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déc

PdV - Corps Sociaux - Voeux

norma et tervueren.jpgSouvent, j'ai cette conversation avec l'un-e ou l'autre avec vous, avec toi, entre nous, sur l'idée de la protection, de l'intégrité du corps, vis-à-vis de soi et vis-à-vis de l'autre, qu'il soit aimé, amant, amoureux, autre.

Ci-après, un article issu d'un blog que je suis régulièrement. Je le suis d'un point de vue temporalité mais aussi d'opinion. Le filtre de lecture de l'autrice est radical, féministe, politique, social, sociologique. Je sais quoi prendre, quoi saisir et quoi retirer.
 
L'article en deux moments: 
puis
 
En ce qui me concerne, j'élabore, depuis mes débuts de corps pénétré et de corps pénétrant, depuis mes inconvenances amoureuses et physiques, une pensée de libération/liberté.   
Je ne parviens pas toujours à connecter l'idée et le réel, l'intention et la réalité, sachant qu'il faut être deux et deux (au moins) êtres consentants pour servir sa pensée sexuelle, érotique, physique en termes de quotidien, de mise en oeuvre.
 
MAIS, MAIS, 
 
loin de trahir cette pensée, justement, je cherche, à l'orée de mes 40 ans, à vivre la fameuse pleine idée de mon corps, à dessiner les contours de ma silhouette symbolique et de, peut-être un jour, vivre les alternatives au modèle classique du coït vaginal, qu'il soit jouissif, extatique, hygiénique, plus habituellement et à ME protéger (même si je ne me sens pas en danger actuellement mais je l'ai souvent senti l'idée du danger du corps "habituel" de l'autre et des conséquences de la pénétration, que j'ai été "protégée" de latex ou pas, d'ailleurs), à vivre l'idée de moi hors "obligation", hors système, hors évidence.
 
Pour quoi?
 
Pour la joie d'être étrangère aux autres, d'être ailleurs que dans le moule (et la moule... ;-) sûrement mais aussi, surtout, pour éviter d'être la descendante directe de toute une gamme d'aïeules lointaines ou proches d'opprimées, de harpies castratrices, de serviles, d'hôtesses utiles et d'agréables, de femmes aux foyers éteints, de prostituées sociales, de bénévoles du corps social et familial et traditionnel et... et... et... 
 
pig catching.jpgAlors, à la lecture de cet article, d'autres penseuses et activistes, à la rencontre avec des amies, des filles, des copines, mères, machines... avec la relation amoureuse que je vis et aime, je me, je nous souhaite encore d'être sorcière-s (et sorciers). Le mot français sorcière, dérive du latin vulgaire sortiarius, proprement « diseuse de sorts », du latin classique sorssortis, désignant d’abord un procédé de divination, puis destinéesort. C'est donc à ça que j'en viens.
Ce message n'est pas une recette de cuisine interne, un modèle à monter soi-même, peut-être une sorte de récit d'expérience MAIS SURTOUT, il est un souhait, des voeux...
Soyez à vous-mêmes, protégées par vous-même, abritées, soumises à vos volontés, hors contexte, hors système d'habitude et de confort, 
Soyons destinataires de nos destinées (sans déterminisme). 
Soyons conscientes de notre désir, de notre potentialité de jouissance, de notre plaisir, de nos amours.
Debout.
thou shall not.jpg
Trouvons ceux et celles qui appréhendent, qui aiment, qui cherchent, qui se déplacent, qui augmentent nos vies, qui protègent, qui adoucissent, qui titillent, qui tatent, qui osent.
 
En 2015, année des sorcières?
 
 
Emmeline
et/ou
Milady 
dans une humeur beaucoup moins enragée ou dramatique ou grandiloquente ou chieuse que ce mail peut faire penser. 

En bonus: Les fortunes de la viande & Femmes Machines 

18:14 31/12/2014 | Lien permanent | Tags : girlz, humoeurs |  Facebook

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