27
avr

catch littéraire - Lucha Libro - 30 AVRIL

agendada Ce samedi 30 avril, le premier tournoi de catch littéraire aura lieu à Bruxelles : la LUCHA LIBRO.

Au cours de ce tournoi festif, vous verrez s’affronter des écrivains, blogueurs, journaliste, chroniqueuses dans des matchs d'écriture et c'est vous cher public qui déciderez qui remportera cette Lucha Libro.

Catherine Ronvaux : Chroniqueuse sur la rtbf ; Milady Renoir : autrice, conseil littéraire, performeuse ; Baudouin Van Humbeeck : Scénariste, coach, écrivain, éditeur ; Amélie Dewez : auteur, animatrice d'atelier d'écriture, blogueuse ; Nicolas Baras : comédien, journaliste à l'agence Belga, écrivain ; Nicolas Keszei : journaliste à l'Echo, écrivain ; Bill Billobill Bilquin-tintouin : publicitaire, comédien, improvisateur, poète, écrivain ; Marcel sel (écrivain, blogueur, journaliste et chroniqueur);

Samedi 30 avril Le Petit Chapeau Rond Rouge (Etterbeek) 0498 51 35 63

14:04 27/04/2016 | Lien permanent | Tags : agendada, lis tes ratures |  Facebook

Revues Papier Machine, Talweb & Soldes + Lecture soufflée

Jeudi à 18h45 : Lecture soufflerie courte de la bouche-gorge-buste du texte de Milady Renoir(Papier Machine n°1 - Souffle) par Milady Renoir(autrice-performatrice-animatrice d'ateliers d'écritures-lectrice) (Papier Machine n°1 - SOUFFLE).

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Lecture chute de mots dont le début serait Halète halète toi halète moi une partie de mon corps se détache prends ton temps aspire moi mais ne suis pas maison de paille loup où te crois tu haleine de tapir mort ne suffit pas à déporter chacune dent chacune mords mors fort tu cherches aux abois aguets dès l’orée pénétrer mon corps pas frêle pas brêle ne suis pas petite cochonne amour.

mais tout reste à souffler.
 
dans le cadre de:
 
 
Dans la Galerie située au sous-sol de la librairie, trois revues vous invitent à rentrer dans leur page, et toucher du regard des œuvres originales.  TALWEG, Almanach SOLDES, et PAPIER MACHINE optent pour le livre, choisissent la bibliothèque comme territoire de l'art.

— La transrevue TALWEG ne possède aucune contrainte technique ni formelle pérenne. Format, papier, impression, reliure, forment un système architectural propre à chaque numéro. TALWEG est publiée annuellement, éditée par Pétrole Éditions.
Basée à Strasbourg et Paris, la structure conçoit, produit, édite, expose et diffuse des multiples dont la forme et le contenu sont liés, s'apparentant aux « livres d'artistes », en collaborations avec des artistes et chercheurs de tous domaines.
www.petrole-editions.com
www.facebook.com/petroleeditions

— La revue SOLDES navigue dans le chaos de notre ère discount. La meilleure place pour SOLDES c'est l'étagère de vos toilettes. L'almanach paraît une fois l'an quand il est prêt. Derrière une parodie de la grande presse se cache un laboratoire de recherches unique en ses genres : un grand mix entre Sciences Humaines, Arts, BD, Philo, Humour, Littérature et Utopies Réalistes. La revue d'art et d'essais.
L'Interview d'un philosophe de renommée mondiale sera illustrée par un artiste paraplégique talentueux entre une enquête sur le goût des arthropodes et un recueil de poèmes. À lire tranquille.
SOLDES, la revue des ouvriers philosophes et des intellectuels bricoleurs.
http://www.almanach-soldes.net/
http://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=4372&menu

— PAPIER MACHINE est une revue bizarre qui ne souhaite rien de moins que de tutoyer les Dieux et rien de plus qu’un bon fauteuil pour s’auto-lire au calme. Partagé entre ces deux aspirations sinon antinomiques apparemment inconciliables, elle compte bien voguer sur la mer du doute et se laisser porter par les caprices d’un mot unique, deux fois par an.
http://papiermachine.be/
https://www.facebook.com/papiermachine.be


Vernissage le 28 avril de 18h à 21h
Ouverture de l’exposition du 29 avril au 22 mai 2016 aux horaires d’ouverture de la librairie, du mercredi au samedi de 10h30 à 19h.
Librairie Peinture Fraiche - 10 rue du Tabellion
http://www.peinture-fraiche.be/

La librairie Peinture Fraîche est spécialisée en art, architecture, photographie, design et graphisme. En plus des nouveautés, l'équipe cherche à proposer les catalogues des grandes expositions des villes de culture, et le plus possible de revues intelligentes et novatrices.
 

14:01 27/04/2016 | Lien permanent | Tags : act-u, agendada, lis tes ratures |  Facebook

22
avr

vous êtes vieux, je vieillis

Monsieur,  vous marchez doucement, parce que votre corps est doux, calmé par les années. Vous entrez et vous prenez le temps d'arriver sur la chaise, en la levant doucement plutôt que la traîner. Monsieur, je suis assise à quelques centimètres de vous à présent. Nos cafés se vident. Nos mains font les choses qu'elles font. Votre oeil gauche pleure, d'une allergie, d'une maladie, d'une sensibilité, d'une vieillesse. J'ai le nez qui coule, narine gauche. La musique nostalgique ne nous touche ni l'un ni l'autre. Les sons ne sont pas amis ici. Criards feulements et voix hautes. Votre peau est translucide. Je vois vos veines peiner à faire passer le flux. Des marques brunes et des petits sillons. Vous avez gardé votre manteau. Vous avez gardé votre corps. Je sens votre propreté et votre âge à la fois. Vos gestes sont habitués aux petites choses. Votre pardessus noir, votre pantalon à pinces, vos mocassins bruns. Seul votre pull-over permet d'entrevoir la fatigue. Vous me demandez si j'habite près d'ici. Non, je suis d'un peu plus loin que d'ici. Vous aimez dire juste après que c'est votre quartier. Les coins, les pavés, les échoppes, les croisements appartiennent à votre histoire, depuis 76 ans. Des amours, des amitiés, des incivilités, des déceptions, des promesses, des ruptures, des habitudes. Chez vous, en quelque sorte, c'est l'appartement et le quartier, ce fragment de cité et les regards qui vous voient chaque jour peut-être. Vous ne mettez jamais de sucre dans le café, vous aimez le chocolat noir de côte d'or mais ne rechignez pas sur le Dolfin. Vous aimeriez qu'il fasse beau demain car vous recevez un ami et iriez bien en terrasse. Vous avez une vie remplie, je vois la mienne dans vos mots. Elles ne sont pas soeurs, non, elles sont lointaines, peut-être mais votre âge me rend soucieuse. Quand perdrais-je la parole? Quels yeux me feront foi dans 35 ans? Quelle musique suivrais-je dans la rue? Qui comptera mes veines et mes rides? Quel fils-homme sera devenu mon "petit" ogre blond? Vos gestes sont doux, pas lents ou calmes ou tout ça. Le temps est avec vous, à ce moment. Je vais aller m'assoir à un bureau, engager des choses, compter mes heures, avaler un sandwich ou une salade, penser à l'une, aimer l'autre, danser dans mes nerfs, vouloir l'ailleurs, scander une peur, vivre dans ma culotte, dépenser du temps de ma vie à venir.
Je vous salue doucement, mon sourire vous influence. Vous me complimentez. Vous regardez même mes formes ou mon corps ou mon âge ou mon allure. Il n'y a rien d'autre à faire que vous écrire cette impression.

 

11:15 22/04/2016 | Lien permanent |  Facebook

21
avr

pli-s

les interstices sont ces plis ouverts vers l'infini. le geste de plier sa vie impose les coulisses, l'arrière pensée, le double jeu. et le mouvement haut-bas, gauche-droite, avant-après. roues et grilles. chaque pli dans le corps et dans le lit précipite le silence. d'abord, le pli est une coupure, un indice-scission, une rupture. il tue la durée et et sa zone de confort. il tue aussi le rythme imposant lourdeur et destin. le pli est des virages que le corps investit. le pli est nid, source, creux, sexe, désir. qu'il soit involontaire ou déclaré, il fait attendre le corps, il lui demande de cesser ce qu'il faisait (dépérir). des gens tueraient pour un pli, d'autres se tueraient pour leur échapper. c'est aussi une question de feuilletage. d'années en nuits, le corps féconde un rôle, un récit, des faux semblants et toute parole s'encombre de ne plus heurter, de ne plus risquer, de ne plus convaincre. avant ça, c'est encore du trouble. les plis comme passion et fiction. à un moment, les plis s'amoncellent (de toute façon). du plâtre mouillé, de l'aliénation, de l'immuable et de l'ombre. aucun sens d'utilisation, aucune pénétration sans amertume, aucune verticale. c'est ce corps plié mais sans dimension qui meurt. puis la ligne émerge, unique et triste. on signe (après quelques heures déjà) d'un X sur la stèle. et la nature - qui n'est que plis, elle - recouvre tout.

 

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15:22 21/04/2016 | Lien permanent | Tags : humoeurs, textes |  Facebook

18
avr

atta me

touch me, touch me, I wanna feel your body...

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23:53 18/04/2016 | Lien permanent | Tags : luv, humoeurs |  Facebook

ben si

23:31 18/04/2016 | Lien permanent |  Facebook

une femme qui (ne) dort (plus) (hommage à G. Perec)

tu regardes les corps émergeant des trottoirs. tu les vois jaillir en fantômes et en chairs. tu te demandes s'ils jouissent souvent, s'il attendent la mort, s'ils croisent leurs luttes à chaque pas, s'ils investissent l'élan plutôt que la chute. tu mets ton corps en distance pour éviter la collision, pourtant chaque mouvement te fait viol. tu les sens avoir le but, avoir le choix. et toi, tu vacilles entre les lignes. tu traverses une rue, tu sens les regards des automobilistes qui ne te regardent peut-être pas. tu attends les signaux de fumée. tu cherches une bouée, un balise. tu entends une conversation absconse sur des séjours à l'étranger où le monde serait différent. tu acquiesces aux douleurs de tes pieds, de tes reins, de tes côtes. tu percoles les années d'hier. tu te demandes s'il y a quelqu'un qui te prêterait écoute, épaule au milieu des marches. tu te demandes si l'errance est encore possible dans une ville. tu as arpenté cette ville en compagnie de gens plus ou moins aimés. tu énumères les étapes de ta pensée. à voix basse pour le monde. à voix haute pour ta peur. tu avances encore un peu parce que tu as un RDV. tu conçois que ce n'est jamais important. ce que tu vis n'est rien ou moins que possible. tu abats la matière noire à coups de bruxisme. tu attends une surprise, du sol ou du ciel. tu traverses une autre rue sans regarder à droite ni à gauche. tu vois les déchets au pied des arbres. tu vois les déchets à tes pieds. tu sais les restes involontaires des amours. tu sais qu'à aucun moment tu récupèreras ta langue. tu attends que le feu verdisse. tu prends ton rôle de piétonne très au sérieux. tu arpentes. tu arpentes. tu attends qu'un mur te convienne. tu t'arrêtes devant. tu ne lèves plus la tête. c'est un chemin comme un autre. ça, tu le dis au dedans de toi pour consoler ton néant. tu fais demi-tour. tu ignores la nuit tombée sur ta tête. il y a peu de chance pour que tu retrouves tes marques. mais c'est sûrement mieux vu comment les empreintes t'ont fait peur récemment. 

 

12:24 18/04/2016 | Lien permanent |  Facebook

13
avr

darklyricscomewithmilkchocolate

Don't find me where I'm lost.

 

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23:45 13/04/2016 | Lien permanent |  Facebook

la véritable histoire de Maggie The Cat

J'habitais un squat avec 4 cuistots napolitains dans d'anciens bureaux au dessus de la station de métro Stockwell. Je bossais de nuit dans un resto-bar homo de Soho. J'y étais cheffe de rang et assistante sociale bénévole pour abonnés des fins de soirées déplumées. Des clients étaient Kate Moss, Carla Bruni (pré-chirurgie - pré-Sark(ap)ozy), l'égérie mec d'Hugo Boss (Werner Schreier), Etienne Daho, Patrick Juvet et sa maman (elle habitait South Kensington) et quelques autres personnalités "hype" des années 90. Un jour, le plafond du resto s'est effondré suite à une fuite d'eau tsunami des cuisines situées au premier étage. Des clients en descente d'XTC et autre substances (dont les Dandy Warhols cette nuit-là) continuaient à manger de la fusion food et des cocktails crétins en trouvant les trombes d'eau et les pals décalés des ventilateurs en train de vaciller hyper cool. Après l'évacuation et la fermeture par les deux patrons défoncés à la coke, trouvant les firemen so sexy so kinky, je suis rentrée chez moi à l'aube. Chômage technique et gueule de louve. Créatures nyctalopes, rues enflées, jambes et âme lourdes. Je marche de Soho vers le sud. Quand j'arrive devant chez "moi", une vieille voisine vivant entre rue et council flat (HLM) me donne une boîte à chaussures dont des pattes rousses débordent de chaque côté. Dedans, Tiger, mon jeune chat fou et drôle, froid comme un gant sur le bord du lavabo, raide comme un Y. Elle n'a pas trouvé de carton assez grand. Sa gueule écrasée-aplatie mesure le choc. Un camion l'aurait buté la veille, Georgia a vu la scène, a même entendu le crac mais elle n'avait pas les bonnes lunettes et n'a pas pu noter la plaque. Elle avait mis Tiger dans son frigo en m'attendant, pour pas qu'il sente la mort. Belle attention. Aube orange. Poils roux. Rire jaune.
Je prends la boîte à chaussures Marks & Spencer, le petit ruban que Georgia a passé autour de la boîte se défile sans cesse. Je vais l'enterrer à Holland Park, mon repaire sérénité où le garçon doux et coursier fou que j'avais tant aimé donnait des cours de tennis à de vieilles bourgeoises iraniennes imbibées d'ennui, d'or full carats et de Guerlain. 
In the underground, les gens entre City et shopping déjà s'embarrassent peu de mon allure post-apocalyptique, de mon chagrin et de mon chat-roux que l'odeur de mort a fini par engloutir. Il a plu, heureusement, l'humus est plus simple à creuser. J'ai pas de pelle. Je refourgue le bon compagnon à la terre, fabrique un petit fétiche natures & découvertes fait avec des machins trouvés dans le parc. Je dégage la boîte et le ruban dans une poubelle. Lapins, renards, écureuils gris, joggers, gamins en uniformes, vieux classieux. Clichés réparateurs.

Métro dans l'autre sens. Bondé. Je sens le chat roux et sa mort et la nuit vieillie et le besoin de lit. Une envie de lait frais, entier, cueilli du matin. Je passe par le newsagent pour choper une petite brick courte sur pattes, de celle qu'on engorge en deux trouées. Un peu de pain de mie pour tremper l'estomac noué. Breakfast pas at Tiffany's.

Je ne peux pas entrer, une femme colle une affichette sur la porte vitrée remplie de small ads du quartier, de babysitting à ménage, de bricolage à petites ventes pour finir les fins de mois. Les crack men du quartier tiennent déjà le mur. Sourires de manques, yeux blancs, mains sèches (la vaseline sert aux shoots pas aux phalanges craquelées). J'attends.
Sur l'affichette, une photo de chatons, 4 ou 5. Une chatte parturiente sous un flash de photo dans une boîte-lit- couche-coussin d'allaitement. "Kittens to give away. Half mainecoon half tortoiseshell angora for the mother. Unknown dad. Available now." La femme me laisse passer. Je demande si je peux venir chercher un des petits. On y va. En 9 minutes, j'ai un nouveau chat. Calfeutrée entre mes mains. Elle sent le lapin. Enfin, il sent le lapin. La femme m'a donné un mâle. Les femelles étaient réservées. Je le nomme Mowgli. 

Je rentre. Nous rentrons. Les cuistos encore au lit. Restes de Fiesta n' Coke dans le salon. Trous de boulettes dans la moquette. Frigo vide. Rideaux troués. Sauce tomate de la pasta du sol au plafond, sans rire. Envie de tout récurer, ma vie comprise.

Je place Mowgli près de mon lit. Nous dormons de suite. Après quelques jours, la vétérinaire m'apprend que Mowgli est une femelle. Ok, Maggie The Cat alors. En hommage à Maggie Simpson ET Maggie Thatcher - si vous connaiss-i-ez Maggie The Cat, vous savez pourquoi.

Maggie a vécu partout avec moi, avec d'autres, d'un squat dans d'anciens logements des gardiens de prison dont le chef de squat auto-proclamé proprio (faux) surfait sur un 45T de heavy métal qui avait fait les hits en 88 avec son groupe Screamin' Jesus aux cellules minimalistes d'un hangar squatté sur le mont de Brixton habitées par des paumés cachés du genre une chinoise sans papier qui remuait des sacs en plastique toute la nuit et un fou de dieu jamaïcain qui se faisait des pâtes chinoises déshydratées spicy chicken en chantant OH LORD avec un lecteur de K7 autour du cou et un marocain sorti des geôles de Hassan II avec des couilles cuites, en passant par une maison habitée par un travesti aborigène qui venait de perdre sa mère et qui portait amoureusement ses blouses en lycra fleuri en se puffant de poudre blanche (cosmétique cette poudre là) dans sa barbe rugueuse et qui me glissait des fausses déclarations de police m'accusant de tous les torts pour m'éjecter (et me remplacer par mon mec de l'époque qu'il prenait pour un prince libanais).

Maggie les a tous vus, tous connus. Les garçons et les filles de ma vie, les cartons et les sacs de lieu en lieu jusqu'à sa (dernière) demeure, ici, à Bruxelles. 19 ans de baroudage et de petits échecs et de grands câlins. 
Maggie est née le 14 avril 1998. Et c'est pas fini.

Ce soir, elle a reçu son plat préféré et un câlin du président de son fan club, lequel hésite encore entre l'empailler (lui-même) ou l'enterrer dans notre jardin quand elle sera morte.
Finalement, on a décidé qu'après l'anniversaire de 19 ans, elle devenait immortelle.
Gloire à Maggie, prosternons-nous.

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22:10 13/04/2016 | Lien permanent | Tags : act-u, family tree |  Facebook

11
avr

va et vient et va t'en et reviens et va et deviens.

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(.)

 

23:10 11/04/2016 | Lien permanent | Tags : humoeurs, luv |  Facebook