24
fév

I Believe (JG Ballard, 1984)

dancing shadows.gif I believe in the power of the imagination to remake the world, to release the truth within us, to hold back the night, to transcend death, to charm motorways, to ingratiate ourselves with birds, to enlist the confidences of madmen.

 

I believe in my own obsessions, in the beauty of the car crash, in the peace of the submerged forest, in the excitements of the deserted holiday beach, in the elegance of automobile graveyards, in the mystery of multi-storey car parks, in the poetry of abandoned hotels.

 

I believe in the forgotten runways of Wake Island, pointing towards the Pacifics of our imaginations.

 

I believe in the mysterious beauty of Margaret Thatcher, in the arch of her nostrils and the sheen on her lower lip; in the melancholy of wounded Argentine conscripts; in the haunted smiles of filling station personnel; in my dream of Margaret Thatcher caressed by that young Argentine soldier in a forgotten motel watched by a tubercular filling station attendant.

 

I believe in the beauty of all women, in the treachery of their imaginations, so close to my heart; in the junction of their disenchanted bodies with the enchanted chromium rails of supermarket counters; in their warm tolerance of my perversions.

 

I believe in the death of tomorrow, in the exhaustion of time, in our search for a new time within the smiles of auto-route waitresses and the tired eyes of air-traffic controllers at out-of-season airports.

 

I believe in the genital organs of great men and women, in the body postures of Ronald Reagan, Margaret Thatcher and Princess Di, in the sweet odors emanating from their lips as they regard the cameras of the entire world.

 

I believe in madness, in the truth of the inexplicable, in the common sense of stones, in the lunacy of flowers, in the disease stored up for the human race by the Apollo astronauts.

 

I believe in nothing.

 

I believe in Max Ernst, Delvaux, Dali, Titian, Goya, Leonardo, Vermeer, Chirico, Magritte, Redon, Duerer, Tanguy, the Facteur Cheval, the Watts Towers, Boecklin, Francis Bacon, and all the invisible artists within the psychiatric institutions of the planet.

 

I believe in the impossibility of existence, in the humor of mountains, in the absurdity of electromagnetism, in the farce of geometry, in the cruelty of arithmetic, in the murderous intent of logic.

 

I believe in adolescent women, in their corruption by their own leg stances, in the purity of their disheveled bodies, in the traces of their pudenda left in the bathrooms of shabby motels.

 

I believe in flight, in the beauty of the wing, and in the beauty of everything that has ever flown, in the stone thrown by a small child that carries with it the wisdom of statesmen and midwives.

 

I believe in the gentleness of the surgeon’s knife, in the limitless geometry of the cinema screen, in the hidden universe within supermarkets, in the loneliness of the sun, in the garrulousness of planets, in the repetitiveness or ourselves, in the inexistence of the universe and the boredom of the atom.

 

I believe in the light cast by video-recorders in department store windows, in the messianic insights of the radiator grilles of showroom automobiles, in the elegance of the oil stains on the engine nacelles of 747s parked on airport tarmacs.

 

I believe in the non-existence of the past, in the death of the future, and the infinite possibilities of the present.

 

I believe in the derangement of the senses: in Rimbaud, William Burroughs, Huysmans, Genet, Celine, Swift, Defoe, Carroll, Coleridge, Kafka.

 

I believe in the designers of the Pyramids, the Empire State Building, the Berlin Fuehrerbunker, the Wake Island runways.

 

I believe in the body odors of Princess Di.

 

I believe in the next five minutes.

 

I believe in the history of my feet.

 

I believe in migraines, the boredom of afternoons, the fear of calendars, the treachery of clocks.

 

I believe in anxiety, psychosis and despair.

 

I believe in the perversions, in the infatuations with trees, princesses, prime ministers, derelict filling stations (more beautiful than the Taj Mahal), clouds and birds.

 

I believe in the death of the emotions and the triumph of the imagination.

 

I believe in Tokyo, Benidorm, La Grande Motte, Wake Island, Eniwetok, Dealey Plaza.

 

I believe in alcoholism, venereal disease, fever and exhaustion. I believe in pain. I believe in despair. I believe in all children.

 

I believe in maps, diagrams, codes, chess-games, puzzles, airline timetables, airport indicator signs. I believe all excuses.

 

I believe all reasons.

 

I believe all hallucinations.

 

I believe all anger.

 

I believe all mythologies, memories, lies, fantasies, evasions.

 

I believe in the mystery and melancholy of a hand, in the kindness of trees, in the wisdom of light.

 

JG Ballard

01:45 24/02/2012 | Lien permanent | Tags : humoeurs, lis tes ratures |  Facebook

21
fév

Mon autre oeil a vu double.

Je me suis tumblerisée... finalement.
Succombée au charme de l'ascétisme et du fond blanc assumé, je deviens.
Les photos de mon oeil droit, reliées aux battements de mon coeur gauche, s'enchassent avec les citations qui donnent à mes deux hémisphères (pas mon 105D mais bien l'hypothémuse... non, l'hypothalamus) un semblant d'unité.

Juste à côté d'ici.

10:48 21/02/2012 | Lien permanent | Tags : act-u, arts, place net |  Facebook

Femme qui parle avec les genoux - ...

As_time_passes_by_____by_D_Me.jpgJe connais des mots. Je sais que parler est signe de vie. Lalala-lallation, articulations, déferlement, siphons, alcools, grosse, rosse, os… Je dis les mots qui me font, les mots que je suis, exemples: j’ai-quarante-et-un-ans-si-si-on-dirait-plus-mais, j’ai soif, j’ai froid, j’ai pas faim, je voudrais, non, oui, putain de bordel, il y a des mots disparus, des mots que je sais prononcer mais que je dis plus, ils sont plus nombreux que ceux que je dis encore, je compte pas mais je sens leur manque, leur absence bien là, y a plus moyen de les récupérer, plus je m’accroche à ceux qui restent, plus les autres effacent leurs pas dans ma neige, j’ai plein d’place dans ma tête, pour les vapeurs, la pollution, les salauds et pour de l’amour bien sûr, ce n’est pas que ces mots qui me quittent deviennent flous, ils sont juste morts, enterrés sous les pierres, parfois l’accident, du jour au lendemain, ou c’est à force de les prononcer, de les balbutier, de leur manquer, que je ne sais plus les reconnaître, comme quand on a la jambe morte, pas les fourmis, d’la vraie mort, j’ai connu des longs, des forts et des étrangers, des mots comme les attouchements, comme les murmures ou comme des rugosités, là, à force de traîner par terre avec tout ce corps qui tient plus que couché, mon dictionnaire fond, les mots persiflent en dehors de ma bouche, ils s’cassent comme du cristal, trahissent, quand il m’en sort un, j’suis saisie, je le crie, je le bave, les gens m’entendent mal, m’écoutent pas, prennent peur ou alors j’ai rien dit, je l’ai senti monter mais il a freiné, palais fermé, je gobe un moucheron, j’laisse le vent m’fuir. Je me retiens ici, du midi au minuit, monticule serré sur trois carrés de ma chambre à nerf conditionné. Fermez les portes! Aux heures de pointe, c’est Waterloo (dép.05:19 arr. 05:37 – voie 11),  un vivier de crabes aux pinces dehors, ils marchent droit, frottent leurs chaussures sur mon tapis dur, laissent des traces que Berta lèchera. Quand vous passez, passez, balancez le sel par d’ssus votre épaule, ça réduira votre mauvais sort. J’mendie pas, j’observe. Gavée d’allers, regavée de retours, j’suis dans mon train train, bien calée, le mur froid dans le dos. Élevée au sol, veillée au grain, grosse, folle (mais j’ai mes papiers).

Là pour...

10:40 21/02/2012 | Lien permanent | Tags : textes |  Facebook

"Bruxelles midi". Recueil. OnLit - Edition numérique.

lis tes raturesJe suis ravie de participer à l'aventure de OnLit, site publiant des textes inédits... et qui ce soir, devient officiellement la première maison d'éditions numériques belge.
Un de mes textes se niche au sein du recueil "Bruxelles Midi", lequel est lisible en primeur, ici.

Il vous suffit de choisir le format de fichier adapté. (Besoin d'info?)
 
N'hésitez pas à diffuser ce recueil gratuit autour de vous ! (En privilégiant l'envoi du lien plutôt que d'envoyer simplement le fichier en pièce jointe)
 
La soirée de lancement se passe ce soir, en dessous de mon bureau, dans la librairie Passa Porta. Y aura du monde... tentez de pousser les murs si vous venez.

10:37 21/02/2012 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |  Facebook

19
fév

Laurent Pigeolet, pianiste et compositeur fait/dit/joue ça

Visions tibétaines, pour piano solo (2008-2010)
(pour écouter les compositions et voir l'article au propre, cliquez doigt.)

 

Encore en cours de composition, les "Visions tibétaines" compteront cinq pièces. Actuellement, trois visions sont terminées: "Souffles", "Le Chant du cerf-volant", et "Before, during and after death experience". Mes "Visions tibétaines" sont dédiées à Denis Pousseur.

 

 

 

 

"Souffles" (méditation sur les souffles et la circulation des énergies) est inspiré de ce que les tibétains appellent "Chiné" ("shamata" en sanskrit): la pacification mentale. Cette technique de méditation consiste dans un premier temps à se concentrer sur sa propre respiration. La pratique quotidienne de chiné permet de dissiper les pensées qui polluent l'esprit, de rendre celui-ci serein, vif, malléable et disponible. Ensuite, "Laktong" ("vipassana" en sanskrit), la vision profonde, peut être abordée. Cette seconde attitude est celle qui consiste à contempler, analyser son propre esprit ("sem" (tib.), à connaître son fonctionnement. Pacification mentale et vision profonde sont deux faces d'une même pièce. Dans son état primordial, la nature de l'esprit est une avec toute chose, indifférenciée, personnelle et impersonnelle, impermanente, pure vacuité. La nature essentielle de l'esprit est appelée "rigpa" (tib.). On la comparable souvent à un océan sans vagues, un ciel sans nuages. Au niveau musical, j'ai transposé cette idée de souffle par un phrasé qui rappelle un rythme de va-et-vient plus ou moins régulier. La densité et la vitesse des notes correspond à la fluidité plus ou moins grande des respirations sucessives.

 

 

Le "Chant du cerf-volant" (méditation sur l'impermanence) est tout empreint de calme et sérénité, mais ponctué ça et là de fulgurantes apparitions, de brefs jaillissements de lumière.

 

Toute chose est amenée à changer, se transformer, puis disparaître un jour. En cela consiste l'impermanence. L’évolution de chacun des éléments de cette pièce suit un cheminement analogue: apparition, dissolution, transformation, réapparition, disparition...

 

J'ai créé dans cette pièce une analogie aux sonorités produites par une corde de cerf-volant au gré du vent, aux vibrations riches en harmoniques perpétuellement changeantes, à l'instar des chants des moines tibétains. Cette approche du son nous incite à prêter l’oreille surtout aux résonances des cordes du piano, aux harmonies et sous-harmonies, aux transformations de timbres, aux échos, à l’espace, à la vie interne de la matière sonore. Cette œuvre nous invite à lâcher prise, à rompre (métaphoriquement) avec ce dernier fil qui nous raccroche aux choses. Jean-Pierre Delens fut le premier à jouer en concert le "Chant du cerf-volant".

 

 

 

 

 

 

 

 "Before, during and after death experience" fait référence aux RMI ou NDE (near death expériences), ainsi qu'au Bardo Thödol (Le livre Tibétain des morts). Ce document attribué à Padmasambhava (IX s), considéré comme le second Bouddha par les tibétains, relate avec précision les différentes étapes que le défunt rencontre après avoir rendu son dernier souffle. La lecture de ce livre à l'oreille de la personne décédée peut lui permettre d'atteindre la libération. Ce texte a déjà été plusieurs fois mis en musique, notamment par Pierre Henry, dans sa magnifique oeuvre électroacoustique "Le voyage".
La version que je propose suit assez précisément le parcours suivi par le défunt, il en est la métaphore sonore. Chaque tableau se distingue des autres par son atmosphère, sa texture. Le plus souvent les uns s'enchaînent dans les autres.

Successivement:

- Le trépas.
- Dissolution des sens: en relation aux éléments: terre-eau-feu-vent-espace.
- Les gouttes subtiles se rejoignent au niveau du chakra du coeur.
- Lumière lunaire-luminance.
- Lumière solaire-radiance.
- Lumière obscure-imminence, vision rétrospective de la vie menée.
- Réalité ultime de la nature de l'esprit, non-dualité, connexion et résonance avec l'univers     entier, lumière infinie,   myriades d'entités de vie, ubiquité.
- Confrontation avec le karma: visions de divinité paisibles, divinités féroces.
- Toutes les étapes en sens inverse jusqu'à la renaissance.

 

07:42 19/02/2012 | Lien permanent | Tags : muse-hic |  Facebook

afin de...

calmer les fulgurances, les incendies délétères, les invraisemblables vilences faites à voir, quelque chose de l'ordre d'un ailleurs prometteur (ils le sont tous)... à bas l'ardeur comme un poison.

ECOUTE le chant.

Le Voyage (50:21)
  Pierre Henry Souffle 1 7:12  
  Pierre Henry Après La Mort 1 (Fluide Et Mobilité D'Un Larsen) 9:48  
  Pierre Henry Après La Mort 2 (Mouvement En 6 Parties) 7:38  
  Pierre Henry Divinités Paisibles 9:26  
  Pierre Henry Divinités Irritées 3:44  
  Pierre Henry Le Couple 6:56  
  Pierre Henry Souffle 2

waves.jpg

07:36 19/02/2012 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

14
fév

Demomaniac

06-Iela-Mari--The-World-Through-a-Lens-2_900.jpgThe history of the universe…is the handwriting produced by a minor god in order to communicate with a Demon.

Borges (always+all ways)

 

(art by Iela-Mari-The-World-Through-a-Lens

19:34 14/02/2012 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |  Facebook

Besoin d'un astre...

20 janvier au 18 février

 

 

Verseau

 

 

Le signe du Verseau Trigone à Saturne en Balance

 

 

Futuriste ET réaliste.

 

 

Habituée à vous projeter dans l'avenir, à effectuer des sauts dans le temps, vous visez parfois les étoiles ! Du coup, il vous arrive de tomber de haut. 

Durant ce cycle, vous ferez davantage attention où vous posez les pieds. Un petit pas à la fois, c'est plus prudent. L'heure est au réalisme, une notion un peu abstraite pour vous.

 

Mais bon, l'expérience vaut la peine d'être tentée. Et vous y prenez goût. Vous qui aimez les défis et la nouveauté, finalement il y a de quoi s'amuser sur terre.

 

La roue tourne.

 

 

Le Verseau, habitué à beaucoup s'investir auprès de ses amis va faire une sélection dans ses contacts.

 

 

 

Vous ne calculez rien mais ce n'est pas le cas de tout le monde ! Qui est digne de votre sincérité ? Vous affinez vos critères. À partir de maintenant, vous recherchez une vraie complicité, une alliance intéressante.

 

Sur le plan du travail, belles perspectives créatives et professionnelles.

 

 

 

Carré avec Jupiter en Taureau

 

 

Le Verseau et le monde matériel : ça bloque !

 

 

Parler d'argent, payer les factures, gérer, économiser. c'est une épreuve pour un Verseau. Heureusement, vous jouissez actuellement de beaucoup de bon sens.

 

 

Attachement et détachement.

 

 

Vous qui aimez la liberté par-dessus tout, il vous arrive d'être sentimental et de vous attacher.

 

Il est temps de prendre la tangente au lieu de rester calé.

 

Encombrée par trop de possessions ?

 

 

Vous vous lestez. Vous voici de nouveau attirée par des espaces peu encombrés.

 

 

Vous avez vos petites habitudes, comme tout le monde. Justement, vous détestez ressembler aux autres.

 

Ce train-train vous énerve. Vous décidez de changer votre quotidien, du tout au tout. Pas facile au début ! Mais le jeu vaut le détour.

 

 

  

 

Uranus en Bélier

 

 

Cette configuration vous rendra encore plus impatiente que d'habitude.

 

Démarrer sur les chapeaux de roue, gagner du temps, vous lancer dans la bataille, rivaliser d'audace vous amuse.

 

 

Prendre des risques ? Vous adorez.

 

 

Mais aller jusqu'au bout, rester patient, concret et diplomate, ça va être dur !

 

 

Voir à long terme ? Cela vous ennuie. Et pourtant il est temps d'y songer.

 

(http://www.expression-cea.be/Astrologie/Previsions_12_signes_en_2012.htm me l'a envoyé, hein! pas ma faute).

09:55 14/02/2012 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

13
fév

mais qui sont ces écrivains qui se disent sur nos têtes...

 

  • Ernest Hemingway:  Write drunk, edit sober.
  • Hunter S. Thompson:  The only thing to be said this time about Fear & Loathing is that it was fun to write and that’s fair, for me at least because I’ve always considered writing the most hateful kind of work. 
  • Elmore Leonard:  I try to leave out the parts that people skip.
  • Isaac Asimov:  If my doctor told me I had only six minutes to live, I wouldn’t brood.  I’d type a little faster.
  • Moliere:  A writer is congenitally unable to tell the truth and that is why we call what he writes fiction. 
  • William Faulkner:  Writing is like prostitution. First you do it for love, and then for a few close friends, and then for money.
  • Robert Frost:  Poets need not go to Niagara to write about the force of falling water.
  • Flannery O’Connor:  Everywhere I go I’m asked if I think the university stifles writers. My opinion is that they don’t stifle enough of them.
  • Robert Benchley:  It took me fifteen years to discover that I had no talent for writing, but I couldn’t give it up because by that time I was too famous.
  • George Orwell:  In certain kinds of writing, particularly in art criticism and literary criticism, it is normal to come across long passages which are almost completely lacking in meaning.
  • Steven Wright:  I’m writing an unauthorized autobiography. 
  • William S. Burroughs:  In my writing I am acting as a map maker, an explorer of psychic areas, a cosmonaut of inner space, and I see no point in exploring areas that have already been thoroughly surveyed.
  • Gustave Flaubert:  The art of writing is the art of discovering what you believe.

books on floor.jpg

20:07 13/02/2012 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |  Facebook

Andrei, somehow...

Tarkovski 16th birthday receives a cat.jpg (Tarkovski on his 16th birthday receives a cat)

The beautiful is hidden from the eyes of those who are not searching for the truth, for whom it is contra-indicated. But the profound lack of spirituality of those people who see art and condemn it, the fact that they are neither willing or ready to consider the meaning and aim of their existence in any higher sense, is often masked by the vulgarly simplistic cry, ‘I don’t like it!’ ‘It’s boring!’ It is not a point that one can argue; but it is like the utterance of a man born blind who is being told about a rainbow. He simply remains deaf to the pain undergone by the artist in order to share with others the truth he has reached. 

Andrei Tarkovsky.

20:02 13/02/2012 | Lien permanent | Tags : arts |  Facebook