22
aoû

lettre de ... à...

rilkelou

Je te parle comme les enfants parlent dans la nuit.

 

En 1900, le poète Rainer Maria Rilke découvre le travail du sculpteur Auguste Rodin. Trois ans plus tard, il publiera un essai sur le travail de l’artiste, jusqu’à devenir, en 1905, son secrétaire particulier à Paris. Dans cette lettre à sa muse Lou Andreas-Salomé, il lui témoigne la façon dont Rodin inspire sa démarche créative, et livre par-là sa propre réflexion esthétique.

 


10 août 1903

[…] J’aimerais d’une façon ou d’une autre me retirer plus profondément en moi-même, dans le cloître qui est en moi et où sont accrochées les grandes cloches. J’aimerais oublier tout le monde, ma femme et mon enfant, et tous les noms, toutes les relations, tous les moments partagés et tous les espoirs liés à d’autres êtres. Mais à quoi me servirait de partir très loin de tout puisqu’il y a partout des voix et nulle part un refuge tranquille, protégé par une calme bonté, qui m’accueillerait. Nul endroit où le mesquin soit moins envahissant et moins pesant. Si j’allais au désert, le soleil et la faim me tueraient ; car les oiseaux ont cessé de voler vers les solitaires : ils jettent leur pain au milieu de la foule qui se le dispute…

C’est pourquoi il est si terriblement nécessaire pour moi de trouver l’outil de mon art, le marteau, mon marteau, afin qu’il devienne le maître et couvre tous les bruits. Il doit bien y avoir aussi un métier à la base de cet art, un travail fidèle, quotidien, faisant feu de tout bois, cela doit bien être possible là aussi ! Oh, si je pouvais avoir des jours ouvrés, Lou, si la cavité la plus secrète de mon coeur pouvait être un atelier, une cellule et un refuge pour moi ; si tout ce qu’il y a de monacal en moi pouvait fonder un cloître destiné à mon travail et à ma méditation. Si je pouvais ne plus rien perdre et tout disposer autour de moi selon le degré de parenté et d’importance. Si je pouvais ressusciter, Lou ! Car je suis éparpillé comme un mort dans une vieille tombe…

D’une manière ou d’une autre, il faut que je découvre moi aussi le plus petit élément, la cellule de mon art, le moyen tangible et immatériel de tout décrire. Alors, la conscience claire et forte de l’énorme travail qui m’attendrait me forcerait à m’y atteler ; j’aurais tellement à faire qu’un jour ouvré ressemblerait au suivant, et mon travail serait toujours réussi car, bien que commençant par des choses réalisables et modestes, il serait d’emblée dans le grand. Tout serait soudain très loin, perturbations et voix, même l’hostile s’intégrerait au travail, de même que les bruits entrent dans le rêve et le font glisser insensiblement vers l’inattendu. Le sujet perdrait encore en importance et en poids, et il ne serait plus que prétexte ; mais c’est justement cette apparente indifférence à son égard qui me donnerait la capacité de donner forme à tous les sujets, de modeler et de trouver des prétextes à tout avec les moyens convenables et non prémédités. […]

Je ne peux m’empêcher d’être hostile à tout héritage, et ce que j’ai acquis est si mince ; je n’ai pour ainsi dire aucune culture. Mes tentatives sans cesse renouvelées pour commencer des études ont lamentablement avorté ; en raison d’éléments extérieurs et de l’étrange sentiment qui me prenait chaque fois par surprise : c’était comme si je devais revenir d’un savoir inné par un chemin ardu qui y retourne après moult tours et détours. Peut-être étaient-elles trop abstraites, les sciences auxquelles je me suis essayé, et peut-être que d’autres révéleraient de nouvelles choses… ? Mais pour tout cela il me manque les livres, et pour les livres, les guides. Toujours est-il que je souffre souvent de savoir si peu de choses ; ou seulement, peut-être, d’en savoir si peu sur les fleurs, sur les bêtes et sur les phénomènes simples d’où la vie s’élève comme une chanson populaire. C’est pourquoi je me promets toujours de mieux regarder, de mieux observer, d’aborder les petites choses que j’ai souvent négligées avec plus de patience, plus de concentration, comme autant de spectacles. C’est dans les choses insignifiantes que les lois circulent le plus ingénument, car elles se croient à l’abri des regards, seules avec les choses. La loi est grande dans les petites choses, elle en surgit et en jaillit de toutes parts. Si je pouvais apprendre à regarder jour après jour, alors le travail quotidien, auquel j’aspire de manière indicible, ne serait plus très éloigné…

Sois indulgente avec moi, Lou. Tu dois trouver que je suis beaucoup trop vieux pour être autorisé à être jeune de façon aussi tâtonnante ; mais tu sais que devant toi je suis un enfant, je ne le cache pas, et je te parle comme les enfants parlent dans la nuit : le visage enfoui contre toi, les yeux fermés, sentant ta proximité, ta protection, ta présence :

Rainer.

22:44 22/08/2017 | Lien permanent | Tags : luv, lis tes ratures |  Facebook

17
aoû

D'un pavé, deux pierres.

Deux choses qui me semblent importantes en ces jours de disette humaniste...

1* Un collectif d'écrivain.e.s public.que.s spécialisé.e.s dans les récits d'exils et accompagnant les personnes désirant / nécessitant un parcours administratif (ou autre) vers la composition d'un récit hors tension et pression de quelques instances administratives (dois-je citer l'office des étrangers ou tout le monde a compris?). 
Souvent, évoquer est complexe. 
Souvent, savoir ce qu'on "doit" ou ne "doit pas" dire est un espace flou, bordé d'enjeux qu'on ne maîtrise pas, tellement l'arbitraire est dans la bouche de l'interlocuteur.trice. Certain.e.s demandeur.se.s d'asile ont perdu leur "chance" de rester en Belgique sur une simple mention d'une obédience, d'un oubli d'un détail...

Déposer son récit auprès d'un.e de ces écrivain.e.s public.que.s permet de composer le parcours en lieu sûr, de redévelopper, à l'aide de l'oeil éclairé d'une personne in-formée, l'une ou l'autre partie plus "utile" pour l'un ou l'autre objet administratif et de maintenir au mieux son histoire. 
Au moins, ça, là. 
N'hésitons pas à perforer l'abcès de ces étranges bureaucrates à la gorge brune.DSC09056.JPG

 

2* Souvent, on se dit que porter plainte contre la police ne servira à rien. Souvent, on aimerait le faire mais ça prend un temps et une énergie qu'on aimerait placer ailleurs.
Cependant, j'aimerais témoigner et insister sur le fait que porter plainte contre la police (en deux étapes que je vais décliner ici) est un "mal nécessaire" à mon sens.

J'ai déjà porté plainte à plusieurs reprises contre la police: pour violences lors de manifestations, pour insultes (on m'avait traitée de pute négrière en plein commissariat après un "simple contrôle d'identité" à la gare de l'est car je sortais, ado, avec un noir ), pour racisme, pour intrusion sans mandat dans un squat).

Ici, j'ai porté plainte contre une patrouille de police lors d'une énième intimidation à l'occupation de La Voix des Sans Papiers (Vsp Bruxelles) à Schaerbeek. Phrases racistes en néerlandais (tandis que j'ai dit que je ne comprenais pas, ce qui n'est pas tout à fait vrai) et sarcasmes lors du dernier jour de l'occupation, en plein déménagement. Je suis allée porter plainte au commissariat avec une personne de confiance. Ce peut être n'importe qui en fait. Pour ma part, j'ai fait appel à qq1 de la Ligue des Droits de l'Homme, personne qui n'a évidemment pas dit qu'elle en était. Elle était "juste" une amie qui vient me soutenir lors d'une plainte contre la police à la police.

L'inspecteur chargé de prendre ma déposition m'a demandé si j'étais militante (non, juste une voisine solidaire), si j'étais consciente qu'il y allait avoir enquête (non peut-être), que mes dires seraient confrontés à ceux de la patrouille (mais allez-y donc). Je n'avais pas d'autres témoins, non (sauf le flic de quartier qui était arrivé peu après la patrouille, qui, quelques semaines plus tard, est venu me demander (croisé dans ma rue) si c'était moi qui avais porté plainte contre ses collègues. J'ai répondu non, pourquoi j'aurais dû? Et il m'a dit qu'on lui avait demandé si il avait été témoin de paroles racistes de la part de ses collègues, et qu'il avait dit OUI, que ses collègues étaient un peu trop zélés et pas respectueux) mais j'ai maintenu mes dires.
Je vous copie non pas ma plainte mais la réponse de la police, pour qu'on rigole un bon coup.

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Alors du coup, à quoi bon?

Donc, dans un second temps, je vais aussi porter plainte à l'Observatoire Des Violences Policières https://www.obspol.be/ (Ligue des Droits de l'homme), organe indépendant de la police.

Du coup, ma plainte va intégrer les nombreuses plaintes contre la police et grossir des statistiques, lesquelles peuvent ensuite servir de levier politique au niveau régional, national et européen. 
Parce que la Belgique est une grande habituée des amendes pour non respect des lois (prisons, centres fermés, police, santé publique, ...etc...).

Aussi, ma plainte pour racisme a été envoyée à l'ADDE et copiée à des associations luttant contre le racisme. De ce fait, des avocat.e.s, juristes, légalistes ont accès à l'une ou l'autre plainte menaçant ici et là, les "étrangers" (qui est étranger sur Terre?), enfin, les racisé.e.s pour dire vrai.

Alors, j'encourage peut-être un peu naïvement toute personne témoin de filmer, photographier, enregistrer, noter toute répression policière (et autre mais...), toute parole raciste, et sexiste tant qu'on y est...

Y a ce droit là, qui est contesté par l'état actuel des pauvres choses mais incontestable.

Si relais il peut y avoir, relais encouragé.

22:34 17/08/2017 | Lien permanent | Tags : poly-tiques |  Facebook

Compte-Rendu de la 57ème soirée filles avec un cerveau (chacune) + invitation à la 58ème

Compte rendu de la soirée fille 57 à Lambermont (Gaume) chez Christine écrit par Christine. (La première sans la présence de Milady captive de son sac volé dans le train).

Ce fut une soirée numineuse, vraiment !

Selon Rudolf Otto et Carl Gustav Jung, le numineux, c’est ce qui saisit l'individu, ce qui venant « d'ailleurs », lui donne le sentiment d'être dépendant à l'égard d'un « tout Autre ». C'est « un sentiment de présence absolue, une présence divine. Il est à la fois mystère et terreur.

Annie : s’astreint à écrire une page A4 par jour. Elle nous en lit une : Fenêtre ouverte sur / garder les vivants dans son cœur / une chanson de Simon and Garfunkel / le couple vu comme un château : ceux qui y vivent veulent en sortir, ceux qui sont dehors veulent y entrer. Elle nous montre une statuette Mapuche (Chili) dont le socle se détache pour montrer le bas d’un corps féminin.

Françoise (Fu) : évoque un groupe qu’elle a créé avec d’autres « artisans de notre vieillir » (qui aurait pu s’appeler… VIPO… vi’ peaux). Il réunit des habitants de villages proches (pour faciliter les services et les trajets) dont Gérouville et Avioth de plus de 60 ans (en général plus de 70). De 12 ils sont passés à 8 (deux sont partis parce que trop émus de se projeter comme morts. Réunions à thèmes. D’abord, les aspects formels : prix aux km, cagnotte pour acheter, par ex, des lunettes à celui qui ne peut pas assurer financièrement. S’énoncent le fait d’accepter qu’on est vieux, récapituler chaque journée chaque soir, les manières de mourir dans le monde, se réconcilier avec son entourage, formulaires à remplir pour le droit de mourir dans la dignité (qui décide si on perd la boule ?). Lors d’un tour pour ou contre l’euthanasie tout le monde a voté contre, mais contre aussi l’acharnement thérapeutique. Françoise a présenté une conférence gesticulée sur la mort. Moments numineux, stades qui suivent la mort, la mort fait partie de la vie (groupe à Mons), ENEO…

Christine D conseille « Chroniques de mon crématorium » de Caitlin Doughty... Sans oublier les superbes papiers végétaux, orties et soude caustique que Françoise nous montre… 

Marie : Jephan de Villiers Elle nous amène un «cerveau », morceau de mémoire, créé par lui, en papier, cordes. Installation des cerveaux sur des barques / petits personnages en mie de pain qu’il confectionnait quand il était petit et malade (Annie)…

Karyne : Vacances particulières en Gaume (elle est bruxelloise) depuis un mois / père décédé récemment de la maladie d’Alzeimer / pour qu’il puisse aller « sous la douleur », elle lui racontait des histoires de mers chaudes, l’emmenait en « natation » / Il est mort en essayant de garder ses yeux ouverts le plus longtemps possible comme un enfant qui ne veut pas s’endormir et qui voudrait qu’on continue à lui raconter une histoire /Enterrement dans la collégiale de Nivelles, elle dit un texte comme il aurait offert un verre, l’impression d’avoir des siècles derrière elle, de sentir les pierres la pousser dans son dos, acoustique de l’église. Lors de son séjour à Orval, le Jardin de pierres, marche sur les pas de son père (petit séminaire, aimait l’Orval…). La vierge de l’abbaye d’Orval pas sympa, menaçante, le chant des moines qui permet que l’édifice ne tombe pas. Redonne forme en arrachant les orties au jardin de Patricia chez qui elle loge. Des vacances où elle se laisse porter par ce qui vient, ce qui arrive.

Françoise L : Allers-retours dans sa maison, une pièce dédiée au dessin, 30’ par jour, certains réalisés à hauteur de cuvette de WC… / Partage de ses dessins / Ses photos ne sont pas ses états d’âme, projections des amis qui les regardent.

Christine V : partage d’un projet d’école de devoirs (relancé par Véronique) à Lambermont, la difficulté de recruter des bénévoles, la contrainte qui fait peur quand on n’est pas toujours disponible, ni présente, la peur de se voir envahies par les enfants sans pouvoir assurer. Appel à l’équipe qui retourne ceci : ne pas appeler ça « école », trouver une autre dénomination, un jour semaine pour commencer, à deux. Voir si la sauce prend, si d’autres villageois s’ajoutent plutôt que de faire de la retape, rester dans le plaisir, ne pas se forcer à « sauver » les enfants. Mettre des livres, jeux à disposition. Moment de détente.

Catherine : Lit l’un de ses textes où il est question d’un couple de prisonniers politiques chinois (Liu XiaObo et Liu Xia Xiaobo, artiste qui n’a pas pu aller chercher son prix Nobel. Sa femme a disparu. Catherine aimerait que l’une de ses lettres puisse l’atteindre, mais où ? D’où lui vient son intérêt pour cette femme ? Ne supporte pas l’idée qu’on puisse oublier des personnes, se souvient du papier collant qu’on lui mettait sur la bouche quand elle était petite…

Chantal : coup de gueule au sujet du magazine Wilfried  où il n’est question que d’hommes. Poubelle ! Savoir dire non à sa voisine alcoolique qui devient envahissante / histoire de son petit-fils Hugo et de l’arbre qu’elle lui demande de se choisir. Il en élit un, ils vont près de lui et « font ce qu’on fait quand on rencontre un arbre », l’arbre est ensuite reconnu par la mère du gamin (moment numineux !) / histoire de l’achat ou non d’un chapeau melon (tout prend de la place dans une yourte), de la robe de princesse pour danser avec un mec un peu brut de pommes. Elle lui demande s’il sait ce que c’est une robe de princesse, il répond « ben ouais, c’est une robe avec une princesse dedans… ». Chantal se regarde dans la glace et dit : « si j’étais un mec, je me draguerais ».

Véronique : montre des cordes avec des nœuds, emmêlées, qui la suivent partout. Chaque nœud est une femme initiatrice, amie. Un lien avec ces femmes. Un autre bout de corde vient de l’île de Macronissos. Véronique découvre dans « Journal de déportation » de Yannis Ritsos » l’existence d’un camp de déportation en Grèce, à Macronissos, bâti en 1947 par les anglais et les grecs sur le même modèle que les camps qu’on venait de vider après la guerre... S’y trouvaient des femmes et des enfants (même ration d’eau pour une femme seule ou avec enfants, eau dans des contenants dégueulasses, beaucoup meurent de soif). On entendait du continent (5km), les cris des détenus torturés. Mais, personne ne semble se souvenir sur le continent, aucun travail de mémoire. Un homme politique a un jour nié qu’il y avait eu des femmes et des enfants, choc pour une ancienne déportée qui le voit à la télé. Véronique est allée sur place avec son compagnon et une amie. Difficulté de trouver un bateau qui accepte de les y conduire (courants forts qui ne permettaient pas aux prisonniers de s’évader). Sur l’île, des serpents, quelques ruches, des ruines du camp d’une cinquantaine de centimètres de haut, les latrines, pareilles à celles d’Auchwitz, le plus en état. Et ce bout de corde qui sentait le mazout… Dans cette île on a retrouvé des poèmes mis dans des bouteilles et enterrés pour ne pas que les matons les trouvent. Lecture d’un texte de Ritsos où il est question d’un fils mort dans un camp, personne ne mange sa part alors que tout le monde meurt de faim : « nous nous aimions » (texte joint).

Voir le film « Comme des lions de pierres aux portes de la nuit » - On peut l’acheter ici : http://olivierzuchuat.net/fr/dvd-vod.php

Annie conseille deux livres : « Une journée avec Denisovitch » de Soljenitsyne

et « L’écriture ou la vie » de Jorge Semprun 

Christine D dit avoir ramené une fleur, séchée, d’Auschwitz. « Quelles fleurs peuvent encore pousser là ? »

Christine D : son compagnon originaire de l’Orégon, là où il y a encore des forêts primaires, où dix arbres peuvent pousser sur une seule souche, où des routes passent à travers les séquoias. Elle nous lit « The giving tree » (l’arbre généreux) de Shel Silverstein (dont la figure déçoit Chantal qui l’imaginait un peu plus… « slave »).

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...

Prochaine soirée filles avec un cerveau (chacune), la 58ème chez Milady à Schaerbeek (adresse sur requête) le vendredi 6 octobre de 19h01 à ... - Chacune bienvenue.

(concept énoncé après un autre compte-rendu, ici)

 

19:56 17/08/2017 | Lien permanent | Tags : girlz |  Facebook

La Voix des Sans Papiers vous convie à...

Vsp Bruxelles (La Voix des Sans Papiers de Bruxelles) vous convie à un espace de réflexion, d'échange avec la projection d'un film documentaire basé sur l'accompagnement de l'association française Droits devant auprès de personnes sans papiers / demandeur.se.s d'asile et la grève de travailleurs sans papiers qui ont été employés par des boîtes d'intérim pour rénover l'Assemblée Nationale, entre autres... (remerciements à la réalisatrice Cyrielle Blaire pour la mise à disposition de son film en milieu concerné et militant).

Un débat suivra la projection. Les intervenant.e.s sont des personnes impliqué.e.s dans les luttes de régularisation, anti-fascistes, féministes.

Et pour accompagner l'esprit fier et le coeur vaillant, une table d'hôte avec des plats préparés par les occupant.e.s de la nouvelle occupation de Vsp Bruxelles sera ouverte à tou.te.s, à prix libre, dès 18h30, que vous ayez assisté à l'après-midi ou pas.

Merci du relais et du soutien à cette activité qui précède aussi une autre activité, soit le vernissage de l'exposition Bienvenue, avec ou sans papiers, (photos de Frédéric Moreau De Bellaing qui suit VSP depuis quelques semaines) qui aura lieu le jeudi 24 encore à l'occupation.

ça vit, ça vrille, ça ouvre...!

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"Projection-débat et table d'hôtes organisées à l'occupation de la Voix des Sans-Papiers de Bruxelles (Vsp Bruxelles) au 269, Avenue d'Auderghem à Etterbeek le dimanche 20 août 2017 dès 16h.

Ces dernières années, de nombreu.x.ses sans-papiers ont lutté pour leurs droits, pour obtenir le statut de réfugié.e, pour être entendu.e.s, ... Cet après-midi sera l'occasion de revenir sur certaines luttes marquantes en Belgique et en France. Après la projection du documentaire, plusieurs militant.e.s régularisé.e.s ou non nous raconteront les luttes qu'iels ont mené.e.s ou mènent encore aujourd'hui.
Un débat et une discussion sur les différentes stratégies de lutte seront ensuite ouverts avec les militant.e.s sans-papiers.

S'ensuivra une table d'hôtes avec des mets préparés par les occupant.e.s de la Voix des Sans Papiers. 

Au programme : 

- Projection du documentaire "Marche Ou Rêve" de Cyrielle Blaire.
(Résumé du film plus bas)

INTERVENTIONS : 

- Marwa Mahbub : sans-papier afghane en 2013, elle a obtenu le statut de réfugiée après des mois de lutte intensive + deux marches de 3 jours (depuis Bruxelles jusque Mons et Bruxelles - Gand) !

- Mamadou Bah : Guinéen, reconnu comme réfugié en Grèce, il a continué à lutter pour les droits des sans-papiers et des régugié.e.s ! Victime d'une attaque violente du parti néo-nazi "Aube Dorée" il a du fuir la Grèce pour la Belgique. Grâce à une belle mobilisation il a obtenu le statut de réfugié en Belgique également.

- Abdelhak : Militant de l'UDEP Bruxelles en 2005, il continue toujours de lutter aux côtés des sans-papiers et réfugié.e.s. Il a crée Collectactif qui continue toujours de grandir.

- Dodou : Militant sans-papier, membre de la Coordination des sans-papiers de Belgique et membre du collectif No Doc.

Le résumé du documentaire : "Les hommes et les femmes qui poussent la porte de l’association Droits devant viennent tous avec le même espoir : obtenir leur régularisation en préfecture. Patiemment, Denise les écoute et reprend le fil de leur histoire. Si les galères sont nombreuses, ici on ne s’apitoie pas, on se bat ! A tous, elle fait le même récit : celui d’une grève menée par des travailleurs sans-papiers quelques mois plus tôt. Une invite à reprendre le flambeau d’un combat commencé par d’autres…"

La table d'hôtes propose à toute personne (venue à la projection-débat ou pas) de partager un repas à partir de 18h30. 
Contribution à prix libre. Plat africain et plat végétarien.

La bière 100 Pap' (dont les recettes vont au soutien des sans papiers) sera disponible à la dégustation et à la vente."

19:31 17/08/2017 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Tags : act-u, agendada |  Facebook

Réseau Kalame : Poste de coordination = > Au revoir Milady, Bonjour Régine

On a beau dire au revoir de manière "saine" et directe, ça fait quand même bizarre, toutes ces années en un lien...

 The Realist has a new site! ---> www.asafhanuka.com.jpg

19:19 17/08/2017 | Lien permanent | Tags : act-u |  Facebook