12
aoû

RITUELS (by Collectif H/F Couple): ce que je vis n'est rien.

Une aventure de jour comme de nuit.

HFdeuxyeux.jpg

Voyez là.

Des galets derrière. Des routes devant.
Un interstice entre deux temps réels.
Un inventaire minéral et humain.
Un rapport qualité prix équitable.
Une dimension amplifiée.

Là.
Un duo formé d'amoureux et de visions parallèles ou ambivalentes - une vidéo pour dire un peu du monde qu'ils traversent, avec amour et falaises, naïveté et rugosités.


Collectif H/F Couple est composé de UnVraiSemblant & Milady Renoir et vice-versa.

21:48 12/08/2014 | Lien permanent | Tags : act-u, humoeurs |  Facebook

13
jui

Deux lieux d'à côté

Le blog de la CoUrBE du CUBE est aléatoire.
Il remplit ses fonctions d'agenda, d'archives de ce que j'ai vu et ce que j'aimerais voir.
En greffes, il y a les autres espaces nourris.

y compris Latérite&Trottoir (correspondance avec Perrine Le Querrec)
&
SonAutreOeil (photos d'un oeil oblique peu stratégique).

 

Si jamais.

18:10 13/07/2014 | Lien permanent | Tags : act-u, place net |  Facebook

6
jui

Autrice en classe - Liège

Pour la troisième fois, je suis invitée dans le cadre cadrant et cadré de l'activité Ecrivains en Classe.

J'aime bien aller dans les écoles, titiller les stéréotypes sous lesquels les poètes croulent et explorer avec ceux qui étudient (plus ou moins de manière classique) le français plus que l'écriture, la lecture comme un fardeau, souvent, quand même, à part quelques exceptions bien entendu.

Je préfère les élèves de secondaire pour parler, les élèves de primaire pour écrire.

La dernière fois,c'était à Liège, dans une école dite huppée, dite catho, dite ce qu'on veut dire d'elle.
Pour moi, ça ne change rien, j'y vais avec ce que je suis et ce que je fais et ceux que j'aime (en livres). Performances comprises. Langue de fer inclue.

Je place mon corps épais et tatoué au milieu de la classe, je me frotte (la fois passée, littéralement) à leurs corps physiques les débordant, les poussant et leurs corps mentaux les bridant, les encerclant.

Là, ils avaient des questions avant que j'arrive J'ai préféré improviser, parler de trucs d'écriture et de lecture, montrer des livres et faire claquer ma voix. On a parlé de la poésie comme révolution (pas comme rébellion), de la poésie comme liberté (pas comme exutoire), de la poésie et de son écriture comme passerelle (pas tunnel).

Ils ont joué au jeu de la "provocation" du corps et des mots que j'ai apportés. Ils ont été attentifs.

Une enseignante a ensuite envoyé les questions qu'ils avaient posé. J'ai joué le jeu de l'entretien à posteriori.
Je le copie ici, parce que je l'aime bien, parce que ça dit sur ce que je suis et vu que je suis sur mon blog, je me gène pas...

"

 

Semaine sur l’Esprit d’entreprendre 2014

Rencontre avec Milady Renoir

 

·         Pourquoi écrivez-vous ? Pourquoi avoir choisi la poésie ?

J’ai appris à écrire et lire très tôt. Je lisais des Comics et des Bandes Dessinées. Les univers graphiques ont développé chez moi une mémoire photographique et une sensibilité visuelle. J’ai aussi entendu beaucoup de chanteurs-poètes dans ma famille (Léo Ferré, Jacques Brel, Georges Brassens, Maurice Fanon, …). Mon père est un homme de lettres, d’amour de la poésie. J’ai été bercée. La poésie m’a un peu choisie et j’ai choisi la poésie parce que je trouve la poésie tout à fait libre, d'une liberté  exacerbée. La poésie est libre de tout, elle existe pour elle-même, n’a rien à prouver. Elle peut cependant dénoncer, accuser, revendiquer, donner sa vision du monde, explorer l'inattendu et servir à sortir de soi (si nécessaire).

·         Pourquoi combinez-vous poésie et arts plastiques ?

La photographie est arrivée il y a 6 ou 7 ans. Toujours en rapport avec mon contact visuel aux choses. J’ai un radar quand j’arrive dans un endroit, je repère des détails, des trucs que personne ne capte. La photo pour moi est une façon de capt(ur)er ce qui m’entoure. Je m’empare de ce que je vois, tentant  de laisser un mystère dans le résultat de l'emparement. J’aime l’abstraction en photographie, comme en peinture. Je perçois une multitude de passerelles entre les arts. Je ne conçois pas les arts séparés de la vie et ne conçois pas les arts sectorisés entre eux.

·         Depuis quand écrivez-vous ? A quelle fréquence ? Dans quelles conditions ?

 J’écris pour des lecteurs depuis une dizaine d’années, et plus « professionnellement » depuis 8 ans. Avant, j’écrivais pour moi, dans un journal intime, espérant secrètement être lue. J’écris un peu tous les jours, pas très longtemps. J’écris vite. Si je suis en état d’écriture, je peux écrire un texte poétique d’une page A4 en 5 minutes. Si je ne me sens pas écrire, je peux galérer pendant des jours sur un texte court. J’écris chez moi, plutôt seule et avec l’influence de la musique ou de la télé en fond sonore. J’aime aussi écrire dans les bars, les cafés, en terrasse, face aux gens qui passent. J’observe et je me laisse porter par les émotions, je n’écris pas de descriptions littérales de ce que je vois, je me laisse « polluer » par les mouvements, les allures, les actions des gens et la vision globale de ce qui est devant moi. Je laisse ensuite l'écriture faire son chemin en moi, avec le lot de symboliques, de réflexions métaphysiques ou de questionnements personnels qu'elle véhicule.

 ·         Partez-vous souvent de votre vécu ? Où puisez-vous votre inspiration ?

Je transforme mon vécu le plus possible, je déplace le sujet. Pourtant, j’utilise fréquemment le JE (ou le elle) dans mes textes. En fait, ce n’est pas moi. C’est moi qui écris mais je suis autre dans l'écrit. Je me rajoute des couches, des voix jusqu’à perdre le lecteur, jusqu’au doute et au mystère.

Mon inspiration est multiple. Elle vient d’émotions fortes, douces ou rugueuses. Elle vient de mes lectures, aussi. Je lis une histoire, un poème, un e-mail, je reçois les actualités du monde en pleine tronche ou un sms qui me touche. Bref, ce que je lis me donne souvent envie d’écrire.
Presque tout est support d’écriture. La vie en entier peut être digne d’être racontée. A voir la manière et le mode et le moyen de l'écrire. La majorité du temps, la validité de la création pour un artiste c’est la manière dont il transforme sa vie, sa réalité et sous quelle(s) forme(s) il va tenter l'alchimie. On peut raconter un accident de vélo de mille façons différentes et peut-être que 247 façons seront intéressantes et qu’il faudra jeter les autres versions. (Cf. Exercices de style de R. Queneau). Il y a des langues, des voix, des styles d’artistes qui font que le banal ou le commun est augmenté, amplifié, ampoulé jusqu’à devenir autre chose. Et cet autre chose devient terreau de réflexion et de sensation.
L’art est une transformation, une transfiguration.

·         Combien de temps vous faut-il pour écrire un texte ?

 Juste répondu au dessus.

 ·         Que faites-vous quand vous n’écrivez pas ?

J’anime des ateliers d’écriture dans lesquels j’écris aussi. Je réponds à mes 40-80 mails par jour. Je vis seule avec mon fils Cassius qui a bientôt 6 ans. J’aime mon amoureux. Je change la litière de mes 3 chats. J’organise des soirées culturelles ou débiles. Je fais des performances (qui sont souvent écrites même si je n’utilise pas forcément ces textes durant les performances). Je range ma chambre. Je bois des thés au lait dans des bars glauques en Flandre. Je rêve. J’écoute le monde tourner.

·         Poursuivez-vous un but dans vos textes, voulez-vous faire passer des messages… ?

Je ne fais pas partie des poètes typiquement politiques ou polémiques, je traite néanmoins de sujets d’une manière qui font qu’on sent que je refuse la docilité, la pression de la société, du patriarcat. Je défends des valeurs, elles traversent mes textes de manière plutôt « floue » ou subtile (enfin, je dis ça mais je ne crois pas qu'on m'attribuerait l'épithète 'subtil' à la lecture de mes textes).
J’adresse souvent des personnages dans mes textes, je leur donne une voix et je les fais parler, de sorte qu’ils se positionnent, qu’ils valident ou infirment des postures, des positions. Comme le théâtre, le roman, la nouvelle, la poésie dit quelque chose à quelqu’un. Il n’y pas, pour moi, de texte anodin. Même quand c’est ennuyeux, mièvre ou au contraire, violent, ça dit quelque chose à quelqu’un. Donc, je ne cherche pas typiquement à revendiquer ce que je suis mais ma voix (mon style) n’est pas celle d’une autre non plus, forcément, il y a ma vie et ma façon de la d-écrire qui donnent une adresse. Et je suis constamment révoltée dans mon quotidien, ça transperce mes écrits même si je ne donne pas un avis précis.

·         Retravaillez-vous beaucoup vos textes ?

Ça dépend du support. Les textes sur mes blogs sont bruts, ils jaillissent et ils restent là, publiés sur le net. Les textes de commande (une revue, un magazine, un recueil fait appel à moi) sont retravaillés, ciselés. Je les laisse reposer après l’écriture et j’y reviens un peu plus tard. Quand des textes réunis forment un recueil personnel, alors, j’attends que tous les textes qui le composent soient « finis » et je lis l’ensemble et je vois où ça colle et où ça cloche.

Je retravaille pas mal de tapuscrits d’autres auteurs avec eux, par contre. Ça m’a forgé un œil aguerri en termes de cohérence narrative, de défauts de personnages… donc, le travail pour les autres forge le travail pour moi.

·         Êtes-vous toujours satisfaite de ce que vous écrivez ?

          Non et heureusement. Par contre, quand je suis satisfaite, je me réjouis, je m’autorise la fierté. Parfois, des années après, je tombe sur un « vieux » texte et je suis épatée ou j’ai honte. Par contre, je ne me souviens pas de ce que j’ai écrit donc souvent une surprise de me relire, que je sois contente ou pas.

·         Quel est votre public ? Êtes-vous connu à l’étranger ? Comment faites-vous vous pour vous faire connaître ?

Je n’ai pas de public à proprement parler. Mes performances, mes lectures ont touché des gens très différents. Je n’écris pas de manière classique mais beaucoup de gens ont trouvé au sein de mes textes des échos à leur vie, à leur envie. Je ne suis pas connue à l’étranger, ni même en Belgique, mais je ne sais pas définir ce que c’est d’être connu.
Je diffuse le plus possible mes activités artistiques sur le net, via Facebook, mes blogs. J’ai créé le personnage de Milady Renoir pour qu’elle vive des trucs à ma place, pour qu’elle déborde, qu’elle frime, qu’elle agisse sans que je puisse être embêtée.

·         Selon vous, quelle est la place des écrivains (et plus particulièrement des poètes) dans la société actuelle ?

Il y a toujours eu, de tout temps, de nombreux écrivains, philosophes, sociologues, poètes qui se sont positionnés dans la société, pour ou contre une dictature, pour ou contre la guerre… les écrivains, les poètes, les artistes défendent souvent leur point de vue sans concession. La « plume » peut être une arme terrible. J’ai parfois une nostalgie d’une époque que je n’ai pas vécue. Je regrette que les People prennent la parole à tort et à travers (de travers…). J’aimerais que des poètes puissent être des alliés du progrès. Ecoutez des poètes comme Gherasim Luca ou Serge Pey défendant des valeurs de paix, de lutte contre l’oppression, d’amour, d’égalité. Ça parait (peut-être) un peu désuet de défendre ces valeurs là mais c’est fondamental et essentiel. En Belgique (et en France), les budgets de la culture sont alloués à des monuments rénovés qui coûtent des millions mais pas à des festivals ou des petits lieux d’exploration… alors, c’est bien pour la vitrine, ça fait bien mais en fait, c’est une organisation de la pensée, on nous donne ce qu’on doit recevoir, on nous donne de l’évidence, du grand public, de la culture de masse, plutôt que de laisser la place à une multitude de lieux, que les gens puissent choisir ce qu’ils veulent, et qu’ils puissent explorer d’autres univers afin de se former un esprit critique…

·         L’activité d’écrivain est-elle financièrement rentable ? Sinon, quelle(s) activité(s) exercez-vous ?

Des lectures publiques, des interventions dans des écoles ou des centres culturels ou des bibliothèques, des participations à des festivals littéraires sont des activités généralement rémunérées. Les droits d’auteur sur des publications sont perçus en fin d’année. On pouvait jusqu’à il y a peu être au chômage en étant artiste et bénéficier d’un statut d’artiste, c'est-à-dire qu’on pouvait garder la même somme d’allocation de chômage pendant qu’on prouvait qu’on était dans une activité artistique. Mais les lois ont été réinterprétées et de très nombreux artistes ont perdu leur statut, moi y compris. Souvent, des artistes, des poètes, des écrivains vivent de très peu, obtiennent des bourses auprès de structures culturelles, de l’état. Souvent aussi, les artistes ont un métier à côté et exercent leur activité artistique en plus. Je connais de très nombreux artistes, ils travaillent partout et beaucoup, dans de très différents secteurs et ne gagnent pas des miracles. À part quelques exceptions, bien entendu. Si la société repayait des dividendes sur ce que les artistes permettent aux villes, aux organisations, aux sociétés, la culture (mais peut-être pas l'art) s'en porterait mieux.

·         Quels conseils donneriez-vous à des jeunes qui voudraient se lancer dans une carrière littéraire ?

De lire, d’écrire, de se lancer justement. De nombreux ouvrages écrits par des écrivains parlent de leur pratique. Ils donnent des indices sur ce que c’est d’écrire, pour eux. Les ateliers d’écriture sont un bon déclencheur pour débuter ou rester en écriture. C’est important de se laisser des temps libres pour lire et écrire (les deux sont liés pour moi). Aussi, visiter des lieux où les livres sont, sont lus. Bibliothèques, librairies, festivals, … et multiplier les références, les ressources, en acceptant l’héritage classique et cherchant la singularité, l’originalité. Toucher à beaucoup pour trouver sa voie, sa voix. Sortir dans le monde et retourner dans sa caverne, en alternance est un va-et-vient salutaire pour moi en tout cas.

·         Appartenez-vous à un courant artistique ? Y a-t-il un courant dont vous vous sentez proche ? Vous considérez-vous comme un avant-gardiste ?

Je suis une performeuse, une poétesse organique dis-je pour me situer. On repère dans l’histoire de l’art le courant de la performance depuis les années 1910 – 1920, déjà.
Le mouvement Dada, le mouvement Surréaliste, le mouvement Beat Generation, le mouvement Féministe et Queer sont des courants que j’aime et suis pour leur philosophie, leur fantaisie, leur revendication, leur esthétique, leurs délires, …

À mon avis, on ne peut pas être jugé ou nommé avant-gardiste avant d’être mort. Les gens qui disent qu’ils sont avant-gardistes sont souvent ringards.

·         Quels sont les auteurs que vous aimez ? Quels auteurs voudriez-vous rencontrer ?

La liste est longue et la bibliographie que j’ajoute à cet entretien est un bon échantillonnage des auteurs que j’aime… En vrac, je vous cite Chloé Delaume, Violette Leduc, Pascal Quignard, Vincent Tholomé, David Van Reybrouck, Grisélidis Réal, Hugo Claus, Joyce Mansour, Anne Waldman, William Burroughs… etc. etc.

J’ai rencontré quelques auteurs que j’aime beaucoup. J’aurais adoré rencontré Colette ou Arthur Cravan pour déconner avec eux et rire et fumer ce qu'ils auraient voulu qu'on fume ensemble. Certains auteurs que j’admirais pour leur écriture m’ont déçue dans la vraie vie. Mieux vaut parfois rester dans le fantasme.

·         Avez-vous des modèles ?

 Des modèles d’auteurs non, mais des modèles d’écriture oui. Des genres que j’affectionne. Et des livres (au delà des auteurs) qui m'ont marqué.

·         Avez-vous une muse ?

 La vie. La mort. L’amour. La violence. Et le lien entre ces 4 concepts / 4 espaces-temps.

 ·         Que pensez-vous de la littérature actuelle ?

C’est bien trop vaste et complexe pour répondre en quelques phrases. Je n'ai pas étudié la littérature (ni rien du tout d'ailleurs) et ne la suis pas de trop près. Je n’ai pas d’avis très recherché car je choisis « ma » littérature, je vais vers les livres que j’aime, que je sens, donc, je suis rarement déçue. J’ai travaillé 7 ans à la Maison des Littératures à Bruxelles (Passa Porta), j’ai vu et entendu des auteurs vivants, parfois, j’aurais préféré qu’ils soient morts. ;-)

·         Vous imposez-vous des contraintes d’écriture ?

Oui, très souvent. Surtout que j’anime depuis 2003 des ateliers d’écriture, donc les contraintes sont comme « naturelles » chez moi.

·         Est-il facile de se faire éditer quand on est poète ?

Heureusement, il y a quelques « petites » maisons d’édition en Belgique et en France. Mais ce n’est pas facile. Aucune édition ou publication n’est facile. Les éditions Maesltröm qui me publient font confiance à de jeunes auteurs. Ils publient aussi des grands noms de la poésie. Être édité ne veut pas dire être diffusé et c’est souvent le véritable problème. La poésie peut être publiée sur les murs, des affiches, dans des livrets auto-édités, dans des lieux communs... La diffusion sauvage est un beau moyen de se montrer au monde, monde qui a besoin de poésie, évidemment.

Bien heureux les jeunes poètes de « nos jours » qui peuvent publier sur des blogs, des sites, des revues en ligne et qui peuvent aussi auto-éditer leur recueil… on peut inventer un support (j’ai montré des recueils pliés à la maison, des booklegs, …) et le distribuer rapidement, en version papier ou numérique. Je répète: Un post-it sur un mur du métro ou un graffiti sur le trottoir devant l’école est déjà une publication.

 ·         Pourquoi publiez-vous si peu ?

 Je publie sur internet quasi toutes les semaines. J’ai potentiellement 1000 fois plus de lecteurs sur facebook ou sur les blogs que j’alimente qu’en version papier. Je suis aussi paresseuse, je termine mal mes projets d’écriture. J’ai environ 15 idées de roman par mois et pas assez de temps ou de discipline pour les achever."

Voilà, ça c'est fait.

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Je remercie les enseignants de cette école à Liège d'avoir permis la rencontre avec ces 200 élèves (nom de nom).

20:42 06/06/2014 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, act-u |  Facebook

26
mai

Masterclass et atelier d'écriture avec/entre Perrine Le Querrec & Milady Renoir @ La Bellone

masterclass Perrine Le Querrec & Milady - 14juin14 kalame.jpg

18:30 26/05/2014 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, act-u |  Facebook

20
avr

POTENTIA GAUDENDI (performance) - Christine Aventin & Milady Renoir - 150514 @ FiEstival

POTENTIA GAUDENDI - flyer 15 mai - AventinRenoir @FiEstival Maelström.jpg
24 min environ de PresenZ.

17:23 20/04/2014 | Lien permanent | Tags : arts, act-u |  Facebook

20
mar

Projection du documentaire de Lydia Chagoll « Ma Bister » le 28 mars 2014

 

La projection en avant-première du documentaire de Lydia Chagoll, « Ma Bister » [Souviens-toi], sur la vie des Sinti et des Roms à travers les siècles en Europe, organisée par la Fondation Roi Baudouin, aura lieu le vendredi 28 mars à 20 h, au cinéma Galeries à Bruxelles. 

 

ma bister

 

Le film sera introduit par Lydia Chagoll et Philippe Reynaert, directeur de Wallimage, critique cinématographique. Une version en néerlandais sera projetée simultanément dans une autre salle. La projection du documentaire sera suivie d'une réception. 

 

« Ma Bister » est un documentaire long métrage de 90 minutes. Le DVD du film sera bientôt en vente via www.kbs-frb.be ou directement auprès de Lydia Chagoll, au prix de 20,00 € envoi compris (au profit de l’ASBL Pour un sourire d’enfant), à l'adresse suivante : bcocdinfo@telenet.be

 

L’histoire des Sinti et des Roms est méconnue. Tout comme la stigmatisation, la discrimination et l’oppression de cette population depuis le 17e siècle. Le génocide dont elle a été victime durant le régime nazi n’est même pas reconnu par certains historiens.

 

Le documentaire « Ma Bister » donne un aperçu de la vie des Sinti et des Roms au fil des siècles. Le film rassemble une mine d’informations qui donnent une bonne image de leur vie et leur confèrent de la sorte aussi une dignité.
La vie des Tsiganes d'hier à aujourd’hui
Les Roms, des êtres libres, des êtres bafoués
Une vie de joie, une vie de souffrance
Les Roms ? Des citoyens du monde

 

Lydia Chagoll
Enfant dans un camp japonais, danseuse et chorégraphe, réalisatrice, ardente défenseuse des enfants maltraités et des détenus, écrivaine, poète, Lydia Chagoll est une femme qui s'insurge inlassablement contre l'injustice. Compagne et collaboratrice de Frans Buyens (1924-2004), elle a signé avec lui plusieurs documentaires qui mettent en lumière les défis posés aux citoyens du 20e siècle.

 

 


Modalités pratiques :
Vendredi 28 mars 2014
Heure : 20 h
Cinéma Galeries
Galerie de la Reine, 26
1000 Bruxelles

L’événement est organisé par le Fonds Lydia Chagoll, géré par la Fondation Roi Baudouin. L’entrée est gratuite, mais l’inscription est obligatoire et peut se faire en ligne via www.kbs-frb.be ou en téléphonant au 02 549 61 86.

12:40 20/03/2014 | Lien permanent | Tags : act-u, poly-tiques |  Facebook

18
mar

Breillat & Aventin - bientôt, là, à côté.

mercredi 26 mars 20:00 (Cinéma Sauvenière)


Sécheresse du récit, mystère jamais levé sur les motivations de la victime, séduction candide de l’escroc : Catherine Breillat (Romance, À ma sœur) signe un grand film de la manipulation.

La projection sera suivie d'une rencontre avec Catherine Breillat, réalisatrice et Christine Aventin, auteure d’un essai-fiction Breillat des yeux le ventre (éditions Le Somnanmbule équivoque)

 

 

Cliquez ici pour découvrir la fiche du film

 

Prix d'entrée habituels, préventes dans les cinémas des Grignoux à partir de mecredi 5 mars.

 

 

En partenariat avec le FER ULg

14:46 18/03/2014 | Lien permanent | Tags : act-u |  Facebook

29
déc

Red Red Feet

 

Dans le cadre de INDIVIDU(ELLES) / PLURI(ELLES) /Evénement ¦  120’ @ La Fabrique de Théâtre & Journée internationale des femmes

Red Red Feet
- Ve 7 MARS 19:30

Avec: Nathalie Capart, Muriel Clairembourg, Inès Dubuisson, Judith Faraoni, Bwanga Pilipili, Milady Renoir, Valerie Vanhoutvinck et les habitants de La Bouverie

Mise en scène : Valerie Vanhoutvinck 

Production : Les Rougisseurs

RED RED FEET by Les RougisseurS interroge avant toute chose le rapport des filles et femmes à leurs chaussures. Comment leurs corps, mouvements, états intimes, postures, croyances, manières d'être, façon d'agir, marches, reculs, avancées, inconfort, équilibres, démarches ...se construisent autour du port de l’un ou l'autre soulier.

Au-delà de ces aspects organiques, RED RED FEET veut explorer la mémoire de La Bouverie/Frameries liée aux industries, fabriques, écoles, ateliers et commerces de chaussures très présents sur le territoire jusque dans les années 70.

Le processus et les dispositifs (collectes de paroles, manne à mots, portes à portes, récoltes de chaussures, travail de mouvements, de mise en langage, d’écriture…) donnent lieu à une installation en 7 points dans la cour de la Fabrique le vendredi 7 mars.

Installation poético-participative.

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21:39 29/12/2013 | Lien permanent | Tags : act-u, agendada |  Facebook

26
déc

non mais allez/allô quoi!

EN RÉSIDENCE – Des écrivains pour repeupler Detroit

Dans un quartier abandonné de Detroit, le 19 juillet 2013. (REUTERS/ REBECCA COOK)

Dans un quartier abandonné de Detroit, le 19 juillet 2013. (REUTERS/ REBECCA COOK)

Offre maison remise à neuf dans une ville sinistrée contre travail d'écriture à domicile. Cette étonnante proposition émane de Write-A-House, une association littéraire fondée en 2012 par le romancier Toby Barlow à Detroit (Michigan). L'idée de la résidence d'artiste prend ici une  signification littérale : "C'est comme une résidence d'écrivain, sauf que les écrivains gardent la maison pour toujours", pour reprendre les mots de l'association.

L'idée est de redynamiser la communauté littéraire de la ville, officiellement en faillite depuis quelques semaines, rapporte le site Publishers Weekly. Le déclin économique de la ville qui fut le symbole de l'industrie automobile a entraîné la perte d'un quart de sa population entre 2000 et 2010. Ce programme est ouvert aux écrivains du monde entier qui accepteraient de s'installer à Detroit pour au moins deux ans. "N'importe quel écrivain recherchant une nouvelle maison et une nouvelle inspiration peut candidater", annonce l'association.

Write-A-House a lancé une campagne de levée de fonds sur Internet ces derniers jours afin de financer son projet. Il s'agit pour l'instant de rassembler l'argent nécessaire à la rénovation de la première des trois maisons déjà achetées par l'association (pour un total de 2 000 dollars), soit entre 50 000 et 60 000 dollars.

Les trois résidences sont situées dans des quartiers voisin, qualifiés de "patchwork de culture et de changement" par l'association. Write-A-House veut à l'avenir acquérir d'autres maisons . "Detroit ne manque pas de maisons abordables, explique Toby Barlow. Les écrivains peuvent profiter de toutes les histoires et des avantages de cette ville, mais aussi d'un mode de vie abordable. Vivre dans ces villes abandonnées est une très belle occasion."

Barlow, qui a vécu neuf ans à Brooklyn et neuf ans à San Francisco, est installé à Detroit depuis sept ans. "Avec Internet, vous pouvez rester en contact avec ce qui se passe à New York ou Los Angeles sans avoir à dépenser des sommes astronomiques pour vous loger. C'est difficile d'être écrivain aujourd'hui." Les candidatures seront ouvertes au printemps 2014.

21:52 26/12/2013 | Lien permanent | Tags : act-u |  Facebook

23
déc

Le lendemain

La cicatrisation et les injonctions sont sous cellophane, pour l'instant.

Les encres s'agglomèrent, le cadavre exquis vit sa vie, je ne devine plus rien de précis.
Une organisation sous vide que je découvrirais plus tard... J'ai depuis ce matin, fait des choses. Conduit une voiture, récupéré mon fils chez une amie à 40 kms de Bruxelles, bu un café à 100 papiers, offert le cadeau de Noël à ce même fils avant qu'il ne rejoigne son père, pris 3 autostoppeurs allant à Strasbourg, bu du jus de légumes, relu le mythe de Sysiphe en résumé dans un hors série du Monde des religions, fait une lessive, embrassé Ce Lui sur son bras doux et dense, habillé mon corps transformé.

Je ne regarde pas le "résultat", il ne m'intéresse pas. Je le sens, sous la manche, vivant, vivace, sans douleur, sans douceur. D'ailleurs, je ne veux pas le montrer, il n'existe que s'il est raconté. Bien sûr, le bras sera vu, montré après, démontré même... mais là, il est en moi, comme si l'épiderme n'avait de réalité que dans l'expérience.

J'ai replacé le plastique pansement en me vêtant ce matin, que cet artifice de sauvegarde préserve tout ce qui est en dessous. Je ressens la sueur, l'encre, les choses, les enjeux, les déceptions, les truchements s'engager entre eux. Petite lutte intestine des éléments organiques et artificiels.

Ce qui est fort encore, c'est la présence de mon bras dans mon corps, la présence de vous (connus, proches et inconnus) dans mon bras, la présence de mon corps au sein des autres corps... vraiment, moments "pour toujours".

Ce soir, je doucherai le corps nouveau, je savonnerai le bras. Du bleu s'épuisera à travers le siphon.Et puis, ce sera le jeu du temps, d'effacements, de conjugaisons aléatoires, d'exactitudes et de similitudes, de disparitions et de transformations. Qui sera le groupe créé par la performance? Que deviendra le lieu d'accueil pour moi, pour Catherine qui y vit. Des questions de liaison, d'archives, de tendres envies arriveront sûrement.

Je remercie d'avoir reçu, je suis fière d'avoir donné, le principe du concept a trouvé corps. J'ai réussi à me convaincre de la légitimité de l'acte après l'acte. Je suis contente. Vraiment.


...

Quelques photos prises par des témoins... hier.

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Il Est Une Fois pour longtemps.

13:14 23/12/2013 | Lien permanent | Tags : act-u, textes, arts |  Facebook

D'abord, merci(s).

merci à Deborah, Vanessa, Norma, Etelle, Delphine, Sha, Yves, Ari Mata, Morgane, Hoëlle, Catherine, Lau Ren, Nico, Arnaud, Aliette, Kostek pour leurs introductions dans mon bras monde. merci à Catherine de 'Il Est Une Fois', microcosme ouvert et doux. merci à Kostek pour son oeil, sa douceur, son horizon et notre amitié. (pour toujours). merci à Nicolas Marchant pour sa présence bienveillante (photographies, films et douceur).
Merci à Mar, Rebecca, Caroline, Moune, Siné, Hafsa, Jean Pierre Poubelle, Nathalie, Valérie, Marine, Suzy, Octavie, Fyl, Madison, Amélie, Guillaume, Laurent, Olivier, David, et les autres qui sont passés pour de vrai ou pour de pas loin auprès de mon intervention, reliante et introspectionnelle...

merci.

12:58 23/12/2013 | Lien permanent | Tags : act-u |  Facebook

21
déc

'tattoo me, meeting you' - jour de résidence (3/3 = veille)

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22:59 21/12/2013 | Lien permanent | Tags : act-u, textes, humoeurs, agendada |  Facebook

19
déc

‘tattoo me, meeting you’ - jour de résidence (2/3)

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la pluie, les embouteillages, les brasiers, les gens, les choses, les trottoirs... les gants qui se perdent, les cuisses qui se mouillent, les pieds qui coulent, un scooter rouge mais foireux, une ville sans aucun scurpule, des voitures diplomatiques déplaçant dans leurs habitacles des décideurs sans horizon.

Et

Il Est Une Fois. Poêle, encens, thé, livres, copie d'une toile de Picasso plus brute, plus dense, faïence du sud, le vent dehors, ça va (d-)aller.

Un avocat mécène collectionneur esthète arborrant noeud papillon et Loden vient chercher des nouveautés, il dit Ah Oui, Milady... exposition Emma en 2005. BANG. Oui, il est marié à une chanteuse qui faisait partie du collectif qui avait organisé l'expo dans laquelle j'avais... ah oui.

Et puis jolie maman Bulles qui vient, armée d'un manteau de fourrure, chercher quelques impressions, faire connaissance, dire qu'elle a compris l'esprit mais pas saisi l'enjeu...
et quoi, vraiment te faire tatouer?

Mon fils a demandé de se faire percer l'oreille, 11 ans, j'ai refusé... tant que je peux encore.

Alors, on débite de la parole, tatouage et cultures, clans et esthétique, écoles et pédagogies, générations et transmissions, désechantement et retour au rêve, où trouver la vie, la joie et l'amour... en qqs minutes nous nous entendons bien, Bulles doit filer mais reviendra samedi ou dimanche ou...

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N. venu avec moi mardi et qui est/fait surprise là, arrive, m'offre une Bionade au sureau, des baisers, une présence, son genou mis à nu dans un pantalon troué. Il est jeune et vieux en même temps.

Catherine, N. et moi déjeunons/dînons. J'ai apporté des choses roses et oranges (scampis, curry, tomates, raifort betterave, chou rouge, carottes). Et puis viennent les confidences, Catherine et moi explorons nos symboliques, nos schémas, nos systèmes qui nous mettent à mal, de ceux que nous recevons la leçon. Et ces mères dévoratrices à qui nous avons fait l'affront d'accoucher de garçons.

Parler, manger, faire le tour de nos questions, répondre à un couple américain que cette fois il n'y a pas de livres d'art indigène, faire sécher les cuisses, les malléoles, les baskets, le bas de la jupe alourdie par les eaux drues du matin.

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Il est déjà 13h37... filons. Filons. Sauf que juste avant de faire démarrer le scooter, j'achète une oie en paille, en plumes noires et en creux. Pourrie, poreuse. Je l'achète comme si je la sauve. Je l'aime dans le regard de cire et de plastique que l'oeil laisse transparaître. Polluée sûrement par l'exposition de Petrit Halilaj vue/adorée la veille avec Cassius. L'oie va parcourir la ville dans les bras de N. venu avec moi mardi déjà. Parce que le coffre de mon scooter l'aurait décapitée, achevée. Alors il va l'emmener, la présenter aux passants et ce sont eux deux qui sonneront à mon bureau trente trois minutes plus tard.

J'ai un peu écrit en dehors de la résidence papothés à Il Est Une Fois. Des bribes de pensées, d'envies, de poésie que je montrerai sûrement dimanche, à ceux qui viennent, me tatouer, regarder, rencontrer, observer... par exemple.

Prochaine longue séance avant dimanche, samedi de 12h à 19h.

Tattoo me, meeting you - blue flyer small.jpg

22:12 19/12/2013 | Lien permanent | Tags : act-u, lis tes ratures, humoeurs |  Facebook

14
déc

Hier nuit, texte 3/3 lu entre 2 autrices/72

 

2013 dec 086.JPGMais qui sont ces femmes qui soufflent dans nos têtes ?

Mélusine, Jeanne d’Arc, Sœur Emmanuelle, Sœur Sourire, Lilith, Colette, Hildegarde de Bingen, Madame Claude, Madame Rêve, Hatchepsout, Cléopâtre, Aung San Suu Kyi, Camille Claudel, Pauline Kergomard, Emmeline Pankhurst, Louise Michel, Grisélidis Réal, Pénélope, Colette, Violette Leduc, Nadia Comaneci, La Goulue, Lady Di, Lucie Aubrac, Mère Denis, Mère Teresa, La Princesse de Clèves ou au Petit Pois, Virginia Woolf, Yma Sumac, Maria Soudaïeva, Марина Ивановна Цветаева, Chloé Delaume, Joséphine de Beauharnais ou Baker, Calamity Jane, Christine Delmotte, Laurence Vielle, Catherine Daele, Valériane De Maerteleire, Pascale Henry, Brigitte Bailleux, Sophie Magerat, Salomé Broussky, Milady Renoir, Astrid Mignon-De Man, Odile Matthieu, Adeline Rosenstein, Selma Alaoui, Isabelle Wéry, Auriane Abecassis, Odile Vansteenwinckel, Laurence Sendrowicz, Stéphanie Mangez, Cathy Min Jung, Julie Annen, Dinaïg Stalle, Christiane Girten, Céline Delbecq, Roxane Lefebvre, Florence Klein, Geneviève Genicot, Elsa Poisot, Céline De Bo,  Aurélie Vauthrin, Odile Ramelot, Céline Ohrel, Dominique Laroche, Alexandra Lazarescou, Karelle Ménine, Alice Ley, Christine Van Acker, Emmanuelle Menard, Fabienne Muet, Stéphanie Blanchoud, Corinne Hoex, Marie-Paule Kumps, Jeanne Dandoy, Nadège Prugnard, Christine Aventin, Suzanne Emond, Ariane Buhbinder, Sophie Landresse, Virginie Thirion, Sarah Brahy,  Aurélie Namur,  Laure Saupique, Julie Gilbert, Marie Fourquet, Claire Gatineau, Chantale Myttenaere, Vinciane Moeschler, Caroline Logiou , Florence Minder , Eve Calingaert, Marie Henry , Anne-Cécile Vandalem, Carole Thibaut, Coline Struyf, Françoise Mazérat,  Marie-Laure Beraud, Rose-Marie François, Geneviève Damas, Layla Nabulsi, Sylvie Landuyt, Frédérique Dolphijn, Veronika Mabardi, Métaphore Muette,  Johanne Saunier, lesquelles d’entre elles seront rappelées à l’ordre… ?
Elles, ces mâles ratés [1], ces morceaux peu choisis de la côte d’Adam. Elles n’ont pas écouté la distribution, la devise, l’ordre : « Tu devras toujours porter le deuil, être couverte de haillons, et abîmée dans la pénitence afin de racheter la faute d’avoir perdu le genre humain… femme, tu es la porte du diable. »[2]

On le sait, on le dit depuis belle lurette, elles sont des (…)(…)(…)(…) etc.
Commettant des fautes par millions, de leurs paroles à leurs actes. Des méfaits par milliers, de leurs bouches trop rouges à leurs vagins trop bavards. Naturellement, leurs menstrues empêchent les plantes de pousser, font rouiller le fer, donnent la rage aux chiens, empêchent la mayonnaise de monter, c’est connu. Le pape Jean XII [3] a dressé la liste des cent deux vices des femmes (bavardes, criardes, querelleuses, insensées, désobéissantes, impudiques, inconvenantes …).
Ces femmes, ces succubes, sont des corps ; des animales, des sensuelles, des tentatrices, des faible(sse)s.
Et nous parlons ici des plus jeunes car dès qu’elles sont engrossées, qu’elles mettent bas, il faut encore les supporter vieillir. Leurs humeurs dangereuses non évacuées (ménopause… men, ô pause ?) les rendent plus nocives que les pires poisons, poisons qu’elles sont. Vieilles, elles revendiquent parfois des droits à l’autorité, à la sagesse, à la gnose.

Heureusement qu’il y a eu des dociles, des convenables, des accommodantes, des gentilles. Les élégantes de Venise montées sur des semelles de cuir de dix-huit centimètres, avec leur deux servantes assistant mesdames pour marcher, les Précieuses Ridicules parfumées au musc de castor et aux petites fleurs afin de combler l’éros et la rose, les geishas, les concubines, les Vestales, les Sabines, les Loana, les Nabila… Quelques Vierges à l'enfant ayant donné et donnant encore des dauphins infantiles, recherchant le sein nourricier qu'une image maternelle toute-puissante voudra bien leur donner. Quelques Vénus « bien » proportionnées (ou callipyges en d’autres temps et lieux), icônes intouchables ou violables, entre les deux, les corps balancent.

Pourtant, rien ne résout le mystère. Qui sont ces hommes qui réussissent ou ratent à tour de bras, qui doivent sans cesse re-conquérir, ré-entreprendre, entrer en formation, faire le Chemin… leur Passion est le Silence [4] de la femme. Cet appel du vide, ce vertige des profondeurs insondables ne demande qu’à être comblé - sauf pour les Deep Throat [5] les plus honorées, les veinardes – et pourtant.
La jouissance des femmes est une vision de l’esprit, un territoire flou, une ombre tapie dans les cuisines, le monstre des placards (à balais).
S’épancher ou s’étancher, les femmes ne savent elles-mêmes pas toujours ce qu’il en est, alors les autres, pensez donc.
L’aliénation a encore des beaux jours devant elle(s).

© Milady Renoir



[1] Propos d’Aristote.

[2] Tertullien v230 – 240 - Genèse.

[3] En 954, Jean XII devient pape à l'âge de 18 ans. Il ne pense qu’à faire la cour aux femmes, à festoyer et à participer aux parties de chasse. Surnommé par les chroniqueurs de l’époque, l’Antéchrist siégeant dans le temps de Dieu.

[4] Synonyme de l’extase chez les moniales

[5] Deep throat (Gorge profonde), film pornographique États-Uniens - Une jeune femme, Linda, consulte un médecin pour lui faire part de ses difficultés à atteindre l'extase lors des rapports sexuels. Il l’informe que sa frigidité s’explique par le fait que son clitoris est localisé au fond de sa gorge. Le remède prescrit est simple : il lui suffira d'avaler un organe masculin pour atteindre la satisfaction - http://fr.wikipedia.org/wiki/Gorge_profonde_%28film%29

 

21:14 14/12/2013 | Lien permanent | Tags : act-u, textes |  Facebook

Hier nuit, texte 2/3 lu entre 2 autrices/72

 

 

IMG_8413.JPGPrétérition.

Ne m’embrasse pas m’enlace pas me rase campagne pas
Ne me baise pas pied malléole métacarpe
Ne me dis pas d’amour et d’eau et de fraîche comme si c’était le temps au beau fixe accalmie et anticyclone et anti-anxiolytique
Ne me remercie pas d’exister de respirer de vivre d’être là d’être là pour toi d’être à moi au monde d’être à toi d’être en moi
Ne me fige pas sans dégât ni complexe sans scrupule ni pute ni soumise
Ne me souhaite pas de me rétablir de ce dont personne ne guérit
de prendre soin de moi de mon corps brassé blasé cassé mal rasé
Ne me sexe pas tout de suite
Ne m’idôlattrines parabolises trépanéises pas
Ne me souhaite pas joyeuses fêtes quand les messies les enculés les premiers les derniers
Ne me prends pas dans tes bras entre tes cuisses contre tes joues dans ta bouche
contre ta queue même dure, même lavée, même seule, même gymnote même cobra
Ne me donne pas à voir du pays du sens du calme du grand écran du sur mesure
Ne me demande pas si je vais bien ou pire ou mieux ou tant pis
Ne trouve pas que j’ai un grand cœur pour aimer tout le comble que tu es n’es pas
n’es plus ne seras pas
Ne salue pas
ne garde à vous pas ne saut de l’ange pas mon cul trop lourd trop lourd trop lourd
ad libitum allegro legato crescendo avec ton bout bien érigé bien bien bien debout
Ne souris pas comme si nous étions heureux matin soir brunch aube
Ne te masque pas sous démon de midi on verra demain on s’rappelle
Ne t’avance pas sur l’avenir ni sur maintenant ni sur avant après surtout
N’avance pas d’un seul pas que si tu sais où tu viens d’où tu vas

Ne m’aime pas
Ne m’aime pas, c’est pourtant pas compliqué de ne pas m’aimer
y en a eu plein d’autres qui ont réussi, alors fais pas le malin

Ne me déborde pas d’indulgence de bienveillance d’intransigeance d’engeance  de diligence
Ne me populise pas le territoire l’espace le temps le ciel
Ne me randomly shuffle pas les poils
Ne me bonneannéebonnesantéise pas - tandis que les feux éclatent en ville -
Ne me rends pas chèvre chienne chatte bonobo levrette méduse
Ne joue pas avec mes pieds mes lèvres mes élans mes contrefaçons
Ne donne pas le change monnaie fretin friture
Ne viole pas mes airs vents bourrasques bruines brumes
Ne me destrier chevalier gentilhomme pas tant
Ne me percute pas l’utérus - comme la Comète de Halley la terre dans vingt-quatre ans -
Ne me raconte pas de balivernes sornettes foutaises carabistouilles des couilles
Ne vide pas ton sac dans mon vrac trac truc toc tiques
Ne dis pas tes regards ta langue ta voix ta vision comme ça - là
Ne répands pas tes sucs jus pus le long de mes veines apparentes saillantes jaillissantes vrombissantes
Ne prends donc pas mon mal en patience résilience ambiance
Ne me République de Weimarise
Ne me Kim Jung-inise ne me Pol Potise pas pas pas
Ne me BPM pas le corps sang cyprine diastole bile
Ne danse pas sur mes orteils oreillers envoyé c’est pesé
Ne me tiens pas la jambe le poteau l’amarre la bite
Ne me rappelle pas que je suis née que j’ai grandi que je vis
Ne m’intéresse pas qui es-tu que veux-tu loup y es-tu
Ne me rencontre pas dans le hall de gare la salle d’attente la réception le comptoir le sofa
le trottoir d’en face
Ne te confronte pas à mes tempes mes nerfs mes inconvenances
N’invite pas ce que tu dois dire de ta grande bouche dans la mienne
Ne me crois pas en Déesse Dieu Devin guess what Madame Soleil
Ne me jauge pas avec ta tirette ouverte cash converter bancontact 24 heures sur 7
Ne me comble pas de cadeaux comme si j’étais les Houris les Parques les Grâces en plein dans le mille tendance floue cible mouvante
Ne me Shivaise pas ton air Ganeshien Tantrique Zen New Age Lâcher prise
Ne me tue pas à petits feux foyers braises cendres fumées
Ne me tape pas Ne me tape pas sur le système matrice schéma effigie
Ne me tape tape tape pas même si c’est ta façon d’aimer
Ne me lève pas le lièvre le perdreau et l’épagneul en même temps
Ne m’aime pas comme si tu m’aimais voyais savais qu’en fait je suis la seule

Ne me virevolte pas la face
ne me rends pas la vie facile belle heureuse souriante jouissive imperfectible
Ne crois pas ce que tu crois
ne m’aime pas ce que tu crois
ne crois pas ce que tu m’aimes
non, non, tu n’as pas le choix, non, non, tu n’as pas le droit, c’est vraiment mais vraiment pas possible…
vraiment ! OK ?

 

© Milady Renoir, entre autre(s).
Texte écrit pour la revue sans-titres, revisité pour l'occasion de l'oralité de l'exercice du marathon.
Photo prise par Ce Lui.

20:53 14/12/2013 | Lien permanent | Tags : textes, act-u |  Facebook

25
nov

"Sur un air de jazz de seconde zone acheté dans une station essence" donc

Ce projet un peu f(l)ou est une collection collégiale de mots, textes, sons, bruits, intentions...
5 auteurs (dont je fais partie) de 5 pays (j'ai représenté la Belgique, hahahaha) avec 5 résidences (au moins) et 5 comédiens (non en fait 6) pour une scène, un roman photo, une pièce, des films, des musiques...

Après l'Espace Senghor, c'est au tour de la Fabrique de Théâtre d'accueillir cet Objet Non Volant Mais Identifié...

allez-y, amusez-vous-y et répercutez l'élan.
 
Le Collectif 6.35 vous présente sa dernière création: un roman-photo théâtral

"Sur un air de jazz de seconde zone

acheté dans une station essence"


le vendredi 6 décembre 2013 à 20h

à la Fabrique de Théâtre de Frameries

rue de l'Industrie, 128 - 7080 La Bouverie (BE)
 
réservations: + 32 (0) 65 61 34 60
Sur un air de Jazz…, c’est une aventure sur trois continents et à travers quatre pays. C’est surtout un spectacle loufoque teinté d’un humour noir photogénique.
Créé à travers six résidences, dans les 4 pays producteurs, dans une idée de partage et de création, écrit à 10 mains (5 auteurs signent le texte), le projet est logistiquement rigolo (euphémisme voulu). Tout comme l’objectif  qui est de chercher comment l'éclatement d'un film en divers postes (image, son, voix, bruitage) peut servir la théâtralisation d'un instant. Notons que le démembrement des images est total car les plans sont disséqués en images fixes la plupart du temps, faisant naître un roman-photo théâtral. Entre conférence et jeu d’acteur, entre photo et film, c’est plus de 1700 images qui accompagnent ce texte.
 

En résumé : un détective privé du nom de Dirk Britten et son acolyte de toujours, Steward Butterfly, un sachet de thé lubrique, partent sur les traces de Ashton Maughton, mari de Goldie Maughton, dit « l’homme au chapeau ». Sous ce couvre-chef se cachent des envies de gloire et de domination mondiale. Avec l’aide d’un ange gardien aux fesses d’acier (Jean-Claude Vandamme), Dirk et Steward suivront la piste laissée par cet homme mystérieux qui risque de faire bien des dommages grâce à une molécule secrète découverte dans le sirop d’érable. Qu’arrivera-t-il? Clônes, rituel, poursuites et palabres sophistiquées, qui constituent les étapes de cette enquête qui infuse lentement mais sûrement, seront au rendez-vous pour créer l’évènement.
 
 
À première vue, le ton suggère l’absurde, mais attention, car après que cette impression soit passée, nous vous confirmons que c’est vrai… Mais tout ceci est calculé, et amène bien plus qu’un simple rire. Sous une surface croustillante se cache une démarche sincère et réfléchie qui reflète une mondialisation grandissante, ainsi que toutes les pertes de sens et de repères que cela entraîne. Sur un air de Jazz… est un produit de consommation unique concocté d’ingrédients de partout. 
 

Un roman-photo théâtral retraçant une enquête sur fond de roman noir au dixième degré, une sorte de road movie dans des terres francophones raconté à la manière d’un orchestre de jazz, dans un bordel organisé.
 
 
Une création de Pascal Lazarus
Avec : Laurie Bellanca, Vinciane Geerinckx, Pascal Lazarus,Yéwol Maurice Nagalo, Raphaël Posadas et Sarah Rondao Pestana
 
Infos & réservations

 
Extraits vidéo: http://www.collectif635.eu/index.php?/roman/video/
Plus d'infos sur notre site: www.collectif635.eu



Produit par : la compagnie Exto-Colossal (FR), la Compagnie Sur le Fil (BE), la compagnie 7981 Théâtre (QC) et la compagnie Pakbo (BF).
 
Avec le soutien de : DRAC Alsace, PEDIDAM, Carrefour International du Théâtre francophone, Wallonie-Bruxelles International,  Espace Grün, préO, Fabrique de Théâtre, Espace Senghor, Institut Français et Théâtre Périscope.

12:50 25/11/2013 | Lien permanent | Tags : textes, act-u, place net, agendada |  Facebook

5
nov

Tattoo me, meeting you - Flyer, proposition, intention - plus qu'un indice (pré 22/12)

Tattoo me, meeting you - blue flyer small.jpg tattoo me, meeting you - flyer texte - déc2013.jpg

Voilà.
ça sera comme ça, un peu, au moins.
Voilà.

15:43 05/11/2013 | Lien permanent | Tags : act-u, agendada, ego-tripes |  Facebook

Tattoo me, meeting you - les proches, des gens - Indice 3 (pré-22/12)

Sur le Phil avec Fyl Sang D'Or


et

dès 4'12 sur Kostek... co-fondatatoueur d'une Boucherie Moderne, peut-être celle-ci...?

etc.



15:35 05/11/2013 | Lien permanent | Tags : act-u, agendada |  Facebook

Tattoo me, meeting you : chercher le trou - Indice 2 (pré-22/12)

Bidloo, Govert muscles.jpg (Govard Bidloo)

Prétérition Illustration déc2012.jpg (Milady Renoir)

dali desire.jpg (Dali & Bunuel)

abecedarianmaze-postcard Julie Lassonde, Nilan Perera, and a.rawlings.jpg  (abecedarianmaze-postcard Julie Lassonde,
Nilan Perera, and Angela Rawlings)

Günter Brus dessin peinture photo.jpg (Günter Brus)

Lauren DiCioccio, The Great English Letter Writers (2009), Cross-stitch into found book.jpg (Lauren DiCioccio)

12:38 05/11/2013 | Lien permanent | Tags : textes, agendada, act-u |  Facebook

10
oct

Festival du Film sur l'Art - là.

Durant trois jours, le Festival du Film sur L’Art propose un florilège de films documentaires qui abordent l’art sous toutes ses formes. Arts plastiques et visuels, littérature, culture populaire, le festival défend toutes les réalisations qui montrent comment la création répond à une nécessité et enrichit notre société. Les films sélectionnés concourent dans trois compétitions : le Prix du Film sur l’Art, le Prix Découverte Scam et le prix du Centre du film sur l’art, partenaires de cette treizième édition.


Les films sélectionnés et présentés répondent tous à trois critères : réalisés en 2012 ou 2013, ils ont l’art pour sujet et un lien avec la Belgique. Plusieurs dizaines de réalisateurs ont répondu à l’appel lancé par L’iselp au printemps 2013. La programmation de cette édition est composée d’une quinzaine de ces courts ou longs métrages, belges ou internationaux.

Ce festival s’adresse autant au grand public qu’aux professionnels et passionnés du genre.
En ouverture du Festival, sera présenté le documentaire Evelyne Axell. La Vénus aux plastiques, de Françoise Levie; et en clôture, le long métrage Rain, d’Olivia Rochette et Gérard Jan Claes, particulièrement bien accueilli par la presse et le public lors de sa sortie.
A l’issue du Festival trois prix seront décernés par un jury composé de spécialistes :
Le Prix du Film sur l’Art réservé aux réalisateurs ayant déjà distribué un ou plusieurs films.
Le Prix Découverte Scam est consacré aux étudiants ou jeunes cinéas tes.
Le Prix du Centre du Film sur l’Art récompense une réalisation parmi l’ensemble de la programmation. Ce prix est assorti de l’achat du film retenu.
En partenariat avec le Centre du Film sur l’Art et la Scam

09:44 10/10/2013 | Lien permanent | Tags : act-u, arts, agendada |  Facebook

1
oct

Licorne, mon amour

Vendredi 11 octobre, la TPN (Troupe Poétique Nomade) dont je fais partie sera au RDV de la Fureur de lire dans la soirée/nuit...

au milieu de lecteurs/auditeurs/spectateurs/orateurs/auteurs...

voilà:

licorne fureur de lire.jpg

00:43 01/10/2013 | Lien permanent | Tags : act-u, lis tes ratures |  Facebook

30
sep

Milady Renoir & Nicolas Marchant : H/F - exposition au sein d'une manifestation à Namur

" La création d'un espace spécifiquement dédié au genre féminin fait partie des enjeux fondateurs de Carrefour des Cultures. Baptisé Perspectives de genre : immigration au féminin, cet espace développe de multiples réflexions et actions. Au sein de cet espace, des hommes et des femmes, associés à cette initiative, ont eu l'occasion d'interroger la place et l'image accordées aux femmes migrantes dans les médias. Il s'agit du projet Migrantes, Réalités & Médias. Outre un processus de réflexion continue, le projet vise la réalisation d'un documentaire citoyen présentant des femmes migrantes qui, par leurs paroles et leurs actions, aspirent à constituer un discours capable d'inviter au dialogue et au vivre-ensemble. Afin de poursuivre les débats et les réflexions développés, Carrefour des Cultures crée un événement grand public : Quand l'expression féminine embrasse la diversité. Cet événement se veut aussi une vitrine pour des expressions artistiques et musicales de femmes venant de différentes contrées. Au-delà des questions d'intégration, il s'agit ici de favoriser l'enrichissement pour tout un chacun par la rencontre des cultures et leur métissage. "

Retrouvez le programme complet de cet événement sur le site : www.carrefourdescultures.org

Au sein de cette manifestation, H/F y exposera autour de l'Envie (aussi déclinée sous la nom Jalousie) des choses à voir/entendre/lire
H/F composé de Nicolas Marchant & Milady Renoir. bien entouré(s) de 6 autres péchés et déclinaisons de matières et d'envies abordés par 6 autres artistes internationaux.


H/F ? (clic on pic)

HF présentation.jpg

 

arts,act-u

arts,act-u

LES 7...

 


TR Entre l'imaginaire individuel, l'articulation commune et l'interaction avec le public, l'exposition "Les 7..." propose, entre la multidisciplinarité des approches et les mystères du péché, un espace qui invite à la contemplation et à la profondeur.

Quand la jalousie, la gourmandise, l'orgueil, la cupidité, la paresse, la colère et la luxure sont revisités par des artistes féminines venant de contrées d'ici et d'ailleurs.

Les artistes :

 


L'exposition est ouverte au public tous les jours,
du 19 oct. au 26 oct. de 10h00 à 18h00,
le dimanche 20 oct. de 14h00 à 18h00.

Le vernissage aura lieu le vendredi 18 oct. à 18h30
Une nocturne est prévue le mercredi 24 oct. de 18h00 à 22h00 en présence des artistes.

Où ? Espace Culturel d'Harscamp - rue Saint-Nicolas 2 - 5000 Namur
Quand ? Du 18 au 26 oct. 2013
Pour tout renseignement Carrefour des Cultures - 081/41.27.51

 etc.

21:57 30/09/2013 | Lien permanent | Tags : arts, act-u |  Facebook

11
sep

Steven Cohen... gardé à vue... contre???

Toujours Steven le sublime, le dandy contre le monde... et là, après Soweto, c'est à Paris qu'il est arrêté ! quel principe de précaution la France va t elle inventer?

Un coq attaché à son pénis, il danse au Trocadéro

AFP 11 septembre 2013 à 11:32


L'artiste d'origine sud-africaine Steven Cohen, le 3 juillet 1999 à Durban.L'artiste d'origine sud-africaine Steven Cohen, le 3 juillet 1999 à Durban. (Photo AFP)

L'HISTOIRE

L’artiste d’origine sud-africaine Steven Cohen a été arrêté mardi à Paris pour exhibition sexuelle et placé en garde à vue après avoir réalisé une performance dans laquelle il apparaissait le sexe enrubanné relié à un coq, a déclaré à l’AFP son avocate.

Une source policière a confirmé l’interpellation de l’artiste et son placement en garde à vue, qui a été levé en fin de journée. Steve Cohen a reçu une convocation pour être jugé ultérieurement pour exhibition sexuelle, a précisé une source judiciaire.

Il est cité à comparaître le 16 décembre devant le tribunal correctionnel, a expliqué son avocate, Agnès Tricoire, qui s’est indignée que la garde à vue ait duré une journée entière.

 
 

Vers 9H30, l’artiste performeur, connu pour son apparence excentrique, est apparu sur le parvis du Trocadéro, perché sur de hautes chaussures et vêtu d’un costume d’oiseau. «Il a dansé avec le coq pendant une dizaine de minutes avant d’être arrêté par la police», a raconté Agnès Tricoire.

Elle souligne que Steven Cohen est un artiste reconnu qui figure au programme du Festival d’automne de Paris et sera présenté à la Fondation Antoine de Galbert.

«Avec cette performance, Steven Cohen voulait évoquer sa situation, partagé entre deux pays, l’Afrique du Sud son pays natal et la France où il vit actuellement», a expliqué l’avocate. «Cette garde à vue est une honte», a protesté Agnès Tricoire qui a assisté à l’interrogatoire de l’artiste. «La France embastille les artistes», s’est-elle indignée.

Une des performances de Steven Cohen: http://www.youtube.com/watch?v=ezAlQKm6MWg

Suivez l’actualité des sexualités et des genres de Libération et d’ailleurs sur notre page Facebook «Libération sexuel».

22:35 11/09/2013 | Lien permanent | Tags : act-u, poly-tiques |  Facebook

8
sep

Atelier(s) en Chantier(s) @ Chantiers Art House.

 

atelier,arts,act-u  atelier,arts,act-u

(clic on pic to get the whole picture / cliquez et agrandissez)

 

13:36 08/09/2013 | Lien permanent | Tags : atelier, arts, act-u |  Facebook

16
aoû

Rêveries nocturnes 11 (06/08/2013)

Rêveries nocturnes 11 (06/08/2013) p1010523-300x180

Rêveries Nocturnes "SPECIAL FEUILLETS DE CORDE…"
       
Rêveries nocturnes (Radio Panik) vous plonge dans les feuillets de cordes (revue de marché peu marchande):
http://www.traverse.be/feuillets-de-corde.php / Merci Yannick Gueuning , Eric PietteSylvie GiraultMilady Renoir, Lauren Hertzfeld pour cette émission spécial(e) « Feuillets de corde »…

09:17 16/08/2013 | Lien permanent | Tags : act-u, lis tes ratures |  Facebook

22
jui

après moi, un sublime déluge (Saul Williams)

 

saul_williams.jpg


Grande / Petite rencontre au Festival des Etonnants Voyageurs cette année... Saul Williams, apprécié hautement pour ce qu'il est/fait/dit/vit/pratique/débloque/déclame/dévie. Entre une tempête bretonne et un café serré trop cher, j'ai eu la chance d'enregistrer l'homme poètosophe pour SonaLitté.






Capsule No 47 - 22 juillet 2013 - 01:41 - mp3

Saul Williams nous lit un court texte en musique.

Saul Williams est un poète, écrivain, acteur et musicien américain proche du mouvement hip-hop alternatif. Chacune de ses prestations est une expérience unique qui mêle intimement spiritualité et violence, poésie et sociologie. Adepte du Spoken Word, Saul Williams revient, après un détour par le pop rock, à ses premières amours à l’occasion de la sortie de son anthologie de poésie actuelle Chorus.

Cet enregistrement a été effectué à Saint-Malo par Milady Renoir.

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Un projet de L'Arbre de Diane ASBL.

15:48 22/07/2013 | Lien permanent | Tags : arts, lis tes ratures, act-u, place net |  Facebook

17
jui

Sonalitté m'a pas tuer...

 

http://www.sonalitte.be/

Capsule No 46 - 15 juillet 2013 - 05:00 - mp3

 

Milady Renoir lit un texte inédit à la Maison de la Francité.

 

Milady anime des ateliers de désordre littéraire, créatif, expérimental et ludique (conséquemment...) pour des adultes, des adolescents et d'autres espèces.
Elle fait de son mieux pour réduire sa pile de livres à lire avant sa mort. A écrit un opéra écolo-trash et quelques recueils de poésie intestine publiée ici ou là. Rédige des textes pour des revues sociales, culturelles, artistiques. Son tumblr : photographie avec l'œil droit.
Lit des textes avec son grand corps lors de performances organiques. Et regarde pousser son ogre blond âgé d'à peu près 5 ans avec l'œil gauche.
Depuis l'hiver 2010, Milady coordonne à deux mains le réseau Kalame (animateurs d’ateliers d’écriture).

19:09 17/07/2013 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, act-u |  Facebook

3
jui

Edith Soonckindt interview Milady (alias me)

Noir sur noir, the one and only Milady Renoir !

 

Ceux qui vivent, lisent et respirent en Belgique la connaissent déjà et seront sûrement ravis d’en apprendre un peu plus sur elle ! Pour les autres, préparez-vous à une découverte en profondeur de cette artiste polymorphe, tour à tour performeuse, animatrice d’ateliers et auteur (plus tout ce que j’oublie). L’entretien est à la hauteur du personnage : hors normes, mais que cela ne vous empêche pas de le lire jusqu’au bout en 14 questions, vous y trouverez matière à satisfaire toutes vos curiosités !    

 

Milady Renoir / miladyrenoir.skynetblogs.be

 

  • Tente et tente encore d’être une animatrice d’atelier d’écriture, acharnée & enthousiaste depuis juillet 2003.
  • Organise ici ou là des événements culturels avec les organisations Kalame, EntrezLire, PassaPorta, Le Marathon des Mots, Bulex (OnZE Expo 2009), Le festival OFF du Livre de Bruxelles, MaesltrÖm reEvolution, LeMague.net, AhMonAmour, AuBordElle, Festival ReCycle (Urban Concept asbl), …
  • relit des textes en Compagnie des Lecteurs et des Auteurs (CléA) avec les mains qu’elle a denses, dit-on
  • fait de son mieux pour réduire sa pile de livres à lire avant sa mort
  • a écrit un opéra écolo-trash: http://www.electroopera.com/
  • photographie avec l’œil droit http://son-autre-oeil.tumblr.com/
  • étudie le mouvement à travers des danses et des pensées (Butô et autres considérations intérieures)
  • lit des textes grâce à son corps lors de performances publiques organiques
  • regarde pousser un ogre blond âgé d’environ cinq ans avec l’œil gauche

 

ENTRETIEN(s) :

 

Emmeline/Milady, tu écris (Intérieur cuir & La Musique adoucit les morts, publiés chez Maelström pour les choses personnelles en plus d’injonctions dans des revues et des blogs) et tu animes des ateliers d’écriture depuis 10 ans dont « on » m’a dit le plus grand bien. Vois-tu ces deux activités comme complémentaires l’une de l’autre, voire indissociables l’une de l’autre ?

J’ai commencé à écrire dans un atelier d’écriture en 2002. Auparavant, mon écriture n’était qu’intime, souvent désespérée, incroyablement nombriliste ou terriblementimages-1 abstraite. J’ai vécu...

(la suite sur le site d'Edith Soonckindt là)

23:10 03/07/2013 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, act-u, humoeurs |  Facebook

10
jui

Marilyn désossée d'Isabelle Wéry - rencontre

Lecture de Marilyn désossée d'Isabelle Wéry il y a qqs jours à Ostende. Rencontre avec Isabelle Wéry autour du roman ce mardi 11 juin à La Librairie La Licorne 18h30, Chaussée d'Alsemberg 656 Uccle. Rencontrée animée par Milady Renoir. BIENVENUS tous, lecteurs amateurs ou aguerris.

 

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09:42 10/06/2013 | Lien permanent | Tags : act-u, lis tes ratures |  Facebook

12
avr

Atelier d'écriture animé par Milady Renoir à Studio Marcel (Recyclart) - mai 2013

Jakob Gautel, La Tour (Tour de Babel), 2006–2012.jpgWorkshop d’écritures expérimentales / Décloisonnement / Jeux Organisé par CLéA - Compagnie de Lecteurs et d'Auteurs - FR

3-4-5 mai 2013 @ Studio Marcel C/o Recyclart, 13 rue des Ursulines, 1000 Bruxelles – Bruxelles – P.A.F : 145 € pour 2 jours et un bout de nuit (vendredi 20-22h, samedi 12-19h, dimanche 11-15h).

Atelier d'expérimentations stylistiques (écriture/lecture/processus créatif) ou comment aller de droite à gauche et de bas en haut en quelques heures. Des fragments de textes à créer selon l'humeur, la météo et les influences. Des rituels d'écriture changeants, des présentations d'auteurs, des frottements à des œuvres sans pareil, tous feront le ferment et la sève de cet atelier qui se veut déformateur, explorateur, exutoire et écritoire.

Kaléidoscope et autres puzzles textuels.

Aucun pré-requis n'est nécessaire. Sauf celui de tenir le stylo et le rythme.

Animatrice : Milady Renoir, poétesse organique, animatrice d’ateliers en écritures.

Inscription via compagnie.clea@gmail.com – Infos sur www.compagnie-clea.org

Dans le cadre des ateliers de réflexion et d'accompagnement à l'écriture, à la réécriture proposés par CLéA, la Compagnie des Lecteurs et des Auteurs dont Milady Renoir fait patrie/partie: http://www.compagnie-clea.org/

(art by Jakob Gautel, La Tour (Tour de Babel), 2006–2012)

22:29 12/04/2013 | Lien permanent | Tags : atelier, act-u |  Facebook