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déc

Nos cheveux blanchiront avec nos yeux - Lu en novembre

 

IMG_8403.JPG (vue en novembre)

Un monologue intérieur en deux temps.
Le premier part d’un départ, le protagoniste narrateur quitte quelque chose et quelqu’un pour aller voir ailleurs s’il s’y trouve.
Il rencontre des compères, des antagonistes, des compagnons (dont un oiseau chétif qu’il adopte en petite conscience, petite voix, tel Jiminy Cricket). Il trouve bientôt un but qui l’emmène vers un sud propice à la liberté, croit-il… Comble de l’histoire : migrer comme un oiseau avec un oiseau qui n’a pas besoin de migrer, lui.

 

Le second temps revient du départ, après une ellipse indéfinie. Le protagoniste narrateur crée, avec le quelqu’un qu’il avait quitté, un nid. Il en fait alors le tour, en dessine les contours, cherche aussi les limites intérieures de l’homme qui devient/est devenu.

 

Ce livre possède une écriture d’images, de rythmes fragmentés, comme dans la pensée avant qu’elle ne devienne analyse. Le lecteur regarde le monde du narrateur en se laissant imprégner, porter. L’auteur use sans abus de descriptions, factuelles ou lyriques. Sa réalité est simple, son regard est critique. Un itinéraire d’homme en vie, très doux à lire et à voir, donc.

 

de Thomas Vinau (http://etc-iste.blogspot.be/)  @ Alma Editions (2011)

 

l’entendre sur ici et voir/écouter des voix « le » lire :

 

 

 

16:50 13/12/2013 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |  Facebook

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