27
mai

Mer rousse

à Lisbonne, il y a plus ou moins un an, Norma et moi avons pris un peu de frais dans une église suite à une longue marche errante et joyeuse.
Dedans, quelques kitscheries, bondieuseries et du frais, du silence et des femmes-rondes-petites-habillées-de-noir qui priaient ou papotaient entre elles de celles qui ne viennent plus.
Sous une chaire, un moment de protection.
Un Jésus lilliputien et une longue femme océanique aux cheveux de nid.
Ma transposition m'a laissé croire à une force céleste (je suis athée) enrobant l'humanité, cherchant à jouer avec ses joies et ses déceptions. Sans ironie, sans jugement. Sans faute, surtout.
Quelque chose qui nous dit combien nous sommes des riens organisés, des néants juxtaposés et tout autant des végétaux animaux corps humains âmes esprits minéraux en attente de complétude.


Au delà des croyances, l'image nous a fait du bien, à Norma et à moi. Nous avons souri aux grenouilles de bénitier.
Après, nous avons été dévoré quelques pasteis... pour nous remettre de la métaphysique.

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11:24 27/05/2016 | Lien permanent | Tags : humoeurs, textes |  Facebook

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