31
déc

allez

vu que ce post apparait en Belgique et en France le 31 décembre maıs que je vis déja le 1er janvier, ça veut dire que l'heure qui coule en ce moment n'existe pas. Mon horloge sentimentale et mon horaire habituel, annuel sont en conflit.

Merde, c'est ma première sensation de perte spatio-temporelle de l'année... Je vaıs fêter ça en sabrant une bouteille 50 cl de coca full fat!!!!

Photos Istanbul Dec 2010 Emmy flea market asıan sıde.JPG  (photo prise le 31.12.2010 dans un marché d'antiquités du côté asiatique d'Istanbul... véridique!)

 

 

23:40 31/12/2010 | Lien permanent |  Facebook

c'est toi ou c'est moi qui suis loin... (Dixit Nicolas Bouvier)

voici, voilà...

c'est ici pour le bon cliché. venez, oyez...

Du café fort de marc bu (pas en entier) sur la rive asiatique du Bosphore accompagné d'un couple de baklavas coulantes aux sacs de mûres blanches jonchés sous les guirlandes d'aubergines séchées...

De l'appel des Muezzin du haut des haut-hurleurs qui laboure le ciel entre les minarets par dizaines (et quelques croix, et quelques étoiles six branches) aux klaxons qui tapissent les rues bondées d'insectes jaunes et gris s'entrelaçant autour des bras vaillants des vendeurs ambulants de simits dorés ou des jupes chatoyantes des vendeuses Roms de roses rigides.

 Photos Istanbul Dec 2010 Emmy ıstanbul modern.JPG

Des lignes des cannes à pêche tirant du fleuve avant la porte de la Marmara mille sardines et vingt exocets aux méandres des rues alliant les maisons de bois qui ont trop dit oui aux braises d'un Râ bien levant aux immeubles creusés par l'abandon comme autant de rappels d'un Orient parfois sacrifié.

 


Photos Istanbul Dec 2010 Emmy fıshmongers.JPG

 

ici, tout est grand, en mouvement. La charge des civilisations transpire.


 

 

 

Dans les ruelles, les chats sont les rois. Nourris de blé, de pain et de lait dans des jattes de terre géantes, ils feulent et hurlent et jouent et courent entre les trottoirs défoncés.
Dans les rues, les métis font loi. Des visages qu'on placerait sur le Planisphère de la Sibérie à Malte.

 

Dans dix minutes, ici, ce sera déjà minuit. Les sirènes du Port d Alexandrie sonnent tout leur souffle sur le Bosphorus qui n'est qu'à 347 mètres de l'appartement quı me sert ce soir d'écrin, d'écran. Les voisins au dessus chantent faux sur le Best-Of d'ABBA. C'est la fête ici, exactement ici.

Je suis bien, je vais compter avec vous un compte à rebours entre l'Europe et l'Asie. Vous savez bien que j'ai le gout pour la dramaturgie...

10...9...8...7...6... bonne fin damnée....5....4...3...2...1... Bon début d'âne né sous le signe d'Atta Türk, de ABBA et de Bacchus...

 

 

Photos Istanbul Dec 2010 Emmy taksım.JPG
Mes voeux comme des noeuds à délier pour les prochains millions de minutes.

je vais éteindre les lumieres et écouter le monde s'écouler,,, doucement.

M-ı

(écrit à 23h47 heure locale - envoyé aux Bons à 23h58 heure focale - avec un clavier ottoman et un estomac gavé de haloumi et de simit)

23:27 31/12/2010 | Lien permanent |  Facebook

29
déc

fin d'année

cette fin d'année se signe par des départs.

vers un soi simplifié, même s'il reste néanmoins complexe en son explication, son expiration.

je reste entre ça et là, des vagues de cendres et de bourgeons entre deux polarités.

électron libre ou gui sur chêne, je comprends puis j'oublie.

quelques jours sur des plages du Nord désertes, pour être avec Celui et ce Lui.

Noël 2010 - Cass et les mouettes III.JPG

Demain, un départ pour une porte ouverte entre deux continents.

Demain sera Istanbul.

J'y vais seule, pour me perdre, pour me trouver.
Ecrire peut-être. Photographier, beaucoup. Mon rapport à l'instant, à l'instantané se doit d'être éprouvé. Preuve du coeur à travers le loin. J'ai souvent rêvé de le faire. Ici, 7 jours par là, pour voir ce que j'y suis. Si j'y suis.

Distance svp déc 2010.JPG


Jean Cocteau a dit: Trouver d'abord, chercher après.  Quelle bonne idée, Monsieur Cocteau. Quelle bonne idée.

 

Demain.

19:24 29/12/2010 | Lien permanent |  Facebook

17
déc

et puisqu'on en est à parler bons moments...

après un présent, un peu de passé:

http://blog.lesgrandslunaires.org/archives.html

c2104.jpg

20:50 17/12/2010 | Lien permanent |  Facebook

là, juste là

a lieu ça... je ne peux pas en être mais vous recommander de vous procurer le coffret (DVD/CD & Livre) de ce sublime projet, ça, j'en suis.

Taïga Maya (Première mondiale)  
   
   
   
Vendredi 17 décembre 2010 - 20h30
Centre culturel, avenue Delchambre - HUY
 
     
2042, sur un bout de terre torride du détroit de Béring, un peuple sibérien rejoint par des migrants mexicains tente de survivre, c’est le projet musical, visuel et littéraire, Taïga Maya, signé du Belge Thierry Van Roy, qui emmène Mélanie Gabriel, fille de Peter, dans ses voyages sidérants.

Le vendredi 21 décembre 2012, un objet céleste inconnu entre en collision avec la Terre : le choc est tellement violent que la planète bascule d’un quart de tour sur son axe, déplaçant le Pôle Nord à l’équateur. Un petit village de Yakoutie (Sibérie) se réveille sous un soleil brûlant et immobile, figé au zénith jusqu’à la fin des temps. Aux confins de l’hémisphère sud plongé dans une obscurité éternelle, Anton Sakhaline et ses compagnons mayas fuient un Mexique sombre et glacial, à la recherche du soleil disparu. Après sept années d’errance à travers un monde dévasté, les deux communautés se rencontrent au fond du détroit de Béring, maintenant asséché et recouvert de forêts : ils y fondent Béring-Or, une cité à venir où tout est à réinventer, même l’obscurité.

Site officiel
Extraits de presse

 
Récit d’anticipation décliné dans un CD, un DVD, un livre et un site Internet , Le Monde Circadien raconte l’histoire de la jeune Taïga Maya et celle de notre soumission aux cycles de la nature et du cosmos. Un voyage musical imaginaire surprenant, aux confins d’ici et de demain.

Melanie Gabriel est née à Londres. Elle a grandi en écoutant des musiciens du monde entier qui enregistraient pour Real World, le label fondé par son père, Peter Gabriel. Plus tard, elle étudie les arts visuels à New York, tout en continuant dans la voie de la musique. Avec le temps, elle décide de se consacrer à la composition et au travail de création avec d'autres musiciens. Un jour est apparu Thierry Van Roy, venu de nulle part. Mélanie n'a pu refuser sa proposition d'embarquer pour le monde de Taïga Maya, pressentant une expérience hors du commun.

Dans son concept de « musique-fiction », Thierry Van Roy écrit le futur et imagine la musique qui existera un jour. Taïga Maya est celle d’une civilisation prochaine, née de la rencontre fortuite des Yakoutes de Sibérie avec les Mayas du sud du Mexique, après la catastrophe majeure de 2012. Taïga Maya montre, sur fond de chamanisme, la nécessité de se connecter à l’essence de la vie, à la nature et à la réalité non ordinaire qui nous entoure.

Thierry Van Roy (claviers, guitare acoustique, vidéos), Melanie Gabriel (chant, textes), Patricia Van Cauwenberg (bombo, bolas), Osvaldo Hernadez (flûtes, voix, ronroco, cuatro, percussions), Miguel Arcos (chant, frame drum, percussions, flûte), Karim Baggili (oud, guitare)

Un concert coproduit par le Centre culturel de l’Arrondissement de Huy.

 
  Entrée : 15,00 € 
Places non numérotées
Article 27 : 1,25 €
 
Organisation, infos et réservations :
Centre culturel de l'Arrondissement de Huy

20:48 17/12/2010 | Lien permanent |  Facebook

Le coffret audio Passeurs d'histoires est sorti.

le projet Anonyme, je vous en ai parlé, j'y ai participé à plusieurs endroits, je l'ai soutenu de toute ma gouaille.

Voici qu'un coffret sort. Faites le entrer chez vous.

Logo Passeurs d'histoires

Bonjour à tous,
 

Le coffret audio 
Passeurs d'histoires est sorti.
Il est à vendre à 18€ (plus d'info en cliquant sur le lien ci-dessous)
Entièrement fait avec nos petites mains. 
Si, si ! Garanti 100% Fair-home-hand-bio-etc... made.
A écouter dans la voiture ou dans votre bain.
A offrir autour de vous, c'est la période non !?
Ces histoires sont un peu magiques.
Elles ont le don d'en faire naître d'autres...

http://www.anonymes.be/spip/spip.php?article634

Une tout bonne fin d'année.

Que la neige soit avec vous !
 

Erico
 

P.S. Si vous avez raconté une histoire dans ce coffret, vous pouvez demander le prix plancher de 12€ TVAC. Vous l'offrir n'est malheureusement plus dans nos cordes....

20:13 17/12/2010 | Lien permanent |  Facebook

7
déc

Thierry Vernet - Paris, septembre 1993

"Buvant un café ce matin à la terrasse de la Vielleuse, je réalisais combien la faculté de se livrer à une totale sensorialité contribuait au bonheur d'exister. La matité du journal que je lisais, le lisse-droit de la table de marbre, les variations thermiques, entre "le fond de l'air", la chaleur du café, la température intermédiaire du sucre que j'y trempais, l'odeur du café, celle des arbres mouillés ce matin, l'asphalte arrosé à la fois noir-brillant et odorant-frais. Après le poli de la poignée de la porte du métro, l'odeur composite des voyageurs jointe aux couleurs variées de leurs costumes, la remontée de la température, tous ces éléments dont je suis conscient, que je goûte, provoquent une heureuse ébriété. Je pourrais les énumérer sans fin.

Il va sans dire que toutes ces harmoniques sensorielles tournoient et enrichissent l'acte central de prise de possession du monde, qui est, pour un peintre, de le regarder. Pas de le voir mais de le regarder attentivement. Je ne pense pas que, par exemple, le lion dans sa savane ou le condor sur sa montagne soient de grands dépressifs. Parce que sous leur lourde paupière à demi soulevée on apercevrait la lentille brûlante de leur objectif grand-angle à quoi rien n'échappe, qui leur assure leur présence dans la présence du monde, leur densité, leur unité.

Les peintres jouissent d'un bien grand bonheur d'avoir pour vocation de regarder le monde. Et pourtant c'est offert à chacun. Il suffit de s'y mettre. Non pour réaliser de jolis tableaux et dessins à mettre sous verre dans la salle à manger, mais simplement pour augmenter de façon considérable le bonheur d'être né. Rien n'y aide plus que le dessin, ou le regard en vue du dessin. Cela demande de l'attention, mais guère de temps, ça peut se faire partout. Dessiner c'est braver les rapports qui existent entre les choses. Il s'établit alors une relation entre les choses et l'observateur qui, du coup, sort de lui-même. Tolstoï écrivait que "la psychose est le paroxysme de l'égoïsme". On comprend ce qu'il voulait dire par là, dans ce langage qui sent sa longitude. Le dessin n'est pas, ou pas seulement, un acte d'appropriation, mais surtout un acte d'adhésion, de reconnaissance de l'extérieur à soi-même. Je reconnais, dans la maladie, le danger d'enlever ses lunettes, d'adhérer au flou reposant, de perdre le monde.

Mais alors je regarde : la distance entre la cafetière et le sucrier. Combien de fois le sucrier rentrerait dans cette distance. Je regarde cette dame en veste rouge sur fond d'immeuble gris. L'autobus passe derrière elle : rapport nouveau du rouge et du vert, puis un véhicule de la poste jaune citron. Nouveau rapport de couleur. Cette dame se demande ce que je regarde, je change de sujet d'observation de crainte de me faire gifler. A regret parce que je n'avais pas épuisé cette mine. Pas encore observé l'aplomb du géranium sur la fenêtre d'au-dessus. Car le plaisir naît de l'observation des aplombs et des niveaux. Quand l'apprenti renâcle à l'usage du niveau et du fil à plomb que lui conseille son maître, il ne sait ce dont il se prive ! A quoi il faut ajouter le bonheur de la sélection des couleurs : s'exercer à ne voir que ce qui est rouge, ou bleu, ou jaune, etc... Vraiment pas de quoi s'ennuyer à une terrasse de bistrot (ni dans un lit d'hôpital). Regarder est un jeu hautement amusant, du plus utile, indispensable à qui ressent la nécessité de s'accrocher à la rambarde sur le pont du navire en perdition sur lequel nous sommes embarqués."


Thierry Vernet - Paris, septembre 1993

constellations.jpg

14:28 07/12/2010 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

Marie L s'expose.

Exposition collective
autour des éditions Collection Mémoires

Jeudi 9 décembre à partir de 18h

Galerie Virgile
56, rue de l'Université
75007 Paris


Y seront présentés : 
le livre One Day ainsi que 3 autoportraits couleurs d'après polaroïds

INV_SML_VIRGILE.jpg


14:25 07/12/2010 | Lien permanent | Tags : arts |  Facebook

1
déc

merci

Mum I see you - sept 09.jpg

c'est avec émotion que je vois que je suis là, entre ce qu'il y avait et ce qu'il y aura, merci.

00:10 01/12/2010 | Lien permanent |  Facebook