14
avr

Eblouissements et embruns

richflintphoto:

“When I first saw the beach at Lynemouth in January 1976, I recognized the industry above it but nothing else I was seeing. The beach beneath me was full of activity with horses and carts backed into the sea. Men were standing in the sea next to the carts, using small wire nets attached to poles to fish out the coal from the water beneath them. The place confounded time; here the Middle Ages and the twentieth century intertwined.”
Chris Killip

“When I first saw the beach at Lynemouth in January 1976, I recognized the industry above it but nothing else I was seeing. The beach beneath me was full of activity with horses and carts backed into the sea. Men were standing in the sea next to the carts, using small wire nets attached to poles to fish out the coal from the water beneath them. The place confounded time; here the Middle Ages and the twentieth century intertwined.”

Chris Killip

09:47 14/04/2012 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

20
mar

Sorciers et psychanalyse - Claude Lévi-Strauss

SATAN.jpgLa cure du chamane n’est pas une quelconque magie : c’est l’analogue de la démarche du psychanalyste freudien. Alors que l’Europe pratique l’enfermement des fous, les peuples sans écriture ont découvert le pouvoir guérisseur du mythe.

À la plupart d’entre nous, la psychanalyse apparaît comme une conquête révolutionnaire de la civilisation du XXe siècle ; nous la plaçons sur le même plan que la génétique ou la théorie de la relativité. D’autres, plus sensibles sans doute au mauvais usage de la psychanalyse qu’à son véritable enseignement, persistent à la considérer comme une extravagance de l’homme moderne. Dans les deux cas, on oublie que la psychanalyse n’a fait que retrouver, et traduire en termes nouveaux, une conception des maladies mentales qui remonte probablement aux origines de l’humanité et que les peuples que nous appelons primitifs n’ont pas cessé d’utiliser, souvent avec un art qui étonne nos meilleurs praticiens.

Il y a quelques années, des ethnologues suédois ont recueilli et publié un très long rituel de guérison employé chez les Indiens Cunas de Panama, dans les cas d’accouchement difficile. Ce rituel consiste en un récitatif que le sorcier de la tribu – ou, comme disent les spécialistes, le chaman – déclame devant la patiente et pour son bénéfice. Il lui explique que son mal provient de l’absence momentanée de l’âme qui préside à la procréation ; car les Cunas croient en l’existence d’une multitude d’âmes, chacune préposée à une fonction vitale particulière. Cette âme a été attirée dans l’au-delà par des esprits malfaisants ; le sorcier raconte à la malade, avec un grand luxe de détails, comment il entreprend un voyage surnaturel à la recherche de l’âme perdue ; quels obstacles il rencontre ; à quels ennemis il s’oppose ; comment il les domine, par la force ou par la ruse, avant d’atteindre la prison de l’âme captive, pour finalement la libérer et lui faire réintégrer le corps souffrant et étendu.


La cure chamanistique, précurseure de la psychanalyse

Analysons brièvement les caractères de cette cure, dont nous n’avons aucune raison de supposer qu’elle ne soit pas efficace, au moins dans certains cas. Son premier caractère tient à sa nature purement psychologique : pas de manipulation du corps de la malade, pas de drogues. Le sorcier ne fait que parler, ou chanter ; il s’en remet au seul discours pour induire la guérison. En second lieu, le traitement implique un tête-à-tête entre deux personnes : malade et médecin, ce qui ne signifie pas, comme nous le verrons dans un instant, que les autres membres du groupe social ne puissent former un auditoire. Or, de ces deux personnes, l’une – le sorcier au pouvoir reconnu par la tribu entière – incarne l’autorité sociale et la puissance de l’ordre ; l’autre – le malade – souffre d’un désordre que nous appellerions physiologique, mais qui apparaît aux indigènes comme l’effet d’un avantage arraché par la société des esprits à celle des humains. Puisque ces deux sociétés doivent être normalement alliées, et que le monde des esprits est de même nature que celui des âmes assemblées dans chaque individu, il s’agit vraiment, dans la pensée indigène, d’un désordre sociologique provoqué par l’ambition, la malveillance ou la rancune des esprits, c’est-à-dire par des motivations de caractère psychologique et social. Enfin, en exposant les causes de la maladie, et en racontant ses aventures dans l’au-delà, le sorcier évoque, chez son auditoire, des représentations familières empruntées aux croyances et aux mythes qui sont le patrimoine du groupe social tout entier. D’ailleurs, c’est en assistant à de telles cures, qui ont un caractère public, que l’adolescent s’initie en détail aux croyances collectives.

Plusieurs caractères qui viennent d’être relevés ressemblent étrangement à ceux d’une cure psychanalytique. Dans ce cas aussi, la maladie est considérée comme ayant une origine psychologique et le traitement appliqué est exclusivement de cette nature. Par des symptômes qu’il ne peut maîtriser, ou plus simplement par le trouble de son esprit, le malade se sent exclu du groupe social et fait appel au médecin, dont l’autorité est sanctionnée par le groupe, pour l’aider à s’y réintégrer. Enfin, la cure vise à extraire du malade le récit d’événements enfouis dans son inconscient, mais qui, en dépit de leur ancienneté, continuent à régir ses sentiments et ses représentations. Or, qu’est-ce qu’une histoire assignée à une époque très ancienne, si ancienne souvent, que même son souvenir est perdu, mais qui continue, cependant, à expliquer – mieux que des événements plus récents – les caractères de ce qui se passe actuellement ? Très exactement, ce que les sociologues appellent un mythe.


Convergences et divergences

La grande différence entre une cure chamanistique comme celle que nous venons d’analyser, et une cure psychanalytique, tient donc au fait que dans le premier cas le médecin parle tandis que, dans le second, ce soin est dévolu au patient ; on sait qu’un bon psychanalyste reste pratiquement muet pendant la plus grande partie de la cure ; son rôle est d’offrir au malade la stimulation de la présence d’autrui, on pourrait presque dire la provocation, afin que le malade puisse investir cet « autre » anonyme avec toute l’hostilité dont il se sent inspiré. Mais, dans les deux cas, la cure consiste bien dans la production d’un mythe, avec cette différence que, chez les Cunas, il s’agit d’un mythe tout fait, connu de tous et perpétué par la tradition, que le sorcier se contente d’adapter à un cas particulier ; disons, pour être plus précis encore, de traduire dans un langage qui ait un sens pour le malade et lui permettant de nommer, et donc de comprendre – peut-être ainsi de dominer – des douleurs qui étaient jusqu’alors inexprimables, au propre et au figuré.
Dans la psychanalyse, au contraire, le malade a la charge d’élaborer son propre mythe. Mais, si l’on y réfléchit un instant, la différence n’est pas si grande, puisque la psychanalyse ramène l’origine des troubles psychiques à un très petit nombre de situations possibles, entre lesquelles le malade n’a guère que la liberté de choisir, et qui, toutes, se rapportent aux premières expériences de la vie et aux relations du jeune enfant avec son entourage familial. Ici aussi, c’est quand le malade sera arrivé à traduire des troubles inexprimables ou inavouables (cela revient au même), dans les termes d’un mythe approprié à son histoire particulière, qu’il se sentira libéré. (…)
Après le rapprochement qui précède, nous ne nous étonnerons pas que certains psychologues très avertis, visitant des sociétés indigènes pour mener des enquêtes à l’aide des plus modernes procédés d’investigation, se soient trouvés de plain-pied avec les sorciers indigènes, et même parfois, surpassés par eux.
Telle fut l’aventure, si joliment racontée par le psychologue et anthropologue Kilton Stewart, dans un ouvrage récent intitulé : Pygmies and Dream Giants (Les Pygmées et les Géants du rêve, New York, 1954). Il s’était rendu chez les Négritos, ou Pygmées, habitants très primitifs de l’intérieur des Philippines, pour étudier leur structure mentale par des méthodes voisines de celles de la psychanalyse. Non seulement les sorciers du groupe le laissèrent faire, mais ils le considérèrent aussitôt comme un des leurs ; mieux encore, ils intervinrent d’autorité dans ses analyses, en spécialistes compétents et parfaitement au courant des techniques utilisées. J’ai souligné tout à l’heure le caractère public des cures chamanistiques. Tous les membres du groupe acquièrent ainsi progressivement la croyance que leurs propres malaises, quand ils viendront à les éprouver, relèvent des mêmes procédés que ceux qu’ils auront si souvent vu appliquer. D’autre part, prévoyant toutes les étapes de la cure, ils y participeront volontiers, les scandant de leurs encouragements, aidant le malade à rassembler ses souvenirs.

Comme le remarque à ce même propos K. Stewart, nous ne sommes plus sur le terrain de la psychanalyse, mais sur celui de l’un de ses développements récents : la psychothérapie collective, dont l’une des formes les plus connues est le psychodrame, où plusieurs membres du groupe acceptent de figurer les personnages du mythe du malade, pour aider celui-ci à mieux se le représenter et pouvoir ainsi pousser sa tragédie jusqu’au dénouement. Cette participation n’est possible qu’à condition que le mythe du malade offre déjà un caractère social. Les autres réussissent à y participer parce qu’il est aussi le leur, ou plus exactement parce que les situations critiques auxquelles notre société expose l’individu sont, très largement, les mêmes pour tous.


La transfiguration bénéfique du trouble en œuvre d’art

On voit donc combien illusoire est le caractère, intime et personnel, de la situation oubliée que la psychanalyse aide le malade à se remémorer. Même cette différence avec la cure chamanistique, que nous avions retenue tout à l’heure, s’évanouit. « Comme à Paris et à Vienne, écrit K. Stewart, les psychiatres négritos aidaient le malade à retrouver des situations et des incidents appartenant à un passé lointain et oublié, des événements douloureux enfouis dans les couches les plus anciennes de cette expérience accumulée qu’exprime la personnalité. »

Sur un point au moins, la technique indigène semble être plus audacieuse et plus féconde que la nôtre. K. Stewart relate une expérience qu’il eût pu faire n’importe où dans le monde, chez l’un de ces peuples que nous appelons primitifs. Quand il voulut tirer le malade de l’état de rêve éveillé où il se trouvait, racontant de façon désordonnée des incidents de son passé – conflit avec son père, transposé sous la forme mythique d’une visite au pays des morts –, ses collègues indigènes l’en empêchèrent. Pour être guéri définitivement, lui dirent-ils, il fallait que l’esprit de la maladie ait fait un présent à sa victime, sous forme d’un nouveau rythme de tambour, d’une danse ou d’un chant. Selon la théorie indigène, il ne suffit donc pas que l’infériorité sociale, due à la maladie, soit effacée ; elle doit se transformer en avantage positif, supériorité sociale de la nature de celle que nous reconnaissons à l’artiste créateur. Sans doute, cette relation entre un équilibre psychique inhabituel et la création artistique, n’est pas étrangère à nos propres conceptions. Il y a beaucoup de génies que nous avons traités comme des fous : Nerval, Van Gogh et d’autres. Au mieux, nous consentons parfois à excuser certaines folies pour la raison qu’elles sont le fait de grands artistes. Mais même les pauvres Négritos des jungles de Bataan ont vu beaucoup plus loin dans ce domaine ; ils ont compris qu’un moyen de dissiper un trouble mental, nuisible à l’individu qui en est victime et à la collectivité qui a besoin de la saine collaboration de tous, consiste à le transfigurer en œuvre d’art ; méthode rarement utilisée chez nous, mais qui est tout de même celle à quoi nous devons l’œuvre d’Utrillo. Il y a donc beaucoup à apprendre de la psychiatrie primitive. Toujours en avance sur la nôtre à bien des égards, de quel modernisme ne faisait-elle pas preuve à l’époque, récente encore et dont la tradition est pour nous si lourde à secouer, où nous ne savions rien faire d’autre des malades mentaux que les charger de chaînes et les affamer !


© Unesco, Courrier de l’Unesco, juillet-août 1956.

10:39 20/03/2012 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, humoeurs, healfff |  Facebook

24
fév

I Believe (JG Ballard, 1984)

dancing shadows.gif I believe in the power of the imagination to remake the world, to release the truth within us, to hold back the night, to transcend death, to charm motorways, to ingratiate ourselves with birds, to enlist the confidences of madmen.

 

I believe in my own obsessions, in the beauty of the car crash, in the peace of the submerged forest, in the excitements of the deserted holiday beach, in the elegance of automobile graveyards, in the mystery of multi-storey car parks, in the poetry of abandoned hotels.

 

I believe in the forgotten runways of Wake Island, pointing towards the Pacifics of our imaginations.

 

I believe in the mysterious beauty of Margaret Thatcher, in the arch of her nostrils and the sheen on her lower lip; in the melancholy of wounded Argentine conscripts; in the haunted smiles of filling station personnel; in my dream of Margaret Thatcher caressed by that young Argentine soldier in a forgotten motel watched by a tubercular filling station attendant.

 

I believe in the beauty of all women, in the treachery of their imaginations, so close to my heart; in the junction of their disenchanted bodies with the enchanted chromium rails of supermarket counters; in their warm tolerance of my perversions.

 

I believe in the death of tomorrow, in the exhaustion of time, in our search for a new time within the smiles of auto-route waitresses and the tired eyes of air-traffic controllers at out-of-season airports.

 

I believe in the genital organs of great men and women, in the body postures of Ronald Reagan, Margaret Thatcher and Princess Di, in the sweet odors emanating from their lips as they regard the cameras of the entire world.

 

I believe in madness, in the truth of the inexplicable, in the common sense of stones, in the lunacy of flowers, in the disease stored up for the human race by the Apollo astronauts.

 

I believe in nothing.

 

I believe in Max Ernst, Delvaux, Dali, Titian, Goya, Leonardo, Vermeer, Chirico, Magritte, Redon, Duerer, Tanguy, the Facteur Cheval, the Watts Towers, Boecklin, Francis Bacon, and all the invisible artists within the psychiatric institutions of the planet.

 

I believe in the impossibility of existence, in the humor of mountains, in the absurdity of electromagnetism, in the farce of geometry, in the cruelty of arithmetic, in the murderous intent of logic.

 

I believe in adolescent women, in their corruption by their own leg stances, in the purity of their disheveled bodies, in the traces of their pudenda left in the bathrooms of shabby motels.

 

I believe in flight, in the beauty of the wing, and in the beauty of everything that has ever flown, in the stone thrown by a small child that carries with it the wisdom of statesmen and midwives.

 

I believe in the gentleness of the surgeon’s knife, in the limitless geometry of the cinema screen, in the hidden universe within supermarkets, in the loneliness of the sun, in the garrulousness of planets, in the repetitiveness or ourselves, in the inexistence of the universe and the boredom of the atom.

 

I believe in the light cast by video-recorders in department store windows, in the messianic insights of the radiator grilles of showroom automobiles, in the elegance of the oil stains on the engine nacelles of 747s parked on airport tarmacs.

 

I believe in the non-existence of the past, in the death of the future, and the infinite possibilities of the present.

 

I believe in the derangement of the senses: in Rimbaud, William Burroughs, Huysmans, Genet, Celine, Swift, Defoe, Carroll, Coleridge, Kafka.

 

I believe in the designers of the Pyramids, the Empire State Building, the Berlin Fuehrerbunker, the Wake Island runways.

 

I believe in the body odors of Princess Di.

 

I believe in the next five minutes.

 

I believe in the history of my feet.

 

I believe in migraines, the boredom of afternoons, the fear of calendars, the treachery of clocks.

 

I believe in anxiety, psychosis and despair.

 

I believe in the perversions, in the infatuations with trees, princesses, prime ministers, derelict filling stations (more beautiful than the Taj Mahal), clouds and birds.

 

I believe in the death of the emotions and the triumph of the imagination.

 

I believe in Tokyo, Benidorm, La Grande Motte, Wake Island, Eniwetok, Dealey Plaza.

 

I believe in alcoholism, venereal disease, fever and exhaustion. I believe in pain. I believe in despair. I believe in all children.

 

I believe in maps, diagrams, codes, chess-games, puzzles, airline timetables, airport indicator signs. I believe all excuses.

 

I believe all reasons.

 

I believe all hallucinations.

 

I believe all anger.

 

I believe all mythologies, memories, lies, fantasies, evasions.

 

I believe in the mystery and melancholy of a hand, in the kindness of trees, in the wisdom of light.

 

JG Ballard

01:45 24/02/2012 | Lien permanent | Tags : humoeurs, lis tes ratures |  Facebook

19
fév

afin de...

calmer les fulgurances, les incendies délétères, les invraisemblables vilences faites à voir, quelque chose de l'ordre d'un ailleurs prometteur (ils le sont tous)... à bas l'ardeur comme un poison.

ECOUTE le chant.

Le Voyage (50:21)
  Pierre Henry Souffle 1 7:12  
  Pierre Henry Après La Mort 1 (Fluide Et Mobilité D'Un Larsen) 9:48  
  Pierre Henry Après La Mort 2 (Mouvement En 6 Parties) 7:38  
  Pierre Henry Divinités Paisibles 9:26  
  Pierre Henry Divinités Irritées 3:44  
  Pierre Henry Le Couple 6:56  
  Pierre Henry Souffle 2

waves.jpg

07:36 19/02/2012 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

14
fév

Besoin d'un astre...

20 janvier au 18 février

 

 

Verseau

 

 

Le signe du Verseau Trigone à Saturne en Balance

 

 

Futuriste ET réaliste.

 

 

Habituée à vous projeter dans l'avenir, à effectuer des sauts dans le temps, vous visez parfois les étoiles ! Du coup, il vous arrive de tomber de haut. 

Durant ce cycle, vous ferez davantage attention où vous posez les pieds. Un petit pas à la fois, c'est plus prudent. L'heure est au réalisme, une notion un peu abstraite pour vous.

 

Mais bon, l'expérience vaut la peine d'être tentée. Et vous y prenez goût. Vous qui aimez les défis et la nouveauté, finalement il y a de quoi s'amuser sur terre.

 

La roue tourne.

 

 

Le Verseau, habitué à beaucoup s'investir auprès de ses amis va faire une sélection dans ses contacts.

 

 

 

Vous ne calculez rien mais ce n'est pas le cas de tout le monde ! Qui est digne de votre sincérité ? Vous affinez vos critères. À partir de maintenant, vous recherchez une vraie complicité, une alliance intéressante.

 

Sur le plan du travail, belles perspectives créatives et professionnelles.

 

 

 

Carré avec Jupiter en Taureau

 

 

Le Verseau et le monde matériel : ça bloque !

 

 

Parler d'argent, payer les factures, gérer, économiser. c'est une épreuve pour un Verseau. Heureusement, vous jouissez actuellement de beaucoup de bon sens.

 

 

Attachement et détachement.

 

 

Vous qui aimez la liberté par-dessus tout, il vous arrive d'être sentimental et de vous attacher.

 

Il est temps de prendre la tangente au lieu de rester calé.

 

Encombrée par trop de possessions ?

 

 

Vous vous lestez. Vous voici de nouveau attirée par des espaces peu encombrés.

 

 

Vous avez vos petites habitudes, comme tout le monde. Justement, vous détestez ressembler aux autres.

 

Ce train-train vous énerve. Vous décidez de changer votre quotidien, du tout au tout. Pas facile au début ! Mais le jeu vaut le détour.

 

 

  

 

Uranus en Bélier

 

 

Cette configuration vous rendra encore plus impatiente que d'habitude.

 

Démarrer sur les chapeaux de roue, gagner du temps, vous lancer dans la bataille, rivaliser d'audace vous amuse.

 

 

Prendre des risques ? Vous adorez.

 

 

Mais aller jusqu'au bout, rester patient, concret et diplomate, ça va être dur !

 

 

Voir à long terme ? Cela vous ennuie. Et pourtant il est temps d'y songer.

 

(http://www.expression-cea.be/Astrologie/Previsions_12_signes_en_2012.htm me l'a envoyé, hein! pas ma faute).

09:55 14/02/2012 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

12
fév

aren't we ridiculous?

Peur Thomas Owen.jpg

Nor is there any embarrassment in the fact that we're ridiculous, isn't it true? For it's actually so, we are ridiculous, light-minded, with bad habits, we're bored, we don't know how to look, how to understand, we're all like that, all, you, and I, and they! Now, you're not offended when I tell you to your face that you're ridiculous? And if so, aren't you material? You know, in my opinion it's sometimes even good to be ridiculous, if not better: we can the sooner forgive each other, the sooner humble ourselves; we can't understand everything at once, we cant start right out with perfection! To achieve perfection, one must first begin by not understanding many things! And if we understand too quickly, we may not understand well. This I tell you, you, who have already been able to understand. .. and not understand ... so much. I'm not afraid for you now;

Fyodor Dostoyevsky (The Idiot)

20:27 12/02/2012 | Lien permanent | Tags : act-u, humoeurs |  Facebook

Dreeeaaamm is one reality...

A man sets out to draw the world. As the years go by, he peoples a space with images of provinces, kingdoms, mountains, bays, ships, islands, fishes, rooms, instruments, stars, horses, and individuals. A short time before he dies, he discovers that the patient labyrinth of lines traces the lineaments of his own face. humoeurs

JL Borges.





(pic: St. Elizabeth’s Hospital. Wall of room in Ward Retreat 1. Reproductions made by a patient, a disturbed case of dementia praecox; pin or fingernail used to scratch)

00:26 12/02/2012 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

6
fév

Je deviens un juke box à citations

Mattotti quadri_stanze12_n.jpg (art by Mattotti)


Mais en réalité le seul sentiment qui résistait, dans le bouleversement intérieur causé par le choc que je feignais de ne pas avoir reçu, et qui au contraire avait effacé en moi toute forme de vie consciente, fondant tous mes organes en une clarté unique et amère, était celui de me perdre.

(Pasolini)

16:43 06/02/2012 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

30
jan

-ing(s)

In-Flu-Ences du lundi matin.

Becoming.
Killing
.
Dreaming.
Falling.
Being.

Et il neige.

Bible_Ezechielovo_vidění.JPG (vision d'Ezequiel)

10:13 30/01/2012 | Lien permanent | Tags : humoeurs, arts, place net, muse-hic |  Facebook

27
jan

ayez des enfants, qu'ils disaient

non mais!

 

61 Children Under Stress by Sula Wolff, Penguin, 1969.jpg

03:53 27/01/2012 | Lien permanent | Tags : humoeurs, healfff |  Facebook

24
jan

Love, death and soft white chocolate.

Lire ça.
Croire pour le mire et le peilleur.
Ecouter ça.
Entendre sa voix rire mais pas trop.
Trouver ça.
Se dire: oh et puis merde (genre ouvrir un pot de pâte à tartiner de chocolat blanc fait par la ferme du hameau du roy qui se trouve entre Genappes, Waterloo et Rhode Saint Genese...).

 

Yukoku Rite of Love and Death de Mishima.jpg

 

 

(image: Yukoku Rite of Love and Death de Mishima)

22:32 24/01/2012 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

23
jan

Salade romaine de langues

Sexus Antiquitus

Chez les Romains, le comble du plaisir est dans le baiser, pas le pénis.

Hein!

confession.jpg


20:31 23/01/2012 | Lien permanent | Tags : arts, humoeurs, place net |  Facebook

16
jan

Parades en amour

how to ruin.jpghttp://www.youtube.com/watch?v=nOilM-RO4Tw
http://www.youtube.com/watch?v=fTEifoTxomE
http://www.youtube.com/watch?v=vVX1uOpvt0o

14:15 16/01/2012 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

13
jan

T'y es fou...

lis tes ratures, humoeurs

(...)" Au monde il y a les crétins, les imbéciles, les stupides et les fous.
-Il ne va pas rester grand-chose !
-Si, nous deux par exemple. Ou au moins, sans vouloir vous offenser, moi. Mais en somme, quiconque, à y regarder de près, participe de l'une de ces catégories.Chacun de nous de temps à autre est crétin, imbécile, stupide ou fou. Disons que la personne normale est celle qui mêle en une mesure raisonnable toutes ces composantes, ces types idéaux. (...)  J'espère que vous n'avez pas pris ma théorie pour argent comptant. Je ne suis pas en train de mettre l'univers en ordre. Je m'explique sur ce qu'est un fou pour une maison d'édition. La théorie est ad hoc, d'accord ? Alors.
 -Le crétin ne parle même pas, il bave, il est spastique. Il plante son sorbet sur son front, par manque de coordination. Il prend la porte-tambour à contre-sens. 
-Comment fait-il ?
-Lui y arrive. Raison pourquoi il est crétin. Laissons-le à son sort.
-Laissons-le.
-Etre imbécile est plus complexe. C'est un comportement social. L'imbécile est celui qui parle toujours hors de son verre. (...) Lui il veut parler de ce qu'il y a dans son verre, mais sans savoir ni comment ni pourquoi, il parle en dehors.  Si vous voulez, en termes communs, c'est celui qui fait des gaffes, qui demande des nouvelles de sa charmante épouse au type que sa femme vient de larguer. Je rends l'idée ?
- Vous la rendez. J'en connais.
- L'imbécile est fort demandé, surtout dans les occasions mondaines. Il met tout le monde dans l'embarras, mais ensuite il offre matière à commentaires. Dans sa forme positive, il devient diplomate. Il parle hors de son verre quand ce sont les autres qui ont fait une gaffe, il fait dévier le propos. Mais il ne nous intéresse pas, il n'est jamais créatif, c'est du rapporté. L'imbécile ne dit pas que le chat aboie, il parle du chat quand les autres parlent du chien. Il se mêle les pinceaux dans les règles de la conversation, et quand il se les mêle bien il est sublime. (...)
-Et le stupide ?
-Ah. Le stupide ne se trompe pas dans son comportement. Il se trompe dans son raisonnement. C'est celui qui dit que tous les chiens sont des animaux domestiques et que tous les chiens aboient, mais que tous les chats sont aussi des animaux domestiques et donc qu'ils aboient. Ou encore, que tous les Athéniens sont mortels, tous les habitants du Pirée sont mortels, donc que tous les habitants du Pirée sont Athéniens.
-Ce qui est vrai. 
- Oui, mais par hasard. Le stupide peut même dire une chose juste, mais pour des raisons erronées. (...) Le stupide est plus insidieux. L'imbécile, on le reconnaît tout de suite (sans parler du crétin), tandis que le stupide raisonne presque comme vous et moi, sauf un écart infinitésimal. C'est un maître ès paralogismes. (...) On publie beaucoup de livres de stupides, parce que, de prime abord, ils nous convainquent. Le lecteur d'une maison d'édition n'est pas tenu de reconnaître le stupide. L'Académie des Sciences ne le fait pas, pourquoi l'édition devrait-elle le faire ? (...)
- Nous ne sommes pas encore arrivés aux fous. 
-J'y viens. Le fou, on le reconnaît tout de suite. C'est un stupide qui ne connaît pas les trucs.Le stupide, sa thèse il cherche à la démontrer, il a une logique biscornue mais il en a une. Le fou par contre ne se soucie pas d'avoir une logique, il procède par court-circuits. Tout pour lui démontre tout. Le fou a une idée fixe, et tout ce qu'il trouve lui va pour la confirmer.Le fou, on le reconnaît à la liberté qu'il prend par rapport au devoir de preuve, à sa disponibilité à trouver des illuminations. Et ça va vous paraître bizarre, mais le fou, tôt ou tard, met les Templiers sur le tapis.
-Toujours ?
-Il y a aussi les fous sans Templiers, mais les fous à Templiers sont les plus insidieux. Au début vous ne les reconnaissez pas, ils ont l'air de parler normalement, et puis tout à coup..."

Umberto Eco.  Le Pendule de Foucault.

(Merci M.)

15:15 13/01/2012 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, humoeurs |  Facebook

10
jan

Pour apprendre le néerlandais, il vaut mieux le chanter

art_54518.jpgMet Talitha.

09:52 10/01/2012 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

28
déc

heart in bits

I feel old, I feel cold
I feel old, I feel cold
I’m sublime, I’m sublime
And is there something there behind me
Like a movie, like a movie
I am mesmerized by my own beat
Like a heartbeat, like a
heartbeat, like a heartbeat
I feel old, I feel cold
I am mesmerized by my own beat
Like a movie, like a movie
It’s behind me like a heartbeat

01 the act done by me against my will is not my act.png


Like a movie, like a heartbeat
By a own beat, by a heartbeat
By a own beat, like a heartbeat
Like a heartbeat, like a heartbeat
Like a heartbeat, like a heartbeat
Heartbeat, like a heartbeat
Like a heartbeat, heartbeat
Like a heartbeat, like a heartbeat
Like a heartbeat, like a heartbeat
Like a movie, it’s behind me
I am mesmerized by my own beat
Like a heartbeat, like a heartbeat
Like a heartbeat, like a heartbeat
Like a heartbeat, like a heartbeat
Like a heartbeat, like a heartbeat
Like a heartbeat, like a heartbeat

 

humoeurs,muse-hic

17:51 28/12/2011 | Lien permanent | Tags : humoeurs, muse-hic |  Facebook

19
déc

I'm a loser baby so why don't you k*** me...

Aren't we all losers?

surely not.

bords.jpg

13:37 19/12/2011 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

allez, je rigole hein

rigolons tous.

à un moment, c'est flippant le rire des autres.

 

aisselleroumain.jpg

13:35 19/12/2011 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

ah oui les fêtes de fin d'année trop bien... vite vite la fin!

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merci BuzzFeed.

13:19 19/12/2011 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

17
déc

Diamanda G.

I wake up and see the face of the devil. I ask him:

- what time is it?

And he says,

- How much time do you want?

Diamanda Galás - The Shit of God


Annie Leibovitz - Diamanda Galás.jpg (DG by Annie Leibovitz)


22:59 17/12/2011 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

11
déc

« Ayons les femmes le reste suivra »

Merci à T. pour ce passage d’un ouvrage de Frantz Fanon, L’an V de la révolution algérienne, datant de 1959, dans lequel ce dernier écrivait ce qui suit.

« Ayons les femmes le reste suivra »

Il y a chez l’Européen cristallisation d’une agressivité, mise en tension d’une violence en face de la femme algérienne. Dévoiler cette femme, c’est mettre en évidence la beauté, c’est mettre à nu son secret, briser sa résistance, la faire disponible pour l’aventure. Cacher le visage, c’est aussi dissimuler un secret, c’est faire exister un monde du mystére et du caché. Confusément, l’Européen vit à un niveau fort complexe sa relation avec la femme algérienne. Volonté de mettre cette femme à portée de soi, d’en faire un éventuel objet de possession.

Cette femme qui voit sans être vue frustre le colonisateur. Il n’y a pas réciprocité. Elle ne se livre pas, ne se donne pas, ne s’offre pas. L’Algérien a, à l’égard de la femme algérienne, une attitude dans l’ensemble claire. Il ne la voit pas. Il y a même volonté permanente de ne pas apercevoir le profil féminin, de ne pas faire attention aux femmes. Il n’y a donc pas chez l’Algérien, dans la rue ou sur une route, cette conduite de la rencontre intersexuelle que l’on décrit aux niveaux du regard, de la prestance, de la tenue musculaire, des différentes conduites troublées auxquelles nous a habitués la phénoménologie de la rencontre.

L’Européen face à l’Algérienne veut voir. Il réagit de façon agressive devant cette limitation de sa perception. Frustration et agressivité ici encore vont évoluer de façon permanente.


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(photo par Sophie Jodoin)

5
déc

black and white gold

"Some may blackly (angrily) accuse me of trying to blacken (defame) the English language, to give it a black eye (a mark of shame) by writing such black words (hostile). They may denigrate (to cast aspersions) me by accusing me of being blackhearted (malevolent), of having a black outlook (pessimistic) on life, of being a blackguard (scoundrel)- which would certainly be a black mark (detrimental fact) against me. Some may black brow (scowl at) at me and hope that a black cat crosses in front of me because of this black deed. I may become a black sheep, who will be blackballed (ostracized) by being placed on a blacklist in an attempt to blackmail or blackjack (compel by threat) me will have a Chinaman’s chance of success, for I am not a yellow-bellied Indian-giver of words, who will whitewash (cover up or gloss over) a black lie (harmful, inexcusable). I challenge the purity and innocence (white) of the English language. I don’t see things in black and white (entirely bad or entirely good) terms, for I am a white man (marked by upright firmness) if there ever was one. However, it would be a black day when I would not “call a spade a spade,” even though some will suggest that a white man calling the English language racist is like the pot calling the kettle black. While many may be niggardly (grudging, scanty) in their support, others will be honest and decent- and to them I say, that’s very white of you (honest, decent)."

 

Robert B. Moore, “Racist Stereotyping in the English Language” (via supporterleschenilles)

 

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00:01 05/12/2011 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

29
nov

Marlène Piaf

corps à deux têtes, oui, oui, rien de nouveau sous le sommeil.

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20:07 29/11/2011 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

secrets and lies

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Suzanne takes me down...

18:44 29/11/2011 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

28
nov

open...

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http://www.ouvronslesyeux.be/

20:28 28/11/2011 | Lien permanent | Tags : humoeurs, poly-tiques |  Facebook

un jour, j'irais en Islande avec moi

Iceland

19:35 28/11/2011 | Lien permanent | Tags : arts, humoeurs |  Facebook

23
nov

Robert Desnos - les espaces du sommeil

Dans la nuit il y a naturellement les sept merveilles
du monde et la grandeur et le tragique et le charme.
Les forêts s'y heurtent confusément
avec des créatures de légende cachées dans les fourrés.
Il y a toi.

Dans la nuit il y a le pas du promeneur
et celui de l'assassin et celui du sergent de ville
et la lumière du réverbère
et celle de la lanterne du chiffonnier.
Il y a toi.

Dans la nuit passent les trains et les bateaux
et le mirage des pays où il fait jour.
Les derniers souffles du crépuscule
et les premiers frissons de l'aube.
Il y a toi.

Un air de piano, un éclat de voix.
Une porte claque. Un horloge.
Et pas seulement les êtres et les choses et les bruits matériels.
Mais encore moi qui me poursuis ou sans cesse me dépasse.
Il y a toi l'immolée, toi que j'attends.

Parfois d'étranges figures naissent
à l'instant du sommeil et disparaissent.
Quand je ferme les yeux,
des floraisons phosphorescentes apparaissent
et se fanent et renaissent comme des feux d'artifice charnus.
Des pays inconnus que je parcours en compagnie de créatures.
Il y a toi sans doute, ô belle et discrète espionne.

Et l'âme palpable de l'étendue.
Et les parfums du ciel et des étoiles
et le chant du coq d'il y a 2,000 ans
et le cri du paon dans des parcs en flamme et des baisers.

Des mains qui se serrent sinistrement dans une lumière blafarde
et des essieux qui grincent sur des routes médusantes.
Il y a toi sans doute que je ne connais pas,
que je connais au contraire.

Mais qui, présente dans mes rêves,
t'obstines à s'y laisser deviner sans y paraître.
Toi qui restes insaisissable
dans la réalité et dans le rêve.

Toi qui m'appartiens de par ma volonté
de te posséder en illusion
mais qui n'approches ton visage du mien
que mes yeux clos aussi bien au rêve qu'à la réalité.

Toi qu'en dépit d'un rhétorique facile
où le flot meurt sur les plages,
où la corneille vole dans des usines en ruines,
où le bois pourrit en craquant sous un soleil de plomb.

Toi qui es à la base de mes rêves
et qui secoues mon esprit plein de métamorphoses
et qui me laisses ton gant quand je baise ta main.
Dans la nuit il y a les étoiles
et le mouvement ténébreux de la mer,
des fleuves, des forêts, des villes, des herbes,
des poumons de millions et millions d'êtres.

Dans la nuit il y a les merveilles du mondes.
Dans la nuit il n'y a pas d'anges gardiens
mais il y a le sommeil.
Dans la nuit il y a toi.

Dans le jour aussi.

Robert Desnos

Adi Lavy Camp.jpg (Adi Lavy Camp)


Sleep spaces

In the night there are of course the seven wonders
of the world and the greatness tragedy and enchantment.
Forests collide with legendary creatures hiding in thickets.
There is you.

In the night there are the walker's footsteps
the murderer's
the town policeman's light
from the streetlamp and the ragman's lantern
There is you.

In the night trains go past and boats
and the fantasy of countries where it's daytime.
The last breaths of twilight
and the first shivers of dawn.
There is you.

A piano tune, a shout.
A door slams. A clock.
And not only beings and things and physical sounds.
But also me chasing myself or endlessly going beyond me.
There is you the sacrifice, you that I'm waiting for.

Sometimes at the moment of sleep strange figures
are born and disappear.
When I shut my eyes
phosphorescent blooms appear and fade
and come to life again like fireworks made of flesh.
I pass through strange lands with creatures for company.
No doubt you are there, my beautiful discreet spy.

And the palpable soul of the vast reaches.
And perfumes of the sky
and the stars the song of a rooster from 2000 years ago
and piercing screams in a flaming park and kisses.

Sinister handshakes in a sickly light
and axles grinding on paralyzing roads.
No doubt there is you who I do not know,
who on the contrary I do know.

But who, here in my dreams, demands
to be felt without ever appearing.
You who remain out of reach
in reality and in dream.

You who belong to me through my will
to possess your illusion
but who brings your face near mine
only if my eyes are closed in dream as well as in reality.

You who in spite of an easy rhetoric
where the waves die on the beach
where crows fly into ruined factories,
where the wood rots crackling under a lead sun.

You who are at the depths of my dreams
stirring up a mind full of metamorphoses
leaving me your glove when I kiss your hand.
In the night there are stars
and the shadowy motion of the sea,
of rivers, forests, towns, grass
and the lungs of millions and millions of beings.

In the night there are the seven wonders of the world.
In the night there are no guardian angels,
but there is sleep.
In the night there is you.

In the daylight too.

21:45 23/11/2011 | Lien permanent | Tags : humoeurs, lis tes ratures |  Facebook

lips

“In the violence of overcoming, in the disorder of my laughter and my sobbing, in the excess of raptures that shatter me, I seize on the similarity between a horror and a voluptuousness that goes beyond me, between an ultimate pain and an unbearable joy!”
Georges Bataille, The Tears of Eros

 

21:40 23/11/2011 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

15
nov

blog d'ailleurs. remerciement.

Le Pli

 

"C'est que le Pli est toujours entre deux plis, et cet entre-deux-plis semble passer partout : entre les corps inorganiques et les organismes, entre les organismes et les âmes animales, entre les âmes animales et les raisonnables, entre les âmes et les corps en général ?"

(Gilles Deleuze, Le pli, Editions de Minuit, p.19)

Photo : Compression of Body, Javier Santaren Ruiz

12:28 15/11/2011 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

14
nov

who's bad?

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Marguerite à Faust: Tu crois en Dieu?

et Faust ne peut répondre que du vent. Vents.
LA question inclue toutes les réponses, toutes les autres questions que les réponses laisseront paraître.

Ah Belle Marguerite, tu te vois si belle en ce miroir, si belle, si fine, si folle et si juste. Je crois en toi.

22:30 14/11/2011 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook