1
oct

Atelier pré-textes & sous-titres - actualités

http://atelier-milady.skynetblogs.be/

LOGO atelier marque p 220909

23:46 01/10/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : atelier |  Facebook

17
jui

Atelier d'écriture "les Indélébiles" (27/09/09)

le flyer! (click on pic)

fly ems A5

(merci OHM)

18:36 17/06/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : atelier |  Facebook

15
jui

La fête des ateliers d'écriture

CoiffeurHP entrezlireBonjour à tous,

Ce message pour vous annoncer La fête des ateliers d’écriture qui se tiendra lundi 22 JUIN à Passa Porta

Réservez à info@entrezlire.be - http://www.entrezlire.be/Kal.acgi$LNw_fr?&Session=S166615471&serial=832900179

19 heures


Ouverture du marché des ateliers :
Le public est invité à découvrir les stages d’écriture d’été (proposés en partenariat avec le CESEP), à rencontrer d’autres participants et les animateurs de Kalame qui l’informent des ateliers qu’ils animent un peu partout en communauté française, découvrir les écrits de ces animateurs,
ainsi que des ouvrages de références sur l’écriture et les ateliers...
 
Et vernissage de l’exposition de l'atelier d'illustration
Hans mon Hérisson, un conte peu connu recueilli par les frères Grimm,
fut le point de départ d'une curieuse aventure pour les membres de l'Atelier d'Illustration de Dominique Maes à Passa Porta et quelques élèves de l'ERG (expo jusqu’au 23 août 2009)
 
19 heures 45

Présentation du #3 de la revue Parenthèse en compagnie de Myriam Mallié qui en a rédigé le dossier, posant son regard d’artiste et de formatrice sur la question des enjeux psychologiques de l’écriture.
Présentation du stage “Pension de famille” : Atelier d'écriture et de recherche autour des différentes images archétypiques du Créateur, telles que racontées dans les cosmogonies.

20 heures 15

C’est la faute au petit Nicolas” ou “Intimité et écriture en ateliers”, conférence par Jean Van Hemelrijck (psychologue)

Le simple fait que le mot “intime” désigne à la fois “la vie intérieure, généralement secrète, d’un  personne” et “une personne étroitement liée à une autre “ montre d’emblée le paradoxe du “secret partagé” que contient la notion même d’intimité ! Paradoxe qui cause certains malentendus lorsque l’on échange, par exemple, à propos du dévoilement de l’intimité en atelier d’écriture...
Pour tenter d’éclaircir la question, nous redéfinirons d’abord la notion d’intimité en général, tenterons de déterminer la place qui lui est accordée
dans notre culture, d’observer comment elle a évolué avec la société, et comment elle continue de le faire, à l’ère de la téléréalité et de face-book.
Ensuite, nous l’aborderons dans le champ particulier de la lecture. Nombre de témoignages parlent en effet de “rencontre intime” avec un auteur, via son texte, voire de télépathie.
Du point de vue des écrivains, par contre, si une majorité s’accorde sur le fait que l’on écrit “à partir” de soi, nous entendons des discours divers, voire opposés, sur la part de soi, sur la profondeur de cette part, investie (ou non) dans l’écriture. Comment envisager cela dans le cas de l’autobiographie, de l’autofiction, mais aussi dans le champ de la littérature ? (Ne) serait-elle (pas), la littérature, le lieu de “ce partage
de ce qui est le plus profond” ? Sans doute n’y a-t-il pas de réponse unique, chaque écrivain étant libre de régler la question ... en toute intimité.
Enfin, nous poserons la même question dans le cadre plus précis de la pratique de l’écriture en atelier. Car le groupe de participants réunit
potentiellement des personnes ayant des attitudes et des convictions  différentes.
Un dévoilement de l’intimité doit-il y être absolument évité ? Sous peine de  quoi ? Est-ce réaliste de l’envisager ?
Un dévoilement de l’intimité peut-il s’y imposer ? A notre insu ? ...
 
Cette conférence est accessible à tout public, sur réservation.

Entrée : 6 (5 euros), comprenant un verre offert à l’arrivée

21:49 15/06/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, atelier |  Facebook

11
jui

Atelier d'écriture "les Indélébiles" (27/09/09)


Et si les noms de Dominique Maes & Patricia Mignone ne sont toujours pas imprimés dans vos ADN, voyez plutôt ce que je (leur) propose...

***********

Printing walkVous avez une page du Prophète de Gibran accrochée au dessus de votre lit?
Un haïku calligraphié dans vos toilettes?
Un exemplaire première édition du Tropique du Capricorne de Miller sous cloche?
Un "Martine à la plage" enrobé de papier de soie?
Un Assommoir dans la poche? La Bible est votre roman de gare?
Vous connaissez par coeur un texte phare qui est pour vous un pan indélébile, dans lequel il y a des morceaux déclics, des pages claques, des premiers amours, des tours de manège, des sortilèges, ...

Apportez cet écrit le dimanche 27 septembre 2009, allons ensemble au bout de nos obsessions en jouant avec ces Fleurs du Mal.
Ecrire pour toujours, les Indélébiles à côté de soi, sans doute, ni scrupule.

Pré-Consigne: merci de m'aviser du livre choisi (ou tout autre support), voire de m'envoyer un extrait préféré avant mi-septembre.
 
 ***********
 
 
Programme:
9h15 - 12h15: Temps d'écriture dans le studio de tatouage "La Boucherie Moderne"; place du Jeu de Balle.

12h30 - 13h45: Repas & Expo au Chaff (bar/resto du Jeu de balle) qui exposera une artiste peintre qui travaille sur le tatouage, les piercings, les traces, l'identité... Patricia Mignone. http://lumiereincidente.skynetblogs.be/

14h - 17h30: Temps d'écriture aux Archives de la Ville de Bruxelles, rue des tanneurs 65.

15h30 - 16h00: Intervention passionnée et ludique de Dominique Maes (http://www.dominiquemaes.net/) autour du livre qui dure.

18h00 - 18h45: Petite surprise ludique indélébile pour chaque participant.
***********

Détails pratiques:
Horaires: 9h15 - 18h45 - rendez-vous à 9h00 devant l'Eglise Notre-dame Immaculée, Place du Jeu de Balle
Participants: max. 8 - min. 5
Participation: 65€, repas compris.
Confirmation obligatoire sur miladyrenoir@yahoo.co.uk
Information: 0494 58 13 04 & http://atelier-milady.skynetblogs.be/

23:43 11/06/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, atelier |  Facebook

1
mar

Atelier d'écritures créatives pendant le OFF'09

afficheA2offun atelier d'écritures qui tournera autour de rien, de petits riens, de ce rien qui emmène à côté, qui donne du mal, qui rend nerveux, fou et/ou génial... mais qui vous fera écrire un peu de tout.
Les auteurs abordés seraient "abbés, abracadabrants, agités du bocal, algébristes, anticipateurs, archi-monarques, astrologues, astronomes, barjos, barrés, bizarres, botanistes, bricoleurs, cafouilleurs, calculateurs, calyptologues, candidats, cantonniers, capitaines, casse-pieds, cénobites, chimériques, cinglés, conquistadors, coprophages, copulateurs, cosmogones, cosmographes hérétiques, craqués, débridés, dégénérés, délirants, dérangés, dingos, éjaculateurs, énergumènes, enragés, éperdus, étymologistes, excentriques, excités, extravagants, fadas, faiseurs d'histoire(s), farfelus, faux-dauphinomanes, fêlés, fétichistes, fissurés, foldingues, follets, frappa-dingues, généticiens, géographes, géologues, géomètres, givrés, gogols, hallucinés, haricologues, hermaphrodites, hygiénistes, hypnotiseurs, (il)logiciens, illuminés, insensés, inventeurs ivres, journalistes, linguistes, logographes, loufoques, mabouls, mathématiciens, médecins, médicastres, mégalomanes, messies, météorologistes, militaires, monarques, musiciens, mystificateurs, myth(étym)ologistes,notaires, obsédés, occultistes, ondinistes, ouf, panlatinistes, persécutés, persécuteurs, pétitionnaires, philanthropes, philosophes, piqués, politiciens, polygraphes, possédés, préhistoriens, prodiges, prophètes, quadrateurs, racistes de tous poils, rêveurs, rhétoriciens, romanciers, saugrenus, savants, schizophrènes, sinoques, siphonés, sociologues, sonnés, stratigraphes, tarés, théoriciens, timbrés, toqués, universalistes, urbanistes, versificateurs, visionnaires, zinzins, zoologues, etc."*
Vous venez?
 
*( © Marc Ways )
 
 
Quand? le Samedi 7 mars de 10h30 à 13h
Où? au Boekenmolen – Bibliothèque néerlandophone ( rue du Jardinier 47A – 1080 Bruxelles).
Pourquoi? comme ça.
Qui? de 15 à 125 ans. Amis imaginaires bienvenus.
Combien ça coûte? gratuit (ou 2€ pour le papier).
Comment? réservation souhaitable mais pas obligatoire sur miladyrenoir@yahoo.co.uk ou 0494 58 13 04 avec vos coordonnées, sinon, improvisez, venez le jour même.
Avec qui? Milady Renoir, animatrice d'Ateliers d'Ecritures Créatives depuis 2003.
www.kalame.be
Plus d'infos sur http://atelier-milady.skynetblogs.be/
Et puis après? après, Antoine Boute lira, ce sera bien!

bon, sur le site du OFF', http://www.le-off.be/index.php?page=de-boekenmolen-2 tout ne correspond pas mais les contraires sont les alliés de l'imaginaire, non?

20:55 01/03/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : atelier, act-u, lis tes ratures |  Facebook

12
fév

Atelier d'écriture auquel je m'inscris: "Le comptoir est le parlement du peuple"

prevert_au zinc
Atelier: Le comptoir est le parlement du peuple

Genre : Atelier littéraire de textes de fiction
Vous avez déjà été au restaurant, au bistrot, au salon de thé ou vous avez été invité au banquet de l'oncle Alfred ? Alors, vous pouvez participer à cet atelier ! Avec vos petites notes, bribes de conversation, réflexions... ou sans, qu'importe, il y aura, sur place, matière à écrire de fausses histoires vraies.

Quand : Le samedi 25/04/2009 - De 14h à 18h
Où : Namur
Renseignements :
jacquelinedaussain@hotmail.com & 0474/338865
Adresse : La Maison du Conte
rue des Brasseurs 170
Public : Adultes dès 16 ans.
Prix : 30€


histoire de placer quelque part les sublimes adages entendus ce dimanche à la clef d'or sur la place du jeu de balle, entre 8h12 et 9h37:

"faut cesser l'apologie des chats"
&
"le cancer est vraiment une maladie de riches, pour ceux qui peuvent se payer un paquet de clopes par jour!"
&
"j'suis croyant mais j'serai jamais témoin de jéovah!"

08:56 12/02/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, atelier |  Facebook

11
fév

Maison de la Francité: concours de textes & atelier d'écriture

affiche_concours_2009 la tête dans les étoiles

Thème : la tête dans les étoiles
Ouvert à tous à partir de 12 ans.
Nombreux prix à gagner. Meilleurs textes publiés.
Règlement : www.maisondelafrancite.be  ou 02/219 49 33.
Ouverture : 1er février 2009
Date limite : 19 avril 2009

Ce thème n'est certes pas étranger à l'Année de l'Astronomie, proclamée par l'O.N.U. en souvenir de Galilée, qui pour la première fois observa les étoiles dans un télescope il y a 400 ans.

Mais, au gré de la fantaisie de chacun, le titre de notre concours se prête à toutes sortes d'interprétations, à toutes sortes de récits, qu'ils soient légendaires, féeriques, historiques, poétiques, aventureux, philosophiques, futuristes... Bien des histoires célèbres nous ont précédés dans cette voie, de la mythologie antique à La guerre des étoiles (George Lucas), en passant par les prophéties de Nostradamus, Jules Verne (De la terre à la lune), Charles Trenet (Le soleil a rendez-vous avec la lune), Stanley Kubrik (2001, Odyssée de l'espace) et beaucoup d'autres.

Envoyez-nous pour le 19 avril -par poste, fax (02/219.67.37) ou courriel (mdlf@maisondelafrancite.be) votre texte original et inédit de 2 à 4 pages, avec la fiche d'identité.

Participation gratuite
Trois catégories : cadets (12 à 15 ans) ; juniors (15 à 18 ans) ; adultes (+ de 18 ans)
Nombreux prix : un voyage, chèques jusqu'à 1000 €, livres, entrées gratuites, etc.

Vous souhaitez y participer mais vous manquez d'inspiration... Inscrivez-vous à un atelier d'écriture sur le thème du concours. Des animateurs expérimentés vous proposeront de nombreuses pistes ludiques et efficaces. Voici le calendrier :

À Bruxelles (Maison de la Francité - 19F avenue des Arts 1000 Bruxelles)

Le samedi 7 mars de 14 h à 16 h 30 (Claudine Tondreau)
Les samedi 14 et dimanche 15 mars de 14 h à 16 h (Evelyne Wilwerth)
Le samedi 28 mars de 10 h 30 à 13 h (Milady Renoir) et de 14 h à 16 h (Frédérique Dolphijn)

À Liège (Espace 49 - 49, rue Saint-Hubert, dans le cœur historique)

Les lundis 16 et 30 mars de 18 h à 20 h (Karel Logist)
Infos et inscriptions : 02/219.49.33 - mdlf@maisondelafrancite.be
Participation à l'atelier d'écriture : 10 euros


08:38 11/02/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : atelier |  Facebook

19
jan

voeux et message de café castor - concours de nouvelles ROCK

café castorBonjour,
 
Heavy New Year comme disent les rockeurs et que 2009 vous apportent du plaisir, de bons sons et de belles pages à explorer !

 

Le 1er concours de nouvelles ROCK a été lancé en octobre 2008. Il se termine le 1er Mai 2009. Nous sommes donc à mi-chemin. C'est l'occasion de vous transmettre quelques informations.

 

café castor noelDe nombreux encouragements d'Ann Scott, Vincent Ravalec, François Bon, Agnès Léglise de Rock'n Folk, Bruno Blum et tant d'autres nous sont parvenus. Ils soulignent l'intérêt du concours et suivent avec attention son déroulement.

 

Le site Internet du concours s'est enrichi de nouvelles rubriques :

* un forum pour échanger entre participants

* une tentative de définition de la nouvelle

* des liens de conseils sur l'écriture d'une nouvelle et quelques noms d'écrivains « rock ».

 
Dès à présent, nous réfléchissons à un projet éditorial pour partager avec vous la lecture des meilleures nouvelles ROCK. 
 
Merci à ceux qui nous soutiennent: le Hall de la musique , la librairie Dialogues, aux membres du jury pour leur disponibilité.
 
bromleyphilipDe Franck Darcel à Denis Roulleau, l'équipe du jury est prête à se plonger dans la lecture des nouvelles qui nous parviennent … doucement. N'hésitez pas à relayer l'information autour de vous, nous faire part de vos conseils et bien sûr, participer. 
 

Meilleures salutations et n'oubliez pas … keep rockin' !

 

A très bientôt

 

Jean-Pierre Jaffrain

Café Castor

15:37 19/01/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, atelier |  Facebook

16
déc

Soirée Lectures du 18/12 suivant l'atelier Pop, Road & Beat du 13/12

flyer atelier pop road beatchers gens,

si vous avez au moins une oreille, au moins un oeil (troisième ou premier), au moins une envie de partage, si vous avez au moins 5€, venez lire, écouter, entendre, boire, siffler, caresser à la soirée lectures Pop, Road & Beat de ce jeudi chez notre très chère Miss Darlington...

plus d'infos sur: http://atelier-milady.skynetblogs.be/

c'est tout for now.

09:48 16/12/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : atelier |  Facebook

17
nov

"Emploi et Déploie des mots - comment abuser de la poésie?" sur Hic et Nunc - radio Alma ce vendredi 21 novembre

hic_et_nunc_2008Ce vendredi, Radio Alma sis Saint-Gilles de Bruxelles m'accueille bien et bon pour son émission Hic et Nunc, laquelle commence à 20h pile jusqu'à 21h (en direct).

Autour de la table studio, Edith Azam, Jean-Philippe Convert & Benjamin Pottel, sonnez musettes, résonnez hautbois!

Lectures d'auteurs, intuitions des mots frais, injonctions de petites idées sur la poésie à tout prix...

L'émission passe sur 101.9 et sera disponible en Podcast sur http://radioalma.blogspot.com/ pour les infidèles.

Donc à vos esgourdes... toute suggestion /implication sur le grand thème est la bienvenue sur miladyrenoir@yahoo.co.uk

14:06 17/11/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : atelier, place net, texte |  Facebook

Médiditatation (merci Medellia & OuLiPo)


Hier, je lis ça sur le blog de
Medellia:

Méditation de l’indistinction, de l’hérésie :  
Il y a trois suppositions, la première, ce n’est pas trop d’y mettre un ordre, c’est qu’il n’y a plus. Je ne la nommerai pas.  
Une deuxième supposition, c’est que rien ne saurait se dire.
Une autre supposition enfin, c’est que rien désormais ne lui est semblable. Cette supposition destitue tout ce qui fait le lien.
De certaines de ces suppositions se déduisent, sans pertinence, des propositions comme chaîne.
De ce que rien désormais ne lui est semblable on conclura qu’il n’y a que du dissemblable et de là, qu’il n’y a aucun rapport, qu’aucun rapport n’est définissable.
On conclura à l’impropriété.
Tout se suspend au point où surgit un dissemblable, et de là quelque chose, mais quelque chose noir.
Par la simple réitération, il n’y a plus, les touts se défont en leur tissu abominable : la réalité.
Quelque chose noir qui se referme. Et se boucle. Une déposition pure, inaccomplie.  

Jacques Roubaud, Quelque chose noir.

 kilimanjaro tape

 



Hier, en OuLiPouant
, c'est sorti:

à supposer que la gnose soit l'addition des paradigmes imbibés d'éventuels hasards et de calculs précis, lesquels se mélangent dans un athanor gigantesque, omniscient, omnipotent qui pourrait pourtant se définir par le Tout et le Néant ensemble, nous obtenons alors une entité irréelle qui présente les atouts plus-que-réels, cependant invisibles pour celui ou celle qui les explore, les devine, les décortique, mêmes atouts se révélant inutiles, obsolètes et dérisoires pour celui ou celle qui les ignore, les nie ou les dénigre, pour autant qu'il soit possible de complètement nier des évidences universelles, reconnues à travers les langues et les esprits, des évidences fondatrices de notre état intrinsèque de vivants confrontés au monde, monde qui, par ailleurs, n'a, lui, aucune conscience d'être monde autrement qu'à travers ses représentations, lesquelles sont visibles et déclenchées autant par celui ou celle qui nie, qui ignore que celui ou celle qui devine et décortique, puisque ces évidences sus mentionnées réunissent le Tout et le Néant, le vérifié et l'invisible, le contour et le creux, la bouche et le cri, le temps et son contraire, le passé et le futur, le souffle et l'aspiration, le noir et le blanc, le mélange et l'exception, le un et le dernier, le serpent et la pomme, la poule et l'oeuf, l'alpha et l'oméga, le sous et le sur, la vie et son antithèse, la mort et son illusion.

 

(*une phrase entière méta contrainte d'écriture, sans autre point que final).

13:27 17/11/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : humoeurs, texte, atelier |  Facebook

13
nov

dialogue de sourds

altamiraFred* a écrit ça:

[Lis] Paliers d'autres en confusion
En elle s'étirent des pulsions flagellant, sèches et brûlantes, sous l'enveloppe à l'âme défendant offerte. Des genèses, des trépas, des finalités sans confiance qui vibrent et s'alimentent...

Il y a des autres sous sa peau, des flammes, des rejets, de ces effrois qui durent et
l’épuisent.

Elle est l’hôte d’oscillations hystériques qui ont oublié que deux pôles opposés suffisaient à leur manège. Leur déraisonnable amnésie engendre des générations spontanées de dimensions profusionnelles qui lui échappent et la happent toutes dents bandées.
Elle est à genou, tremblante, empalée par le chaos, elle vogue entre les absolus étirés vers un trou noir de félicité éblouissante et le vital minimum, celui du « continue ! ». C'est, ça enfle et s'étire, s'instille comme une membrane pulse et s’alimente.
Elle est étant, feu dans le sang, déflagrations dans le crâne, ses envies de mordre et déchiqueter embrasent ses humeurs, ses envies de n'être qu'amour s'y accolent.

Il y a des autres sous sa peau, il y a des flammes enragées sous sa peau.

Elle est survivante, ses paradoxes font orgies jusqu’en ses plus intimes et noires évasions, ça baise, ça viole, ça s'enlace et se mélange, et ça fait mal.
Elle vit dans l'ailleurs qui veut s'échapper de l'ici. Une ermite illusionniste.

Elle est lâche, elle s’ignore vaillante. Le pire d'elle, l'oppression de ses dissemblables, tout l'oblige à être parfaite, droite et exemplaire jusqu’en ses différences. Si vous pouviez voir les traits fétides que les torsions de ses déviances peignent sur sa face. Et ce ne sont jamais de banales convenances que de se contorsionner. Plus le temps passe et plus les automatismes oublient de se faire oublier.
Elle les porte avec une fausse aisance douloureuse, ré-agrafant souvent des lambeaux arrachés au nom de son ébriété, au seuil des déliriums qui lui échappent.

Il y a des autres sous sa peau, des effrois mesurés à l’aune de la colère qui sort d'elle pour l'étouffer.

Elle est naissante, ouate dans les veines, air limpide sous la crinière ravagée .
Elle voit et ne voit pas, comprend sans entendre, sent la terreur de l'obscurité éteinte par le jour.
Elle retourne à l'aurore, martelée, ahurie, s'étant une nuit encore retrouvée disséquée, quelques parts d'elle-même facticement réunies en une carcasse maigre, de rapaces encerclée. Somme de fragilités et maîtresse es abandon elle se sait s’oublier, s’effacer du festin d’automutilation, se tranchant des écarts de sa fascination, protégeant ses envols de ce glorieux déclin.

Enfin elle a peur, encore, mantra-sangsue!
Elle était étrangement détachée pour une morte piquée à vif.

Il y a cet autre sous sa peau.

Elle est encore vivante... Encore.

*- http://lireestunplaisir.skynetblogs.be/post/4816260/meandres-dominants
-
http://www.maisondelapoesie.be/auteurs/auteur.php?id_auteur=1289  
-
http://c-d-ego4.blogspot.com/

Je "réponds" ça:

il ne devrait pas, entrer avec son bras, son gland, son géant, son creux, ses cris, il ne devrait pas, il le fait, parce que les choses volent, le cri fixe le désert, le monologue du chat qui ne remue pas au bord de la route, c'est le bref qui dure trop, c'est le dur qui embrase, il ne devrait pas, il va trop loin, il en revient, il y va, il en vient, bref, il dévie, il, déviant, ça lui passe le commentaire, ça les coince dans l'inconstance, la banalité de la violence, les uns jugent, les autres ignorent, lui, sous le néon, colle son corps à la vitre, frotte l'arbre, il est un scum bag, un doggy bag, un triste sir, un fier à bras, les mots jaillisent, la salive coule, il aime, il n'aime pas, il jouit, il a peine à rejouer le morceau, il glisse contre la gouttière, met la main trop loin, creuse une tranchée dans la chair, tais toi qu'elle pense, vide toi, qu'elle feinte, il est là, les autres ne le savent pas, rouge décanté, blanc acide, chewing gum contre glotte, on colle tout, on n'annule rien, il ne devrait pas, bref, toujour bref, coincé conte lui même, jouir et peiner, ne dis rien, vise ça, quel jour de merde, oh un brin de pisse contre l'asphalte, dis, belle, tu aimes le corps? bref, être bref, invisible, puissant sur le départ, nier les vidanges, il compte, il ne devrait pas, mais rien n'y fait, le calcul supplante l'instant présent, dire oui quand on pense non, c'est ne pas être soi, être soi, c'est être là, trop là, il ne devrait pas, il doit pourtant, le membre réclame, l'odeur persise, même après l'ablution, le besoin, lui, crèche dans le lavabo, l'envie, dans le miroir, il voit bien qu'il a besoin, il sait, ils savent, il ne devrait pas, il se retourne dans les draps, il perce l'oreiller de son visage rougeaud, aimer l'autre, ça passe par donner le corps, entrer le corps dans l'autre corps, tout est corps, la ville, le soir, le ciel, la télévision, la voiture, ça vibre, ça pue, ça fait bon au dedans, tout est corps, terrible omnipotence de la chair, scolopendre rose, il serpente jusqu'au lieu, commun à ceux qui savent, il ne devrait pas, la faute excuse la faute, la faute à qui, à quoi, il devrait taire, penser à mais ne pas acter, entrer dans le corps avec sa voix, crier dans la gorge de l'autre, il avance, se dit, j'y suis, allons y, il ne devrait pas, mais c'est comme de l'amour de premiers jours, une envie de viande, un départ vers le loin, un retour à soi, être là, en plein dans leur mille, visé, ciblé, attendri, il y est, il ne devrait pas... à peine, il entre, il le sait, mais il pousse son corps un peu plus loin dans ce qu'il sait être le meilleur.

22:59 13/11/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : atelier, lis tes ratures |  Facebook

vous haissez les dimanches? venez donc l'écrire...

parenthèsesKalame vous invite ce Dimanche 16 novembre dès midi au Thé au Harem d'Archi Ahmed, 52/54 chaussée de Louvain, 1210 Saint-Josse (METRO Madou)

Assistez à midi à la présentation de Parenthèse, la nouvelle revue des ateliers d'écriture, proposée par Kalame et Indications.

Goûtez, pour 15 €, à une spécialité marocaine dans le cadre magnifique de la Brasserie (réservation : info@kalame.be)

Dès 14 heures, participez au 6ème méga atelier d'écriture : Hervé Le Tellier, Jacques Jouet, Frédéric Forte, Ian Monk et Marcel Benabou, tous écrivains membres de l'OULIPO, venus spécialement à Bruxelles pour l'occasion, partagent des consignes d'écriture : on écrit, on lit, et on rit beaucoup !
http://www.kalame.be/Docskal/LIK/megaatelierinvit.pdf

Feuilletez les ouvrages sélectionnés par France Verrier de la Librairie Les yeux Gourmands : Parenthèse, les livres des écrivains présents, des livres sur l'écriture et sur les ateliers… Rencontrez des participants, des animateurs, et renseignez-vous sur les ateliers qui existent tout au long de l'année.
Enfin, apportez votre livre préféré et enregistrez sur place la lecture d'un extrait de maximum une minute. Votre Lectomaton sera diffusé sur www.fureurdelire.cfwb.be . Le début d'une grande chaîne de lectures…

Activités gratuites - Bar et librairie payants - Pas de réservation SAUF pour le repas : réservation à info@kalame.be avant le samedi 15/11 à midi (plat : 15 € payables sur place)

Dans le cadre de la Fureur de Lire...

12:44 13/11/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : atelier, lis tes ratures |  Facebook

28
oct

"la première fois où j'ai écrit autrement", proposition d'écriture et de réfléxion lors d'une rencontre d'animateurs d'ateliers d'écriture

sunday bloody sunday
« La première fois où j’ai écrit autrement », réflexion narrative proposée par Annick et Nicole de l’Université de Marseille lors d’une rencontre entre animateurs d’ateliers d’écriture en ce jour du 28 octobre 2008, ce jour qui n’est pas un dimanche.

 

Cette première fois, la première fois que, c’était un dimanche ou un samedi, peu importe, ou presque, enfin, non, je ne crois pas que c’était la fin d’une semaine, à moins que ce fût pendant des congés, donc  la première fois que j’ai écrit autrement, que j’ai changé d’abord, la première fois que j’ai senti l’écriture comme un engagement, une volonté propre, sans inconsistance, l’écriture comme un engagement au même titre qu’un vote ou qu’un don du sang, l’écriture sans intention de délestage, dans dimension d’exutoire, l’écriture comme une prise de risque extime, bref c’était un dimanche, oui, ça vient, ça me revient, un dimanche sans pluie, ni soleil, un jour neutre,  un jour de petits riens, un peu de télévision, un peu de musique, un peu d’œufs sur le plat, un dimanche blanc, peut-être ai-je fait l’amour au réveil, je ne sais plus trop, faire l’amour le week-end, on dirait une chanson cruche, enfin c’était sûrement un bon dimanche avec un chouette samedi derrière, un week-end, mais pour raconter précisément, disons que je pense qu’il y eut d’abord l’écran, puis la tour de l’ordinateur,  avec leur petite lumière, leur petite étincelle, oui, c’est pas très romantique l’électronique, j’ai depuis longtemps abandonné le Moleskine, sauf pour mon agenda, quant à l’éternel stylo plume qui crache son venin dans le sac quand on le ferme mal, oublions, on est d’une génération électronique ou on ne nait pas, donc, devant le PC, j’ai dû vouloir m’assoir confortablement mais finalement m’assoir n’importe comment, je prends toujours des positions de fakir pour écrire, je ne me rends pas compte, je me lance dans un texte, je perds la pesanteur, les membres contorsionnés finissent par « mourir », on se lève avec une hémiplégie éphémère, enfin, c’était un dimanche, oui, sûrement, comment j’ai fait pour écrire autrement ? Ai-je relu des vieux textes ? oui,  j’ai dû vouloir retaper, reformater des textes écrits dans le carnet noir de l’âme, dans le journal de l’ado, des textes prophétiques dans lesquels on voit le tunnel, le tunnel, le tunnel et jamais son bout, oui, jeune et conne ou conne et jeune, abusant de mots déclamatoires creux comme mystérieux, bizarre, fou, curieux, alliés aux mots dramatiques, mort, suicide, masse, peuple, corps, veine, gorge, univers, rouge sang, noir corbeau, enfin ces connotations du creux de la vague, citant Monsieur Ducasse de Lautréamont dans des cahiers à spirale, bref, j’ai dû vouloir faire ça, retravailler, formuler, apaiser ou catapulter des perceptions obscures, il se peut même que j’ai eu envie de viser quelqu’un, la cible vivante, quelle bonne idée, lapider un « personnage » en chair et en os, on lui enlève le pyjama, comme aux lapins, oui, j’ai dû vouloir expectorer, j’aimais ça, vider les bronches et la gorge sur une victime virtuelle, faut pas croire que ça n’amuse pas d’écrire noir, sombre, gothique, exalté, l’écriture comme une régurgitation, le principe d’inimitié qui fait foi et loi, c’est bon, bon, un dimanche ? Oui, j’arrête de chercher, un dimanche, un dimanche où j’avais peut-être fait une tarte aux pommes avec de la compote de rhubarbe dessous les quartiers de pomme, je réussis bien cette tarte, et certains dimanches, je prends le temps de faire une tarte souvent, j’aime bien couper les pommes en quartier, j’aime un peu moins les éplucher, mais la tarte vaut la peine, un peu de cannelle, de cassonade, pas besoin d’avoir des invités, juste pour mon homme et moi, la tarte du dimanche,  comme une recette du bonheur, tiens, d’ailleurs, était- ce un dimanche avec un homme ? Un dimanche de célibataire ? Peut-être que j’étais seule à ce moment là, être seule ou en couple n’a pas forcément influencé mon écriture, j’ai écrit des choses angoissantes en temps de félicité, et des récits doucereux en temps d’orages, alors ? Un dimanche avec ou sans homme, avec ou sans tarte, mais un dimanche, assurément, je n’ai plus de doute, à moins que c’eut été un mardi mais au mois d’août quand tout le monde est en vacances parce qu’un dimanche d’octobre égale un lundi d’août, alors la première fois que j’ai écrit autrement, oui, un dimanche de farniente ? Au mois d’août ? En hiver ? le souvenir de la chaleur n’est pas fort, même si en Belgique, la canicule est un mythe, bref, ça a dû être à peu près comme d’habitude, juste après ce moment imprécis, indécis, gonflé d’urgence, quand je mets la musique fort, que je visualise un passage d’un livre juste terminé, ou d’un film juste adoré, j’ai dû faire ça à ce moment là, « me mettre en route vers l’écriture », « me mettre en écriture », on dit ça, ici et là, et puis un dimanche est un bon jour pour la mise en route, tout débuter les lundis, c’est d’un ennui, voilà, un dimanche, un vrai bon dimanche, pur et dur, un dimanche bien trempé ça devrait être ça, sauf que là, il a dû se passer quelque chose, un objet familier qui grince ou un chat qui miaule, j’ai été happée dans un vortex, le temps d’un moment d’inattention, je ne sais pas trop, il y a bien eu une différence, une cassure, un non-retour, enfin, une charnière, bref… mais à part que… enfin c’était un dimanche, je n’ai plus tous les jalons de la situation, mais en tout cas, ce dimanche là, j’ai cessé de dire JE, j’ai abandonné l’ego, provisoirement, j’ai su y reprendre goût après, avec le choix en bandoulière, mais là, ce dimanche là, un débit nouveau a jailli, un flux non plus gastrique mais hystérique, une logorrhée proche de l’autohypnose a percé ma bouche, on peut visualiser une déviation sans panneau, un virage sans gouffre, tout ça, ces métaphores bien crues, tout ça pour un dimanche, c’était bien un dimanche, j’en suis persuadée à présent, mais pourquoi ce dimanche là, pourquoi à ce moment là ai-je décidé de changer de Je, de dire tu/vous/ils/on ? Parce qu’autant je suis sûre que c’était un dimanche, autant je ne sais plus si je l’ai décidé, je ne décèle pas la prise de position, à savoir si la conscience a joué un rôle dans cette nouvelle propension, la surprise a dû venir avec le résultat, j’ai dû m’échapper, creuser un trou noir avec une pioche flamboyante, les images sont arrivées sans que je me sente exposée, j’ai sûrement senti la liberté de ce dimanche, ce jour de messe où je n’ai prié ni Dieu, ni Diable, ni Sainte Rita, ce dimanche là, en tout cas, il y a eu un écho sans égo, une petite particule élémentaire sans neurone primordial, un électron libre nageant dans la gorge, j’ai sûrement perdu la trace du temps, de la forme, de l’écran, de la tour de l’ordinateur, ça m’arrive sciemment maintenant, c’est même devenu un rituel, une mise en condition, mais ce dimanche là, peut-être était-ce un tour de passe-passe avec les mots, peut-être en ai-je eu marre d’utiliser les mêmes empreintes, revisiter les chemins balisés, ai-je été dépassé par une émotion ? Mais dire que c’était un dimanche est la seule trace tangible de l’expérience, c’est bête enfin, comme ça, je voulais le raconter, mais je ne me rappelle juste que c’était un dimanche, un con de dimanche comme beaucoup de dimanches dans une vie, y coller une date, un contexte, un débroussaillage, vous donner une preuve, tout ceci m’est impossible, peut-être qu’un de mes chats était sur mes genoux, comme dans les photos d’écrivains prises au début du siècle dernier, c’est toujours bien vu pour un écrivain d’avoir un chat, surtout s’il est noir (le chat, pas l’écrivain), et que ce chat noir soit stoïque, c’est bien, ça, un chat stoïque et noir allongé nonchalamment sur un bureau, avec des étagères enflées de livres de toutes sortes, l’écrivain fume une cigarette qui n’est pas allumée, l’image idéale, l’image d’Epinal esquissée un dimanche, on peut dire, même si ce n’est pas sûr que j’avais un chat sur les genoux, mon chat noir qui vit encore aujourd’hui, par exemple, que l’appartement était embaumé de relents de pommes et de rhubarbe, bordé de ce soupçon de cannelle… avais-je brûlé du papier d’Arménie dans le salon, et d’ailleurs, était ce à l’époque où l’ordinateur était dans le salon ou dans le bureau, je ne sais plus, était-ce un de ces dimanches où j’avais d’abord fait le ménage, parce que j’aime faire le ménage le matin, tôt si possible, même le dimanche matin, la journée semble alors longue comme une semaine, un dimanche propre, prêt à l’emploi, donc, ce dimanche, un dimanche avec ou sans amour, avec ou sans ménage, avec ou sans tarte, mes activités dominicales favorites dévoilées, je ne mentionne pas la sortie en forêt, l’exposition artistique, le brunch entre potes, mais là, j’extrapole, je voulais, je devais vous raconter la première fois que j’ai écrit autrement, c’était un dimanche… c’était un dimanche… un bon dimanche de… j’ai écrit autrement un dimanche… ou un lundi… mince, un lundi, ça aurait été un lundi ?

 

© Milady Renoir – 28 Octobre 2008
(Merci Kalame!)

22:10 28/10/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : texte, atelier, ego trip-e |  Facebook

3
sep

L'Atelier Milady revient, revient, revient...


LUDWIG ZELLER collage - écriture fragmentée - small
L'Atelier Milady
, atelier d'écritures créatives reprend ses activités dès janvier 2009. Les thématiques et détails sont disponibles sur le blog dédié à l'atelier:
http://atelier-milady.skynetblogs.be/

L'Atelier Milady et ses ateliers amis se trouvent sur le site de Kalame, le réseau des animateurs d'atelier d'écriture de Belgique:
http://www.kalame.be/kal.acgi$Agd_fr?script=KalAgdMenu&Session=S859823421&serial=1020185676

(Illustration by Ludwig Zeller)

11:53 03/09/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : atelier |  Facebook

23
avr

Ateliers d'écritures animés par Milady Renoir dans les prochains jours...

Petite pub ou petit rappel des atelier fenêtre sur le portugal flyerdeux ateliers d'écriture que j'anime dans les prochains jours.
L'un, Fenêtre sur le Portugal, au Théâtre Marni (Affiche du festival avec Pessoa en fond rouge) et l'autre, Auteurs Clairs Obscurs (Christian Bobin & Marcel Moreau (en photo) au bar Chez Moeder Lambic...atelier auteurs clairs obscurs Moreau & Bobin






Infos pratiques et suggestifs sur http://atelier-milady.skynetblogs.be/

13:46 23/04/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : atelier |  Facebook

19
mar

Expo-BI - Info seconde éclair - erratum corrigé

programmevoilà, comme ça, si vous loupez quelque chose, c'est que ma mauvaise foi est en vous!

14:35 19/03/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : atelier, arts |  Facebook

Ce Soir, L'Expo BI ouvre ses lieux, yeux, voeux... jusqu'au 30 mars

LOGO-BI-inverse


texte-central















































Avec un erratum dans l'horaire de dimanche 23 mars sur le site(16h pas 17h!), RDV au LOFT puis écriture à la maison des cultures de Saint-Gilles, détails ci-dessous:

  1. un Atelier "regard sur les artistes"  et deux dates possibles:

- Vendredi 21 mars @ 17h et/ou Dimanche 23 mars @ 16h
L'expo BI (http://www.expo-bi.org/) débute ce 19 mars.
Suite à un atelier d'écriture avec les artistes exposants autour de leur regard d'artiste sur la création, deux ateliers ouverts au public auront pour but de créer des textes autour des oeuvres d'art, des projets exposés.
Questionner le regard du spectateur sur celui qui créée, au sein d'un lieu polymorphe.
Ecrire dans une expo pour se positionner, pour s'interroger.
Dans un cadre très ludique, plusieurs consignes d'écriture amèneront le visiteur à écrire un texte final qui sera "confronté" au texte final écrit par les artistes avant l'exposition.
Une oeuvre collective écrite sera donc mise à disposition à la clôture de l'exposition et sur le site EXPO-BI après l'expo.
D'abord, une visite de 20 minutes dans le premier lieu d'exposition, soit le Loft, 264 Avenue Van Volxem à Forest,
puis atelier au sein du second lieu d'exposition, soit la Maison des Cultures à Saint-Gilles (120 rue de Belgrade).
 
*******************************************
Où? vendredi 21/03: RDV à 17h00 au Loft, 264 Avenue Van Volxem à Forest puis lieu d'écriture: Maison des Cultures de Saint Gilles à 17h45 pour 1h30 d'atelier. *********************OU*********************
Où? dimanche 23/03: RDV à 16h00 au Loft, 264 Avenue Van Volxem à Forest puis lieu d'écriture: Maison des Cultures de Saint Gilles à 16h45 pour 1h30 d'atelier. *******************************************
Public: Tous âges, tous goûts, toutes sensibilités
*******************************************
Prix: 3 Euros seulement
*******************************************
Confirmation obligatoire sur miladyrenoir@yahoo.co.uk ou par SMS 0494 58 13 04 au moins 24h avant l'atelier.

09:35 19/03/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : arts, atelier |  Facebook

17
mar

AUBE (Insolite)

Mars 08 - Atelier insolite Animé par réjane Peigny

je ne suis pas là. C’est vide, un peu noir, froid. je m’attends au pire. je connais du pire.  j’attends.
Finalement, c’est une aube qui se lève, naïve, intacte.
Conquérante, elle apparaît au dessus des copeaux, des immondices.
Le monde connu ne s’est pas désaltéré depuis si longtemps que je suis surpris.
Cette aube.

L’aube décolle. Déjà, des Autres que moi pressent leurs fronts contre leur mur, ils poussent, repoussent, poussent ce petit mur, rien ne bouge, ils poussent encore, jusqu’à s’ouvrir le crâne, uniquement parce qu’il fait jour.

Et, moi, je L’attends. Je crains chaque nuit qu’Elle ne vienne jamais plus. C’est une aube, encore.
Elle éveille avec sa venue les méfaits de la veille, comme une mémoire intangible mélangeant vices et amours. Mais je l’aime. JE L’AIME.
J’inspire fort. Cette aube est une naissance, accompagnée d’un destin. je regarde, interdit, l’écriture de ce nouveau monde s’écouler le long des routes, je La vois avec tant de joie que je me mets à marcher, un pas avant l’autre.

Aujourd’hui, c’est une aube, encore.

Je suis soulagé, je suis vivant. Ce n’est pas toujours évident d’être vivant. Parfois, las de lignes droites, des Autres se croient meilleurs vivants que d’Autres, ils prennent un virage, ce dérapage contrôlé, ils nomment ça « invention ».
Pourtant, d’Autres avant eux ont emprunté ce même coude, un hier d’ici ou un hier de là. Mais leur orgueil donne l’illusion.
Ce monde a été tant piétiné qu’il faut de la suffisance pour vivre de nos jours.

Heureusement, pour moi, aujourd’hui, au fond, il reste encore un chant d’oiseau, un cri de nouveau-né, un souffle, un baiser volé, ils m’apportent le deuil de la connaissance absolue. Ce à quoi je pense ne meurt pas,
Ce à quoi je pense ne meurt pas ; la preuve, l’aube est là.

Car c’est une aube, tout est clair. A présent. Il fait moins froid, on entrevoit les reliefs, on devine les creux. Le mal s’en va.

je délie mes membres, j’étire mon petit carré de chair. Bientôt debout, le jour amène son dû. L’écume bouillonne dans les trous d’eaux, les nappes phréatiques débordent. je renais ce matin, parmi les embruns. Encore.
 Aujourd’hui, c’est une aube, encore.

Et aujourd’hui, JE veux être cette aube. Je prie, je dis bonjour, je m’excite, je jouis.


AUBE, AUBE, AUBE.


Oui, Je suis l’aube. Claire, petite, je suis bien vivante. Je regarde les Autres, impassiblement. Je suis curieuse, malléable, je veux tout apprendre. Pendant que les Autres s’ébattent, je marche, je déballe mon sourire. J’avance.
La forêt, cette école, m’accueille la première. Derrière moi, des corneilles maternent les plaines. Je pénètre le vert touffu. L’odeur de sous-bois m’enveloppe.
Je ramasse les feuilles témoins, caresse les pousses entêtées, j’aspire des insectes. Je suis assise dans la tourbe, je me roule dans les ronces, je trempe mes phalanges dans la mousse. Je suis heureuse, arborant mes petites lèvres incarnates piquées aux orties.


Un brouhaha avance. Je pense que ce sont les Autres qui me suivent, mais ce sont des paysans en colère. Leurs fourches percent les branchages, ils font une battue. Les terriers se remplissent d’animaux apeurés, des hures décampent de tous côtés, elles m’emportent dans leur échappée.
AUBE, AUBE, AUBE.
L’orée me happe. Je glisse le long d’un talus, et tombe dans la rue, le visage aplati contre des pavés dessertis. Au dessus de moi, des caryatides, des gargouilles en ruines me scrutent, je me lève. Une truie trotte sur une poulie, deux goélands picorent un vieil hamburger. C’est le tango fébrile des animaux. Fiers de la défaite des Autres, ils grognent, ils brament, ils beuglent.
Je suis l’aube, je ne devrais pas avoir peur, mais ils ne m’appréhendent pas. Ils me dévoreront si je reste là.

Mes yeux s’écarquillent, plus grands que ma bouche ébahie. Je cherche l’horizon, ce sage précepteur. Je cours. Je détale. Tout sera bientôt plus loin, le chaos, la déraison, je refuse, je recule face à la férocité de la ville prise d’assaut.
Des cailloux remuent sous mes chaussures; je ne peux rester là. Tout est déjà si vivant en moi, je veux ENCORE admirer ma naissance, ce spectacle réceptacle, sans avoir à subir la déverse des carences.


Pendant le temps du matin, je marche. Encore, autour de moi, d’Autres émergent, d’une écorce, d’une veine, ils s’éjectent de l’iode, ils surgissent du soufre. Nous sommes tous du même commencement, de la même transparence.
Malgré cela je ne me reconnais pas en Eux, je marche.
Je marche. Je marche. L’athanor crépite, le noir gronde. Je marche, j’avance.
 
La ville s’éloigne. J’aperçois des hommes agitant leurs sexes couperets, des femmes gobent leurs petits comme un orvet un œuf de poule. Parmi mes frères de sangs, j’avance, je les sens, nos traces se touchent mais je ne Leur prête ni oreille, ni épaule.
La trahison jette ses dés dans les pieds, l’amertume roule dans les quilles, la mort pioche, avec son majeur incliné, et moi, je cours, je cours, haleine et peine perdues. J’avance.
Je suis rescapée, je suis une aube, mais si, je suis une aube ! Nourri de débris, de déchets, de fruits de déserts, je marche.  
J’avance, de toute façon, je dois avancer, encore, en corps. Je suis couverte de peaux étrangères, manteaux d’histoires d’Autres déchus. Je ne regarde pas mon chemin, j’avance, sans nuance. Mon allure, sa percussion mécanique, laisse parfois une empreinte. Ici, un pas, ailleurs, une parole, autrement, un caprice.
Mais de plus en plus, j’avance.
 
Mon être me porte au zénith. Il est bientôt midi, je suis au centre du cadran. Je suis l’aube en amplitude. De toutes parts, on me voit, on me connaît. Je suis une seule parmi les uniques.
Je Leur dis, je suis l’aube, Beaucoup ricanent, d’Autres m’ignorent, un d’Eux m’a même répondu en s’esclaffant : oui, c’est ça, si toi, tu es l’aube, moi, je suis la nuit.
Alors, j’avance, droite, debout. Je mange, je défèque, je rêve debout, en marchant.
Parfois, je sens, je stagne entre deux chutes, je sais cet équilibre déficient, je prends un risque à avancer sans me retourner, mais je marche, je suis dans mon droit d’être moi. À peine contentée du peu de derrière, je suis avide du grand devant.

J’avance, je continue, obstinément. Je marche sur des déjections, des herbes noires, des vertèbres, des pailles sèches, des sacs de plâtre éventrés.
Le soleil cogne. Le chemin persiste à ne rien dévoiler. Mes plaies transpirent de résine, mes paupières goudronnées laissent à peine entrer la lumière. Je danse avec des silences et des corps mous.
Pour m’alimenter, je lèche les pelages, les mousses, je tète les laits et les sources. Je me refuse au retrait, à l’interdiction. C’est sûr, d’Autres trôneraient sur ma piètre récolte si je n’avançais pas. Il n’y a pas deux souverains pour un même butin.

Je sens ma victoire, mon sommet, seule avant cet espace infini. Je ne me retourne plus jamais. J’enfle, je gonfle.
J’avance, les pieds vers un nord.
Je flaire les Autres, ombres, évidences. Le monde a ouvert sa porte, je m’engouffre vers la vérité. J’avance. Croix de bois, croix d’enfer, si je reste, je…
 

Mais l’aube est à la place du mort, passager clandestin du jour.
Je faiblis, m’assombris. J’accélère, Je, participe, présent, vieillis.
Je regarde mes mains, elles tremblent. Mes chevilles de mélasse vacillent. Avancer ? ça ne rime à rien. Je m’arrête, parce que tout chavire.
Mes jambes s’enfoncent dans la glaise. Des morceaux de machines, de métal, des pare-brises, des parapluies, des piquets glissent avec moi. Nous perçons le derme terrestre.
Le sol parvient à ma bouche.
Je la vois.
Elle est assise sur une roche rouillée. Ses cuisses écartées. Puis son non-visage, sans paupières, ni pupilles, seuls, deux petits orifices semblent me scruter. Je suis accrochée à cette vision. 
La terre m’avale lentement. Et son sexe, sans poils, ni lèvres, son sexe imberbe et luisant s’ouvre. En surgit une denture blanche, elle claque. Le rythme s’accélère pendant que je m’enfonce. Hurler ? Impossible. Elle semble pourtant avoir décelé ma détresse. Elle descend de son autel roux, serre ma tête demi enfouie entre ses mollets, relève les jambes et tire. Quelques rampants suintent. Elle persiste. Sa peau, rêche, vieillie retient le poids de mon corps d’aube. Son vagin denté à quelques centimètres de ma bouche, beau, lustré, lisse. La confiance n’est plus un choix. Quelques à-coups, encore.
Je suis sortie. Elle se retire, remonte nonchalamment sur son rocher, ouvre à nouveau ses cuisses.

Je me lève. Le ciel n’a plus de teintes. Il pleut, il pleut si fort que les bras m’en tombent. Je tombe avec eux. Je me relève. Je tombe à nouveau. Encore. Par terre, avec la terre.
Je rampe, le torse griffé. Je suis une aube dépossédée, obsolète.
Où sont les mouettes quand on a besoin de la mer ?
Vagues emportant, lavant l’aube. Mais ici, l’eau n’est qu’une fauteuse de trouble.

Cette… Elle existe plus que moi. Son sexe, précieux, aliénant, obsédant. Alors, je me retourne, comme je ne l’avais plus fait depuis longtemps.
De dos, elle est une des Autres, formes communes, chairs méprisables. De ses fesses ruisselle une source, la roche en est plus étincelante, l’ocre de l’érosion reflète le dernier rai solaire.

Je murmure, hors de force : je suis l’aube.
Elle ne bouge pas, ses cuisses respirent.
Je suis l’aube, Je suis l’aube, Je suis l’aube, Je suis l’aube…
je me traîne devant Elle. Son manque de faciès me réconforte. Elle n’a pas de regard, pas de jugement, pas de violence. Les dents ne claquent plus, j’avance ma main, les cuisses me hument.

Je suis dedans. Dedans, une chaleur. Encore un peu dehors, dehors, cet invisible m’apparaît désuet.
J’avance. Je marche. Je marche dans Elle. Son corps ne se dilate pas. Je suis toute, tout à l’intérieur. Aube dans nid, immolée dans sa chair.
Derrière, le jour s’affaisse.
Ailleurs, je pense, la masse entoure les Autres.
Je pense, les murs se reposent, des vallées cherchent un calme plat, des Autres s’accouplent dans des cadres, des animaux lacèrent des gibiers, et moi.
Je suis dans ce cocon, coffre putride mais confortable.
Le néant n’existe pas.

J’écoute le cliquetis de ses entrailles, l’engrenage des veines. Je ne connais rien, ni le chemin du sang, ni la vitesse de son sérum, ni la vertu de ses sucs. Pourtant, je suis rassurée.
Enfin.
Je suis immobile.
Je compte les diastoles comme des moutons.
Enfin.
Je pourrais… j’avance.
Non, je n’avance pas. Je n’avance plus.
Je n’avance plus, je n’avale plus, je ne sillonne plus, je ne vide plus.
Je ferme le tout, scelle l’antre par un peu de salive chaude.
Je n’attends pas, je n’attends pas, je … tout se ferme.

Et là, le mal s’en va.
Et là, le mal s’en va.   




© Milady Renoir – Mars 2008 – Atelier INSOLITE animé par Réjane Peigny    


 

21:28 17/03/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : texte, atelier |  Facebook

15
fév

un voyage en atelier d'écriture - animé par Christine Van Acker

 

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 En deux après-midi, les participants de cet atelier prendront leur sac à mots et partiront sur de nouvelles routes qu’ils traceront eux-mêmes avec l’aide de quelques mots de passe apportés par l’animatrice. Ils seront invités à prospecter les zones encore inconnues de leur imaginaire baladeur. Des moments de travail individuel seront alimentés par des exercices préliminaires en groupe. Cet atelier s’adresse à tout adulte ou tout adolescent désireux de découvrir ou d’approfondir ses capacités d’écriture et d’invention au-delà de tout esprit scolaire car, comme le dit Benoît Copée, l’animateur n’est pas un professeur mais un « accélérateur de particules ».

8 et 9 mars 2008

Ados-adultes

30€

14h-18h

Syndicat d’initiative de Habay

Animatrice: Christine Van Acker

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Comment s’inscrire ?

Téléphoner au Centre culturel (063/42 41 07) ou envoyer un e-mail (info@habay-culture.be).

L’inscription effective est prise en compte après le versement du coût de l’atelier sur le compte bancaire du Centre (091-0122882-12). Merci de mentionner clairement « écriture » en communication.

logo Centre culturel de Habay petit

Comment nous joindre ?

27, rue d’Hoffschmidt - 6720 Habay-la-Neuve

info@habay-culture.be - Tél : 063/42 41 07 - Fax : 063/44 66 18

www.habay-culture.be

Cet atelier est animé par Christine Van Acker, réalisatrice du documentaire à propos de l'épicerie coopérative de Meix-devant-Virton (l'épicentre) qui va être diffusé le 22 février sur les ondes la Première (RTBF radio) à 22h, dans l'émission "Par Ouï dire" (Pascale Tison).
Pour ceux qui ne résident pas en Belgique, il est toujours possible de l'écouter en direct sur le site de la RTBF ou en podcastant.
Infos sur www.lesgrandslunaires.org

13:52 15/02/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : atelier |  Facebook

24
jan

Atelier MICHAUX (21&22/01/08) – Animé par Marie-Andrée Delhamende (CONSIGNE 25 min.) - Texte "Arme de guère"

                          nitsch hermann RED         
Arme d'insubordination.
Torture et débarras.
Un JE armé d'un équipement imaginaire.
L'essentiel se montre, ça fonctionne, c'est utile, c'est important.
 

****************** 

Il ne m'appartient pas, je le possède.
Il ne sait rien, quand j'arrive, il me reconnaît.
Je suis la chair malléable, il est mon métal hurlant.
Enrayé, en réparation, vide, surpeuplé, il survit à travers mon intention. Je l'approche, son rouage glisse.
Je le pense, l'engrenage expectore.
Je suis heureux, souvent, dans les villes d'assistance publique, ma machine divinatoire y est ubiquiste, patientant à chaque coin du carré organisé.  Je peux dévoiler mon pouvoir le matin, le soir, aux heures de pointe, dans le creux de la vague humaine. L'escalator sardonique, communément nommé l'escalier électrique, tranche. Mon moulin à corps humain tourne, la simplicité du système de la roue au service d'une humeur malhabile. Poulie de luxe pour qui sait sentir l'huile anémique.

Il ne m'appartient pas, je le possède. 
L'escalator public, emprunté par tout citadin paresseux, alliant l'utile à la vitesse, ce commis voyageur empathique de ses congénères blafards, cet escalier à crans porte sur lui le poids de la consommation, de la procédure.
Cet outil d'assistanat, pour moi, il broie. Dans le vif, menottes d'enfants sur poussettes porte-drapeau, chevillettes ornées de gourmettes plaqué or, cannes d'aveugles et labradors dociles, mères castratrices, pères tyrans, vieillards cacochymes, adolescents lourdauds, la mécanique n'échappe pas à sa spirale, elle persévère, ma nettoyeuse de désenchantements, mon dictateur inculte ruant dans les brancards des armées de soldats inconnus.
Spectateur démiurge, j'admire l'incontournable force de l'engin, tout ravive en moi les bonheurs phréatiques, du plus profond de ma source, le sang noir comble le défaut; j'aime qu'ils disparaissent afin d'obtenir mon dû - une place de choix.  
Hermann NITSCH MALAKTION
Il ne m'appartient pas, je le possède.
Je suis l'organisme mortel, il est mon accessoire d'éternité.
Je chéris l'instrument, son impalpable charisme est un prodige que je tais. Ils meurent, je renais.
La journée continue.
Je m'éloigne du charnier, revigoré, soulagé. Je savoure alors le cliquetis des marches qui digèrent, je marche encore plus loin, sans me retourner, léchant une vitrine, mes doigts ou l'air chargé de fer. Je compte quelques pavés, quelques nuages, le monde s'éclaircit pendant que le compost sensible s'épand entre les entrailles de la ville.

J'attends demain. Les arbres, des fleurs repousseront peut-être. Des mains et des jambes fouleront encore ce sol, je l'arroserai de sérum exaltant, trop chanceux que je suis de réutiliser encore mon motoculteur sacré.
Il ne m'appartient pas, je le possède.
Il ne sait rien, encore, mais quand j'arriverai, il me reconnaîtra.  
Hermann NITSCH norm-galeriee
© Milady Renoir – Janvier 2008
(Illustrations de
Hermann Nitsch

13:57 24/01/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : atelier, texte |  Facebook

22
jan

promis, après j'arrête... (Atelier d'écriture "Au Bord Elles" - PassaPorta - Mardi 26 février)

cerberebon, donc, on disait, un atelier d'écriture Au Bord Elles (un cerbère féminin composé de trois auteurEs aguicheuses et rieuses: Joyce Mansour, Violette Leduc & Chloé Delaume) à la librairie PassaPorta le mardi 26 février, en soirée...

infos? (clique, on te dit, mais clique)

19:15 22/01/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, atelier |  Facebook

un atelier, deux rencontres, huit femmes, dix textes...

8femmes
Atelier: MICHAUX ou Le regard décalé
Genre : Découvrir Henri Michaux
Michaux arpente l’Europe, visite le Brésil, parcourt l’Asie, invente des pays imaginaires et, ce faisant, inventorie l’«espace du dedans » où le « je » s’affirme. Pour accomplir ses voyages multiples, il se donne comme boussole une nouvelle langue. Cette langue questionne le statut du narrateur dans des textes brefs et oniriques Elle court-circuite les évidences et déplace les significations au cœur même de l’environnement quotidien. Michaux est un résistant et un insoumis à la fois ; sa curiosité est vitale et métaphysique. Elle requiert une observation vigilante, et donc une forme de distance à la fois grave et non sérieuse du « je ». Durant cet atelier d’écriture, nous expérimenterons les divers procédés de distanciation stylistique –dont l’humour qui est ici une façon de penser.
Quand : Week-end des 19-20/01, de 9h30 à 17 h

c'était donc un atelier d'écriture autour de Michaux, animé par l'excellente Marie-Andrée Delhamende... un atelier inspiré, inspirant, expirez! (j'ai tout mangé, même mon nez pris par le RhUbe)

8 femmes autour d'une table rectangulaire, les coins furent soyeux, percutants, vifs. Chaque texte, une rencontre. Et deux d'entre elles sont des têtes à lire & à entendre...

Christine Van Acker des Grands Lunaires, on trouve aussi des extraits de ses émissions radiophoniques ainsi que le texte de l'une de ses pièces de théâtre (feu mr Kolt) sur le site www.bela.be
&
Corinne Hoex, qui vient de sortir "ma robe n'est pas froissée"

Clins d'oeils et autres visions pour celles qui.

(Merci)

 

(rectificatif: nous n'étions pas vraiment 8 femmes mais plutôt affiche_8_femmes_1_2_1999  ... )

18:49 22/01/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, ego trip-e, atelier, girlz |  Facebook

4
déc

AuBordElle continue jusqu'au 8 décembre... et nous, samedi, on a vu ça...

 C'était à Liège, AuBordElle, il faisait beau le jour et pluie le soir, il y a eu un atelier d'écritures sur le thème de l'exposition de soi, quelques femmes, un homme se sont dévoilés entre miroirs (même brisés) et faux semblants, puis Pascale Barret a sorti ses poils2007.11.29 148, sa vitre et ses synapses, ensuite, Milady a posé des questions sans trop de pièges à Marta MO Gomila, Pascale Barret (encore elle), Etienne Ethaire2007.11.29 198, Boris Lehman, autour d'une table ronde mutée en parallélogramme, puis Boris Lehman a écrasé le monde pour finalement "mourir" sous un masque sans air, enfin 2007.11.29 213Absinthe a odorisé des lettres, des messages, des tonalités, sous couvert d'une vidéo de Nicolas Marchant… Il manquait quelques rangées de gens, mais pas de diversité ni de sensualité (les sens en émoi, pas d'érotisme aguicheur)… 
Ça vous aurait dit? Vous êtes déçu de ne pas avoir été là? 
Voici ci-dessous le lien vers le site du Festival, en première ligne, le lien vers les photos de Sylvie Steppé, reporter à Liège pour énoncer les choses citées ci-dessus: http://aubordelle.icilaterre.be/index.php?option=com_content&task=blogcategory&id=24&Itemid=40  

A l'année prochaine? (nouvelle édition d'aubordelle).
 
Avant ça, un montage vidéo sera disponible, concocté par Thyl. (merci)
 2007.11.29 024
 

13:19 04/12/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : arts, atelier |  Facebook

21
nov

festival Au Bord D'Elle - 23/11 - 8/12 - soirée littéraire le 1er décembre à Liège

FlyerA6_recto_aubordelle07Au Bord d'Elle, Un festival annuel pluridisciplinaire qui tente d’aborder dans sa complexité le thème de l’Erotisme du point de vue de sa célébration.
Présenté du vendredi 23 novembre au samedi 8 décembre 07 à l'An Vert, ateliers d'art et d'essai - 4, rue Mathieu Polain à 4020 Liège
www.lanvert.be 

ProgrammeFlyerA6_verso_aubordelle07, intentions & liste des artistes sur http://aubordelle.icilaterre.be/ 

  



Programme de la soirée littéraire et interventionniste du samedi 1er décembre orchestrée par Milady Renoir

L'après-midi, les interludes de la soirée seront ponctués d'écoutes électroniques des Minutes célibataires de l'auteur Valérie Nimal

16h30-18h30 : Atelier d’écriture créative et ludique sur le thème de «l'exposition de soi» dans la littérature contemporaine, soit des contraintes d’écriture autour d’univers introspectifs d’auteurs (Anaïs Nin, Virginia Woolf, Hervé Guibert…).
Animé par Milady Renoir, animatrice d'atelier d'écriture. PAF : 5€

19h30-19h45 : Intervention mi-femme, mi-animal(e) de Pascale Barret.
Machin : animale sensuelle se confrontant au regard, une enveloppe corporelle, réelle ou virtuelle, une nudité masquée se déformant jusqu'à devenir un autre corps ? Homme? Chrysalide ? Bestial ? Pour finalement disparaître…

20h00-20h05 : Projection d'un film de Boris Lehman sur le thème de l'exposition de soi.

20h10-21h20 : «Et moi, Emoi ou l’exposition de soi à travers l'érotisme»
Rencontre et discussion entre auteur, photographe, artistes emmêlés dans l'autoreprésentation dans ses excès, ses réserves et ses attentats dans la littérature, les arts, la société. Rencontre animée par Carla Ferro.
Invités :
Boris Lehman, Etienne Ethaire, Pierre Radisic, Marta Mo Gomila

21h30-21h45 : « Dans la peau de … »
Performance multidisciplinaire criante, éclatante par Absinthe, artiste baleine à la bouche pleine, jamais rose, jamais close.


PAF : 5 € / 3 € (étudiants, chômeurs, seniors, juniors) - Gratuit si participant à l'atelier d'écriture de Milady Renoir
Contact : +32(0)494/58 13 04 -
Email

13:39 21/11/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : atelier, arts |  Facebook

9
nov

OuLiPo (Méga Atelier Kalame du 21/10)


Alors évidemment, quand Môssieur DeMeyer JeanLucdemeyer @ MegaAtelierKalame21Oct07indique sur son étal électronique que je suis une vilaine fille, je saute sur ... l'occasion (pas lui) pour me permettre de laisser mon texte (vérifique ou non, nous n'en sommes plus à la vérité absolue depuis 55 générations dans ce monde) s'exprimer à ma place (moi, je n'aurais exprimé qu'une piètre réplique, un semblant de réponse dans un duel de mots, auquel Môssieur DeMeilleur me surpasse amplement).

attention, le texte indisposant ne peut choquer que les dames de bonne compagnie et les caniches royaux roses, sinon, ça n'est qu'une bonne tranche de rigolade... (c'est pas tous les jours que je peux sortir ici cette expression, reconnaissez). La seule personne à laquelle je présente ici mes plates excuses est la maman du dit deMeyer, tout en restant persuadé qu'elle ne pourra pas contredire chaque épine que je lance... (je précise pour la presse pipole et les curieux de mauvaise augure que la maman du chanteur charismatique n'est pas la dame à lunettes enfermée dehors qui ne sourit pas sur la photo!)

Contrainte du portrait fantasmagorique aux débuts de phrases imposés. 
UWI - Un Waltaire Imaginaire 

Je vois
l'allure ténébreuse, les cheveux et vêtements noirs, ses peaux laiteuses, ses grains de beauté mitigés, ces contrastes de primitifs flamands à l'égard de l'ombre du coin de l'œil.
Je sais que ses chaussures allient le confort à la jouvence, que la marque Caterpillar (chenille en anglais) est sciemment choisie, que ses chaussettes ne sont jamais de tennis mais assorties au slip.
Je note que les veines de ses mains sont des saphènes grandiloquentes, gorgées d'envie de saisir, prête à jaillir hors d'elles-mêmes.
Je remarque que, malgré son âge bien dissimulé derrière l'apparat du "vieux beau qui fait encore jeune", il arbore l'allure d'un athlète de l'après-guerre d'avant la télévision dans chaque foyer.
J'ignore s'il aime les nouilles au bœuf, le zen et le tai-chi mais il doit être du genre à détourner son avion de son survol de l'Asie tout entière par simple lubie ou échec de bandaison matinale.
J'apprécie qu'il n'écoute le requiem de Verdi uniquement s'il est traduit en Ourdou.
Je souligne qu'il rit la bouche fermée, au-delà de son handicap (ces névralgies cervico-brachiales, lesquelles déjà, l'empêchent d'embrasser avec la langue).
Je pense qu'il conduit une voiture digne des pionniers de la ruée vers l'or (option once de noyé - soit un suicidé en nage).
Je suis sûre qu'il se délecte en léchant des loukoums vissés au creux de nombrils de retraitées cacochymes.
Je me demande s'il crie son propre nom lorsqu'il jouit.
J'imagine qu'il réclame que sa compagne porte des strings rose saumon le premier jour des règles.
Je parie qu'il parie sur l'avenir avec des dés pipés. (Hommage à Dédé Pipé, le célèbre joueur de strip poker).
Je refuse de croire que cet homme soit tout à fait homme après minuit.
Je vois l'allure ténébreuse, puis juste derrière, toutes ses failles d'homme chinant la dernière Porte comme une clé à sa vie, ce que je vois est ce que je veux, tant mieux.  
Milady Renoir – Mega Atelier Kalame - OuLiPo - 21 Octobre 2007. 

13:33 09/11/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : humoeurs, atelier, texte, muse hic |  Facebook

26
oct

AuBordElle (demandez le programme) - 23/11 - 8/12

FlyerA6_recto_aubordelle07FlyerA6_verso_aubordelle07(oh, le 1er décembre, une journée littérature proposée par Mil... (bon, ok, j'arrête de jouer, par moi!)

Un festival de l'Erotisme pour combattre la foire de l'érotisme, on ne peut rien (se) refuser.

13:32 26/10/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : arts, act-u, lis tes ratures, atelier |  Facebook

6
jui

Fiction d'altitude

atelier japon OTOMO KATSUHIRO Hansel & GretelEnfant colosse a cassé sa planète. Il voulait jouer avec les nébuleuses, pourtant personne ne joue quand les autres mesurent. Les choses punissent facilement quand on les confronte.

Alors, pour le frapper, le punir, elles l'enterrent.

Coincé, son pied dans le sol trop clos. Faille ogresse a saisi les orteils, puis la cheville. Terre mange ses pieds kilomètres.

Docile et serviable, montagne fait bouée, faux frère faux pilier, elle gonfle vers le haut, soude par le bas, tout pour que enfant glisse vers les eaux blanches. Mer se lève, debout au dessus des foyers. Elle gronde, elle mugit, elle se déploie.

Les hommes, ahuris, penauds, larguent des amarres, délivrent quelques fleuves coincés, creusent des rigoles, le sol devrait se calmer. Sinon, eux aussi plongeraient.

Rien n'échappe à la matière molle, noble, généreuse. Mer avale à son tour, elle se venge d'eux et de plus.

Elle déstabilise enfant, le renverse, lui déchire les jambes.

Les arbres poussent encore, leurs racines enserrent ses membres aplatis, avachis. Les branches tricotent un plancher d'épines, l'enfant s'enfonce.

Tout souffre. Lui s'enlise sans hurler.

La ville rit au loin, soulagée d'exister sans compter d'anomalie, elle si pure, si verticale, ne veut pas d'un enfant démesuré aux bras et bouche ouverts, de ce jeune chantre au futur barbouillé, de ce potentiel conciliateur.

Les normes, les centres de lois, les justifications, tous s'emmêlent et l'enfoncent.

Le corps blanc toujours si grand crève enfin. Les organes rabougris, les formes pénitentes, les vibrations humiliées, ce petit tout s'étale, s'écrase sur son petit monde contrit, entortillé sur lui-même.

Montagne et horizon se touchent les doigts, se congratulent. Seuls les astres possèdent encore la raison omnisciente de l'innocence, pour quelques temps limités encore.

Le monde a sabordé enfant, lui et ses fictions d'altitude.

C'est le dernier qui est né qui  périra le premier.

 

© Milady Renoir – Juillet 07 - Texte écrit pendant l'atelier Milady

Illustration by Katsuhiro OTOMO

 

15:43 06/07/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : texte, atelier |  Facebook

28
jui

SKIN - scénographie & Taupes sonores - occupation superficielle dans RDF181

SKIN est une intervention dans l'espace RDF 181.
à voir et à écouter le vendredi 29 juin 07 de 20 à 24h
&
SKIN is een tijdelijke interventie in de ruimte van RDF 181
te zien en te beluisteren op vrijdag 29 juni van 20 tot 24 u
SKIN

rue de flandre - Vlaamse steenweg 181 - 1000 Bxl
 
vous savez? RDF181 est le lieu qui accueille l'atelier Milady cet été (07 & 08)... si, si... tout est lié!

14:00 28/06/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : arts, atelier |  Facebook

25
jui

Expositions/ateliers Echafaudages du 3 au 6 juillet à Ixelles

expo_echafaudages_stellingenAteliers, expositions en collaboration avec le CANEVAS - l'a.s.b.l Sanatia du 3 au 6 juillet.

 

Voici l'annonce d'une exposition remarquable (+ atelier d'écriture), puisqu'elle présentera les créations plastiques, musicales, écrites d'adultes souffrants de troubles psychiatriques, au sein de deux institutions qui collaborent à ce projet : Sanatia et Den Teirling (Ixelles).  Divers ateliers y seront organisés (peinture, soirée contes, écriture, djembé). Le thème en est "Echafaudages", évoquant la construction en équilibre provisoire de nos personnalités.
L'originalité de ce projet est, entre autre, qu'il vise à ouvrir l'institution psychiatrique sur l'extérieur. Ainsi, les gens du quartiers, des artistes, des voisins participent, sur le long terme, aux activités créatives, qu'il s'agisse d'ateliers, de voyages, et une fois par an d'une création théâtrale.  
Un atelier d'écriture "ouvert" sera organisé avec ce public spécifique dans le contexte de l'exposition. Les visiteurs sont cordialement invités  à venir écrire en leur compagnie joyeuse et imaginative :

LE MERCREDI 4 JUILLET A 18 H. CENTRE SCOLAIRE EPERONNIERS-MERCELIS, RUE MERCELIS 36, 1050 BRUXELLES.

 

Venez écrire, lire, voir, regarder, apprendre, comprendre, vivre. (click on picture/flyer)

11:19 25/06/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : arts, atelier, act-u |  Facebook