8
avr

Lettre à un chercheur de Dominique Massaut

Lettre à un chercheur

 

Après un courrier de l’Office National de l’Emploi,
LETTRE A UN CHERCHEUR

Tu as cherché de l’air, et tu as trouvé de l’air, un très grand cri dès la première bouffée. Tu as cherché la peau douce d’un sein, et son lait, et tu l’as trouvé, à coup très sûr. Tu as cherché pendant de longues années à comprendre mille et une étrangetés qui s’allumaient à portée de tes sens. Tu as cherché à te faire accepter par le monde autour de toi. Et le monde autour de toi était en expansion constante. Le champ de la recherche était vaste. Et sa population dense. Tu as vite compris que, si tu voulais te faire aimer du monde, il fallait que tu ne blesses pas le monde, et qu’il t’était utile de te rendre utile au monde. Alors tu t’es appliqué. Bien avant la fin de ton parcours scolaire, tu essayais de comprendre le vivant. Tout ce que tu en percevais, tout ce que tu en lisais, tu décidais d’en faire relecture en t’imaginant dans la tête d’un autre. Chaque fois que tu croisais un quelqu’un, une quelqu’une hurlant de douleur, tu cherchais à dessiner dans ton propre corps la réplication de cette douleur, et tu t’immobilisais un long moment pour être sûr d’avoir été au plus proche, au plus sincèrement proche. Et tu suivais le même chemin quand tu rencontrais les cris du plaisir ou de la joie, ou même un regard discret où quelque chose invitait à l’écoute. Tu as très souvent ralenti ton pas. Pour ne passer distraitement à côté de rien. Durant de longues décennies, tu as écouté bien plus que tu n’as parlé. Tu as essayé d’entendre les bruits du monde, ceux des langues proches et lointaines, ceux des gens qui pensent avec des dieux, ceux qui pensent avec des machines, ceux qui pensent avec la testostérone, ceux qui pensent avec les livres et ceux qui pensent avec les odeurs. Le bruit des peuples guerriers. Le bruit des peuples aux mâles mijaurées. Celui des peuples aux rôles confus. Tu accueillais sous ton crâne des milliards de petits points d’interrogations, et les pensées qu’ils faisaient fleurir n’étaient pas celles de l’ordre propre d’une plate-bande de ville, mais des pensées sauvages, semées et ressemées hirsutes au hasard des tourbillons. Tu as cherché, tous azimuts, et sans calcul dans le cou. Tu regardais le monde, et tu t’es dit qu’il manquait grossièrement de confiance dans la richesse de sa diversité. La peur dont il affublait le foisonnement de ses singletons et de ses ensembles le conduisait au petit génocide hebdomadaire, rassurant comme un coup de javel de printemps. Car, oui, le monde élaguait, facettait, façonnait les faims et les soifs de sa population, et enseignait avec génie le bêlement. Et cette peur qu’il cultivait si bien était entrée dans chaque tête allant sa vie. Toi, c’est l’efficacité de la peur qui t’a fait peur. Et ton corps s’est comme figé d’azote liquide quand tu as vu comment le monde apaisait cette inquiétude, que par ailleurs il continuait de nourrir. Tu le voyais gaver ses ouailles jusqu’au foie mort, l’inondant d’une marée de victuailles frelatées, de montagnes de verroteries, de troupeaux de sexes virtuels professionnels, de starlettes dopées ou de bibelots électroniques. L’effroi. Mais un moteur fulgurant pour ta recherche. Tu as continué à chercher. A écouter les travailleurs pétris d’angoisse dans les nouveaux packs de management. A écouter leurs arrêts affolés de travail ou leurs suicides. A écouter la parole vide des collégiens errants dans le ventre des centres commerciaux. A écouter ceux à qui on refuse les droits, la protection, les soins de santé sur notre sol parce qu’ils ne sont pas nés sur notre sol, et parce qu’ils n’ont pas de portefeuille obèse à vider sur notre sol. Tu as écouté des vieux perdus devant la multiplication des touches sur les appareils, les changements semestriels des fonctions de ces touches, et la bouche bée de ces vieux devant le changement de la matière même des interlocuteurs au téléphone.
Tu as cherché à voir. Et tu as vu. Des commerçants trafiquer les étiquettes ou les balances, cacher, frelater, voler, privatiser pour mieux encore trafiquer les étiquettes ou les balances, cacher, frelater, voler, et reprivatiser encore. Des actionnaires pousser à la gestion folle. Des propagandistes sournois démanteler l’idée du bien commun. Des chefs démocrates mettre leurs rivaux sur écoute. Des chefs démocrates empoisonner leurs opposants. Des chefs démocrates trafiquer les urnes. Des chefs démocrates accidenter des journalistes. Des candidats démocrates enfouir les questions sous des couches de shows. Des usines télévisuelles censurer la parole brute par leurs castings. Ou des marchants de rêves anesthésier le rêve, ou le réduire sur les bandes étroites de la pécune. Tu n’as pas voulu faire de même. Tu n’as pas voulu occuper, ni même chercher à occuper, un emploi qui fabrique des armes ou porte des valises au Luxembourg. Un emploi qui fabrique des graines stériles, minéralise des terres arables et suicide par étouffement des milliers de paysans. Un emploi qui tue la girouette des abeilles. Un emploi qui rend folles les vaches, file la peste aux cochons, la grippe aux volailles. Un emploi dans la construction d’une centrale nucléaire narguant les houles de l’océan et celles du ventre profond de la Terre. Un emploi qui blanchit le commerce des poisons. Un emploi dans un bureau qui soudoie quelques dizaines de dictateurs. Un emploi dans un centre de recherche du mensonge, payé par un cigarettier ou un exploitant de gaz de schiste. Un emploi dans une association sans but lucratif avec but lucratif.
Tu as cherché à accompagner plutôt qu’à gruger, humilier, escroquer. Tu as cherché à être avec. Tu as cherché en amitié avec les gens. Patiemment. Croyant que c’était là travailler en intelligence. Croyant que le bien était là. Et croyant qu’en faisant le bien dans le monde autour de toi, le monde autour de toi souhaiterait que tu vives. Hier, tu as reçu une autre « lettre à un chercheur ». Une lettre de l’Office National de l’EMploi. L’office tenait à t’informer que tu étais, depuis trop longtemps sans trouver, à la recherche d’un emploi, et que, en conséquence, tes allocations ne te seraient plus allouées d’ici quelques mois.
Tu as compris beaucoup de choses. Mais cela, tu ne l’avais pas compris : pour que le monde t’accorde de quoi te maintenir en vie décente, il faut intégrer un emploi, ou, à l’exclusion de toute autre activité, chercher à intégrer un emploi, y réserver tout ton temps, toute ta concentration, tous tes coudes.
Tu n’as pas compris, ou voulu comprendre, qu’aux yeux du monde qui alloue, un emploi de fabricant de Kalachnikov était plus noble qu’une attention journalière au monde qui t’entoure ou une errance autodidacte de chercheur poète, acteur de ci de là, donnant au passage un coup de main plutôt qu’un croche-pied ou un coup de grâce. Tu fus un chercheur naïf. Tu abandonneras donc sans doute toutes tes recherches sauf celle du premier emploi vacant, suivant ce qu’il t’est demandé.
Dès lors, les menaces disparaîtront. Tu seras un employé. Quelque chose à qui il est demandé de ne plus rien chercher.

13:23 08/04/2013 | Lien permanent | Tags : act-u, poly-tiques |  Facebook

The Insurrection Tour & Troupe Poétique Nomade en Gaume

afficheMiladyMuno 20 04 13.jpg

 

Une tournée poétique et insurrectionnelle propulsée par maelstrÖm reEvolution & l'Arbre à Paroles à partir du nouveau livre de Lawrence Ferlinghetti.
Invitation lancée par Les Grands Lunaires dans le cadre des ateliers et des soirées d'ivresses http://ivresses.ivresses.overblog.com/
avec
Sandrine Emmery
Milady Renoir
Benjamin Pottel
David Giannoni

Lectures, Musiques, Espaces de Chocs, Choix et Libertés, Scène Ouverte à qui lit, écrit, dit, veut.

Entrée Gratuite
Bar sur Place

Résa & Info: 0476 65 52 65 ou les.grands.lunaires@skynet.be

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Enfin en français! le "petit livre rouge" du grand poète de San Francisco

Je te fais signe à travers les flammes.
Le Pôle Nord a changé de place.
La Destinée Manifeste n’est plus manifeste.
La civilisation s’autodétruit.
Némésis frappe à la porte.
À quoi bon des poètes dans une pareille époque?
À quoi sert la poésie ?
L’imprimerie a rendu la poésie silencieuse, elle y a perdu son chant. Fais-la chanter de nouveau !
Si tu te veux poète, crée des oeuvres capables de relever les défis d’une apocalypse, et s’il le faut, prends des accents apocalyptiques.
Tu es Whitman, tu es Poe, tu es Mark Twain, tu es Emily Dickinson et Edna St Vincent Millay, tu es Neruda et Maïakovski et Pasolini, Américain(e) ou non, tu peux conquérir les conquérants avec des mots.
Si tu te veux poète, écris des journaux vivants. Sois reporter dans l’espace, envoie tes dépêches au suprême rédacteur en chef qui veut la vérité, rien que la vérité, et pas de blabla...

Recueil inédit en français… qui a déjà vendu plus de 10.000 ex aux USA!
A 93 ans, le grand auteur et éditeur de la Beat Generation ressent le besoin d’une adresse aux jeunes poètes dans un monde au bord d’un grand renouveau… C’est ainsi qu’il insuffle joie, esprit de combat, avec un maître-mot : Insurrection comme synonyme d’art poétique et d’art de vivre ! Dans ce livre, se retrouve aussi un work in progress historique : le texte «What is poetry?» une énumération – définition/
anti-définition de la poésie…

13:07 08/04/2013 | Lien permanent | Tags : act-u, arts, lis tes ratures, poly-tiques |  Facebook

SMDOP: Slow Motion with a Disposable Organic Poetess (Milady Renoir)

milady-renoir.jpg  SMDOP: Slow Motion with a Disposable Organic Poetess


Dans un lieu hors des communs, chaque personne du public est invitée à danser doucement, se confronter lentement, bouger avec une poétesse organique vivante et jetable ... quelques minutes (au moins) ou plus au milieu de 4 heures de performance (en)mouvementée.

Comment renouer avec les émotions enfouies ou répétitives...
comment s'informer d'un corps sans mettre la parole devant...
comment (se) rencontrer dans un espace confiné...
Comment revivre ce temps de connexion en bougeant si lentement que chaque mouvement, chaque odeur, chaque diastole, chaque pas, chaque bruit devient un lien (heureux ou artificiel ou « à vivre »).

Danser doucement, danser épaule contre tête ou head on shoulder.
Prendre le temps de tout bien sentir - embarras, confusion et plaisir possibles.
Danser l'un CONTRE l'autre, l'un avec l'autre, l'un pour l'autre.

D'un côté : Une poétesse volontaire, désireuse de créer un lien doux ou dur, sensoriel jusqu'à sensuel, drôle ou cru – curseur variable entre silence et euphorie jusqu'à épuisement de l'air et du temps (4h sans pause).

De l'autre : un partenaire particulier inconnu ou reconnu qui vient tester sa chance, son risque de se frotter à une poétesse, à une femme confortable, à un corps en expériences sensibles. Toute velléité bienvenue : compromis, développement durable, exutoire, plan QI, réunion...

Pourquoi 4 heures ?
Pour l'empreinte du temps qui déroule lentement son chemin
pour instaurer une fatigue
pour traverser diverses étapes émotionnelles
pour voir et revoir
pour laisser le corps désirer, résoudre, rejeter, appréhender, pourfendre, attaquer, résister, vivre plus que d'habitude.




Bref?

smdop.
poetess (moi)
Slow (à deux)
Danse/dance
4h en tout
11 mai 2013
Healing the past...
Organic and disposable donc...

Free entry for the performance but pas pour le FiEstival... http://www.fiestival.net/

Tout le reste exactement:
http://www.fiestival.net/menu-principal/archives-articles/147-slow-motion-with-a-disposable-organic-poetess-smdop.html

Avec la très aimable & aimée collaboration de Norma Berardi (camériste) et de Nicolas Marchant (DJ/compositeur).

on-acheve-bien-les-chevaux-1969-05-g.jpg

(they shoot horses, don't they de Sidney Pollack)

12:35 08/04/2013 | Lien permanent | Tags : act-u, humoeurs, society, agendada, arts |  Facebook

29
déc

Participation au Journal 27 de Culture & Démocratie

Si j'avais le pouvoir, je commencerais par redonner leur sens aux mots.
Confucius

À la veille des fêtes de fin d’année, Culture & Démocratie présente son Journal 27 ! Ce nouveau numéro a pris la forme d’un glossaire alternatif. Au total, dix-sept auteurs ont quitté les sentiers battus pour écrire à leur manière (parfois un peu décalée, parfois plus incisive, mais toujours en adéquation avec l’actualité) sur un terme de leur choix. De l'autonomie à la théorie,en passant par la créativité ou encore la modernisation, les mots sont mis à nus, questionnés et présentés sous un nouvel angle.

Des œuvres d’Olivier Sonck illustrent l’ensemble.


En guise d’addendum, un texte de Roland de Bodt autour du mot incivilité.Déjà auteur d’un article pour ce Journal, il livre ici une réflexion sur le projet de loi pour lutter contre les incivilités.

 

Images intégrées 5

 

Ont collaboré à ce numéro
Jean-François Bastin, Sébastien Biset, Christelle Brüll, Roland de Bodt, Jean Delval, Baptiste De Reymaeker,
Sabine de Ville, Laurent d’Ursel, Hugues Esteveny, Abraham Franssen, Nicole Gesché, Paul Gonze, Marc Guiot, Guillermo Kozlowski, Jacques Lennep, Guillaume Losseau, Nimutella Parlaku, Jérémie Piolat, David Puaud, Milady Renoir, Joël Roucloux, Olivier Sonck, Catherine Vanandruel, Georges Vercheval.

12:03 29/12/2012 | Lien permanent | Tags : act-u, poly-tiques |  Facebook

14
nov

Belle récidive/Beau travail/bel interstice/beau monstre (merci Monstre)


Galerie de Roussan
en collaboration avec la revue Monstre

du 17 au 19 Novembre 2012 // 11h-20h

Monstre s'affiche. Les partitions visuelles.

ARTISTES: 
Pierre Andreotti
Michel Bayetto
Sylvie Blocher
Béatrice Cussol
Nicolas Dhervillers
Clarisse Hahn
Christophe Huysman
Romain Pellas
Agnès Thurnauer

 

AUTEURS:
Wendy Delorme
Laurent Herrou
Nicolas Jalageas
Frédéric Junqua
Milady Renoir
Mathieu Riboulet



No Found Photo Fair
Garage Turenne - 66 rue de Turenne - Paris 3ème

Métro: Saint-Sébastien Froissart ligne 8 ou Saint-Paul ligne 1

+ Infos

Copyright © 2012 Galerie de Roussan, All rights reserved.
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Our mailing address is:
contact@galeriederoussan.com
Galerie de Roussan 10 rue Jouye-Rouve 75020 PARIS
mardi au samedi 14h-19h et sur rendez-vous
Tuesday-Saturday 2pm-7pm or by appointment
 

18:34 14/11/2012 | Lien permanent | Tags : act-u, arts |  Facebook

8
oct

bords de mondes recueil de textes et photographies • maelström éditions

  1. la galerie sandrine heerebout et les éditions maelström
    vous invitent à la présentation de

    bords de mondes
    recueil de textes et photographies • maelström éditions
    > textes de luc baba • marianne bastogne • pascal blondiau • francis dann
    emark •
    théophile de giraud • rony de maeseneer • vincent de raeve • xavier deutsch • sandrine emmery • alain helissen • paul hermant • corinne hoex • virginie holaind • jean jauniaux • michèle lenoir • françoise lison-leroy • veronika mabardi • daniel martin-borret • michèle m gharios • serge noël • colette nys-mazure •
    kenny ozier-lafontaine • patrick placentino • milady renoir • luc-andré rey • dana shishmanian • vincent tholomé • christine van acker • catherine ysmal 

     > photographies de martine cornil
    le jeudi 18 octobre 2012 de 18h à 22h.
    galerie sandrine heerebout • 120 av. th. vander elst • 1170 bruxelles

    r.s.v.p. par email : bordsdemondes@gmail.com
    http://www.sandrineheerebout.com/








    PS : Vous trouverez le plan d’accès à la Galerie à :
    http://www.sandrineheerebout.com/crbst_3.html
  2.  
  3.  
    Photo: la galerie sandrine heerebout et les éditions maelström 
vous invitent à la présentation de 

bords de mondes
recueil de textes et photographies • maelström éditions 
> textes de luc baba • marianne bastogne • pascal blondiau • francis dannemark • 
théophile de giraud • rony de maeseneer • vincent de raeve • xavier deutsch • 
sandrine emmery • alain helissen • paul hermant • corinne hoex • virginie holaind • 
jean jauniaux • michèle lenoir • françoise lison-leroy • veronika mabardi • 
daniel martin-borret • michèle m gharios • serge noël • colette nys-mazure •
kenny ozier-lafontaine • patrick placentino • milady renoir • luc-andré rey • 
dana shishmanian • vincent tholomé • christine van acker • catherine ysmal
> photographies de martine cornil
le jeudi 18 octobre 2012 de 18h à 22h. 
galerie sandrine heerebout • 120 av. th. vander elst • 1170 bruxelles

r.s.v.p. par email : bordsdemondes@gmail.com
http://www.sandrineheerebout.com 

 
 





PS : Vous trouverez le plan d’accès à la Galerie à :
http://www.sandrineheerebout.com/crbst_3.html

13:02 08/10/2012 | Lien permanent | Tags : act-u |  Facebook

7
oct

Des correspondenses toujours en cours...

Karen Guillorel marche encore et moi, je cause toujours. Notre blog de correspondance s'entretient, pas à pas.

http://correspondenses.tumblr.com/.

calcul surface corporelle peau.jpg

21:55 07/10/2012 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, act-u |  Facebook

2
oct

Tsjehiler! Un livre rempli de mots bruxellois contemporains!

  • Tsjehiler! Un livre rempli de mots bruxellois contemporains!

    vendredi 19 octobre 2012 | 19:00 | à Passaporta, rue Dansaert 46, 1000 Bruxelles

    PRESENTATION DU LIVRE 'Mots de la Cage aux Ours’
    marathon de lecture par des habitants
    performance par Milady Renoir
    improvisations par slammer Maky
    & cava! Oh oui, oh oui!

    Merci de réserver votre place jusqu’au 17-10 via clementine@constantvzw.org. Sous réservation également, un transport est prévu de RenovaS, Place Verboeckhoven à 18.15h.
    Mots de la Cage-aux-Ours est une publication de Constant, présentée en collaboration avec Entrez Lire, la Commune de Schaerbeek, la Région de Bruxelles-Capitale, la Vlaamse GemeenschapsCommissie et 1030 Cultuur. Dans le cadre du Contrat de Quartier Navez-Portaels.

10:23 02/10/2012 | Lien permanent | Tags : act-u |  Facebook

17
sep

Je passe à Passa Porta le 19/10 en compagnie de Maky et... (Langue Schaerbeekoise)

Constant vzw et Entrez Lire asbl présente un dictionnaire hors du commun : Les Mots de la Cage aux Ours.

La sortie du livre est lancé de manière festive en compagnie d'habitants du quartier, de l'écrivaine-performeuse Milady Renoir et le slammeur Maky qui improvisera un slam sur des mots choisis par le public.

Mots de la Cage aux Ours est une collection de mots de la langue parlée dans le quartier de la place Verboeckhoven à Schaerbeek. Le choix des mots a été dicté par l'intuition de trois artistes de Constant vzw lors de leurs rencontres avec les habitants du quartier entre 2009 et 2012, dans le cadre du contrat de quartier Navez-Portaels. Chaque mot est accompagné de la phrase enregistrée où le mot a été entendu pour la première fois, et la plupart des mots - pas tous - ont une définition, donnée par la personne qui nous a offert le mot.

Quelques personnes de renom ont donné leur vision sur la collection : Isabelle Doucet (urbaniste), Fatima Zibouh (politologue), In Koli Jean Bofane (écrivain), Jérémie Piolat (philosophe) et bien d'autres encore.

Tous les mots sont également repris sous forme d'enregistrements sonores dans le dictionnaire http://www.lalangueschaerbeekoise.be

Mots de la Cage aux Ours s'inscrit dans le projet La Langue Schaerbeekoise/De Schaarbeekse Taal dans le cadre du Contrat de Quartier Navez-Portaels, avec le soutien de la Région Bruxelles-Capitale et la Commune de Schaerbeek.

Titre: La langue schaerbeekoise
Quand: 19.10.2012 - 19.10.2012 19.00 h - 21.00 h
Passa Porta
Venue: Passa Porta - Site internet
Rue Antoine Dansaert 46
1000 - Bruxelles

15:40 17/09/2012 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, act-u |  Facebook

29
aoû

TAP on WATERWHEELS - Pascale Barret / Suzon Fuks with Milady Renoir's texts

Une eau / des eaux : un monstre, une question. IMG_0183.jpg

à l'abordage de la question de l'eau, Suzon Fuks propose depuis un an des ouvertures (des robinets) sur la question de l'eau. Des artistes, des scientifiques, des chercheurs, des gens questionnent, trouvent, vagabondent et dénoncent.

Pascale Barret et Suzon Fuks m'ont commandé un texte qui évoquerait la question du monstre marin.

La performance élaborant nos visions a été faite en ligne le 22 août. Une version enregistrée du livre est visible pour quelques temps (mais pas toujours) sur le lien suivant: http://activelayers.net/movies/WW/less-than-6feet.mov

Des extraits du texte écrit s'y trouvent en diapositives.
Des extraits du texte écrit se collent ci-dessous.

" Suite à cette découverte singulière (hallucinée ou hallucinante), des enquêteurs, des chasseurs, des scientifiques parcourent le monde des hommes, des livres et des pensées afin de cerner, d’approcher au moins, les hypothèses les moins fébriles quant à l’existence et l’importance de cette créature. Plusieurs hypothèses s’élaborent, se frottent, s’additionnent, s’annihilent. Emergent de nombreuses observations, lesquelles rappellent inlassablement nos ritournelles écrites à propos de monstres, qu’ils soient connus, reconnus, pressentis, anéantis.
Mais qui sont ces monstres qui soufflent sur nos terres et dans nos mers ?


Qu’est ce que c’est ? Un rocher souterrain formant une ombre sous l’onde ?

« C’est comme un être composite. Du genre de ceux dont on a lu les récits à l’école : les Faunes, les Centaures, les Griffons, les Chimères, les Sirènes, les Sphinges… je crois qu’on se rapproche des origines d’un monde, lequel a bien trop besoin de mystère. Vous savez, on ne croit plus en Dieu, on ne croit plus aux esprits, il faut bien qu’on se raccroche… On ne peut plus s’étonner du succès d’Harry Potter, par exemple. Il y en a qui retrouvent la trace de Jésus dans un morceau de fromage fondu ou l’icône de la Vierge Marie dans une tranche de pain grillée. On s’accommode du plus piètre mystère que l’on peut trouver de nos jours. En tout cas, moi, je n’ai pas l’impression qu’on doive craindre quoi que ce soit, à part l’interprétation utilisée à mauvais escient de gourous en mal de reconnaissance ou d’abus de pouvoirs de scientifiques trop proches des Etats. J’aurais en tout cas été bien content de tomber face à lui, ou à elle, moi »
- Anonyme interviewé dans un dossier d’enquête du New York Post du 16.07.1952
"

(...)

Qu’est ce que c’est ? Un tourbillon des fonds marins repris à l’unisson par les strates et les airs ?

« Et si ce monstre gardait un bien précieux, un trésor cosmique ou radicalement concret, typiquement vulgaire, de l’ordre monétaire ou foncier. S’il gardait mieux que l’épave du Titanic, mieux que les joyaux d’une Monarchie décatie, mieux que les dernières gouttes d’eau. Au pire, une énigme, une confidence ; au mieux une clé, une résolution. Si cette créature était une merveille, un prodige et qu’elle détenait un savoir réservé à quelques initiés. Sait-elle ce que sont devenus les gènes sans dérégulation endocrinienne des générations passées ? Connait-elle l’emplacement des graines des derniers arbres peut-être rescapés de nos atomisations ? Permettrait-elle à notre espèce de recouvrer l’usage de la reproduction « naturelle » ? Nous devrions nous pencher sur sa raison d’être plutôt que de persévérer dans nos schémas d’extermination. Si ses défauts nous renvoyaient la lumière, le reflet d’un nous plus abominables qu’elle. Et si, de notre rencontre, de notre confrontation à elle, nous tirions un enseignement, nous déduisions une transformation, une métamorphose jusqu’en nous en dégager plus grands, au sens de la puissance de l’agir, du changer. Etre autre ne serait pas une forme de célébration alors que nous n’avons cessé de vouloir être meilleur, ce qui nous a valu plus de déconvenues que la mort elle-même ? »

- déclaration de Milady Renoir, écrivaine métaphysico-papéticienne, pas encore morte, devant le parterre intergalactique de l’UNESCOP le 13 février 2146.

(...)

Qu’est ce que c’est ? Une absence de forme fécondée entre ciel et mer ?

« Cyclope ou Sphinge, Monstre des Eaux, pars. Quitte les sols des fonds
Prends ton être aux mille sourcils, au souffle profond et à l’envie démente
Fuis l’écho puissant, Océanide Perverse, Epouvantail à humains, Sein malade et noir
Dévastatrice néphélocentaure ou stupide Anémodrome
Retrousse tes pas et ta fureur, coupe les ailes de ton envergure,
n’offense plus ni la Voie Lactée ni le Sillon Central,
Furie enflée et frondeuse, tes senteurs de mort, charme le néant
fuis, pars, quitte, retire-toi, rebrousse chemins et halètements,
Nous, semblables à ce qui est nécessaire, n’acceptons pas ta venue.
 »     

– Intervention à échelle cosmique d’Ala Roza, Chaman déchue# de la Tribu des Nénètses suite à l’angoisse mondiale d’une invasion d’anguilles géantes en 1964.

Faut-il craindre ? Faut-il ameuter ? Faut-il combattre ? Faut-il geindre ? Faut-il assouvir ? Mauvais présage ou bonne fortune, qui saura lire ? Le futur, seul, dénoncera ou énoncera ce qu’il reste de secret dans l’horizon et le sous-terrain. Autrement dit, qui vivra verra."

14:03 29/08/2012 | Lien permanent | Tags : act-u, arts, lis tes ratures |  Facebook

22
aoû

Performance by & with Suzon Fuks & Pascale Barret, with a text (in french) by Milady Renoir.

 

Tap Dock | Less than 6 feet... Robertleserrecseatadpole.jpg

LESS THAN 6 FEET...  #performance 3 #to join here: http://water-wheel.net/taps/dock/229

by & with Suzon Fuks & Pascale Barret,
with a text (in french) by Milady Renoir.

"December 12, 1964, French photographer Robert Serrec was vacationing in Queensland, Australia. He was out off the coast in small row boats with his family and friends. They were in less than 6 feet of water when they noticed a giant snake like creature laying on the oceanbottom. They describe it as a grayish tadpole like creature with a snake like head, approximately 75-80 feet long. There appeared to be a large wound on the creatures back.
They took pictures of the creature before it became bothered and swam off. see above pic see above pic see above pic see above pic see above pic see above pic..."

"Faut-il craindre ? Faut-il ameuter ? Faut-il combattre ? Faut-il geindre ? Faut-il assouvir ? Mauvais présage ou bonne fortune, qui saura lire ? Le futur, seul, dénoncera ou énoncera ce qu’il reste de secret dans l’horizon et le sous-terrain. Autrement dit, qui vivra verra." Milady Renoir

/// project Chronology ///

SCYLLA #performance 1
by & with Karen Guillorel & Pascale Barret.
SHOW ME THE BODY #performance 2
by & with Emmanuelle Gibello & Pascale Barret.

Welcome on our Open Call:
http://blog.water-wheel.net/2011/12/watercheers-h2otz-cal...

Schedules

6:00pm - 7:34pm 22nd Aug, 2012

 

12:00pm - 2:00pm 21st Aug, 2012

et aussi: http://www.wikiocean.org/2012/05/ou-sont-donc-passes-les-monstres-marins/

14:10 22/08/2012 | Lien permanent | Tags : act-u, arts |  Facebook

24
jui

Festival des Radiophonies

RADIOPHONIES.jpg

Grâce au projet de la Langue Schaerbeekoise auquel j'ai participé et grâce à la mise en onde des textes écrits par Daniel Martin Borret, je serai à Paris pendant le Festival des Radiophonies...

pour y écouter leurs vies et être fière, aussi.

09:52 24/07/2012 | Lien permanent | Tags : act-u, lis tes ratures |  Facebook

9
mai

vive les monstres qui ne sommeillent pas en nous

monstre photo.jpg fière d'être monstre aussi. (merci Cyril T.)

09:44 09/05/2012 | Lien permanent | Tags : act-u, textes, lis tes ratures |  Facebook

2
mai

Expo - chantiers - échafaud-age - mitrailles.

Texte du Centre Culturel du Brabant Wallon...

Port du casque obligatoire pour circuler sur nos [CHANTIERS]

Allons-nous réellement prendre la brique et la truelle pour élever de grands édifices ? Pas au sens propre, même si l’idée de s’intéresser au processus de construction amène une suite parfaite au thème de l’an dernier, [HABITER].
Nombreuses sont les mises en chantier possibles car elles peuvent être plus symboliques, aussi. On recherche le mieux vivre. Alors, rempli de projets, avec des plans établis et des outils affûtés, on démarre le cœur léger. On sait que la traversée sera parcourue d’émotions diverses et changeantes. Car, le chantier, personnel ou collectif, est une aventure souvent imprévisible, bruyante, parfois chaotique, toujours source de remises en question. Chacune des activités proposées jusqu'en juillet 2012 (voir le programme ci-dessous) sera animée de cet esprit.
 
La suite là.

Texte de Milady Renoir, accompagnant une série de portraits réalisés par le Centre culturel du Brabant wallon dans le cadre de sa saison [CHANTIERS]. Pour le festival "EN L'AIR !", Benoît Van Oost a réalisé la scénographie du Parc à Mitrailles sur le thème du chantier. — with Milady Renoir at Parc À Mitrailles.

18:19 02/05/2012 | Lien permanent | Tags : act-u |  Facebook

21
fév

Mon autre oeil a vu double.

Je me suis tumblerisée... finalement.
Succombée au charme de l'ascétisme et du fond blanc assumé, je deviens.
Les photos de mon oeil droit, reliées aux battements de mon coeur gauche, s'enchassent avec les citations qui donnent à mes deux hémisphères (pas mon 105D mais bien l'hypothémuse... non, l'hypothalamus) un semblant d'unité.

Juste à côté d'ici.

10:48 21/02/2012 | Lien permanent | Tags : act-u, arts, place net |  Facebook

12
fév

aren't we ridiculous?

Peur Thomas Owen.jpg

Nor is there any embarrassment in the fact that we're ridiculous, isn't it true? For it's actually so, we are ridiculous, light-minded, with bad habits, we're bored, we don't know how to look, how to understand, we're all like that, all, you, and I, and they! Now, you're not offended when I tell you to your face that you're ridiculous? And if so, aren't you material? You know, in my opinion it's sometimes even good to be ridiculous, if not better: we can the sooner forgive each other, the sooner humble ourselves; we can't understand everything at once, we cant start right out with perfection! To achieve perfection, one must first begin by not understanding many things! And if we understand too quickly, we may not understand well. This I tell you, you, who have already been able to understand. .. and not understand ... so much. I'm not afraid for you now;

Fyodor Dostoyevsky (The Idiot)

20:27 12/02/2012 | Lien permanent | Tags : act-u, humoeurs |  Facebook

6
fév

Mathias Domahidy Met Jean Tardieu En Scène

Dans la série, j'ai des supers copains... Mathias met en scène Tardieu... moi, j'dis...

layouthome.jpg

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11:25 06/02/2012 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, act-u |  Facebook

4
fév

c'est comme à la radio...

Radio

Passé

  • Radio La Cage #14: La langue ... oiseau

    jeudi 02 février 2012 | 19:00 – 19:30 | Radio Panik 105.4fm

    Avec Milady Renoir, auteure, performeuse et schaerbeekoise qui vient nous lire ses textes écris à partir du dictionnaire sonore.
    Et les créa-sons de Daniel Martin-Borret, artiste sonore, qui a mis en onde les textes de Milady Renoir.

    En réécoute ici : http://sound.constantvzw.org/Radio-Berenkuil_La-Cage/emis...

  • Poésie à l'écoute

    mercredi 01 février 2012 | 19:00 – 20:00 | Radio Panik 105.4fm

    Emission mensuelle consacrée à la poésie et diffusée sur les ondes de la radio libre bruxelloise Radio Panik. Inspirée par le titre du livre d’Henry Bauchau « L’Ecriture à l’écoute » qui met en évidence, dans une série d’essais, le rôle de la poésie comme champ d’exploration, l’émission Poésie à l’écoute a pour vocation de faire renouer la poésie avec un public varié en proposant de multiples sujets.

    Pour la 33ème émission, Mélanie Godin invite à entendre le dictionnaire sonore de la Langue schaerbeekoise, avec An Mertens, Clementine Delahaut et Milady Renoir.

    En podcast sur http://poesiealecoute.be

 

act-u, lis tes ratures

00:02 04/02/2012 | Lien permanent | Tags : act-u, lis tes ratures |  Facebook

2
fév

Poésie à l'écoute - Dictionnaire schaerbeekois et...

poésie écoute logo.png

Le projet Le dictionnaire sonore schaerbeekois est en cours depuis 2009 et officiellement jusqu'à la fin de l'année 2012. Je suis ravie d'y participer en tant qu'auteur et voleuse de mots... An Mertens, une des artistes co-fondatrices de l'asbl Constant, une association pour les arts et les media, a pu donner les éléments, les objectifs et les données philosophiques du projet. Clémentine Delahaut (du projet schaerbeekois), Mélanie Godin (co-fondatrice de l'émission Poésie à l'écoute), An Mertens et moi même avons LU un des textes que j'ai écrit pour ce projet. Vous entendrez également une mise en ondes d'un autre texte créée par Daniel Martin-Borret.

L'émission Poésie à l'écoute d'hier soir sera disponible en podcast sur le site très prochainement. L'émission a également reçu l’éditeur Anne Leloup pour parler des éditions Esperluète, Serge Meurant et Jacques Vilet pour parler du livre « Chemin d’Orient » qui paraitra à la Foire du livre 2012 et Gilles Martin des Editions Aden pour ses coups de coeur en tant qu’éditeur et libraire.


 

26 il faut confronter les idées vagues avec des images claire.jpg




09:53 02/02/2012 | Lien permanent | Tags : act-u, place net, lis tes ratures |  Facebook

30
jan

Homm(e-m)age...

Hommage à Daniel Martin-Borret, l'auteur sonore qui a accepté, qui s'est e-lancé dans le projet du dictionnaire Schaerbeekois de l'asbl Constant avec moi.
Clémentine Delahaut a dit:
Milady, tu écris. J'ai dit oui.

Après, j'ai écrit un peu, une douzaine de micro-textes inspirés des mots du projet sonore/social/vivant/schaerbeekois.
Puis, j'ai envoyé ces textes (courts mais brefs) à plusieurs amis, artistes, sonoreurs...

6 d'entre eux ont répondu OUI, on va jouer avec toi. (et Christine Van Acker des Grands Lunaires... "j'ai pas le temps, mais je te file un Daniel Martin-Borret).
act-u,place net (ceci n'est pas un Daniel Martin-Borret)

 

Et Daniel, lui, il a joué vite, très vite. Il a mis 11 (+ 1) textes en VOIX/SONS/VIEs en 6 jours.

Les bulles qui ont émergé de cette collaboration virtuelle seront bientôt rediffusées sur les ondes.
Radio Campus (pour la semaine du son) a déjà diffusé les histoires, les voix de ce partenariat et les intentions du projet 'en large'.

Jeudi 2 février, Radio La Cage diffusera une proposition d'entrée dans cette matière... (et sera disponible en podcast après le 2 février) sur Radio Panik.

"Radio La Cage #14: La langue ... oiseau - jeudi 02 février 2012 | 19:00 – 19:30 | Radio Panik 105.4fm

  • Avec Milady Renoir, auteure, performeuse et schaerbeekoise qui vient nous lire ses textes écris à partir du dictionnaire sonore. Et les créa-sons de Daniel Martin-Borret, artiste sonore, qui a mis en onde(s) les textes de Milady Renoir.
    "

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Hommage donc à Daniel, qui est une limagesonore.net

 




Sinon? À propos du projet





Quoi? La Langue Schaerbeekoise récolte les mots utilisés par les différents groupes de population autour de la Cage aux Ours. Le projet veut favoriser la cohésion sociale entre différentes communautés tout en réflectant la richesse linguistique présente autour de la Cage aux Ours.

L’arabe, le turc, le berbère, le néerlandais, le bruxellois, le swahili, l’espagnol, le polonais ne sont qu’une sélection de la variété de langues qui assaisonnent le français, la langue courante du quartier. Le dictionnaire de La Langue Schaerbeekoise est nourrie de ces influences, le projet est ouvert au changement, flexible et organique.

La Langue Schaerbeekoise est un projet de Constant dans le cadre du contrat de quartier Navez-Portaels. Le projet se déroule autour de la Place Verboeckhoven, aka la Cage aux Ours, entre 2009 et 2012.

Comment ?

En 2010 et 2011 Constant organise des rencontres thématiques entre les habitants du quartier afin de récolter des mots particuliers. Tous les mots sont rajoutés au dictionnaire sonore. Chaque rencontre est suivie d’une émission radio autour du thème, diffusé sur Radio Panik, 105.4 FM.

Au cours de 2011 les habitants du quartiers, artistes sonores, poètes, chansonnières et d’autres mille-pattes créatifs travailleront avec les mots pour réaliser des oeuvres artistiques. Tout le monde est cordialement invité d’utiliser les mots du dictionnaire de façon originale !

Envie de participer ?

Est-ce que vous avez envie de participer aux rencontres, de parler à la radio, de découvrir vos voisins, d'échanger des mots ou de créer quelque chose avec les sons du dictionnaire ? N’hésitez pas alors et contactez-les.

11:35 30/01/2012 | Lien permanent | Tags : act-u, place net |  Facebook

27
jan

Who's fascist?

Hitler practices his acting skills. ‘Apocalyptic, visionary, convincing’: three photos by Heinrich Hoffman from 1925.


More on now and then for fascism, there.

03:57 27/01/2012 | Lien permanent | Tags : act-u |  Facebook

24
jan

Esprits, êtes-vous là ?

Ecoutez l'émission 54 minutes

Esprits, êtes-vous là ? (4/4) : "A bon entendeur ! Vers une autogestion de la santé mentale ?" (Rediffusion) 3

29.12.2011 - 17:00

Un documentaire d'Alexandre Breton et Guillaume Baldy - Rediffusion de l’émission du 16 mars 2011. En écho à l’exposition « L’Europe des esprits ou la fascination de l’occulte – 1750-1950 » qui se déroule au Musée d’art moderne et contemporain de la ville de Strasbourg jusqu'au 12 février 2012

Victor Brauner, Chimère, 1939 (visible à l'exposition) M. Bertola / Musées de Strasbourg©ADAGP Paris, 2011

Le phénomène des «voix» est très répandu parmi les personnes considérées comme psychotiques et, plus spécialement, schizophrènes. Ce phénomène des hallucinations auditives relève de la symptomatologie traditionnelle des psychoses et concerne, en France, la moitié des personnes adultes atteintes de psychoses délirantes chroniques. Or, depuis une vingtaine d'années, la psychiatrie, et notamment en France, doit faire face à de sérieuses critiques concernant d'une part ses classifications nosographiques et d'autre part ses méthodes de traitement des pathologies mentales. À cette critique a répondu l'émergence d'une revendication accrue du côté des patients : le droit de vivre de manière satisfaisante avec leurs voix, sans en passer par la « camisole chimique » des neuroleptiques. Aussi, ces revendications ont-elles été catalysées par un réseau international constitué de soignants et de patients, le Réseau d'Entraide des Entendeurs de Voix (REEV), né en Suisse dans les années 1980, à l'initiative du Pr. Marius Romme et de son assistante Sandra Esher, qui lui-même a donné naissance à d'autres réseaux, comme l'important Intervoice en Grande-Bretagne, ou Hearing voices au Pays-Bas. Depuis, ce sont plusieurs centaines de groupes d'entraide qui ont essaimé en Europe, sans compter les relais à travers le monde entier –à l'exception de la France. Ces réseaux sont destinés à aider ceux qui désormais sont nommés les entendeurs de voix à «prendre le contrôle de leur voix» et, ce faisant, des états d'angoisse morbide associés aux passages à l'acte qu'ils peuvent souvent générer. Enquête de l’équipe de Sur les docks,  lors des journées de formation « Travailler et parler avec les voix » organisées en février 2011 à Armentières.

Avec :
Ron Coleman, ancien usager, figure majeure du Réseau Hearing Voices et consultant spécialisé dans le « recovery » et le traitement des psychoses. Auteur de nombreux ouvrages qui sont à la base du travail effectué au sein des Réseaux d'Entendeurs de Voix ;

Eleanor Longden, ancienne usagère, psychologue à Bradford en Angleterre, membre du réseau Intervoice ;
Massimo Marsili, psychiatre au Département de Santé mentale de Trieste ;
Patrick Le Cardinal, psychiatre à l'EPSM de Lille-Métropole ;
Vincent, usager participant aux journées de formation "Travailler et parler avec ses voix" à Armentières.

Traduction : Yann Derobert

Production : Alexandre Breton
Réalisation : Guillaume Baldy

 

16:20 24/01/2012 | Lien permanent | Tags : act-u, healfff |  Facebook

23
jan

Prochaine lecture physique Chez Bruegel

Petite annonce lecture physique:

327629_10150382996464539_828119538_8201238_109192623_o.jpg

Femme approchant la quarantaine d'années et la centaine de kilos souhaite rencontrer jeune public de tous bords lors d'un espace littéraire court mais enrobé de crépinette et d'animaux de la ferme... pour affinités et pire.
miladyrenoir.skynetblogs.be

@

Coiffure Liliane au sein du Centre Culturel Bruegel.

'  '  samedi18février2012 - à partir de 20h '  '

"
3 jours de Cabaret dans le théâtre du Centre Breugel. 3 jours de folie, d'humour, de charme et de musique. Exceptionnellement, l'entrée est payante (10€), et il est préférable de réserver ses places à l'avance (max 4 places par personnes), Ecrivez nous à : coiffureliliane@gmail.com. Ce Samedi soir là, le spectacle sera suivi d'une soirée dansante costumée dans le thème "glamour". "

 

20:42 23/01/2012 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, agendada, act-u |  Facebook

17
déc

Long Live the Immaterial!

 

 

act-u,arts (Friederike Pezold - Mundwerk, 1975)


Yves Klein

The CHELSEA Hotel Manifesto

Due to the fact that I have painted monochromes for fifteen years,

Due to the fact that I have created pictorial immaterial states,

Due to the fact that I have manipulated the forces of the void,

Due to the fact that I have sculpted with fire and with water painted with fire and with water,

Due to the fact that I have painted with living brushes - in other words, the nude body of live models covered with paint: these living brushes were under the constant direction of my commands, such as "a little to the right; over to the left now: to the right again, etc.."By maintaining myself at a specific and obligatory distance from the surface to be painted, I am able to resolve the problem of detachment.

Due to the fact that I have invented the architecture and the urbanism of air - of course, this new conception transcends the traditional meaning of the terms "architecture and urbanism" - my goal from the beginning was to reunite with the legend of Paradise Lost. This project was directed toward the habitable surface of the Earth by the climatization of the great geographical expanses through an absolute control over the thermal and atmospheric situation in their relation to our morphological and psychical conditions.

Due to the fact that I have proposed a new conception of music with my "monotone - silence - symphony"

Due to the fact that I have presented a theatre of the void, among countless other adventures...

I would never have believed, fifteen years ago at the time of my earliest efforts, that I would suddenly feel the need to explain myself - to satisfy the desire to know the reason of all that has occurred and the even still more dangerous effect, in other words - the influence my art has had on the young generation of artists throughout the world today.

It dismays me to hear that a certain number of them think that I represent a danger to the future of art - that I am one of those disastrous and noxious results of our time that must be crushed and destroyed before the propagation of my evil completely takes over.

I regret to reveal that this was not my intention; and to happily proclaim to those who evince faith in the multiplicity of new possibilities in the path that I prescribe - Take care! Nothing has crystallized as yet; nor can I say what will happen after this. I can only say that today I am no longer as afraid as I was yesterday in the face of the souvenir of the future.

An artist always feels uneasy when called upon to speak of his own work. It should speak for itself, particularly when it is valid.

What can I do? Stop now?

No, what I call "the indefinable pictorial sensibility" absolutely escapes this very personal solution.

So...

I think of those words I was once inspired to write. "Would not the future artist be he who expressed through an eternal silence an immense painting possessing no dimension?"

Gallery-goers, like any other public, would carry this immense painting in their memory (a remembrance which does not derive at all from the past, but is solely cognizant of the indefinable sensibility of man).

It is necessary to create and recreate a constant physical fluidity in order to receive the grace which allows a positive creativity of the the void.

Just as I created a "monotone - silence - symphony" in 1947, composed in two parts, - one broad continuous sound followed by an equally broad and extended silence, endowed with a limitless dimension - in the same way, I attempt to set before you a written painting of the short history of my art, followed naturally by a pure and effective silence.

My account will close with the creation of a compelling a posteriori silence whose existence in our communal space, after all - the space of a single being - is immune to the destructive qualities of physical noise.

Much depends upon the success of my written painting in its initial technical and audible phase. Only then will the extraordinary a posteriori silence, in the midst of noise as well as in the cell of physical silence, operate in a new and unique zone of pictorial immaterial sensibility.

Having reached today this point in space and knowledge, I propose to gird my loins, then to draw back in retrospection of the diving board of my evolution. In the manner of an Olympic diver, in the most classic technique of the sport, I must prepare for my leap into the future of today by prudently moving backward, without ever losing sight of the edge, today consciously attained - the immaterialization of art.

What is the purpose of the retrospective journey in time?

Simply, I wish to avoid that you or I fall under the power of that phenomenon of dreams, which describes the feelings and landscapes provoked by our brusque landing in the past. This psychological past is precisely the anti-space that I put behind me during the adventures of these past fifteen years.

At present, I am particularly excited by "bad taste". I have the deep feeling that there exists in the very essence of bad taste a power capable of creating those things situated far beyond what is traditionally termed "The Work of Art". I wish to play with human feeling, with its "morbidity" in a cold and ferocious manner. Only very recently I have become a sort of grave digger of art (oddly enough, I am using the very terms of my enemies). Some of my latest works have been coffins and tombs. During the same time I succeeded in painting with fire, using particularly powerful and searing gas flames, some of them measuring three to four meters high. I use these to bathe the surface of the painting in such a way that it registered the spontaneous trace of fire.

In sum, my goal is twofold: first of all, to register the trace of human sentimentality in present-day civilization; and then, to register the trace of fire, which has engendered this very same civilization - that of the fire itself. And all of this because the void has always been my constant preoccupation; and I believe that fires burn in the heart of the void as well as in the heart of man.

All facts that are contradictory are authentic principles of an explanation of the universe. Truly, fire is one of these principles, essentially contradictory, one from the other, since it is both the sweetness and torture that lies at the heart and origin of our civilization. But what stirs this search for feeling in me through the making of super-graves and super coffins? What stirs this search in me for the imprint of fire? Why search for the Trace itself?

Because every work of creation, regardless of its cosmic place, is the representation of a pure phenomenology - all that is phenomena manifests itself. This manifestation is always distinct from form and it is the essence of the Immediate, the Trace of the Immediate.

A few months ago, for example, I felt the urge to register the signs of atmospheric behavior by recording the instantaneous traces of spring showers on a canvas, of south winds, and of lightning (needless to say, the last-mentioned ended in a catastrophe). For instance, a trip from Paris to Nice might have been a waste of time had I not spent it profitably by recording the wind. I placed a canvas, freshly coated with paint, on the roof of my white Citron. As I drove down Route National 7 at 100 kilometers an hour, the heat, the cold, the light, the wind, and the rain all combined to age my canvas prematurely. At least thirty to forty years were condensed into a single day. The only annoying thing about this project is that for the entire trip I was unable to separate myself from my painting.

My atmospheric imprints of a few months ago were preceded by vegetal imprints. After all, my air is to extract and obtain the trace of the immediate from all natural objects, whatever their origin - be the circumstance human, animal, vegetable, or atmospheric.

I would like now, with you permission and close attention, to divulge to you possibly the most important and certainly the most secret phase of my art. I do not know if you are going to believe me - it is cannibalism. After all, is it not preferable to be eaten that to be bombed to death? I can hardly develop this idea that has tormented me for years. I leave it up to you to draw you own conclusions with regard to the future of art.

If we step back again, following the lines of my evolution, we arrive at the moment when I conceived of painting with the aid of living brushes. That was two years ago. The purpose of this was to be able to attain a defined and constant distance between myself and the painting during the time of creation.

Many critics claimed that by this method of painting I was doing nothing more that recreating the method that has been called "action painting". But now, I would like to make it clear that this endeavor is distinct from "action painting" in so far as I am completely detached from all physical work during the time of creation.

Just to cite one example of the anthropometric errors found within the deformed ideas spread by the international press - I speak of that group of Japanese painters who with great refinement used my method in a strange way. In fact, these painters actually transformed themselves into living brushes. By diving themselves in color and then rolling on their canvases, they became representative of ultra-action-painters! Personally, I would never attempt to smear paint over my body and thus to become a living brush; to the contrary, I would rather put on my tuxedo and don white gloves.

It would never cross my mind to soil my hands with paint. Detached and distant, the work of art must be completed under my eyes and under my command. As the work begins its completion, I stand there - present at the ceremony, immaculate, calm, relaxed, perfectly aware of what is taking place and ready to receive the art being born into the tangible world.

What directed me towards anthropometry? The answer can be bound in the work that I make during the years 1956 to 1957 while I took part in the giant adventure, the creation of pictorial immaterial sensibility.

I had just removed from my studio all earlier works. The result - an empty studio. All that I could physically do was to remain in my empty studio and the pictorial immaterial states of creation marvelously unfolded. However, little by little, I became mistrustful of myself, but never of the immaterial. From that moment, following the example of all painters, I hired models. But unlike the other, I merely wanted to work in their company rather than have them pose for me. I had been spending too much time alone in the empty studio; I no longer wanted to remain alone with the marvelous blue void which was in the process of opening.

Though seemingly strange, remember that I was perfectly aware of the fact that I experienced none of that vertigo, felt by all my predecessors, when they found themselves face to face with the absolute void that is, quite naturally, true pictorial space.

But how long could my security in this awareness endure?

Years ago, the artist went directly to his subject, worked outdoors in the country, had his feet firmly planted on the ground - it was healthy.

Today, easel-painters have become academics and have reached the point of shutting themselves in their studios in order to confront the terrifying mirrors of their canvases. Now the reason I was pushed to use nude models is all but evident: it was a way of preventing the danger of secluding myself in the overly spiritual spheres of creation, thus breaking with the most basic common sense repeatedly affirmed by our incarnate condition.

The shape of the body, its lines, its strange colors hovering between life and death, hold no interest for me. Only the essential, pure affective climate of the flesh is valid.

Having rejected nothingness, I discovered the void. The meaning of the immaterial pictorial zones, extracted from the depth of the void which by that time was of a very material order. Finding it unacceptable to sell these immaterial zones for money, I insisted in exchange for the highest quality of the immaterial, the highest quality of material payment - a bar of pure gold. Incredible as it may seem, I have actually sold a number of these pictorial immaterial states.

So much could be said about my adventure in the immaterial and the void that the result would be an overly extended pause while steeped in the present elaboration of a written painting.

Painting no longer appeared to me to be functionally related to the gaze, since during the blue monochrome period of 1957 I became aware of what I called the pictorial sensibility. This pictorial sensibility exists beyond our being and yet belongs in our sphere. We hold no right of possession over life itself. It is only by the intermediary of our taking possession of sensibility that we are able to purchase life. Sensibility enables us to pursue life to the level of its base material manifestations, in the exchange and barter that are the universe of space, the immense totality of nature.

Imagination is the vehicle of sensibility!

Transported by (effective) imagination we attain life, that very life which is absolute art itself.

Absolute art, what mortal men call with a sensation of vertigo the summum of art, materializes instantaneously. It makes its appearance in the tangible world, even as I remain at a geometrically fixed point, in the wake of extraordinary volumetric displacements with a static and vertiginous speed.

The explanation of the conditions that led me to pictorial sensibility, is to be found in the intrinsic power of the monochromes of my blue period of 1957. This period of blue monochromes was the fruit of my quest for the indefinable in painting which Delacroix the master could already intimate in his time.

From 1956 to 1946, my monochrome experiments, tried with various other colors than blue, never allowed me to lose sight of the fundamental truth of our time - namely that form, henceforth, would no longer be a simple linear value, but rather a value of impregnation. Once, in 1946, while still an adolescent, I was to sign my name on the other side of the sky during a fantastic "realistico-imaginary" journey. That day, as I lay stretched upon the beach of Nice, I began to feel hatred for birds which flew back and forth across my blue, cloudless sky, because they tried to bore holes in my greatest and most beautiful work.

Birds must be eliminated.

Thus, we humans will have acquired the right to evolve in full liberty without any physical and spiritual constraint.

Neither missiles nor rockets nor sputniks will render man the "conquistador" of space.

Those means derive only from the phantom of today's scientists who still live in the romantic and sentimental spirit of the XIX century.

Man will only be able to take possession of space through the terrifying forces, the ones imprinted with peace and sensibility. He will be able to conquer space - truly his greatest desire - only after having realized the impregnation of space by his own sensibility. His sensibility can even read into the memory of nature, be it of the past, of the present, and of the future!

It is our true extra-dimensional capacity for action!

If proofs, precedents or predecessors are needed, let me then cite Dante, who in the Divine Comedy, described with absolute precision what no traveler of his time could reasonably have discovered, the invisible constellation of the Northern Hemisphere known as the Southern Cross;

Jonathan Swift, in his Voyage to Laputa, gave the distances and periods of rotation of two satellites of Mars though they were unknown at the time;

When American astronomer, Asoph Hall, discovered them in 1877, he realized that his measurements were the same as those of Swift. Seized by panic, he named them Phobos and Deimos, Fear and Terror! With these two words - Fear and Terror - I find myself before you in the year 1946, ready to dive into the void.

Long Live the Immaterial !

And now,

Thank you for your kind attention.

 

    


 

                         

 

23:46 17/12/2011 | Lien permanent | Tags : act-u, arts |  Facebook

12
déc

mankind sur un air de manchild

01 Xooang Choi 2.jpgYou gentlemen who think you have a mission
To purge us of the seven deadly sins
Should first sort out the basic food position
Then start your preaching, that’s where it begins

You lot who preach restraint and watch your waist as well
Should learn, for once, the way the world is run
However much you twist or whatever lies that you tell
Food is the first thing, morals follow on

So first make sure that those who are now starving
Get proper helpings when we all start carving
What keeps mankind alive?

What keeps mankind alive?
The fact that millions are daily tortured
Stifled, punished, silenced and oppressed
Mankind can keep alive thanks to its brilliance
In keeping its humanity repressed
And for once you must try not to shriek the facts
Mankind is kept alive by bestial acts

William S. Burroughs reciting What Keeps Mankind Alive? (Kurt Weil / bertolt brecht, 1928) on the film September Songs (Hal Willner, 1997)


(art by Xooang Choi)

00:56 12/12/2011 | Lien permanent | Tags : act-u, lis tes ratures |  Facebook

11
déc

« Ayons les femmes le reste suivra »

Merci à T. pour ce passage d’un ouvrage de Frantz Fanon, L’an V de la révolution algérienne, datant de 1959, dans lequel ce dernier écrivait ce qui suit.

« Ayons les femmes le reste suivra »

Il y a chez l’Européen cristallisation d’une agressivité, mise en tension d’une violence en face de la femme algérienne. Dévoiler cette femme, c’est mettre en évidence la beauté, c’est mettre à nu son secret, briser sa résistance, la faire disponible pour l’aventure. Cacher le visage, c’est aussi dissimuler un secret, c’est faire exister un monde du mystére et du caché. Confusément, l’Européen vit à un niveau fort complexe sa relation avec la femme algérienne. Volonté de mettre cette femme à portée de soi, d’en faire un éventuel objet de possession.

Cette femme qui voit sans être vue frustre le colonisateur. Il n’y a pas réciprocité. Elle ne se livre pas, ne se donne pas, ne s’offre pas. L’Algérien a, à l’égard de la femme algérienne, une attitude dans l’ensemble claire. Il ne la voit pas. Il y a même volonté permanente de ne pas apercevoir le profil féminin, de ne pas faire attention aux femmes. Il n’y a donc pas chez l’Algérien, dans la rue ou sur une route, cette conduite de la rencontre intersexuelle que l’on décrit aux niveaux du regard, de la prestance, de la tenue musculaire, des différentes conduites troublées auxquelles nous a habitués la phénoménologie de la rencontre.

L’Européen face à l’Algérienne veut voir. Il réagit de façon agressive devant cette limitation de sa perception. Frustration et agressivité ici encore vont évoluer de façon permanente.


01 sophie jodoin.jpg

(photo par Sophie Jodoin)

29
nov

Les écritures collectives

KALAME fête le numéro 10 de sa revue Parenthèse avec une rencontre autour des écritures collectives

Les écritures collectives
Ou comment l’écriture peut devenir un enjeu de communication culturelle et sociale.

Vendredi 9 décembre 2011 à 18h00
CFS asbl, Rue de la Victoire 26, 1060 Bruxelles

Rencontre animée par Gérard de Sélys, ex-journaliste de la RTBF, co-fondateur de la Fondation Lire le Monde avec Franck Pavloff, écrivain, auteur de Matin brun, Maky (Mathieu D’Angelo), artiste rappeur/slammeur et assistant social (Lézarts Urbains) et Noemi Tiberghien, comédienne et metteur en scène.


Ouverture : 18h00 - Rencontre : 18h30 - Drink : 20h00
Infos & réservation : info@kalame.be

 

19:02 29/11/2011 | Lien permanent | Tags : act-u |  Facebook

22
oct

Creep, Loser or unfortunate?

Test yourself.


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12:27 22/10/2011 | Lien permanent | Tags : humoeurs, act-u |  Facebook

21
oct

Spiders...

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Un effet secondaire inattendu des inondations dans une partie du Pakistan est que des millions d'araignées se sont réfugiées dans les arbres pour échapper aux flots ravageurs. Vu l'ampleur des inondations et du fait que les eaux ont mis très longtemps à se retirer, plusieurs arbres se sont retrouvés encoconnés dans les toiles d'araignées.

 

 

 

La population de cette partie de Sindh n'avait jamais observé ce phénomène auparavant, mais ils rapportent qu'il y a beaucoup moins de moustiques qu'ils n'auraient pu l'imaginer étant donné la proximité des eaux stagnantes aux alentours. Il est à supposer que les moustiques se sont retrouvés prisonniers des toiles d'araignées réduisant ainsi le risque de malaria, ce qui, pour la population de Sindh qui doit faire face à bien d'autres épreuves après les inondations, serait une bénédiction.

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16:46 21/10/2011 | Lien permanent | Tags : act-u |  Facebook

21
aoû

ramachandran

une version sous titrée d'un ptit talk de ramachandran le neurologue

22:31 21/08/2011 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, act-u |  Facebook