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oct

Portraits idiots.

Je suis en possession de 5 DVD du documentaire réalisé par Marie Doria autour de ce projet:

http://www.cie-robinson.com/portrait_idiot_video.htm

Il est en vente au prix de 15 euros + frais de port. Me contacter sur miladyrenoir@yahoo.co.uk en cas de commande. Renseignements

PORTRAITS IDIOTS PDF

A lire : Portraits Idiots au Festival Le Temps d'Aimer de Biarritz, septembre 2010."

Création en 2010.

  • Chorégraphie : Richard Cayre, Claude Magne
  • Musique : Guy Raynaud
  • Arts plastiques : Jean-Charles Dotigny
  • Assistante : Anne-Laure Lamarque
  • Tournage du film : Marie Doria
  • Tous les membres sont supposés pouvoir être visibles par un public.

" En partenariat avec l’Office Artistique de la Région d’Aquitaine : accueil en résidence du lundi 20 avril au jeudi 7 mai 2009 au Molière-Scène d’Aquitaine ; sortie publique mercredi 6 mai 2009 à 18h30.

Idiotes, idiot, signifie simple, particulier, unique. Toute chose, toute personne sont ainsi idiotes dès lors qu’elles n’existent qu’en elles-mêmes, Clément Rosset (le réel, traité de l’idiotie).

Ce projet de portraits chorégraphiques est le désir d’une équipe de créateurs réunis par Claude Magne et qui cherchent autour de différents langages artistiques : la danse, la musique, la mise en espace, la peinture et la vidéo.

Ils s’appuient sur le courant esthétique de l’idiotie. Cette tendance se permet les excès, les détournements, la dérision de l’acte artistique et de l’entreprise humaine.

C’est un moment charnière dans l’œuvre des quatre auteurs : Claude Magne, Guy Raynaud, Richard Cayre et Jean-Charles Dotigny. Arrivés à un âge où ils souhaitent réinterroger leur propre parcours, déterrer les rebus enfouis par des années de production artistique et qui s’avèrent en fait avoir depuis toujours conditionné leur démarche. Rebus d’identité, obsessions camouflées, désirs rétrogradés et tout un fatras sensible entassé, car sans profit apparent et qui demande aujourd’hui une place dans le chantier languissant d’une existence artistique.

Soucieux des grincements d’autrui, ils ont décidé de s’entraider afin de permettre l’émergence de ces traces aux dépens de ce qui fonde actuellement leur reconnaissance professionnelle. Ils envisagent ainsi un déplacement de leur valeur esthétique par regards croisés et divergents, l’abandon de leurs craintes éventuelles et la non concession mutuelle. Le tout devant servir un dispositif mobile, exposable ou présentable dans divers lieux, pour différents types d’évènements, dans lequel l’idiotie manifeste des dits artistes devrait pouvoir éclater dans toute sa dérision.

Vous n'aurez jamais assez de faire rupture avec ce bonhomme que vous êtes supposés incarner, Fernando Pessoa.

De l’autoportrait comme œuvre de mutilation

User de la danse pour disparaître. Le corps se voit, est toujours trop visible, nous sommes conditionnés à lire, interpréter chaque pulsion, cillement, contraction ou relâchement peaussier. Il y a toujours trop de corps, de poids, de matière, toujours trop qui se cache ou qui se montre, qui se donne ou qui se retire. Je veux être de toutes parts attaqués par des auto-portraits sans concession perpétuelle, se cacher le jour et avancer dans la nuit des gestes. Car je me suis jusque là dérobé aux esprits qui me soufflent, qui m’enjoignent de décamper de ce corps nommé et ajusté aux besoins de l’espèce. Je me bats désormais dans la démesure de ce corps devenu trop grand, ou trop lâche pour en sentir l’unité et sans parler de la fatigue de ne plus rien pouvoir savoir, ni de l’âme, ni du curieux chercheur, enfin de la véritable déconfiture où chaque phalange poursuit son propre effort et ne communique plus. Ainsi la terre qui revêt de fausses couleurs, diverses fenêtres et d’autres étrangetés, Claude Magne.

 

Questions sur l’absurdité de nos présences, la gratuité et l’insignifiance de nos actes.

Questions sur l’acte de danser, comment le monde traverse nos corps.

Questions sur le portrait, l’autoportrait, l’unique et le multiple en soi même, les limites supportables du narcissisme, la destruction des images de soi.

Questions du dialogue entre les images et les portraits d’autres gens, venant d’ailleurs, et la présence concrète, charnelle d’un homme.

Questions sur l’aspect spectral du corps, ses limites visibles, ses contours, les forces qui l’habitent."

12:09 27/10/2011 | Lien permanent | Tags : arts |  Facebook

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