1
aoû

O(n)ZE Festival - BULEX - 21/07-30/09

"Tous les jeudis, vendredis et samedis de l’été, Bulex vous propose
O(n)ZE Festival. Trente trois dates, onze thèmes, des expos, des concerts, des animations, un restaurant, du cinéma plein air, des dj’s, des vj’s et à chaque fois, ...La Fête!
Du 21 juillet au 30 septembre 07
ANCIENNE ECOLE DE BATELLERIE
10 RUE CLAESSENS 1020 BRUSSO(n)ZE 21_7-30_9 generikELS (Tours&Taxis)
Alors rendez-vous ce jeudi à 20hoo!
Bulex!"

Possibilités de camping sauvage!!!

 

(click on pic O(n)ZE)  BULEX camping
  (soyez gentils avec la caissière!) BULEX camping

12:26 01/08/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : place net, act-u |  Facebook

31
jui

Ah Dieux... (message dans les titres)

pars vite reviens tard
le silence bergman

Michel Serrault est mort dimanche dans sa maison de Honfleur (...) quelques heures avant la disparition de Ingmar Bergman.

15:46 31/07/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : act-u |  Facebook

25
jui

Chanson qui a bon (Lybie)dos pour Cécilia Sarkozy(zy)

Foresti en Sarkozy(click on pic)

 

Les concubines de la gloire

Bronzent leur petit cul

Au soleil du pouvoir... voir... voir... voir

De Matignon à l'Elysée

Elles baladent leur teint hâlé

Sous des tailleurs pastellisés

D'un œil barbare et avisé

Si elles ne sont qu'ignorance

C'est qu'elles ont l'âme qui pense

Les concubines ont leur secret

On dit d'elles : quelle rigueur !

Et si leur nuit n'est que labeur

C'est qu'elles éteignent les ardeurs

De nos dignes gouverneurs

Dans leur valise diplomatique

Il y a des secrets mirifiques

Sous la semelle de leurs souliers

Il y a des virus indiscrets

Les concubines de la gloire

Bronzent leur petit cul

Au soleil du pouvoir... voir... voir... voir

De Matignon à l'Elysée

Elles cachent leur cruauté

Sous un maquillage léger

Entre leurs seins de porcelaine

Verrouillés de lourdes chaînes

Du sang qu'on n'aura pas chauffé

Des décrets pas encore signés

Quand elles passent à la télé

Elles nous font croire que c'est l'été

Leur déshonneur elles le foulent

En caquetant comme des poules

D'un rien, elles font des confitures

Les concubines ont la peau dure

Et le désir insensé

De connaître un jour le succès

Les concubines de la gloire

Bronzent leur petit cul

Au soleil du pouvoir... voir... voir... voir

De Matignon à l'Elysée

Elles roulent de leurs doigts ingénus

Le bout des seins de nos élus

Elles étalent leur grain de peau

Aux pages centrales des journaux

On leur pardonne ces maladresses

Nos Présidents ont leurs faiblesses

Elles parlent avec force et vigueur

Car de peur qu'on les oublie

Elles ouvrent à tous, leur lit

Pourvu qu'il y ait un préavis

Dans les couloirs de ministères

Quelles parties de jambes en l'air !

Quelques ministres, elles se sont fait

Nos concubines ont la santé

Les concubines de la gloire

Bronzent leur gros cul

Au soleil du pouvoir... voir... voir... voir

Elles ont si bien travaillé

Que les voilà récompensées

Elles sont devenues déput... ées

 

Les concubines de la gloire by Jean Guidoni (Album: Vertigo-)

 

12:00 25/07/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : humoeurs, poly-tiques, act-u |  Facebook

25
jui

Expositions/ateliers Echafaudages du 3 au 6 juillet à Ixelles

expo_echafaudages_stellingenAteliers, expositions en collaboration avec le CANEVAS - l'a.s.b.l Sanatia du 3 au 6 juillet.

 

Voici l'annonce d'une exposition remarquable (+ atelier d'écriture), puisqu'elle présentera les créations plastiques, musicales, écrites d'adultes souffrants de troubles psychiatriques, au sein de deux institutions qui collaborent à ce projet : Sanatia et Den Teirling (Ixelles).  Divers ateliers y seront organisés (peinture, soirée contes, écriture, djembé). Le thème en est "Echafaudages", évoquant la construction en équilibre provisoire de nos personnalités.
L'originalité de ce projet est, entre autre, qu'il vise à ouvrir l'institution psychiatrique sur l'extérieur. Ainsi, les gens du quartiers, des artistes, des voisins participent, sur le long terme, aux activités créatives, qu'il s'agisse d'ateliers, de voyages, et une fois par an d'une création théâtrale.  
Un atelier d'écriture "ouvert" sera organisé avec ce public spécifique dans le contexte de l'exposition. Les visiteurs sont cordialement invités  à venir écrire en leur compagnie joyeuse et imaginative :

LE MERCREDI 4 JUILLET A 18 H. CENTRE SCOLAIRE EPERONNIERS-MERCELIS, RUE MERCELIS 36, 1050 BRUXELLES.

 

Venez écrire, lire, voir, regarder, apprendre, comprendre, vivre. (click on picture/flyer)

11:19 25/06/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : arts, atelier, act-u |  Facebook

21
mai

petite chose concrète en demande d'avenir

fake

 

La Maison des Auteurs a enregistré le dépôt de texte/d'oeuvre de:

 

Nom & Prénom: ******** ********
Pseudonyme: Milady Renoir

Adresse: *** *** *******, ***
B-**** Bruxelles

Tél. : **** ** ** **

Intitulé: Intérieur Cuir

Sous titre: le fond de mes chosesle fond des choses

Genre: Recueil de poésie

à la date du 18 mai 2007 pour une période de 5 ans - il a été enregistré sous le N° A00552

 

 

 

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

envoi cette semaine aux éditeurs (dont http://le-mort-qui-trompe.fr/, http://hermaphrodite.fr/, http://www.maelstromeditions.com/, http://www.lesperceursdefors.com/, http://www.editions-mutine.com/, http://www.lecomptoir.be/, and others...)

09:49 21/05/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : ego trip-e, lis tes ratures, act-u |  Facebook

15
mar

R.E.S.P.E.C.T (Lucie Aubrac, merci)

lucie aubrac

Lucie Aubrac, l'une des dernières grandes figures de la Résistance, est décédée mercredi soir à l'Hôpital suisse de Paris, à Issy-les-Moulineaux. Elle avait 94 ans. C'est l'une des dernières héroïnes de la Résistance qui s'en va. Lucie Aubrac est décédée mercredi soir à l'Hôpital suisse de Paris, à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), à l'âge de 94 ans, a indiqué son mari, Raymond Aubrac.

Jusqu'à la fin,  Lucie Aubrac  était restée une militante inlassable de la mémoire de cette époque. Vivant à Paris avec son mari Raymond Aubrac, 92 ans, l'une des dernières personnalités de la Résistance à avoir connu Jean Moulin, elle se rendait fréquemment jusqu'à ces dernières années dans les collèges et les lycées pour témoigner.

En décembre 2004, son nom avait été donné à un collège de Villetaneuse (Seine-Saint-Denis) pour «associer son nom à la liberté et à l'audace», deux qualités dont elle aura fait preuve toute sa vie.

   Née le 29 juin 1912, dans une famille de vignerons bourguignons, Lucie Bernard, agrégée d'histoire et militante aux Jeunesses communistes, est professeur à Strasbourg où elle rencontre Raymond Samuel - qui deviendra Raymond Aubrac dans la clandestinité - qu'elle épouse le 14 décembre 1939.LucieAubrac

    En août 1940, elle organise une première fois son évasion d'une prison de Sarrebourg (Moselle). A l'automne 1940 en zone libre, elle rencontre à Clermont-Ferrand, le journaliste Emmanuel d'Astier de la Vigerie qui organise un petit groupe clandestin «La dernière colonne» et fait paraître un journal clandestin Libération, noyau de Libération-sud, un des premiers mouvements de résistance.

    Lucie Aubrac enseigne au lycée de jeunes filles Edgard-Quinet de Lyon jusqu'en novembre 1943, date de sa révocation pour ses convictions gaullistes. A partir de novembre 1942, elle dirige dans la région lyonnaise un corps franc qui organise des évasions. Par un judicieux stratagème, elle parvient en mai 1943, à faire libérer son mari, emprisonné depuis mars.

    Le 21 juin 1943, Raymond Aubrac est arrêté par Klaus Barbie avec Jean Moulin, chef du Conseil national de la Résistance (CNR) et une dizaine de résistants à Caluire, près de de Lyon. Quatre mois plus tard, les armes à la main, Lucie Aubrac réussit à libérer son mari et treize autres résistants lors d'un audacieux coup de main durant leur transfert.

Recherchée par la Gestapo, elle gagne Londres le 8 février 1944, avec son petit garçon Jean-Pierre, et accouche quatre jours plus tard d'une fille Catherine.

    A la Libération, Lucie Aubrac rejoint son mari, nommé commissaire de la République (préfet) à Marseille, puis représente le Mouvement de libération nationale à l'Assemblée consultative à Paris. Celle qu'Emmanuel d'Astier de la Vigerie avait surnommée "Madame conscience" est également membre du jury de la Haute Cour de justice du procès Pétain.

    Elle poursuit son engagement militant, pour Amnesty international, puis dans les rangs du Réseau Femmes pour la parité et s'était récemment mobilisée pour les sans-papiers. En 1997, le réalisateur Claude Berri lui avait rendu hommage avec son film "Lucie Aubrac", dans lequel elle était incarnée par Carole Bouquet.

    En avril 1998, les époux Aubrac obtiennent que l'historien Gérard Chauvy et son éditeur Albin Michel soient condamnés pour «diffamation publique» à propos du livre "Aubrac, Lyon 1943" qui mettait en doute leur rôle dans la Résistance. En mars 2004, avec plusieurs figures de la Résistance, comme l'ancien dirigeant communiste Maurice Kriegel-Valrimont ou l'ethnologue Germaine Tillion, elle avait signé un appel aux jeunes générations à réagir devant la remise en cause du «socle des conquêtes sociales de la Libération».

    Grand officier de la Légion d'honneur, elle était l'auteur de «Ils partiront dans l'ivresse» (1984), et de «Cette exigeante liberté» (1997).

   

 LIBERATION.FR : jeudi 15 mars 2007

10:49 15/03/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : poly-tiques, act-u, girlz |  Facebook

8
oct

sonorités d'hier?

Auschwitz II, ou Birkenau, ouvre le 8 octobre 1941 en tant que camp d'extermination...

 

et/ou (ou?)

n-attendons-pas

L´ASBL Vlaams Belang en campagne contre l´extrême droite


Près de deux ans après sa création par des membres de la FGTB Liège-Huy-Waremme, l'ASBL Vlaams Belang part en "campagne électorale" contre l'extrême droite. La première action de son programme a été de compléter le message d'un artiste sur un mur de Pierreuse. Ce dernier avait écrit: "Je vous souhaite une bonne déculottée aux élections". Les membres de l'ASBL ont précédé la phrase de "Partis racistes", afin de cibler davantage l'oeuvre artistique. Vlaams Belang a également réalisé un dossier pédagogique intitulé "Avec l'extrême droite, la cible, c'est toi". Il est doté d'un DVD expliquant la mécanique liberticide des mouvements fascistes. Edité à 2.000 exemplaires, ce livret sera notamment envoyé aux enseignants et éducateurs. Le grand public pourra, lui, se procurer un autocollant à placer sur les boîtes aux lettres et invitant les postiers à ne pas distribuer les tracts fascistes. Par ailleurs, la collaboration avec la compagnie des Acteurs de l'Ombre se poursuit. La pièce de théâtre-forum "On la trouvait plutôt jolie" sera encore jouée en maints endroits en Communauté française. Cette pièce traite de la tentation que peut opérer l'extrême droite sur le citoyen. En apothéose de cette campagne, l'ASBL a organisé, le 6 octobre, une grande soirée festive au Palais des Congrès de Liège. Plusieurs artistes sont attendus, sous la houlette du célèbre Bouldou: Domgué, Electrash...

 

et moi, je vais voter en chantant La petite juive de Maurice Fanon, presque facilement et sans trop de réflexion:

lapetitejuive

"Dans ce monde borné de quel entre deux guerres
Où ceux qui font les lois les troussaient par derrière
Nous n'avions que cinq ans du pains sec au dessert
Pour cinq lettres de trop ou un pet de travers
On nous disait tu vois c'est la croix que Grand-Père
A gagné au Chemin des Dames et nos grands frères
Abandonnant le bleu pour un kaki douteux
Cocufiaient Madelon dans les bras de Marlène
Une fois l'an nous allions voir entre père et mère
La victoire en chantant nous ouvrir la barrière
Et nous nous en allions en suçant des bonbons
Jouer du revolver à deux sous le bouchon.

Et je me souviens, la petite juive
Elle me disait viens
Elle était jolie
On faisait des bêtises
Où on ne faisait rien
Elle s'appelait Lise
Et je m'en souviens

Dans ce monde truqué de quelle drôle de guerre
Tout ceux qui font le front le bradait à l'arrière
Nous n'avions que dix ans et dans nos gibecières
Une histoire de France qui tombait en poussière
On nous a fait courir, traverser des rivières
Sur des ponts d'Avignon qui dansaient à l'envers
Ça tirait par devant, ça poussait par derrière
Les plus pressés n'étaient pas les moins militaires
On nous a fait chanter pour un ordre nouveau
D'étranges Marseillaises de petite vertu
Qui usaient de la France comme d'un rince cul
Et s'envoyaient en l'air aux portes des ghettos

Et je me souviens, la petite juive
On lui a dit viens
Elle était jolie
Elle a fait sa valise
Un baiser de la main
Elle s'appelait Lise
Il n'en reste rien

Dans ce monde mort-né d'avant quelle autre guerre
Le Japon blessé lèche encore son cancer
Dans ce monde septique où ceux qui ont la foi
Ne savent plus si Dieu est devant ou derrière
Dans ce monde d'argent où la banque surnage
Comme une poisson ventru qui attend le naufrage
Nous n'avons que trente ans sainte horreur de la guerre
Et pourtant nous n'avons pas cessé de la faire
On nous a fait marner de Djébel en rizières
De Karib en Sylla, de cuvettes en civières
Comme si nous n'avions pas autre chose à faire
Qu'à montrer nos fesses aux quatre coins de la terre

Et je me souviens la petite Juive
Elle me disait viens
Elle était jolie
On faisait des bêtises
Où on ne faisait rien
Elle s'appelait Lise
Et je m'en souviens."

14:16 08/10/2006 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : humoeurs, poly-tiques, act-u |  Facebook

23
aoû

La parole (sage) est à Bernard Noël

Bernard Noël

Bernard Noel

Incursions, Irruptions.
La Culture du mépris en Israël, par Bernard Noël

Le mot "incursion" sert à désigner, dans les derniers bulletins d'information de France-Culture, les opérations militaires israëliennes au Liban. Ce mot saisit parce qu'il est original par rapport au vocabulaire des autres chaînes. D'après Littré, "l'incursion est une course; par conséquent celui qui la fait passe seulement sur le terrain qu'il ravage". Bien que vieille d'un siècle et demi, cette définition décrit assez bien l'action d'Israël, sauf que la "course" viole cette fois l'espace aérien et que le "ravage" tombe ainsi principalement du ciel.
Littré renvoie au mot latin incursio qu'il traduit par "invasion". La consultation du Gaffiot donne "choc , attaque" pour incursio, puis "se jeter sur" pour incursito et "fondre sur, attaquer" pour incurso. Il ne faut pas, dit le Dictionnaire analogique, confondre "incursion" , qui est le fait de pénétrer momentanément dans un domaine qui n'est pas le sien, avec "irruption", qui consiste à pénétrer de vive force et à s'installer...
L'aviation, est l'instrument parfait de "l'incursion" puisqu'elle "se jette sur" son objectif et retourne aussitôt vers sa base. Les chars , les commandos, l'infanterie, par contre, sont obligés de faire "irruption" même si, officiellement, leur commandement n'a pas l'intention de s'installer. L'armée israëlienne, dénommée Tsahal, combine de toute évidence depuis un demi-siècle "incursion" et "irruption" pour le plus grand dommage de ses voisins.
L'histoire de cette période prouve en effet que l'existence et le comportement de Tsahal font de l'incursion et de l'irruption une méthode d'intimidation brutale dont l'exercice est sans cesse nourri d'actions violentes. Cela va du "bouclage" toujours arbitraire à la confiscation des terres, de la destruction des oliveraies et des maisons à l'assassinat ciblé, du bombardement des infrastructures civiles au bombardement des civils, de l'enlèvement et de la séquestration des responsables politiques à l'emprisonnement et à la torture de quiconque a l'infortune d'être au mauvais endroit au mauvais moment. Tout cela au nom d'un droit à l'autodéfense et à la sécurité dont le résultat est de créer une insécurité générale, non seulement autour d'Israël mais dans tout le Moyen Orient.
Devant tant de violences, dont le seul succès est d'en appeler et d'en rappeler d'autres aux références totalitaires fâcheuses, il semble que le simple bon sens aurait dû conduire à demander à la paix ce que ne peut obtenir la guerre. Mais non, l'Etat d'Israël s'obstine à entretenir l'oppression, la peur, la menace quand il ne passe pas à des actes qui visent à terroriser l'ennemi qu'en réalité il fabrique. Pourtant, ces jours-ci, les actes en question ont atteint un degré où l'injustifiable le dispute à la sauvagerie. Une sauvagerie masquée par la technologie guerrière qui métamorphose les tueries en une affaire inhumaine que les communiqués qualifient de "dégâts collatéraux".
L'humanité a sans doute besoin du contact, de la vision directe ou du face à face pour que le tueur ait conscience du droit de mort dont il dispose. On peut croire que tel n'est pas le cas de l'artilleur ou de l'aviateur qui tirent sur un "objectif", mais comment accorder cette circonstance atténuante aux généraux, ministres et chef de gouvernement dont le moins qu'on puisse attendre d'eux est qu'ils sachent ce qu'ils font ? Quand on compare l'importance des "dégâts" et la justification qu'en donnent les responsables israéliens, on se demande ce qui l'emporte chez eux du mensonge ou du racisme dans leur empressement à pousser au crime.
Bien sûr, une bonne partie de leur arrogance dans le déni des faits tient à l'aide constante et à la conduite exemplaire de leur soutien américain, qui a si brillamment réussi la démocratisation de l'Irak et de l'Afghanistan. Les crimes de guerre, la torture des prisonniers, les massacres changent de nature dès lors qu'on les qualifie de lutte contre le terrorisme: ils tirent même de cette qualité une sanctification. Et puis, de toute évidence, les victimes de cette lutte n'ont pas droit à ce statut: il suffit de vous étiqueter "terroriste" pour que vous cessiez d'être un humain.
Depuis des années, et les témoignages abondent à ce propos, on assiste en Israël à un entraînement au mépris. Au mépris du Palestinien, jour après jour humilié aux check-points, privé de travail, privé d'eau, d'électricité, de nourriture, malmené pour un oui pour un non, emprisonné sans jugement... Encore n'est-ce là que les formes les plus douces d'une oppression qui n'hésite pas à recourir aux obus, aux bombes, aux fusillades à Gaza ou au fameux "Mur" qui est en train de transformer la Cisjordanie en camp de concentration.
La gravité de la situation ainsi créée s'accompagne de milliers de morts avec un fort pourcentage de femmes et d'enfants. Tout cela a été dénoncé en vain par des articles, des documentaires, des livres, mais rien ne dénonce la dégradation morale qu'entraîne chez les Israéliens l'exercice régulier de l'oppression. Si l'artilleur et l'aviateur ne voient peut-être pas ce qu'ils font, l'oppresseur le voit fort bien quand il laisse des malheureux attendre des heures durant un passage, quand il enfonce les portes, casse les meubles, quand il écrase une maison avec son tank ou son bulldozer, quand il tire sur des enfants. Pour supporter ce face à face, il faut avoir pratiqué longuement le mépris et même en avoir fait sa culture. On sait à quel point il faut déshumaniser l'Autre pour le traiter comme un être inférieur.
Le gouvernement israélien organise cette déshumanisation et le mépris raciste qui en découle. Il s'étonne de la résistance qu'il rencontre dans le temps même où il s'efforce d'en finir avec elle. D'où ce redoublement de violence, qui prouve un désir de génocide latent, et la rage de ne pas oser l'accomplir. Cette rage aveugle monsieur Olmert et sa clique puisqu'elle les fait agir à l'inverse de l'intérêt de leur peuple également aveuglé par leur propagande. Ainsi, après la destruction du Liban avec des bombes américaines dans le but de provoquer le rejet du Hezbollah cause, soit disant, de tout ce malheur, un sondage révèle aujourd'hui que 87% des Libanais voient dans le Hezbollah un mouvement de résistance qui les honore.
La bêtise politique est criminelle: on le voyait en Irak, en Afghanistan, on le voit hélas en Palestine et au Liban. Le plus accablant est que cette bêtise ne rencontre aucune opposition dans un Occident qui se déshonore en lui trouvant des motifs respectables. Les pays arabes ne font pas mieux mais ils ont l'excuse, grâce encore à l'Amérique, d'avoir des gouvernements qui sont étrangers aux aspirations de leurs peuples. Il n'est pas nouveau de traiter de terroristes des mouvements de résistance, mais les utilisateurs de cette rhétorique apparemment inusable devraient savoir qu'il est dangereux de précipiter la résistance dans le désespoir.
L'honneur n'a jamais été le fort des diplomates et des commerçants, mais il fut longtemps la règle du jeu des militaires. Quel honneur pourrait-il y avoir à bombarder une usine de lait, les pistes d'un aéroport civil ou les immeubles de l'autorité palestinienne? Il est dommage que Tsahal et ses généraux n'aient jamais eu à méditer ce vers classique devenu proverbial: "A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire". L'honneur d'Israël ne tient plus qu'aux quelques "refuzniks" qui refusent de massacrer des innocents, mais pour Tsahal, il est trop tard, cette armée d'élite n'est entraînée qu'à écraser plus faible qu'elle aussi doit-on la considérer désormais comme la plus lâche du monde.

 
Copyright © Bernard Noel / La République des Lettres
mardi 15 août 2006

13:07 23/08/2006 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : poli-tique, act-u, lis tes ratures |  Facebook

18
aoû

Bernard Rapp s'est éteint...

"Elégant. Toute sa vie télévisuelle, c'est l'adjectif qui aura collé à la peau du journaliste et cinéaste Bernard Rapp, mort hier à l'âge de 61 ans. Un décès «des suites d'une longue maladie» annoncé dans le JT de 20 heures de France 2 hier soir, ce même JT qu'il présenta entre 1983 et 1987 quand la Deux s'appelait encore Antenne 2.

Sur le même sujet
Bernard Rapp rejoint la chaîne publique en 1976 en tant que grand reporter avant de devenir correspondant à Londres. C'est sur fond de Big Ben et en plein thatchérisme triomphant que les téléspectateurs découvrent sa haute stature et sa célèbre minivague blonde. En 1983, Pierre Lescure, alors directeur de l'information d'Antenne 2, doit trouver un successeur à Patrick Poivre d'Arvor, parti bouder, car vexé de devoir partager le siège du 20 heures avec Christine Ockrent. «Je suis allé rencontrer Bernard Rapp à Londres, raconte Lescure à Libération,  et j'ai été immédiatement séduit. On cherchait quelqu'un qui ait cette simplicité et cette touch of class qu'avait Poivre pour faire le passage en douceur. Bernard Rapp avait un petit sourire ironique, pas dupe, un côté britannique. Très bon, précis, simple, clair et séduisant. Je vais utiliser une expression qu'on n'utilise plus beaucoup aujourd'hui : c'était un honnête homme.» Son JT se distingue par ses qualités d'écriture. Et l'audience ­ la Deux distance alors TF1 ­ est au beau fixe, même quand il est le premier à commettre ce crime de lèse-majesté cathodique : laisser tomber la cravate pour raconter le monde au téléspectateur.
En 1987, Bernard Rapp quitte le 20 heures mais pas le petit écran : de l'information, il passe à la culture. Cet anglophile acharné ­ à son actif un livre de voyage sur la Grande-Bretagne ainsi que Quality, objets d'en face , un ouvrage sur les objets mythiques d'outre-Manche ­ sert au téléspectateur sa fameuse Assiette anglaise , savoureux plum-pudding de chroniques culturelles (prononcer aujourd'hui talk-show), puis Tranche de cake et autres littéraires Caractères ou Jamais sans mon livre . On lui doit aussi Un siècle d'écrivains, la série de 257 documentaires sur les écrivains du XXe siècle diffusée sur France 3 . Puis il a fini par quitter la télé pour, disait-il avec malice, «l'envie de faire de la fiction» ."
Source: Libération
 
 
 
et pendant ce temps, Patrick Sébastien tient toujours la route... pas de justice dans ce monde de quantités...

12:44 18/08/2006 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : act-u |  Facebook