2
jan

dédicaresse à une fille et un garçon qui rendent le nid doux, si, si.

2013 dec 030.JPG

2013 dec 031.JPG

Empreinte de la marche où comment reconnaître ses pas à un endroit qu'on ne connait pas.
Simplement passer là et dire, tiens, lieu, je te reconnais. L'image préconçue, le fantasme de s'y trouver bien, l'esthétique de la poésie de l'espace, l'intention de l'horizon qui se glisse entre les lignes du pas qu'on vient de planter, là. Et puis ce qu'on arrache à ce lieu. Son image, sa précision (qu'on détériora ensuite à coups de subjectivité émotive), les sens qu'il a éveillés, et le temps qu'on a pris quand on y était, en plein dedans, dedans ce lieu, aussi ouverte ou vaste soit-il.
Tous ces instants qu'on passe à regarder ce qui vient devant et à confondre avec ce qui vient de se passer, de nous passer dans le corps.
Bref, il y a des lieux qui ont cet effet là, de nous mettre exactement où l'on est, de nous appeler à nous rappeler ce qu'on est et de nous inviter à être encore plus ce qu'on aimerait être.
Et il y a des gens comme ces lieux, j'en ai deux qui partagent mon antre et mon creux, je les remercie ici.

23:23 02/01/2014 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

Les commentaires sont fermés.