26
sep

liquides ou solides

McAdams, Found bird, 1952.jpg

 

Heure finale, interruption involontaire de grandeur, ici la nuit, c'est comme fini,
intervalles entre deux néants, attentions bernées, rien ne sert de mourir, il faut … au point.

Du gravier comme s’il en pleuvait sous leurs pieds ;
ils avancent le long des voitures et cherchent le souvenir qui dira le mieux ce qu’ils ne savent pas vraiment.
l’un d’entre eux,
l’autre est devant eux dans le temps,
derrière eux dans l’espace.

C’est pas d’chance.

Chaque brindille, chaque écharde, chaque nœud de bois évoque le parcours, la distance, le long chemin, - pas de calcul en nombre d’années -, et là, y a de quoi compter une nuit entière.

Personne s’attendait à.

Il y a les fleurs, en vrai ou en toc, des couleurs vivantes, elles, et des pierres marquées de tas de mots dérisoires, presque insensés.

Quand même…

De l’eau, du ciel, des commissures, des cils, des gorges, des pare-brises, des rosées. Et pourtant, beaucoup de sécheresse tout autour.

Merde quoi.

Le chuchotement est loi, le souffle est un art. Chacun cherche à comprendre pour le célébré mais surtout chacun compte les probabilités…

Si jamais.

Terres arables, jachères cardiaques, il est temps de rentrer dans ce qu’il reste à faire et à vivre.
Bientôt, on se reverra, on ne sait pas encore si baptême ou couronnement mais à coup sûr, le monde est si petit que ce sera surement encore là, comme ça.

Enfin.

21:46 26/09/2013 | Lien permanent | Tags : textes |  Facebook

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