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jui

au bord d'un temps

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Le solstice a l'éternelle manière d'être un point de repère. Un entre deux appaisant ou aléatoire, mais un interstice diluant l'amont et l'aval.
Là, comme vous le voyez, au sein d'un sanctuaire de mouettes, sur un chemin sans balise, interdit aux inconnus, j'ai marché. Je me suis assise face à la mer, puis remise debout, comme une femme de marin. J'ai trouvé un chant, un espace entre la gorge et le ventre. J'ai murmuré. Rien n'a été entendu par personne. Ou tout le monde. Mon corps a eu peur. Il était question de vents, de falaise, de mon vertige du haut d'une chaise mais pas de cette.
Il y avait le coucher de soleil, des adolescents nus dans un bain d'avant minuit, et des amoureux sur les galets sous des plaids.
J'ai pris mes images intimes. Poussées dedans, elles sont agi. Sur moi, sur ma vision. La peur de tomber est arrivée. Je l'ai laissée passer. Un homme a crié du parapet à une cinquantaine de mètres de là, m'interdisant de. Je n'ai eu aucune envie de sauter, ni de le rassurer. Je me suis échappée des terres. Les mouettes dérangées striaient le ciel au dessus de mon scalp. Je suis descendue par l'herbe quand j'étais montée par le blé barbu et les ronces.
Ecrire le sauvage, l'intime, la densité n'est pas anodin; ça dit de soi de la manière la plus simple et la plus vulgaire. Sans le filtre du faire beau, ce sont des mots peu valides.
Je place ce contenu là pour ne pas l'oublier, surtout. Je me suis aimée au bord de ce temps.

23:43 30/06/2014 | Lien permanent | Tags : humoeurs, ego trip-e |  Facebook

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