29
aoû

TAP on WATERWHEELS - Pascale Barret / Suzon Fuks with Milady Renoir's texts

Une eau / des eaux : un monstre, une question. IMG_0183.jpg

à l'abordage de la question de l'eau, Suzon Fuks propose depuis un an des ouvertures (des robinets) sur la question de l'eau. Des artistes, des scientifiques, des chercheurs, des gens questionnent, trouvent, vagabondent et dénoncent.

Pascale Barret et Suzon Fuks m'ont commandé un texte qui évoquerait la question du monstre marin.

La performance élaborant nos visions a été faite en ligne le 22 août. Une version enregistrée du livre est visible pour quelques temps (mais pas toujours) sur le lien suivant: http://activelayers.net/movies/WW/less-than-6feet.mov

Des extraits du texte écrit s'y trouvent en diapositives.
Des extraits du texte écrit se collent ci-dessous.

" Suite à cette découverte singulière (hallucinée ou hallucinante), des enquêteurs, des chasseurs, des scientifiques parcourent le monde des hommes, des livres et des pensées afin de cerner, d’approcher au moins, les hypothèses les moins fébriles quant à l’existence et l’importance de cette créature. Plusieurs hypothèses s’élaborent, se frottent, s’additionnent, s’annihilent. Emergent de nombreuses observations, lesquelles rappellent inlassablement nos ritournelles écrites à propos de monstres, qu’ils soient connus, reconnus, pressentis, anéantis.
Mais qui sont ces monstres qui soufflent sur nos terres et dans nos mers ?


Qu’est ce que c’est ? Un rocher souterrain formant une ombre sous l’onde ?

« C’est comme un être composite. Du genre de ceux dont on a lu les récits à l’école : les Faunes, les Centaures, les Griffons, les Chimères, les Sirènes, les Sphinges… je crois qu’on se rapproche des origines d’un monde, lequel a bien trop besoin de mystère. Vous savez, on ne croit plus en Dieu, on ne croit plus aux esprits, il faut bien qu’on se raccroche… On ne peut plus s’étonner du succès d’Harry Potter, par exemple. Il y en a qui retrouvent la trace de Jésus dans un morceau de fromage fondu ou l’icône de la Vierge Marie dans une tranche de pain grillée. On s’accommode du plus piètre mystère que l’on peut trouver de nos jours. En tout cas, moi, je n’ai pas l’impression qu’on doive craindre quoi que ce soit, à part l’interprétation utilisée à mauvais escient de gourous en mal de reconnaissance ou d’abus de pouvoirs de scientifiques trop proches des Etats. J’aurais en tout cas été bien content de tomber face à lui, ou à elle, moi »
- Anonyme interviewé dans un dossier d’enquête du New York Post du 16.07.1952
"

(...)

Qu’est ce que c’est ? Un tourbillon des fonds marins repris à l’unisson par les strates et les airs ?

« Et si ce monstre gardait un bien précieux, un trésor cosmique ou radicalement concret, typiquement vulgaire, de l’ordre monétaire ou foncier. S’il gardait mieux que l’épave du Titanic, mieux que les joyaux d’une Monarchie décatie, mieux que les dernières gouttes d’eau. Au pire, une énigme, une confidence ; au mieux une clé, une résolution. Si cette créature était une merveille, un prodige et qu’elle détenait un savoir réservé à quelques initiés. Sait-elle ce que sont devenus les gènes sans dérégulation endocrinienne des générations passées ? Connait-elle l’emplacement des graines des derniers arbres peut-être rescapés de nos atomisations ? Permettrait-elle à notre espèce de recouvrer l’usage de la reproduction « naturelle » ? Nous devrions nous pencher sur sa raison d’être plutôt que de persévérer dans nos schémas d’extermination. Si ses défauts nous renvoyaient la lumière, le reflet d’un nous plus abominables qu’elle. Et si, de notre rencontre, de notre confrontation à elle, nous tirions un enseignement, nous déduisions une transformation, une métamorphose jusqu’en nous en dégager plus grands, au sens de la puissance de l’agir, du changer. Etre autre ne serait pas une forme de célébration alors que nous n’avons cessé de vouloir être meilleur, ce qui nous a valu plus de déconvenues que la mort elle-même ? »

- déclaration de Milady Renoir, écrivaine métaphysico-papéticienne, pas encore morte, devant le parterre intergalactique de l’UNESCOP le 13 février 2146.

(...)

Qu’est ce que c’est ? Une absence de forme fécondée entre ciel et mer ?

« Cyclope ou Sphinge, Monstre des Eaux, pars. Quitte les sols des fonds
Prends ton être aux mille sourcils, au souffle profond et à l’envie démente
Fuis l’écho puissant, Océanide Perverse, Epouvantail à humains, Sein malade et noir
Dévastatrice néphélocentaure ou stupide Anémodrome
Retrousse tes pas et ta fureur, coupe les ailes de ton envergure,
n’offense plus ni la Voie Lactée ni le Sillon Central,
Furie enflée et frondeuse, tes senteurs de mort, charme le néant
fuis, pars, quitte, retire-toi, rebrousse chemins et halètements,
Nous, semblables à ce qui est nécessaire, n’acceptons pas ta venue.
 »     

– Intervention à échelle cosmique d’Ala Roza, Chaman déchue# de la Tribu des Nénètses suite à l’angoisse mondiale d’une invasion d’anguilles géantes en 1964.

Faut-il craindre ? Faut-il ameuter ? Faut-il combattre ? Faut-il geindre ? Faut-il assouvir ? Mauvais présage ou bonne fortune, qui saura lire ? Le futur, seul, dénoncera ou énoncera ce qu’il reste de secret dans l’horizon et le sous-terrain. Autrement dit, qui vivra verra."

14:03 29/08/2012 | Lien permanent | Tags : act-u, arts, lis tes ratures |  Facebook

27
aoû

merci.

AGIR, JE VIENS 

IMG_2122.JPG

 

Poussant la porte en toi, je suis entré
Agir, je viens
Je suis là
Je te soutiens
Tu n'es plus à l'abandon
Tu n'es plus en difficulté
Ficelles déliées, tes difficultés tombent
Le cauchemar d'où tu revins hagarde n'est plus
Je t'épaule
Tu poses avec moi
Le pied sur le premier degré de l'escalier sans fin
Qui te porte
Qui te monte
Qui t'accomplit
Je t'apaise
Je fais des nappes de paix en toi
Je fais du bien à l'enfant de ton rêve
Afflux
Afflux en palmes sur le cercle des images de l'apeurée
Afflux sur les neiges de sa pâleur
Afflux sur son âtre.... et le feu s'y ranime
AGIR, JE VIENS
Tes pensées d'élan sont soutenues
Tes pensées d'échec sont affaiblies
J'ai ma force dans ton corps, insinuée
...et ton visage, perdant ses rides, est rafraîchi
La maladie ne trouve plus son trajet en toi
La fièvre t'abandonne
La paix des voûtes
La paix des prairies refleurissantes
La paix rentre en toi
Au nom du nombre le plus élevé, je t'aide
Comme une fumerolle
S'envole tout le pesant de dessus tes épaules accablées
Les têtes méchantes d'autour de toi
Observatrices vipérines des misères des faibles
Ne te voient plus
Ne sont plus
Equipage de renfort
En mystère et en ligne profonde
Comme un sillage sous-marin
Comme un chant grave
Je viens
Ce chant te prend
Ce chant te soulève
Ce chant est animé de beaucoup de ruisseaux
Ce chant est nourri par un Niagara calmé
Ce chant est tout entier pour toi
Plus de tenailles
Plus d'ombres noires
Plus de craintes
Il n'y en a plus trace
Il n'y a plus à en avoir
Où était peine, est ouate
Où était éparpillement, est soudure
Où était infection, est sang nouveau
Où étaient les verrous est l'océan ouvert
L'océan porteur et la plénitude de toi
Intacte, comme un œuf d'ivoire.
J'ai lavé le visage de ton avenir.

Henri MICHAUX, "Poésie pour pouvoir", in Face aux verrous, éd. Gallimard, 1967.

14:26 27/08/2012 | Lien permanent |  Facebook

22
aoû

NowNess - Icarus rises (again)

Envie de passer des étapes?

14:23 22/08/2012 | Lien permanent | Tags : place net |  Facebook

Performance by & with Suzon Fuks & Pascale Barret, with a text (in french) by Milady Renoir.

 

Tap Dock | Less than 6 feet... Robertleserrecseatadpole.jpg

LESS THAN 6 FEET...  #performance 3 #to join here: http://water-wheel.net/taps/dock/229

by & with Suzon Fuks & Pascale Barret,
with a text (in french) by Milady Renoir.

"December 12, 1964, French photographer Robert Serrec was vacationing in Queensland, Australia. He was out off the coast in small row boats with his family and friends. They were in less than 6 feet of water when they noticed a giant snake like creature laying on the oceanbottom. They describe it as a grayish tadpole like creature with a snake like head, approximately 75-80 feet long. There appeared to be a large wound on the creatures back.
They took pictures of the creature before it became bothered and swam off. see above pic see above pic see above pic see above pic see above pic see above pic..."

"Faut-il craindre ? Faut-il ameuter ? Faut-il combattre ? Faut-il geindre ? Faut-il assouvir ? Mauvais présage ou bonne fortune, qui saura lire ? Le futur, seul, dénoncera ou énoncera ce qu’il reste de secret dans l’horizon et le sous-terrain. Autrement dit, qui vivra verra." Milady Renoir

/// project Chronology ///

SCYLLA #performance 1
by & with Karen Guillorel & Pascale Barret.
SHOW ME THE BODY #performance 2
by & with Emmanuelle Gibello & Pascale Barret.

Welcome on our Open Call:
http://blog.water-wheel.net/2011/12/watercheers-h2otz-cal...

Schedules

6:00pm - 7:34pm 22nd Aug, 2012

 

12:00pm - 2:00pm 21st Aug, 2012

et aussi: http://www.wikiocean.org/2012/05/ou-sont-donc-passes-les-monstres-marins/

14:10 22/08/2012 | Lien permanent | Tags : act-u, arts |  Facebook