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sep

Patricia Mignone expose à Bruxelles

La Bonne Amie, Patricia Mignone a accepté d'exposer au café/resto le CHAFF, place du jeu de Balle à Bruxelles dans le cadre de l'atelier d'écriture Les Indélébiles que j'ai animé ce dimanche 27 septembre.

Ses toiles autour des tatouages et piercings sont visibles jusqu'à mi-octobre. C'est ouvert tous les jours de pas trop tôt à tard.

Patricia Mignone"TATOUAGES ET PIERCINGS – FILLES EN PIECES - Un ensemble composé de six petits tableaux de 14/15 cm dont chacun figure un fragment d’une jeune femme piercée et tatouée. Cette série est complétée par deux portraits de jeunes femmes piercées. Constituant généralement les attributs d’une esthétique et d’une vision en marge, les piercings et tatouages revêtent, aux yeux des modèles, le statut de parures corporelles au même titre, disent-elles, que des bijoux classiques. Elles arborent leurs piercings avec l’évidence laiteuse des Vierges renaissantes à cela près que ce que tait la chair soyeuse des Vierges, celle de ces filles le clame : leurs parures à elles sont serties dans la chair et valent leur pesant de douleur.
Le supplice minuscule figuré ici métaphorise la violence faite au corps de la femme – y compris sur un mode spéculaire - dans ses représentations stéréotypées.  A ce titre, même si la valeur qui leur est délibérément attribuée n’est autre que cosmétique, les tatouages et piercings revêtent une dimension initiatique qui s’ignore.

La technique picturale
L’expression « technique de la peinture ancienne » correspond à la technique mixte (gras/maigre) telle que la pratiquaient les Primitifs flamands. Il s’agit d’une technique à l’huile autrement appelée « peinture en glacis » et reposant sur l’alternance de couches grasses, les glacis, et de couches maigres – par addition d’oeuf au médium gras - les blancs. On peut suivre l’évolution de l’une de mes réalisations, depuis le panneau vierge jusqu’au stade final sur mon blog. Historiquement, à ses débuts, la technique des glacis était au service d’une vision euphémisante qui avait pour effet de conférer aux personnes représentées l’aura d’une perfection éternelle. Le contexte politique et sociologique qui a vu naitre la technique mixte en dit pourtant long sur l’état sanitaire de la population de l’époque et permet d’apprécier l’empreinte du peintre. A ce titre, la technique mixte est l’équivalent cosmétique de photoshop. Adoptée par la peinture académique, elle subit l’influence des séismes idéologiques et humains qui ont ébranlé le XXeme siècle : sous l’empreinte d’ artistes aussi turbulents qu’Otto Dix, Salvador Dali, René Magritte ou Lucian Freud, elle manifeste une vision tragique qui l’éloigne nettement de sa vocation initiale. Sans recourir à proprement parler à la défiguration, ma pratique actuelle de la technique mixte s’inscrit dans cette ligne récente marquée par cette double certitude que l’existence est un chaos et que la vie est un processus qui s’achemine vers sa désorganisation.


Titulaire de plusieurs formations initiales - licence en Philologie romane, licence en Etudes théâtrales, master en Histoire des Religions, master en Communication - j’ai également effectué des formations complémentaires notamment en communication (PNL), langues (italien) et Histoire et esthétique de l’art moderne et contemporain ainsi qu’en Histoire de la Photographie. Ayant débuté en tant qu’enseignante, j’ai parallèlement été active dans le milieu culturel et dramatique. Mon activité d’écriture s’est alors concrétisée dans une série de publications au sein de revues telles que « Alternatives Théâtrales », « Les Cahiers internationauxde Symbolisme », « + - 0 », ainsi que des ouvrages collectifs consacrés à la pédagogie du théâtre. Par la suite, mon écriture a acquis une dimension plus éclectique. A partir de 2006, j’ai publié sur Eclipshead, un Webzine français. Parallèlement, je tiens un blog à vocation culturelle. En 2000, j’ai suivi une formation en peinture décorative à l’Institut Van der Kelen à Bruxelles. Depuis, je suis peintre décoratrice ainsi que professeur de communication pour un public d’adultes dans l’enseignement de promotion sociale de la Province. En 2004, j’ai effectué un stage de « technique de la peinture ancienne » auprès de Jean-Pierre Poidevin qui, à mesure que j’évoluais dans ma pratique, m’a encouragée à négliger le fond pour privilégier l’objet."

Patricia Mignone
patricia.mignone@skynet.be
http://lumiereincidente.skynetblogs.be/

16:37 29/09/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : arts |  Facebook

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