19
déc

‘tattoo me, meeting you’ - jour de résidence (2/3)

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la pluie, les embouteillages, les brasiers, les gens, les choses, les trottoirs... les gants qui se perdent, les cuisses qui se mouillent, les pieds qui coulent, un scooter rouge mais foireux, une ville sans aucun scurpule, des voitures diplomatiques déplaçant dans leurs habitacles des décideurs sans horizon.

Et

Il Est Une Fois. Poêle, encens, thé, livres, copie d'une toile de Picasso plus brute, plus dense, faïence du sud, le vent dehors, ça va (d-)aller.

Un avocat mécène collectionneur esthète arborrant noeud papillon et Loden vient chercher des nouveautés, il dit Ah Oui, Milady... exposition Emma en 2005. BANG. Oui, il est marié à une chanteuse qui faisait partie du collectif qui avait organisé l'expo dans laquelle j'avais... ah oui.

Et puis jolie maman Bulles qui vient, armée d'un manteau de fourrure, chercher quelques impressions, faire connaissance, dire qu'elle a compris l'esprit mais pas saisi l'enjeu...
et quoi, vraiment te faire tatouer?

Mon fils a demandé de se faire percer l'oreille, 11 ans, j'ai refusé... tant que je peux encore.

Alors, on débite de la parole, tatouage et cultures, clans et esthétique, écoles et pédagogies, générations et transmissions, désechantement et retour au rêve, où trouver la vie, la joie et l'amour... en qqs minutes nous nous entendons bien, Bulles doit filer mais reviendra samedi ou dimanche ou...

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N. venu avec moi mardi et qui est/fait surprise là, arrive, m'offre une Bionade au sureau, des baisers, une présence, son genou mis à nu dans un pantalon troué. Il est jeune et vieux en même temps.

Catherine, N. et moi déjeunons/dînons. J'ai apporté des choses roses et oranges (scampis, curry, tomates, raifort betterave, chou rouge, carottes). Et puis viennent les confidences, Catherine et moi explorons nos symboliques, nos schémas, nos systèmes qui nous mettent à mal, de ceux que nous recevons la leçon. Et ces mères dévoratrices à qui nous avons fait l'affront d'accoucher de garçons.

Parler, manger, faire le tour de nos questions, répondre à un couple américain que cette fois il n'y a pas de livres d'art indigène, faire sécher les cuisses, les malléoles, les baskets, le bas de la jupe alourdie par les eaux drues du matin.

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Il est déjà 13h37... filons. Filons. Sauf que juste avant de faire démarrer le scooter, j'achète une oie en paille, en plumes noires et en creux. Pourrie, poreuse. Je l'achète comme si je la sauve. Je l'aime dans le regard de cire et de plastique que l'oeil laisse transparaître. Polluée sûrement par l'exposition de Petrit Halilaj vue/adorée la veille avec Cassius. L'oie va parcourir la ville dans les bras de N. venu avec moi mardi déjà. Parce que le coffre de mon scooter l'aurait décapitée, achevée. Alors il va l'emmener, la présenter aux passants et ce sont eux deux qui sonneront à mon bureau trente trois minutes plus tard.

J'ai un peu écrit en dehors de la résidence papothés à Il Est Une Fois. Des bribes de pensées, d'envies, de poésie que je montrerai sûrement dimanche, à ceux qui viennent, me tatouer, regarder, rencontrer, observer... par exemple.

Prochaine longue séance avant dimanche, samedi de 12h à 19h.

Tattoo me, meeting you - blue flyer small.jpg

22:12 19/12/2013 | Lien permanent | Tags : act-u, lis tes ratures, humoeurs |  Facebook

14
déc

Hier nuit, texte 3/3 lu entre 2 autrices/72

 

2013 dec 086.JPGMais qui sont ces femmes qui soufflent dans nos têtes ?

Mélusine, Jeanne d’Arc, Sœur Emmanuelle, Sœur Sourire, Lilith, Colette, Hildegarde de Bingen, Madame Claude, Madame Rêve, Hatchepsout, Cléopâtre, Aung San Suu Kyi, Camille Claudel, Pauline Kergomard, Emmeline Pankhurst, Louise Michel, Grisélidis Réal, Pénélope, Colette, Violette Leduc, Nadia Comaneci, La Goulue, Lady Di, Lucie Aubrac, Mère Denis, Mère Teresa, La Princesse de Clèves ou au Petit Pois, Virginia Woolf, Yma Sumac, Maria Soudaïeva, Марина Ивановна Цветаева, Chloé Delaume, Joséphine de Beauharnais ou Baker, Calamity Jane, Christine Delmotte, Laurence Vielle, Catherine Daele, Valériane De Maerteleire, Pascale Henry, Brigitte Bailleux, Sophie Magerat, Salomé Broussky, Milady Renoir, Astrid Mignon-De Man, Odile Matthieu, Adeline Rosenstein, Selma Alaoui, Isabelle Wéry, Auriane Abecassis, Odile Vansteenwinckel, Laurence Sendrowicz, Stéphanie Mangez, Cathy Min Jung, Julie Annen, Dinaïg Stalle, Christiane Girten, Céline Delbecq, Roxane Lefebvre, Florence Klein, Geneviève Genicot, Elsa Poisot, Céline De Bo,  Aurélie Vauthrin, Odile Ramelot, Céline Ohrel, Dominique Laroche, Alexandra Lazarescou, Karelle Ménine, Alice Ley, Christine Van Acker, Emmanuelle Menard, Fabienne Muet, Stéphanie Blanchoud, Corinne Hoex, Marie-Paule Kumps, Jeanne Dandoy, Nadège Prugnard, Christine Aventin, Suzanne Emond, Ariane Buhbinder, Sophie Landresse, Virginie Thirion, Sarah Brahy,  Aurélie Namur,  Laure Saupique, Julie Gilbert, Marie Fourquet, Claire Gatineau, Chantale Myttenaere, Vinciane Moeschler, Caroline Logiou , Florence Minder , Eve Calingaert, Marie Henry , Anne-Cécile Vandalem, Carole Thibaut, Coline Struyf, Françoise Mazérat,  Marie-Laure Beraud, Rose-Marie François, Geneviève Damas, Layla Nabulsi, Sylvie Landuyt, Frédérique Dolphijn, Veronika Mabardi, Métaphore Muette,  Johanne Saunier, lesquelles d’entre elles seront rappelées à l’ordre… ?
Elles, ces mâles ratés [1], ces morceaux peu choisis de la côte d’Adam. Elles n’ont pas écouté la distribution, la devise, l’ordre : « Tu devras toujours porter le deuil, être couverte de haillons, et abîmée dans la pénitence afin de racheter la faute d’avoir perdu le genre humain… femme, tu es la porte du diable. »[2]

On le sait, on le dit depuis belle lurette, elles sont des (…)(…)(…)(…) etc.
Commettant des fautes par millions, de leurs paroles à leurs actes. Des méfaits par milliers, de leurs bouches trop rouges à leurs vagins trop bavards. Naturellement, leurs menstrues empêchent les plantes de pousser, font rouiller le fer, donnent la rage aux chiens, empêchent la mayonnaise de monter, c’est connu. Le pape Jean XII [3] a dressé la liste des cent deux vices des femmes (bavardes, criardes, querelleuses, insensées, désobéissantes, impudiques, inconvenantes …).
Ces femmes, ces succubes, sont des corps ; des animales, des sensuelles, des tentatrices, des faible(sse)s.
Et nous parlons ici des plus jeunes car dès qu’elles sont engrossées, qu’elles mettent bas, il faut encore les supporter vieillir. Leurs humeurs dangereuses non évacuées (ménopause… men, ô pause ?) les rendent plus nocives que les pires poisons, poisons qu’elles sont. Vieilles, elles revendiquent parfois des droits à l’autorité, à la sagesse, à la gnose.

Heureusement qu’il y a eu des dociles, des convenables, des accommodantes, des gentilles. Les élégantes de Venise montées sur des semelles de cuir de dix-huit centimètres, avec leur deux servantes assistant mesdames pour marcher, les Précieuses Ridicules parfumées au musc de castor et aux petites fleurs afin de combler l’éros et la rose, les geishas, les concubines, les Vestales, les Sabines, les Loana, les Nabila… Quelques Vierges à l'enfant ayant donné et donnant encore des dauphins infantiles, recherchant le sein nourricier qu'une image maternelle toute-puissante voudra bien leur donner. Quelques Vénus « bien » proportionnées (ou callipyges en d’autres temps et lieux), icônes intouchables ou violables, entre les deux, les corps balancent.

Pourtant, rien ne résout le mystère. Qui sont ces hommes qui réussissent ou ratent à tour de bras, qui doivent sans cesse re-conquérir, ré-entreprendre, entrer en formation, faire le Chemin… leur Passion est le Silence [4] de la femme. Cet appel du vide, ce vertige des profondeurs insondables ne demande qu’à être comblé - sauf pour les Deep Throat [5] les plus honorées, les veinardes – et pourtant.
La jouissance des femmes est une vision de l’esprit, un territoire flou, une ombre tapie dans les cuisines, le monstre des placards (à balais).
S’épancher ou s’étancher, les femmes ne savent elles-mêmes pas toujours ce qu’il en est, alors les autres, pensez donc.
L’aliénation a encore des beaux jours devant elle(s).

© Milady Renoir



[1] Propos d’Aristote.

[2] Tertullien v230 – 240 - Genèse.

[3] En 954, Jean XII devient pape à l'âge de 18 ans. Il ne pense qu’à faire la cour aux femmes, à festoyer et à participer aux parties de chasse. Surnommé par les chroniqueurs de l’époque, l’Antéchrist siégeant dans le temps de Dieu.

[4] Synonyme de l’extase chez les moniales

[5] Deep throat (Gorge profonde), film pornographique États-Uniens - Une jeune femme, Linda, consulte un médecin pour lui faire part de ses difficultés à atteindre l'extase lors des rapports sexuels. Il l’informe que sa frigidité s’explique par le fait que son clitoris est localisé au fond de sa gorge. Le remède prescrit est simple : il lui suffira d'avaler un organe masculin pour atteindre la satisfaction - http://fr.wikipedia.org/wiki/Gorge_profonde_%28film%29

 

21:14 14/12/2013 | Lien permanent | Tags : act-u, textes |  Facebook

Hier nuit, texte 2/3 lu entre 2 autrices/72

 

 

IMG_8413.JPGPrétérition.

Ne m’embrasse pas m’enlace pas me rase campagne pas
Ne me baise pas pied malléole métacarpe
Ne me dis pas d’amour et d’eau et de fraîche comme si c’était le temps au beau fixe accalmie et anticyclone et anti-anxiolytique
Ne me remercie pas d’exister de respirer de vivre d’être là d’être là pour toi d’être à moi au monde d’être à toi d’être en moi
Ne me fige pas sans dégât ni complexe sans scrupule ni pute ni soumise
Ne me souhaite pas de me rétablir de ce dont personne ne guérit
de prendre soin de moi de mon corps brassé blasé cassé mal rasé
Ne me sexe pas tout de suite
Ne m’idôlattrines parabolises trépanéises pas
Ne me souhaite pas joyeuses fêtes quand les messies les enculés les premiers les derniers
Ne me prends pas dans tes bras entre tes cuisses contre tes joues dans ta bouche
contre ta queue même dure, même lavée, même seule, même gymnote même cobra
Ne me donne pas à voir du pays du sens du calme du grand écran du sur mesure
Ne me demande pas si je vais bien ou pire ou mieux ou tant pis
Ne trouve pas que j’ai un grand cœur pour aimer tout le comble que tu es n’es pas
n’es plus ne seras pas
Ne salue pas
ne garde à vous pas ne saut de l’ange pas mon cul trop lourd trop lourd trop lourd
ad libitum allegro legato crescendo avec ton bout bien érigé bien bien bien debout
Ne souris pas comme si nous étions heureux matin soir brunch aube
Ne te masque pas sous démon de midi on verra demain on s’rappelle
Ne t’avance pas sur l’avenir ni sur maintenant ni sur avant après surtout
N’avance pas d’un seul pas que si tu sais où tu viens d’où tu vas

Ne m’aime pas
Ne m’aime pas, c’est pourtant pas compliqué de ne pas m’aimer
y en a eu plein d’autres qui ont réussi, alors fais pas le malin

Ne me déborde pas d’indulgence de bienveillance d’intransigeance d’engeance  de diligence
Ne me populise pas le territoire l’espace le temps le ciel
Ne me randomly shuffle pas les poils
Ne me bonneannéebonnesantéise pas - tandis que les feux éclatent en ville -
Ne me rends pas chèvre chienne chatte bonobo levrette méduse
Ne joue pas avec mes pieds mes lèvres mes élans mes contrefaçons
Ne donne pas le change monnaie fretin friture
Ne viole pas mes airs vents bourrasques bruines brumes
Ne me destrier chevalier gentilhomme pas tant
Ne me percute pas l’utérus - comme la Comète de Halley la terre dans vingt-quatre ans -
Ne me raconte pas de balivernes sornettes foutaises carabistouilles des couilles
Ne vide pas ton sac dans mon vrac trac truc toc tiques
Ne dis pas tes regards ta langue ta voix ta vision comme ça - là
Ne répands pas tes sucs jus pus le long de mes veines apparentes saillantes jaillissantes vrombissantes
Ne prends donc pas mon mal en patience résilience ambiance
Ne me République de Weimarise
Ne me Kim Jung-inise ne me Pol Potise pas pas pas
Ne me BPM pas le corps sang cyprine diastole bile
Ne danse pas sur mes orteils oreillers envoyé c’est pesé
Ne me tiens pas la jambe le poteau l’amarre la bite
Ne me rappelle pas que je suis née que j’ai grandi que je vis
Ne m’intéresse pas qui es-tu que veux-tu loup y es-tu
Ne me rencontre pas dans le hall de gare la salle d’attente la réception le comptoir le sofa
le trottoir d’en face
Ne te confronte pas à mes tempes mes nerfs mes inconvenances
N’invite pas ce que tu dois dire de ta grande bouche dans la mienne
Ne me crois pas en Déesse Dieu Devin guess what Madame Soleil
Ne me jauge pas avec ta tirette ouverte cash converter bancontact 24 heures sur 7
Ne me comble pas de cadeaux comme si j’étais les Houris les Parques les Grâces en plein dans le mille tendance floue cible mouvante
Ne me Shivaise pas ton air Ganeshien Tantrique Zen New Age Lâcher prise
Ne me tue pas à petits feux foyers braises cendres fumées
Ne me tape pas Ne me tape pas sur le système matrice schéma effigie
Ne me tape tape tape pas même si c’est ta façon d’aimer
Ne me lève pas le lièvre le perdreau et l’épagneul en même temps
Ne m’aime pas comme si tu m’aimais voyais savais qu’en fait je suis la seule

Ne me virevolte pas la face
ne me rends pas la vie facile belle heureuse souriante jouissive imperfectible
Ne crois pas ce que tu crois
ne m’aime pas ce que tu crois
ne crois pas ce que tu m’aimes
non, non, tu n’as pas le choix, non, non, tu n’as pas le droit, c’est vraiment mais vraiment pas possible…
vraiment ! OK ?

 

© Milady Renoir, entre autre(s).
Texte écrit pour la revue sans-titres, revisité pour l'occasion de l'oralité de l'exercice du marathon.
Photo prise par Ce Lui.

20:53 14/12/2013 | Lien permanent | Tags : textes, act-u |  Facebook

25
nov

"Sur un air de jazz de seconde zone acheté dans une station essence" donc

Ce projet un peu f(l)ou est une collection collégiale de mots, textes, sons, bruits, intentions...
5 auteurs (dont je fais partie) de 5 pays (j'ai représenté la Belgique, hahahaha) avec 5 résidences (au moins) et 5 comédiens (non en fait 6) pour une scène, un roman photo, une pièce, des films, des musiques...

Après l'Espace Senghor, c'est au tour de la Fabrique de Théâtre d'accueillir cet Objet Non Volant Mais Identifié...

allez-y, amusez-vous-y et répercutez l'élan.
 
Le Collectif 6.35 vous présente sa dernière création: un roman-photo théâtral

"Sur un air de jazz de seconde zone

acheté dans une station essence"


le vendredi 6 décembre 2013 à 20h

à la Fabrique de Théâtre de Frameries

rue de l'Industrie, 128 - 7080 La Bouverie (BE)
 
réservations: + 32 (0) 65 61 34 60
Sur un air de Jazz…, c’est une aventure sur trois continents et à travers quatre pays. C’est surtout un spectacle loufoque teinté d’un humour noir photogénique.
Créé à travers six résidences, dans les 4 pays producteurs, dans une idée de partage et de création, écrit à 10 mains (5 auteurs signent le texte), le projet est logistiquement rigolo (euphémisme voulu). Tout comme l’objectif  qui est de chercher comment l'éclatement d'un film en divers postes (image, son, voix, bruitage) peut servir la théâtralisation d'un instant. Notons que le démembrement des images est total car les plans sont disséqués en images fixes la plupart du temps, faisant naître un roman-photo théâtral. Entre conférence et jeu d’acteur, entre photo et film, c’est plus de 1700 images qui accompagnent ce texte.
 

En résumé : un détective privé du nom de Dirk Britten et son acolyte de toujours, Steward Butterfly, un sachet de thé lubrique, partent sur les traces de Ashton Maughton, mari de Goldie Maughton, dit « l’homme au chapeau ». Sous ce couvre-chef se cachent des envies de gloire et de domination mondiale. Avec l’aide d’un ange gardien aux fesses d’acier (Jean-Claude Vandamme), Dirk et Steward suivront la piste laissée par cet homme mystérieux qui risque de faire bien des dommages grâce à une molécule secrète découverte dans le sirop d’érable. Qu’arrivera-t-il? Clônes, rituel, poursuites et palabres sophistiquées, qui constituent les étapes de cette enquête qui infuse lentement mais sûrement, seront au rendez-vous pour créer l’évènement.
 
 
À première vue, le ton suggère l’absurde, mais attention, car après que cette impression soit passée, nous vous confirmons que c’est vrai… Mais tout ceci est calculé, et amène bien plus qu’un simple rire. Sous une surface croustillante se cache une démarche sincère et réfléchie qui reflète une mondialisation grandissante, ainsi que toutes les pertes de sens et de repères que cela entraîne. Sur un air de Jazz… est un produit de consommation unique concocté d’ingrédients de partout. 
 

Un roman-photo théâtral retraçant une enquête sur fond de roman noir au dixième degré, une sorte de road movie dans des terres francophones raconté à la manière d’un orchestre de jazz, dans un bordel organisé.
 
 
Une création de Pascal Lazarus
Avec : Laurie Bellanca, Vinciane Geerinckx, Pascal Lazarus,Yéwol Maurice Nagalo, Raphaël Posadas et Sarah Rondao Pestana
 
Infos & réservations

 
Extraits vidéo: http://www.collectif635.eu/index.php?/roman/video/
Plus d'infos sur notre site: www.collectif635.eu



Produit par : la compagnie Exto-Colossal (FR), la Compagnie Sur le Fil (BE), la compagnie 7981 Théâtre (QC) et la compagnie Pakbo (BF).
 
Avec le soutien de : DRAC Alsace, PEDIDAM, Carrefour International du Théâtre francophone, Wallonie-Bruxelles International,  Espace Grün, préO, Fabrique de Théâtre, Espace Senghor, Institut Français et Théâtre Périscope.

12:50 25/11/2013 | Lien permanent | Tags : textes, act-u, place net, agendada |  Facebook

5
nov

Tattoo me, meeting you - Flyer, proposition, intention - plus qu'un indice (pré 22/12)

Tattoo me, meeting you - blue flyer small.jpg tattoo me, meeting you - flyer texte - déc2013.jpg

Voilà.
ça sera comme ça, un peu, au moins.
Voilà.

15:43 05/11/2013 | Lien permanent | Tags : act-u, agendada, ego-tripes |  Facebook

Tattoo me, meeting you - les proches, des gens - Indice 3 (pré-22/12)

Sur le Phil avec Fyl Sang D'Or


et

dès 4'12 sur Kostek... co-fondatatoueur d'une Boucherie Moderne, peut-être celle-ci...?

etc.



15:35 05/11/2013 | Lien permanent | Tags : act-u, agendada |  Facebook

Tattoo me, meeting you : chercher le trou - Indice 2 (pré-22/12)

Bidloo, Govert muscles.jpg (Govard Bidloo)

Prétérition Illustration déc2012.jpg (Milady Renoir)

dali desire.jpg (Dali & Bunuel)

abecedarianmaze-postcard Julie Lassonde, Nilan Perera, and a.rawlings.jpg  (abecedarianmaze-postcard Julie Lassonde,
Nilan Perera, and Angela Rawlings)

Günter Brus dessin peinture photo.jpg (Günter Brus)

Lauren DiCioccio, The Great English Letter Writers (2009), Cross-stitch into found book.jpg (Lauren DiCioccio)

12:38 05/11/2013 | Lien permanent | Tags : textes, agendada, act-u |  Facebook

10
oct

Festival du Film sur l'Art - là.

Durant trois jours, le Festival du Film sur L’Art propose un florilège de films documentaires qui abordent l’art sous toutes ses formes. Arts plastiques et visuels, littérature, culture populaire, le festival défend toutes les réalisations qui montrent comment la création répond à une nécessité et enrichit notre société. Les films sélectionnés concourent dans trois compétitions : le Prix du Film sur l’Art, le Prix Découverte Scam et le prix du Centre du film sur l’art, partenaires de cette treizième édition.


Les films sélectionnés et présentés répondent tous à trois critères : réalisés en 2012 ou 2013, ils ont l’art pour sujet et un lien avec la Belgique. Plusieurs dizaines de réalisateurs ont répondu à l’appel lancé par L’iselp au printemps 2013. La programmation de cette édition est composée d’une quinzaine de ces courts ou longs métrages, belges ou internationaux.

Ce festival s’adresse autant au grand public qu’aux professionnels et passionnés du genre.
En ouverture du Festival, sera présenté le documentaire Evelyne Axell. La Vénus aux plastiques, de Françoise Levie; et en clôture, le long métrage Rain, d’Olivia Rochette et Gérard Jan Claes, particulièrement bien accueilli par la presse et le public lors de sa sortie.
A l’issue du Festival trois prix seront décernés par un jury composé de spécialistes :
Le Prix du Film sur l’Art réservé aux réalisateurs ayant déjà distribué un ou plusieurs films.
Le Prix Découverte Scam est consacré aux étudiants ou jeunes cinéas tes.
Le Prix du Centre du Film sur l’Art récompense une réalisation parmi l’ensemble de la programmation. Ce prix est assorti de l’achat du film retenu.
En partenariat avec le Centre du Film sur l’Art et la Scam

09:44 10/10/2013 | Lien permanent | Tags : act-u, arts, agendada |  Facebook

1
oct

Licorne, mon amour

Vendredi 11 octobre, la TPN (Troupe Poétique Nomade) dont je fais partie sera au RDV de la Fureur de lire dans la soirée/nuit...

au milieu de lecteurs/auditeurs/spectateurs/orateurs/auteurs...

voilà:

licorne fureur de lire.jpg

00:43 01/10/2013 | Lien permanent | Tags : act-u, lis tes ratures |  Facebook

30
sep

Milady Renoir & Nicolas Marchant : H/F - exposition au sein d'une manifestation à Namur

" La création d'un espace spécifiquement dédié au genre féminin fait partie des enjeux fondateurs de Carrefour des Cultures. Baptisé Perspectives de genre : immigration au féminin, cet espace développe de multiples réflexions et actions. Au sein de cet espace, des hommes et des femmes, associés à cette initiative, ont eu l'occasion d'interroger la place et l'image accordées aux femmes migrantes dans les médias. Il s'agit du projet Migrantes, Réalités & Médias. Outre un processus de réflexion continue, le projet vise la réalisation d'un documentaire citoyen présentant des femmes migrantes qui, par leurs paroles et leurs actions, aspirent à constituer un discours capable d'inviter au dialogue et au vivre-ensemble. Afin de poursuivre les débats et les réflexions développés, Carrefour des Cultures crée un événement grand public : Quand l'expression féminine embrasse la diversité. Cet événement se veut aussi une vitrine pour des expressions artistiques et musicales de femmes venant de différentes contrées. Au-delà des questions d'intégration, il s'agit ici de favoriser l'enrichissement pour tout un chacun par la rencontre des cultures et leur métissage. "

Retrouvez le programme complet de cet événement sur le site : www.carrefourdescultures.org

Au sein de cette manifestation, H/F y exposera autour de l'Envie (aussi déclinée sous la nom Jalousie) des choses à voir/entendre/lire
H/F composé de Nicolas Marchant & Milady Renoir. bien entouré(s) de 6 autres péchés et déclinaisons de matières et d'envies abordés par 6 autres artistes internationaux.


H/F ? (clic on pic)

HF présentation.jpg

 

arts,act-u

arts,act-u

LES 7...

 


TR Entre l'imaginaire individuel, l'articulation commune et l'interaction avec le public, l'exposition "Les 7..." propose, entre la multidisciplinarité des approches et les mystères du péché, un espace qui invite à la contemplation et à la profondeur.

Quand la jalousie, la gourmandise, l'orgueil, la cupidité, la paresse, la colère et la luxure sont revisités par des artistes féminines venant de contrées d'ici et d'ailleurs.

Les artistes :

 


L'exposition est ouverte au public tous les jours,
du 19 oct. au 26 oct. de 10h00 à 18h00,
le dimanche 20 oct. de 14h00 à 18h00.

Le vernissage aura lieu le vendredi 18 oct. à 18h30
Une nocturne est prévue le mercredi 24 oct. de 18h00 à 22h00 en présence des artistes.

Où ? Espace Culturel d'Harscamp - rue Saint-Nicolas 2 - 5000 Namur
Quand ? Du 18 au 26 oct. 2013
Pour tout renseignement Carrefour des Cultures - 081/41.27.51

 etc.

21:57 30/09/2013 | Lien permanent | Tags : arts, act-u |  Facebook

11
sep

Steven Cohen... gardé à vue... contre???

Toujours Steven le sublime, le dandy contre le monde... et là, après Soweto, c'est à Paris qu'il est arrêté ! quel principe de précaution la France va t elle inventer?

Un coq attaché à son pénis, il danse au Trocadéro

AFP 11 septembre 2013 à 11:32


L'artiste d'origine sud-africaine Steven Cohen, le 3 juillet 1999 à Durban.L'artiste d'origine sud-africaine Steven Cohen, le 3 juillet 1999 à Durban. (Photo AFP)

L'HISTOIRE

L’artiste d’origine sud-africaine Steven Cohen a été arrêté mardi à Paris pour exhibition sexuelle et placé en garde à vue après avoir réalisé une performance dans laquelle il apparaissait le sexe enrubanné relié à un coq, a déclaré à l’AFP son avocate.

Une source policière a confirmé l’interpellation de l’artiste et son placement en garde à vue, qui a été levé en fin de journée. Steve Cohen a reçu une convocation pour être jugé ultérieurement pour exhibition sexuelle, a précisé une source judiciaire.

Il est cité à comparaître le 16 décembre devant le tribunal correctionnel, a expliqué son avocate, Agnès Tricoire, qui s’est indignée que la garde à vue ait duré une journée entière.

 
 

Vers 9H30, l’artiste performeur, connu pour son apparence excentrique, est apparu sur le parvis du Trocadéro, perché sur de hautes chaussures et vêtu d’un costume d’oiseau. «Il a dansé avec le coq pendant une dizaine de minutes avant d’être arrêté par la police», a raconté Agnès Tricoire.

Elle souligne que Steven Cohen est un artiste reconnu qui figure au programme du Festival d’automne de Paris et sera présenté à la Fondation Antoine de Galbert.

«Avec cette performance, Steven Cohen voulait évoquer sa situation, partagé entre deux pays, l’Afrique du Sud son pays natal et la France où il vit actuellement», a expliqué l’avocate. «Cette garde à vue est une honte», a protesté Agnès Tricoire qui a assisté à l’interrogatoire de l’artiste. «La France embastille les artistes», s’est-elle indignée.

Une des performances de Steven Cohen: http://www.youtube.com/watch?v=ezAlQKm6MWg

Suivez l’actualité des sexualités et des genres de Libération et d’ailleurs sur notre page Facebook «Libération sexuel».

22:35 11/09/2013 | Lien permanent | Tags : act-u, poly-tiques |  Facebook

8
sep

Atelier(s) en Chantier(s) @ Chantiers Art House.

 

atelier,arts,act-u  atelier,arts,act-u

(clic on pic to get the whole picture / cliquez et agrandissez)

 

13:36 08/09/2013 | Lien permanent | Tags : atelier, arts, act-u |  Facebook

16
aoû

Rêveries nocturnes 11 (06/08/2013)

Rêveries nocturnes 11 (06/08/2013) p1010523-300x180

Rêveries Nocturnes "SPECIAL FEUILLETS DE CORDE…"
       
Rêveries nocturnes (Radio Panik) vous plonge dans les feuillets de cordes (revue de marché peu marchande):
http://www.traverse.be/feuillets-de-corde.php / Merci Yannick Gueuning , Eric PietteSylvie GiraultMilady Renoir, Lauren Hertzfeld pour cette émission spécial(e) « Feuillets de corde »…

09:17 16/08/2013 | Lien permanent | Tags : act-u, lis tes ratures |  Facebook

22
jui

après moi, un sublime déluge (Saul Williams)

 

saul_williams.jpg


Grande / Petite rencontre au Festival des Etonnants Voyageurs cette année... Saul Williams, apprécié hautement pour ce qu'il est/fait/dit/vit/pratique/débloque/déclame/dévie. Entre une tempête bretonne et un café serré trop cher, j'ai eu la chance d'enregistrer l'homme poètosophe pour SonaLitté.






Capsule No 47 - 22 juillet 2013 - 01:41 - mp3

Saul Williams nous lit un court texte en musique.

Saul Williams est un poète, écrivain, acteur et musicien américain proche du mouvement hip-hop alternatif. Chacune de ses prestations est une expérience unique qui mêle intimement spiritualité et violence, poésie et sociologie. Adepte du Spoken Word, Saul Williams revient, après un détour par le pop rock, à ses premières amours à l’occasion de la sortie de son anthologie de poésie actuelle Chorus.

Cet enregistrement a été effectué à Saint-Malo par Milady Renoir.

Aussi
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Un projet de L'Arbre de Diane ASBL.

15:48 22/07/2013 | Lien permanent | Tags : arts, lis tes ratures, act-u, place net |  Facebook

17
jui

Sonalitté m'a pas tuer...

 

http://www.sonalitte.be/

Capsule No 46 - 15 juillet 2013 - 05:00 - mp3

 

Milady Renoir lit un texte inédit à la Maison de la Francité.

 

Milady anime des ateliers de désordre littéraire, créatif, expérimental et ludique (conséquemment...) pour des adultes, des adolescents et d'autres espèces.
Elle fait de son mieux pour réduire sa pile de livres à lire avant sa mort. A écrit un opéra écolo-trash et quelques recueils de poésie intestine publiée ici ou là. Rédige des textes pour des revues sociales, culturelles, artistiques. Son tumblr : photographie avec l'œil droit.
Lit des textes avec son grand corps lors de performances organiques. Et regarde pousser son ogre blond âgé d'à peu près 5 ans avec l'œil gauche.
Depuis l'hiver 2010, Milady coordonne à deux mains le réseau Kalame (animateurs d’ateliers d’écriture).

19:09 17/07/2013 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, act-u |  Facebook

3
jui

Edith Soonckindt interview Milady (alias me)

Noir sur noir, the one and only Milady Renoir !

 

Ceux qui vivent, lisent et respirent en Belgique la connaissent déjà et seront sûrement ravis d’en apprendre un peu plus sur elle ! Pour les autres, préparez-vous à une découverte en profondeur de cette artiste polymorphe, tour à tour performeuse, animatrice d’ateliers et auteur (plus tout ce que j’oublie). L’entretien est à la hauteur du personnage : hors normes, mais que cela ne vous empêche pas de le lire jusqu’au bout en 14 questions, vous y trouverez matière à satisfaire toutes vos curiosités !    

 

Milady Renoir / miladyrenoir.skynetblogs.be

 

  • Tente et tente encore d’être une animatrice d’atelier d’écriture, acharnée & enthousiaste depuis juillet 2003.
  • Organise ici ou là des événements culturels avec les organisations Kalame, EntrezLire, PassaPorta, Le Marathon des Mots, Bulex (OnZE Expo 2009), Le festival OFF du Livre de Bruxelles, MaesltrÖm reEvolution, LeMague.net, AhMonAmour, AuBordElle, Festival ReCycle (Urban Concept asbl), …
  • relit des textes en Compagnie des Lecteurs et des Auteurs (CléA) avec les mains qu’elle a denses, dit-on
  • fait de son mieux pour réduire sa pile de livres à lire avant sa mort
  • a écrit un opéra écolo-trash: http://www.electroopera.com/
  • photographie avec l’œil droit http://son-autre-oeil.tumblr.com/
  • étudie le mouvement à travers des danses et des pensées (Butô et autres considérations intérieures)
  • lit des textes grâce à son corps lors de performances publiques organiques
  • regarde pousser un ogre blond âgé d’environ cinq ans avec l’œil gauche

 

ENTRETIEN(s) :

 

Emmeline/Milady, tu écris (Intérieur cuir & La Musique adoucit les morts, publiés chez Maelström pour les choses personnelles en plus d’injonctions dans des revues et des blogs) et tu animes des ateliers d’écriture depuis 10 ans dont « on » m’a dit le plus grand bien. Vois-tu ces deux activités comme complémentaires l’une de l’autre, voire indissociables l’une de l’autre ?

J’ai commencé à écrire dans un atelier d’écriture en 2002. Auparavant, mon écriture n’était qu’intime, souvent désespérée, incroyablement nombriliste ou terriblementimages-1 abstraite. J’ai vécu...

(la suite sur le site d'Edith Soonckindt là)

23:10 03/07/2013 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, act-u, humoeurs |  Facebook

10
jui

Marilyn désossée d'Isabelle Wéry - rencontre

Lecture de Marilyn désossée d'Isabelle Wéry il y a qqs jours à Ostende. Rencontre avec Isabelle Wéry autour du roman ce mardi 11 juin à La Librairie La Licorne 18h30, Chaussée d'Alsemberg 656 Uccle. Rencontrée animée par Milady Renoir. BIENVENUS tous, lecteurs amateurs ou aguerris.

 

2013 jun 013.JPG

2013 jun 012.JPG


09:42 10/06/2013 | Lien permanent | Tags : act-u, lis tes ratures |  Facebook

12
avr

Atelier d'écriture animé par Milady Renoir à Studio Marcel (Recyclart) - mai 2013

Jakob Gautel, La Tour (Tour de Babel), 2006–2012.jpgWorkshop d’écritures expérimentales / Décloisonnement / Jeux Organisé par CLéA - Compagnie de Lecteurs et d'Auteurs - FR

3-4-5 mai 2013 @ Studio Marcel C/o Recyclart, 13 rue des Ursulines, 1000 Bruxelles – Bruxelles – P.A.F : 145 € pour 2 jours et un bout de nuit (vendredi 20-22h, samedi 12-19h, dimanche 11-15h).

Atelier d'expérimentations stylistiques (écriture/lecture/processus créatif) ou comment aller de droite à gauche et de bas en haut en quelques heures. Des fragments de textes à créer selon l'humeur, la météo et les influences. Des rituels d'écriture changeants, des présentations d'auteurs, des frottements à des œuvres sans pareil, tous feront le ferment et la sève de cet atelier qui se veut déformateur, explorateur, exutoire et écritoire.

Kaléidoscope et autres puzzles textuels.

Aucun pré-requis n'est nécessaire. Sauf celui de tenir le stylo et le rythme.

Animatrice : Milady Renoir, poétesse organique, animatrice d’ateliers en écritures.

Inscription via compagnie.clea@gmail.com – Infos sur www.compagnie-clea.org

Dans le cadre des ateliers de réflexion et d'accompagnement à l'écriture, à la réécriture proposés par CLéA, la Compagnie des Lecteurs et des Auteurs dont Milady Renoir fait patrie/partie: http://www.compagnie-clea.org/

(art by Jakob Gautel, La Tour (Tour de Babel), 2006–2012)

22:29 12/04/2013 | Lien permanent | Tags : atelier, act-u |  Facebook

8
avr

Lettre à un chercheur de Dominique Massaut

Lettre à un chercheur

 

Après un courrier de l’Office National de l’Emploi,
LETTRE A UN CHERCHEUR

Tu as cherché de l’air, et tu as trouvé de l’air, un très grand cri dès la première bouffée. Tu as cherché la peau douce d’un sein, et son lait, et tu l’as trouvé, à coup très sûr. Tu as cherché pendant de longues années à comprendre mille et une étrangetés qui s’allumaient à portée de tes sens. Tu as cherché à te faire accepter par le monde autour de toi. Et le monde autour de toi était en expansion constante. Le champ de la recherche était vaste. Et sa population dense. Tu as vite compris que, si tu voulais te faire aimer du monde, il fallait que tu ne blesses pas le monde, et qu’il t’était utile de te rendre utile au monde. Alors tu t’es appliqué. Bien avant la fin de ton parcours scolaire, tu essayais de comprendre le vivant. Tout ce que tu en percevais, tout ce que tu en lisais, tu décidais d’en faire relecture en t’imaginant dans la tête d’un autre. Chaque fois que tu croisais un quelqu’un, une quelqu’une hurlant de douleur, tu cherchais à dessiner dans ton propre corps la réplication de cette douleur, et tu t’immobilisais un long moment pour être sûr d’avoir été au plus proche, au plus sincèrement proche. Et tu suivais le même chemin quand tu rencontrais les cris du plaisir ou de la joie, ou même un regard discret où quelque chose invitait à l’écoute. Tu as très souvent ralenti ton pas. Pour ne passer distraitement à côté de rien. Durant de longues décennies, tu as écouté bien plus que tu n’as parlé. Tu as essayé d’entendre les bruits du monde, ceux des langues proches et lointaines, ceux des gens qui pensent avec des dieux, ceux qui pensent avec des machines, ceux qui pensent avec la testostérone, ceux qui pensent avec les livres et ceux qui pensent avec les odeurs. Le bruit des peuples guerriers. Le bruit des peuples aux mâles mijaurées. Celui des peuples aux rôles confus. Tu accueillais sous ton crâne des milliards de petits points d’interrogations, et les pensées qu’ils faisaient fleurir n’étaient pas celles de l’ordre propre d’une plate-bande de ville, mais des pensées sauvages, semées et ressemées hirsutes au hasard des tourbillons. Tu as cherché, tous azimuts, et sans calcul dans le cou. Tu regardais le monde, et tu t’es dit qu’il manquait grossièrement de confiance dans la richesse de sa diversité. La peur dont il affublait le foisonnement de ses singletons et de ses ensembles le conduisait au petit génocide hebdomadaire, rassurant comme un coup de javel de printemps. Car, oui, le monde élaguait, facettait, façonnait les faims et les soifs de sa population, et enseignait avec génie le bêlement. Et cette peur qu’il cultivait si bien était entrée dans chaque tête allant sa vie. Toi, c’est l’efficacité de la peur qui t’a fait peur. Et ton corps s’est comme figé d’azote liquide quand tu as vu comment le monde apaisait cette inquiétude, que par ailleurs il continuait de nourrir. Tu le voyais gaver ses ouailles jusqu’au foie mort, l’inondant d’une marée de victuailles frelatées, de montagnes de verroteries, de troupeaux de sexes virtuels professionnels, de starlettes dopées ou de bibelots électroniques. L’effroi. Mais un moteur fulgurant pour ta recherche. Tu as continué à chercher. A écouter les travailleurs pétris d’angoisse dans les nouveaux packs de management. A écouter leurs arrêts affolés de travail ou leurs suicides. A écouter la parole vide des collégiens errants dans le ventre des centres commerciaux. A écouter ceux à qui on refuse les droits, la protection, les soins de santé sur notre sol parce qu’ils ne sont pas nés sur notre sol, et parce qu’ils n’ont pas de portefeuille obèse à vider sur notre sol. Tu as écouté des vieux perdus devant la multiplication des touches sur les appareils, les changements semestriels des fonctions de ces touches, et la bouche bée de ces vieux devant le changement de la matière même des interlocuteurs au téléphone.
Tu as cherché à voir. Et tu as vu. Des commerçants trafiquer les étiquettes ou les balances, cacher, frelater, voler, privatiser pour mieux encore trafiquer les étiquettes ou les balances, cacher, frelater, voler, et reprivatiser encore. Des actionnaires pousser à la gestion folle. Des propagandistes sournois démanteler l’idée du bien commun. Des chefs démocrates mettre leurs rivaux sur écoute. Des chefs démocrates empoisonner leurs opposants. Des chefs démocrates trafiquer les urnes. Des chefs démocrates accidenter des journalistes. Des candidats démocrates enfouir les questions sous des couches de shows. Des usines télévisuelles censurer la parole brute par leurs castings. Ou des marchants de rêves anesthésier le rêve, ou le réduire sur les bandes étroites de la pécune. Tu n’as pas voulu faire de même. Tu n’as pas voulu occuper, ni même chercher à occuper, un emploi qui fabrique des armes ou porte des valises au Luxembourg. Un emploi qui fabrique des graines stériles, minéralise des terres arables et suicide par étouffement des milliers de paysans. Un emploi qui tue la girouette des abeilles. Un emploi qui rend folles les vaches, file la peste aux cochons, la grippe aux volailles. Un emploi dans la construction d’une centrale nucléaire narguant les houles de l’océan et celles du ventre profond de la Terre. Un emploi qui blanchit le commerce des poisons. Un emploi dans un bureau qui soudoie quelques dizaines de dictateurs. Un emploi dans un centre de recherche du mensonge, payé par un cigarettier ou un exploitant de gaz de schiste. Un emploi dans une association sans but lucratif avec but lucratif.
Tu as cherché à accompagner plutôt qu’à gruger, humilier, escroquer. Tu as cherché à être avec. Tu as cherché en amitié avec les gens. Patiemment. Croyant que c’était là travailler en intelligence. Croyant que le bien était là. Et croyant qu’en faisant le bien dans le monde autour de toi, le monde autour de toi souhaiterait que tu vives. Hier, tu as reçu une autre « lettre à un chercheur ». Une lettre de l’Office National de l’EMploi. L’office tenait à t’informer que tu étais, depuis trop longtemps sans trouver, à la recherche d’un emploi, et que, en conséquence, tes allocations ne te seraient plus allouées d’ici quelques mois.
Tu as compris beaucoup de choses. Mais cela, tu ne l’avais pas compris : pour que le monde t’accorde de quoi te maintenir en vie décente, il faut intégrer un emploi, ou, à l’exclusion de toute autre activité, chercher à intégrer un emploi, y réserver tout ton temps, toute ta concentration, tous tes coudes.
Tu n’as pas compris, ou voulu comprendre, qu’aux yeux du monde qui alloue, un emploi de fabricant de Kalachnikov était plus noble qu’une attention journalière au monde qui t’entoure ou une errance autodidacte de chercheur poète, acteur de ci de là, donnant au passage un coup de main plutôt qu’un croche-pied ou un coup de grâce. Tu fus un chercheur naïf. Tu abandonneras donc sans doute toutes tes recherches sauf celle du premier emploi vacant, suivant ce qu’il t’est demandé.
Dès lors, les menaces disparaîtront. Tu seras un employé. Quelque chose à qui il est demandé de ne plus rien chercher.

13:23 08/04/2013 | Lien permanent | Tags : act-u, poly-tiques |  Facebook

The Insurrection Tour & Troupe Poétique Nomade en Gaume

afficheMiladyMuno 20 04 13.jpg

 

Une tournée poétique et insurrectionnelle propulsée par maelstrÖm reEvolution & l'Arbre à Paroles à partir du nouveau livre de Lawrence Ferlinghetti.
Invitation lancée par Les Grands Lunaires dans le cadre des ateliers et des soirées d'ivresses http://ivresses.ivresses.overblog.com/
avec
Sandrine Emmery
Milady Renoir
Benjamin Pottel
David Giannoni

Lectures, Musiques, Espaces de Chocs, Choix et Libertés, Scène Ouverte à qui lit, écrit, dit, veut.

Entrée Gratuite
Bar sur Place

Résa & Info: 0476 65 52 65 ou les.grands.lunaires@skynet.be

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Enfin en français! le "petit livre rouge" du grand poète de San Francisco

Je te fais signe à travers les flammes.
Le Pôle Nord a changé de place.
La Destinée Manifeste n’est plus manifeste.
La civilisation s’autodétruit.
Némésis frappe à la porte.
À quoi bon des poètes dans une pareille époque?
À quoi sert la poésie ?
L’imprimerie a rendu la poésie silencieuse, elle y a perdu son chant. Fais-la chanter de nouveau !
Si tu te veux poète, crée des oeuvres capables de relever les défis d’une apocalypse, et s’il le faut, prends des accents apocalyptiques.
Tu es Whitman, tu es Poe, tu es Mark Twain, tu es Emily Dickinson et Edna St Vincent Millay, tu es Neruda et Maïakovski et Pasolini, Américain(e) ou non, tu peux conquérir les conquérants avec des mots.
Si tu te veux poète, écris des journaux vivants. Sois reporter dans l’espace, envoie tes dépêches au suprême rédacteur en chef qui veut la vérité, rien que la vérité, et pas de blabla...

Recueil inédit en français… qui a déjà vendu plus de 10.000 ex aux USA!
A 93 ans, le grand auteur et éditeur de la Beat Generation ressent le besoin d’une adresse aux jeunes poètes dans un monde au bord d’un grand renouveau… C’est ainsi qu’il insuffle joie, esprit de combat, avec un maître-mot : Insurrection comme synonyme d’art poétique et d’art de vivre ! Dans ce livre, se retrouve aussi un work in progress historique : le texte «What is poetry?» une énumération – définition/
anti-définition de la poésie…

13:07 08/04/2013 | Lien permanent | Tags : act-u, arts, lis tes ratures, poly-tiques |  Facebook

SMDOP: Slow Motion with a Disposable Organic Poetess (Milady Renoir)

milady-renoir.jpg  SMDOP: Slow Motion with a Disposable Organic Poetess


Dans un lieu hors des communs, chaque personne du public est invitée à danser doucement, se confronter lentement, bouger avec une poétesse organique vivante et jetable ... quelques minutes (au moins) ou plus au milieu de 4 heures de performance (en)mouvementée.

Comment renouer avec les émotions enfouies ou répétitives...
comment s'informer d'un corps sans mettre la parole devant...
comment (se) rencontrer dans un espace confiné...
Comment revivre ce temps de connexion en bougeant si lentement que chaque mouvement, chaque odeur, chaque diastole, chaque pas, chaque bruit devient un lien (heureux ou artificiel ou « à vivre »).

Danser doucement, danser épaule contre tête ou head on shoulder.
Prendre le temps de tout bien sentir - embarras, confusion et plaisir possibles.
Danser l'un CONTRE l'autre, l'un avec l'autre, l'un pour l'autre.

D'un côté : Une poétesse volontaire, désireuse de créer un lien doux ou dur, sensoriel jusqu'à sensuel, drôle ou cru – curseur variable entre silence et euphorie jusqu'à épuisement de l'air et du temps (4h sans pause).

De l'autre : un partenaire particulier inconnu ou reconnu qui vient tester sa chance, son risque de se frotter à une poétesse, à une femme confortable, à un corps en expériences sensibles. Toute velléité bienvenue : compromis, développement durable, exutoire, plan QI, réunion...

Pourquoi 4 heures ?
Pour l'empreinte du temps qui déroule lentement son chemin
pour instaurer une fatigue
pour traverser diverses étapes émotionnelles
pour voir et revoir
pour laisser le corps désirer, résoudre, rejeter, appréhender, pourfendre, attaquer, résister, vivre plus que d'habitude.




Bref?

smdop.
poetess (moi)
Slow (à deux)
Danse/dance
4h en tout
11 mai 2013
Healing the past...
Organic and disposable donc...

Free entry for the performance but pas pour le FiEstival... http://www.fiestival.net/

Tout le reste exactement:
http://www.fiestival.net/menu-principal/archives-articles/147-slow-motion-with-a-disposable-organic-poetess-smdop.html

Avec la très aimable & aimée collaboration de Norma Berardi (camériste) et de Nicolas Marchant (DJ/compositeur).

on-acheve-bien-les-chevaux-1969-05-g.jpg

(they shoot horses, don't they de Sidney Pollack)

12:35 08/04/2013 | Lien permanent | Tags : act-u, humoeurs, society, agendada, arts |  Facebook

29
déc

Participation au Journal 27 de Culture & Démocratie

Si j'avais le pouvoir, je commencerais par redonner leur sens aux mots.
Confucius

À la veille des fêtes de fin d’année, Culture & Démocratie présente son Journal 27 ! Ce nouveau numéro a pris la forme d’un glossaire alternatif. Au total, dix-sept auteurs ont quitté les sentiers battus pour écrire à leur manière (parfois un peu décalée, parfois plus incisive, mais toujours en adéquation avec l’actualité) sur un terme de leur choix. De l'autonomie à la théorie,en passant par la créativité ou encore la modernisation, les mots sont mis à nus, questionnés et présentés sous un nouvel angle.

Des œuvres d’Olivier Sonck illustrent l’ensemble.


En guise d’addendum, un texte de Roland de Bodt autour du mot incivilité.Déjà auteur d’un article pour ce Journal, il livre ici une réflexion sur le projet de loi pour lutter contre les incivilités.

 

Images intégrées 5

 

Ont collaboré à ce numéro
Jean-François Bastin, Sébastien Biset, Christelle Brüll, Roland de Bodt, Jean Delval, Baptiste De Reymaeker,
Sabine de Ville, Laurent d’Ursel, Hugues Esteveny, Abraham Franssen, Nicole Gesché, Paul Gonze, Marc Guiot, Guillermo Kozlowski, Jacques Lennep, Guillaume Losseau, Nimutella Parlaku, Jérémie Piolat, David Puaud, Milady Renoir, Joël Roucloux, Olivier Sonck, Catherine Vanandruel, Georges Vercheval.

12:03 29/12/2012 | Lien permanent | Tags : act-u, poly-tiques |  Facebook

14
nov

Belle récidive/Beau travail/bel interstice/beau monstre (merci Monstre)


Galerie de Roussan
en collaboration avec la revue Monstre

du 17 au 19 Novembre 2012 // 11h-20h

Monstre s'affiche. Les partitions visuelles.

ARTISTES: 
Pierre Andreotti
Michel Bayetto
Sylvie Blocher
Béatrice Cussol
Nicolas Dhervillers
Clarisse Hahn
Christophe Huysman
Romain Pellas
Agnès Thurnauer

 

AUTEURS:
Wendy Delorme
Laurent Herrou
Nicolas Jalageas
Frédéric Junqua
Milady Renoir
Mathieu Riboulet



No Found Photo Fair
Garage Turenne - 66 rue de Turenne - Paris 3ème

Métro: Saint-Sébastien Froissart ligne 8 ou Saint-Paul ligne 1

+ Infos

Copyright © 2012 Galerie de Roussan, All rights reserved.
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Our mailing address is:
contact@galeriederoussan.com
Galerie de Roussan 10 rue Jouye-Rouve 75020 PARIS
mardi au samedi 14h-19h et sur rendez-vous
Tuesday-Saturday 2pm-7pm or by appointment
 

18:34 14/11/2012 | Lien permanent | Tags : act-u, arts |  Facebook

8
oct

bords de mondes recueil de textes et photographies • maelström éditions

  1. la galerie sandrine heerebout et les éditions maelström
    vous invitent à la présentation de

    bords de mondes
    recueil de textes et photographies • maelström éditions
    > textes de luc baba • marianne bastogne • pascal blondiau • francis dann
    emark •
    théophile de giraud • rony de maeseneer • vincent de raeve • xavier deutsch • sandrine emmery • alain helissen • paul hermant • corinne hoex • virginie holaind • jean jauniaux • michèle lenoir • françoise lison-leroy • veronika mabardi • daniel martin-borret • michèle m gharios • serge noël • colette nys-mazure •
    kenny ozier-lafontaine • patrick placentino • milady renoir • luc-andré rey • dana shishmanian • vincent tholomé • christine van acker • catherine ysmal 

     > photographies de martine cornil
    le jeudi 18 octobre 2012 de 18h à 22h.
    galerie sandrine heerebout • 120 av. th. vander elst • 1170 bruxelles

    r.s.v.p. par email : bordsdemondes@gmail.com
    http://www.sandrineheerebout.com/








    PS : Vous trouverez le plan d’accès à la Galerie à :
    http://www.sandrineheerebout.com/crbst_3.html
  2.  
  3.  
    Photo: la galerie sandrine heerebout et les éditions maelström 
vous invitent à la présentation de 

bords de mondes
recueil de textes et photographies • maelström éditions 
> textes de luc baba • marianne bastogne • pascal blondiau • francis dannemark • 
théophile de giraud • rony de maeseneer • vincent de raeve • xavier deutsch • 
sandrine emmery • alain helissen • paul hermant • corinne hoex • virginie holaind • 
jean jauniaux • michèle lenoir • françoise lison-leroy • veronika mabardi • 
daniel martin-borret • michèle m gharios • serge noël • colette nys-mazure •
kenny ozier-lafontaine • patrick placentino • milady renoir • luc-andré rey • 
dana shishmanian • vincent tholomé • christine van acker • catherine ysmal
> photographies de martine cornil
le jeudi 18 octobre 2012 de 18h à 22h. 
galerie sandrine heerebout • 120 av. th. vander elst • 1170 bruxelles

r.s.v.p. par email : bordsdemondes@gmail.com
http://www.sandrineheerebout.com 

 
 





PS : Vous trouverez le plan d’accès à la Galerie à :
http://www.sandrineheerebout.com/crbst_3.html

13:02 08/10/2012 | Lien permanent | Tags : act-u |  Facebook

7
oct

Des correspondenses toujours en cours...

Karen Guillorel marche encore et moi, je cause toujours. Notre blog de correspondance s'entretient, pas à pas.

http://correspondenses.tumblr.com/.

calcul surface corporelle peau.jpg

21:55 07/10/2012 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, act-u |  Facebook

2
oct

Tsjehiler! Un livre rempli de mots bruxellois contemporains!

  • Tsjehiler! Un livre rempli de mots bruxellois contemporains!

    vendredi 19 octobre 2012 | 19:00 | à Passaporta, rue Dansaert 46, 1000 Bruxelles

    PRESENTATION DU LIVRE 'Mots de la Cage aux Ours’
    marathon de lecture par des habitants
    performance par Milady Renoir
    improvisations par slammer Maky
    & cava! Oh oui, oh oui!

    Merci de réserver votre place jusqu’au 17-10 via clementine@constantvzw.org. Sous réservation également, un transport est prévu de RenovaS, Place Verboeckhoven à 18.15h.
    Mots de la Cage-aux-Ours est une publication de Constant, présentée en collaboration avec Entrez Lire, la Commune de Schaerbeek, la Région de Bruxelles-Capitale, la Vlaamse GemeenschapsCommissie et 1030 Cultuur. Dans le cadre du Contrat de Quartier Navez-Portaels.

10:23 02/10/2012 | Lien permanent | Tags : act-u |  Facebook

17
sep

Je passe à Passa Porta le 19/10 en compagnie de Maky et... (Langue Schaerbeekoise)

Constant vzw et Entrez Lire asbl présente un dictionnaire hors du commun : Les Mots de la Cage aux Ours.

La sortie du livre est lancé de manière festive en compagnie d'habitants du quartier, de l'écrivaine-performeuse Milady Renoir et le slammeur Maky qui improvisera un slam sur des mots choisis par le public.

Mots de la Cage aux Ours est une collection de mots de la langue parlée dans le quartier de la place Verboeckhoven à Schaerbeek. Le choix des mots a été dicté par l'intuition de trois artistes de Constant vzw lors de leurs rencontres avec les habitants du quartier entre 2009 et 2012, dans le cadre du contrat de quartier Navez-Portaels. Chaque mot est accompagné de la phrase enregistrée où le mot a été entendu pour la première fois, et la plupart des mots - pas tous - ont une définition, donnée par la personne qui nous a offert le mot.

Quelques personnes de renom ont donné leur vision sur la collection : Isabelle Doucet (urbaniste), Fatima Zibouh (politologue), In Koli Jean Bofane (écrivain), Jérémie Piolat (philosophe) et bien d'autres encore.

Tous les mots sont également repris sous forme d'enregistrements sonores dans le dictionnaire http://www.lalangueschaerbeekoise.be

Mots de la Cage aux Ours s'inscrit dans le projet La Langue Schaerbeekoise/De Schaarbeekse Taal dans le cadre du Contrat de Quartier Navez-Portaels, avec le soutien de la Région Bruxelles-Capitale et la Commune de Schaerbeek.

Titre: La langue schaerbeekoise
Quand: 19.10.2012 - 19.10.2012 19.00 h - 21.00 h
Passa Porta
Venue: Passa Porta - Site internet
Rue Antoine Dansaert 46
1000 - Bruxelles

15:40 17/09/2012 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, act-u |  Facebook

29
aoû

TAP on WATERWHEELS - Pascale Barret / Suzon Fuks with Milady Renoir's texts

Une eau / des eaux : un monstre, une question. IMG_0183.jpg

à l'abordage de la question de l'eau, Suzon Fuks propose depuis un an des ouvertures (des robinets) sur la question de l'eau. Des artistes, des scientifiques, des chercheurs, des gens questionnent, trouvent, vagabondent et dénoncent.

Pascale Barret et Suzon Fuks m'ont commandé un texte qui évoquerait la question du monstre marin.

La performance élaborant nos visions a été faite en ligne le 22 août. Une version enregistrée du livre est visible pour quelques temps (mais pas toujours) sur le lien suivant: http://activelayers.net/movies/WW/less-than-6feet.mov

Des extraits du texte écrit s'y trouvent en diapositives.
Des extraits du texte écrit se collent ci-dessous.

" Suite à cette découverte singulière (hallucinée ou hallucinante), des enquêteurs, des chasseurs, des scientifiques parcourent le monde des hommes, des livres et des pensées afin de cerner, d’approcher au moins, les hypothèses les moins fébriles quant à l’existence et l’importance de cette créature. Plusieurs hypothèses s’élaborent, se frottent, s’additionnent, s’annihilent. Emergent de nombreuses observations, lesquelles rappellent inlassablement nos ritournelles écrites à propos de monstres, qu’ils soient connus, reconnus, pressentis, anéantis.
Mais qui sont ces monstres qui soufflent sur nos terres et dans nos mers ?


Qu’est ce que c’est ? Un rocher souterrain formant une ombre sous l’onde ?

« C’est comme un être composite. Du genre de ceux dont on a lu les récits à l’école : les Faunes, les Centaures, les Griffons, les Chimères, les Sirènes, les Sphinges… je crois qu’on se rapproche des origines d’un monde, lequel a bien trop besoin de mystère. Vous savez, on ne croit plus en Dieu, on ne croit plus aux esprits, il faut bien qu’on se raccroche… On ne peut plus s’étonner du succès d’Harry Potter, par exemple. Il y en a qui retrouvent la trace de Jésus dans un morceau de fromage fondu ou l’icône de la Vierge Marie dans une tranche de pain grillée. On s’accommode du plus piètre mystère que l’on peut trouver de nos jours. En tout cas, moi, je n’ai pas l’impression qu’on doive craindre quoi que ce soit, à part l’interprétation utilisée à mauvais escient de gourous en mal de reconnaissance ou d’abus de pouvoirs de scientifiques trop proches des Etats. J’aurais en tout cas été bien content de tomber face à lui, ou à elle, moi »
- Anonyme interviewé dans un dossier d’enquête du New York Post du 16.07.1952
"

(...)

Qu’est ce que c’est ? Un tourbillon des fonds marins repris à l’unisson par les strates et les airs ?

« Et si ce monstre gardait un bien précieux, un trésor cosmique ou radicalement concret, typiquement vulgaire, de l’ordre monétaire ou foncier. S’il gardait mieux que l’épave du Titanic, mieux que les joyaux d’une Monarchie décatie, mieux que les dernières gouttes d’eau. Au pire, une énigme, une confidence ; au mieux une clé, une résolution. Si cette créature était une merveille, un prodige et qu’elle détenait un savoir réservé à quelques initiés. Sait-elle ce que sont devenus les gènes sans dérégulation endocrinienne des générations passées ? Connait-elle l’emplacement des graines des derniers arbres peut-être rescapés de nos atomisations ? Permettrait-elle à notre espèce de recouvrer l’usage de la reproduction « naturelle » ? Nous devrions nous pencher sur sa raison d’être plutôt que de persévérer dans nos schémas d’extermination. Si ses défauts nous renvoyaient la lumière, le reflet d’un nous plus abominables qu’elle. Et si, de notre rencontre, de notre confrontation à elle, nous tirions un enseignement, nous déduisions une transformation, une métamorphose jusqu’en nous en dégager plus grands, au sens de la puissance de l’agir, du changer. Etre autre ne serait pas une forme de célébration alors que nous n’avons cessé de vouloir être meilleur, ce qui nous a valu plus de déconvenues que la mort elle-même ? »

- déclaration de Milady Renoir, écrivaine métaphysico-papéticienne, pas encore morte, devant le parterre intergalactique de l’UNESCOP le 13 février 2146.

(...)

Qu’est ce que c’est ? Une absence de forme fécondée entre ciel et mer ?

« Cyclope ou Sphinge, Monstre des Eaux, pars. Quitte les sols des fonds
Prends ton être aux mille sourcils, au souffle profond et à l’envie démente
Fuis l’écho puissant, Océanide Perverse, Epouvantail à humains, Sein malade et noir
Dévastatrice néphélocentaure ou stupide Anémodrome
Retrousse tes pas et ta fureur, coupe les ailes de ton envergure,
n’offense plus ni la Voie Lactée ni le Sillon Central,
Furie enflée et frondeuse, tes senteurs de mort, charme le néant
fuis, pars, quitte, retire-toi, rebrousse chemins et halètements,
Nous, semblables à ce qui est nécessaire, n’acceptons pas ta venue.
 »     

– Intervention à échelle cosmique d’Ala Roza, Chaman déchue# de la Tribu des Nénètses suite à l’angoisse mondiale d’une invasion d’anguilles géantes en 1964.

Faut-il craindre ? Faut-il ameuter ? Faut-il combattre ? Faut-il geindre ? Faut-il assouvir ? Mauvais présage ou bonne fortune, qui saura lire ? Le futur, seul, dénoncera ou énoncera ce qu’il reste de secret dans l’horizon et le sous-terrain. Autrement dit, qui vivra verra."

14:03 29/08/2012 | Lien permanent | Tags : act-u, arts, lis tes ratures |  Facebook

22
aoû

Performance by & with Suzon Fuks & Pascale Barret, with a text (in french) by Milady Renoir.

 

Tap Dock | Less than 6 feet... Robertleserrecseatadpole.jpg

LESS THAN 6 FEET...  #performance 3 #to join here: http://water-wheel.net/taps/dock/229

by & with Suzon Fuks & Pascale Barret,
with a text (in french) by Milady Renoir.

"December 12, 1964, French photographer Robert Serrec was vacationing in Queensland, Australia. He was out off the coast in small row boats with his family and friends. They were in less than 6 feet of water when they noticed a giant snake like creature laying on the oceanbottom. They describe it as a grayish tadpole like creature with a snake like head, approximately 75-80 feet long. There appeared to be a large wound on the creatures back.
They took pictures of the creature before it became bothered and swam off. see above pic see above pic see above pic see above pic see above pic see above pic..."

"Faut-il craindre ? Faut-il ameuter ? Faut-il combattre ? Faut-il geindre ? Faut-il assouvir ? Mauvais présage ou bonne fortune, qui saura lire ? Le futur, seul, dénoncera ou énoncera ce qu’il reste de secret dans l’horizon et le sous-terrain. Autrement dit, qui vivra verra." Milady Renoir

/// project Chronology ///

SCYLLA #performance 1
by & with Karen Guillorel & Pascale Barret.
SHOW ME THE BODY #performance 2
by & with Emmanuelle Gibello & Pascale Barret.

Welcome on our Open Call:
http://blog.water-wheel.net/2011/12/watercheers-h2otz-cal...

Schedules

6:00pm - 7:34pm 22nd Aug, 2012

 

12:00pm - 2:00pm 21st Aug, 2012

et aussi: http://www.wikiocean.org/2012/05/ou-sont-donc-passes-les-monstres-marins/

14:10 22/08/2012 | Lien permanent | Tags : act-u, arts |  Facebook

24
jui

Festival des Radiophonies

RADIOPHONIES.jpg

Grâce au projet de la Langue Schaerbeekoise auquel j'ai participé et grâce à la mise en onde des textes écrits par Daniel Martin Borret, je serai à Paris pendant le Festival des Radiophonies...

pour y écouter leurs vies et être fière, aussi.

09:52 24/07/2012 | Lien permanent | Tags : act-u, lis tes ratures |  Facebook