avant le 22 avril à 22h à l'adresse suivante fanzine.ledahut@gmail.com, vous n'avez pas besoin de vous habiller.

Le Dahut"

00:01 17/04/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : arts, lis tes ratures |  Facebook

1
avr

homme+mage - copié/collé/serré - Eric Sarner

Extrait de “SUGAR”
Ed.Dumerchez 2001 lamotta-robinson

Il faudrait pouvoir attraper ensemble
tous les mots d’amour prononcés d’un
bout à l’autre du monde.
Il faudrait laisser courir à jamais
l’écho
de cette parole d’Arthur Cravan :
dans mes gants de boxe,
des boucles de femme.
Il faudrait danser comme dansait Robinson.
Boxe et jazz : musiques de sauvages,
bagarres de barbares, zébrures rouge
ardent.
Il suffit de se laisser aller dans le rythme
tout sauf fou du combat.
Les grands boxeurs ont la rage méthodique.
Ou plutôt, il ne s’agit pas de rage.
La foudre superbe.
Jamais perdu dans les détails.
Les gardant successivement
à portée d’attention,
les regardant venir l’un derrière l’autre,
en une mathématique mi-humaine,
mi-divine, qui sait ?
Les grecs croyaient en un Dieu du
Moment Opportun

00:21 01/04/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |  Facebook

Copié/Collé: Jacques Rebotier | Description de l’omme

andrew rael’encyclopédie de Rebotier parue chez Verticales
Attempt of a complete, critical and satirical encyclopedy, by Jacques Rebotier : abrasive literature.

41.1
Brin d’istoire.
Le meilleur ami de l’omme fut, selon époque et circonstance : le bœuf (trait, bidoche), la vache (boisson nutritive), le cheval (guerre, transport), le mouton (vêture), la chèvre (services sexuels).
Le dernier meilleur ami de l’omme fut le chien (garde, défense et compagnie…).

41.1.1
Le chien, produit dérivé du loup. (Voir le chat, produit dérivé du tigre.)

41.2
Voir aussi : bœufs coiffés d’une toque blanche faisant l’article de leur propre menu, impatients d’être mangés ; cochons hilares, persil touffant leurs oreilles et narines, etc.

41.3
Aujourd’hui, le meilleur ami de l’omme n’est plus le chien, mais son meilleur ennemi : la puce.

41.3.1
Bancaire, sanitaire-sécuritaire, codes d’accès divers…

41.4
La puce, qui fut le meilleur ennemi du meilleur ami de l’omme, est aujourd’hui le meilleur ami de l’omme et, croyez-moi, elle le restera.

41.5
Le dernier meilleur ami de l’omme adorait se frotter à son enveloppe extérieure, lui lécher les mains, câlin collant, la peau, l’ensemble de son sac.
Le meilleur ami dernier de l’omme aime lui aussi sa peau, il raffole de lui faire des trous dedans (piqûres), voire de se glisser dessous, et d’y rester (implant).

41.6
Ils m’aiment tellement, ils m’ont eu, ils m’ont, ils m’auront dans la peau !

41.7
Ma compagnie, mon compagnon.

41.8
La puce sous-cutanée, de forme circulaire, est le meilleur meilleur ami de l’omme.

publicité

Passez partout où vous devez passer
Sans avoir à mémoriser vos codes d’accès
Passez devant aux caisses du
Soyez superman à supermarché
Au cinéma, au boulot, au métro-dodo
Marchez sur autrui-inframan
Soyez fou, soyez happy few
Faites partie de l’élite numérique
Soyez passe-muraille
Soyez passe-partout double tour !

41.9
La multiplication des meilleurs meilleurs amis de l’omme permettra, permet maintenant à chacun d’entre nous de bénéficier de l’implant d’une micro-boîte noire sous sa peau.
Maintenant.

41.9.1
Gentil petit disque dur sous mon écorce molle. Noir.

Hé, hé, hé !
On ne pourra plus m’arracher ma carte banquée
Ou alors faudra m’écorcher !
Un usagé

41.9.2
Dans ton cerveau.

41.10
Code génétique : base individuelle de données.
Code historique : l’histoire personnelle de chacun.

41.11
Mille milliards de petits risques sûrs de leurs écorces folles.
Noir.
(...)

41.18
Souhaitez-vous être traçabilisable ? Souhaitez-vous être labélisable ?
Avec joie.

VOTRE CODE D’ACCES :
376947583921153833945765342397959943126577
VOTRE CODE DE DECES : 0

41.19
Pour commodité de gestion, on confiera la gestion des boîtes à des boîtes de gestion, compagnies, compagnons, elles-mêmes noires et privées.
(...)

© Jacques Rebotier, extrait de Description de l’omme, encyclopédie (Verticales)

Extrait publié dans tiers livre avec autres liens Rebotier.

© ouvert la nuit _ 19 novembre 2008
(illustration by Andrew Rae, mais ça fait 156 fois que je vous le dis!)

00:16 01/04/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |  Facebook

1
mar

Atelier d'écritures créatives pendant le OFF'09

afficheA2offun atelier d'écritures qui tournera autour de rien, de petits riens, de ce rien qui emmène à côté, qui donne du mal, qui rend nerveux, fou et/ou génial... mais qui vous fera écrire un peu de tout.
Les auteurs abordés seraient "abbés, abracadabrants, agités du bocal, algébristes, anticipateurs, archi-monarques, astrologues, astronomes, barjos, barrés, bizarres, botanistes, bricoleurs, cafouilleurs, calculateurs, calyptologues, candidats, cantonniers, capitaines, casse-pieds, cénobites, chimériques, cinglés, conquistadors, coprophages, copulateurs, cosmogones, cosmographes hérétiques, craqués, débridés, dégénérés, délirants, dérangés, dingos, éjaculateurs, énergumènes, enragés, éperdus, étymologistes, excentriques, excités, extravagants, fadas, faiseurs d'histoire(s), farfelus, faux-dauphinomanes, fêlés, fétichistes, fissurés, foldingues, follets, frappa-dingues, généticiens, géographes, géologues, géomètres, givrés, gogols, hallucinés, haricologues, hermaphrodites, hygiénistes, hypnotiseurs, (il)logiciens, illuminés, insensés, inventeurs ivres, journalistes, linguistes, logographes, loufoques, mabouls, mathématiciens, médecins, médicastres, mégalomanes, messies, météorologistes, militaires, monarques, musiciens, mystificateurs, myth(étym)ologistes,notaires, obsédés, occultistes, ondinistes, ouf, panlatinistes, persécutés, persécuteurs, pétitionnaires, philanthropes, philosophes, piqués, politiciens, polygraphes, possédés, préhistoriens, prodiges, prophètes, quadrateurs, racistes de tous poils, rêveurs, rhétoriciens, romanciers, saugrenus, savants, schizophrènes, sinoques, siphonés, sociologues, sonnés, stratigraphes, tarés, théoriciens, timbrés, toqués, universalistes, urbanistes, versificateurs, visionnaires, zinzins, zoologues, etc."*
Vous venez?
 
*( © Marc Ways )
 
 
Quand? le Samedi 7 mars de 10h30 à 13h
Où? au Boekenmolen – Bibliothèque néerlandophone ( rue du Jardinier 47A – 1080 Bruxelles).
Pourquoi? comme ça.
Qui? de 15 à 125 ans. Amis imaginaires bienvenus.
Combien ça coûte? gratuit (ou 2€ pour le papier).
Comment? réservation souhaitable mais pas obligatoire sur miladyrenoir@yahoo.co.uk ou 0494 58 13 04 avec vos coordonnées, sinon, improvisez, venez le jour même.
Avec qui? Milady Renoir, animatrice d'Ateliers d'Ecritures Créatives depuis 2003.
www.kalame.be
Plus d'infos sur http://atelier-milady.skynetblogs.be/
Et puis après? après, Antoine Boute lira, ce sera bien!

bon, sur le site du OFF', http://www.le-off.be/index.php?page=de-boekenmolen-2 tout ne correspond pas mais les contraires sont les alliés de l'imaginaire, non?

20:55 01/03/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : atelier, act-u, lis tes ratures |  Facebook

12
fév

Atelier d'écriture auquel je m'inscris: "Le comptoir est le parlement du peuple"

prevert_au zinc
Atelier: Le comptoir est le parlement du peuple

Genre : Atelier littéraire de textes de fiction
Vous avez déjà été au restaurant, au bistrot, au salon de thé ou vous avez été invité au banquet de l'oncle Alfred ? Alors, vous pouvez participer à cet atelier ! Avec vos petites notes, bribes de conversation, réflexions... ou sans, qu'importe, il y aura, sur place, matière à écrire de fausses histoires vraies.

Quand : Le samedi 25/04/2009 - De 14h à 18h
Où : Namur
Renseignements :
jacquelinedaussain@hotmail.com & 0474/338865
Adresse : La Maison du Conte
rue des Brasseurs 170
Public : Adultes dès 16 ans.
Prix : 30€


histoire de placer quelque part les sublimes adages entendus ce dimanche à la clef d'or sur la place du jeu de balle, entre 8h12 et 9h37:

"faut cesser l'apologie des chats"
&
"le cancer est vraiment une maladie de riches, pour ceux qui peuvent se payer un paquet de clopes par jour!"
&
"j'suis croyant mais j'serai jamais témoin de jéovah!"

08:56 12/02/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, atelier |  Facebook

Foire du livre OFF de Bruxelles - 4-8 mars 2009

« L’éléphant se laisse caresser, le pou non »
(Poésies, Lautréamont)

Parce que Le OFF 08 fut une folie heureusement incurable !
Parce que l’édition indépendante n’est plus un problème et que tout va bien, désormais, dans le meilleur des
mondes !
Parce que nous ne ferons plus de DIE-IN mais des centaines de
LIVE-OFF !
Parce que nous somme heureux d’avoir inspiré à la Foire du Livre IN autant de belles idées de programmation depuis la dernière édition…
nous, les enFoirés de l’édition belge, récidivons en 2009 !


Daoud El Gian
10 février 2009

   
   

Rita El Khayat,
a accepté l'invitation conjointe du OFF 2009 et du Centre culturel Arabe de Bruxelles pour parler livre et édition avec d'autres éditeurs belges et étrangers. Les livres des éditions Aïni Bennaï seront en vente sur le stand de l'éditrice marocaine.

«Je suis plurilingue, d'abord. Cela me permet de voyager entre les peuples, les civilisations et les cultures; ainsi qu'à travers une créolisation des cultures qui me semble être un passage obligépour l'Humanité à venir...». Rita El Khayat
En savoir ++++

The Waterllillies
Jeune groupe de rock'n roll nîmois, les waterllillies sont amenés à devenir les deep purple des années 2010. Forts d'un talent sans égal, d'une technique incomparable, de textes déchirants et d'une bonne humeur qui transcende des ambiances électriques à chaque live. Amateurs de bonne musique, voici le groupe de l'année.

our la première fois en Belgique !
CONCERT GRATUIT
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++++
LE REPONDEUR
Le numéro ZERO du trimestriel LE REPONDEUR profite de la réouverture de l'Escaut et des activités du VRAC pour se voir distribué à 4.000 exemplaires.

Un gratuit culturel donc mais l'abonnement est autorisé pour être sûr de le recevoir chez soi.

Soyez nombreux durant le OFF à rendre visite au VRAC (Rue de l'Escaut 60 - 1080 Bruxelles).
Cliquez ici pour ouvrir le trimestriel en format PDF.
En savoir ++++
 
Soirées Babel

La langue-poésie se décline au pluriel aux Soirées Babel du OFF!
Parce que la poésie ne s'arrête pas aux frontières linguistiques.
Parce que la différence est une richesse.
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++++

 
Le trône des auteurs

Les auteurs sur le trône ! Nous vous proposons d'aller les embrasser, de leur caresser les pieds ou même de leur masser le dos à ces pauvres auteurs, écrivains,.....
Mercredi 4 mars 2009   /   Jeudi 5 mars 2009   /   Vendredi 6 mars 2009   /  
Samedi 7 mars 2009   /   Dimanche 8 mars 2009   /
En savoir ++++

 
Exposition de poésie visuelle par
des femmes de trois continents
Le désir de combiner le mot et l'image est aussi vieux que l'écriture elle-même. Or l'écriture en hiéroglyphes ou idéogrammes est bien plus vieille que la notion des alphabets. Dans les années ‘60 et ‘70, on a vu la (re)naissance d'un grand intérêt pour des points de convergence entre l'art visuel et la poésie, sous la forme de la poésie concrète et visuelle: en Belgique on pense surtout à Christian Dotremont, Marcel Broodthaers et Paul De Vree.
En savoir ++++
 
Ateliers CO2
Différents ateliers artistiques autour du livre seront proposés en permanence à la Maison des Cultures : écriture, illustration, livre-objet, pop-up, reliures, marionnettes, contes, etc.
 
BOUROULOU DU JOUR
Voir les autres BOUROULOUS ++++
 
Où se passe le OFF ?
Cette année, Le Off s’étend, comme des indiens dans la ville, il encercle le IN…
Le OFF développera des activités dans les trois lieux suivants :

L ’Escaut : Rue de l’Escaut 60, 1080 BRUXELLES
Centre Communautaire Maritime : Rue Vandenboogaerde 91, 1080 BRUXELLES
Maison des Cultures : Rue Mommaerts 4, 1080 BRUXELLES
De Boekenmolen : Rue du Jardinier 47A, 1080 BRUXELLES

Infos pratiques : (Plan d'accès, Métro, bus etc.)
++++

08:35 12/02/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |  Facebook

7
fév

morte née - Jacqueline Cahen

JacquelineCahen-festival
ce blog est une mémoire vive, un passage entre ma consommation et mes intuitions, des paroles et des silences.
Là-bas, Edith Azam m'écrit que Jacqueline Cahen est morte, tout dernièrement. Elle me dit "tu dois lire". (http://poezibao.typepad.com/poezibao/2006/12/une_soire_polyp.html)

Je ne connais pas Jacqueline Cahen, je lis quelques bribes là ou ici, et je me dis, je devrais apprendre.

Alors, ici, je place son nom, comme un hommage à une sonate inconnue, je la place là avec des mots d'elle, pour dire au revoir à quelqu'un de loin qui semble, en lisant ses choses, tout proche.

http://www.polyphonix.org/

Mer haute                       Marée descendante

 

Un autre jour est né
de la dispersion des ordres élémentaires
Après disparition des remous
d'eaux grises
opaques et salées
un ciel immobile s'est installée
couvrant des corps bien au-delà de notre vision
Du point unique où je me tiens
les angles sont nuls
et je sais que les vagues n'atteindront plus mes pieds
D'une lunaison l'autre
l'oubli passe    Un frisson
notez-en le pourquoi
(L'écume de mer est un bois dit-on
mais il me semble que l'on ment)
Le ressac vide le sable d'eau
Du bruit toujours     Pas
d'oiseaux 

Et l'émotion naît d'on ne sait où

in L'immédiat labile, Polyphonix/Nèpe, 2007

(et à ce moment là, Saint Servais sonne les vêpres, pour de la vraie)

16:46 07/02/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |  Facebook

29
jan

Troupe Poétique Nomade lit le 5 février à la Goutte

TPN

15:16 29/01/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |  Facebook

le temps des minutes célibataires (comme un instantané polaroid)

minutes célibataires
Des célibataires sans minuterie:
http://www.youtube.com/watch?v=e1GNXVc94v0

Bande annonce du livre de Valérie Nimal "Les minutes célibataires" publié chez Luce Wilquin http://bit.ly/fCiG
En libraire le 16 février 2009
Sur le making of de la bande-annonce
http://minutescelibataires.skynetblogs.be/
Le site de l'auteure :
http://www.valerienimal.com/

15:07 29/01/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, arts |  Facebook