29
jui

donc

je voulais écrire. Ailleurs.
ma pensée y était, la marche sur le chemin.
j'suis allée chercher qqch.

j'ai pris le couloir comme une allée.
j'ai touché le mur avec l'index.
j'ai ressenti cette très grande fatigue.
j'ai retenu la haine, qu'elle reste derrière moi.
j'ai senti son odeur, sur moi, depuis déjà.
j'ai rendu visite à mon verre, ai vu mes yeux, les ai trouvés tristes.
ai ouvert ma bouche, y ai aperçu des dents mal alignées mais tenaces.

je suis revenue, ici.
et sous mes yeux, des évidences trouvées au 'hasard'.
quelqu'un doit me regarder d'encore plus haut.
je bannis le mot signe, révélation et énergie, ou coincidence pour là... (quant à synchronicité, je la conchie)
et laisse venir les fusains, les crayons, les scalpels à l'espace à recréer...
je passe par eux pour revenir à ma forme humaine.

 

frantisek-kupka study for woman











Stanislao Lepri héloise à la porte du couvent













Nino Djaparidze unsaid things

 








Nino Djaparidze she dreams II









Nino Djaparidze jeux amers II








Stanislao Lepri langage nocturne




















La nuit sera courte, comme toujours.

02:08 29/06/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : ego trip-e |  Facebook

26
jui

dédicace deuxième

Homme-mage à toutes les chèvres de ce monde.

bouc diable"Le symbolisme chrétien mit à profit les naïves croyances des naturalistes de l'ancien monde qui prêtaient à la chèvre une extraordinaire et croissante puissance de vue : Disons de suite que le symbolisme chrétien, comme celui qui l'a précédé, réunit dans le privilège de vision merveilleuse la chèvre domestique et les chèvres sauvages des montagnes, femelles du bouquetin, de l'isard, du chamois, voire même les gazelles des hauts plateaux et des sommets désertiques de l'Asie occidentale et de l'Afrique.

A mesure, disaient-ils, que ces animaux s'élèvent en gravissant les plus hauts sommets ils acquièrent le privilège, non seulement de voir leur champ de vision s'élargir et s'étendre, mais encore celui de sentir croître extraordinairement en eux leur puissance, leur acuité visuelle, en sorte que nul être au monde ne saurait, à leur égal, embrasser d'un coup d’œil les étendues les plus immenses, ni distinguer aussi parfaitement les détails.

Aussi saint Grégoire de Nysse, qui mourut vers l'an 400, présente-t-il la Chèvre comme l'emblème de la totale perfection et de l'universalité du regard scrutateur du Christ qui, en tant que Dieu, voit tout dans le passé, le présent et l'avenir.

D'autres Pères, par extension de la même idée, ont présenté la Chèvre comme l'emblème du Sauveur guérissant la cécité spirituelle des âmes', et ouvrant, en ceux qu'il lui plaît de favoriser, les yeux de l'esprit sur ces merveilles dont saint Paul, après ses extases, disait que l’œil et l'oreille de l'homme n'en peuvent aucunement percevoir les splendeurs.

Le Physiologus et les Bestiaires du Moyen-âge qui en sont dérivés, se basant toujours sur les dires de Pline et des Anciens, prirent aussi la Chèvre comme l'emblème de l'omniscience du Christ, du Sauveur qui est, dit le Bestiaire de Pierre le Picard, XIIIe siècle, Dex et sire de tot science.

Et des mystiques de la même époque firent aussi de la chèvre, en partant du même point, la figure du Christ qui observe, des hauteurs du ciel, les actes des justes et des méchants en vue des rémunérations et des. justices futures.

Les mœurs des caprinés qui leur font affectionner les hauts sommets valent aussi à l'animal qui les représente en symbolisme, d'être image emblématique du Christ pour d'autres raisons que celle de l'excellence de sa vue.

Ainsi Pierre Le Picard, en son Bestiaire, établit un rapprochement emblématique entre le Christ et la chèvre en vertu du passage du Cantique de Salomon où li est dit : « Mon Bien-Aimé vient saillant sur les monts », traduction un peu libre du texte hébreux qui dit exactement : « Sois semblable, mon Bien-Aimé à la gazelle, au faon des biches, sur les montagnes ravinées ». Et Pierre le Picard de continuer par cette comparaison inattendue : « Comme la chèvre paît sur les penchants des montagnes les herbes odoriférantes, de même notre Sire Jésus-Christ paît en la sainte Église, car les bonnes oeuvres et les aumônes des chrétiens fidèles « sont viande de Dieu... » bouc satan Origène qui écrivait au début du IIIe siècle a placé le symbolisme christique de la chèvre sur un autre terrain en exposant que non seulement la chèvre est douée d'une perspicacité merveilleuse, mais encore qu'elle porte dans sa poitrine une liqueur propre à procurer aux hommes le même avantage. « Ainsi, dit-il, Jésus-Christ ne voit pas seulement Dieu, son Père, mais il le rend visible pareillement à ceux que sa parole éclaire » Ce que des commentateurs traduisent plus justement ainsi : De même que la liqueur qui se trouve dans la poitrine de la chèvre fortifie à l'extrême limite du possible les yeux des hommes, de même le Sang du Christ, que le chrétien peut s'assimiler par l'Eucharistie, dessille les yeux des âmes et leur donne l'acuité spirituelle qui leur fait voir et comprendre les « choses de Dieu ».

Sur une fresque du IVe siècle, en la catacombe de Calliste, la chevrette gazelle s'élance joyeusement, emportant le caducée de l'Hermès antique, le dieu des connaissances cachées au vulgaire, et par elles-mêmes mystérieuses. Qui nous précisera la pensée de l'artiste, auteur de ce motif étonnant ?...

Les hermétistes du Moyen-âge rapprochèrent aussi la chèvre de la personne de Jésus en lui appliquant le vieux sens païen, christianisé par eux, du Capricorne zodiacal qui était dans l'ésotérisme ancien la Janua coeli, la Porte du Ciel, par opposition au Cancer qui est Janua inferni, au Cancer que figurent dans l'art hermétique les crabes et crustacés de tous genres.

 « Je suis la porte des brebis... Je suis la Porte, et qui passe par moi sera sauvé », dit Jésus dans l'Évangile, se donnant ainsi comme étant la seule janua coeli, titre qui convient merveilleusement en effet à Celui qui ouvrit, pour les justes de l'humanité déchue et rejetée, la porte de la vie éternellement heureuse ; titre que la langue liturgique de l'Église fait partager au Rédempteur et à sa Mère, et que nous étudierons plus tard à propos du symbolisme de la Porte architecturale.

Ainsi se présentent les données qui ont fait de la chèvre l'un des emblèmes de Celui à qui les maîtres anciens de la spiritualité chrétienne ont appliqué ces paroles du Cantique de Salomon : Similis est dilectus meus capreae. « Mon Bien-Aimé est semblable à la chèvre. »

Ajoutons que, par une sorte d'opposition, on a désigné par le nom de « chèvre » un reptile ophidien du Bengale, qui vit également dans l'Afrique occidentale, et qui lance, diton, au visage de son ennemi un jet de salive qui le rend aveugle.

En Asie, l'on dit aussi que la chèvre, qui possède la faculté de voir tout, même en enfer, aime à crever les yeux des hommes ; et le médecin hindou Sucruta désigne une maladie des yeux sous le nom de mal de la chèvre °.

A.   LA CHÈVRE, EMBLÈME DU CHRÉTIEN

Dans l'art des Catacombes de Rome, la chèvre apparaît souvent dans un rôle purement décoratif, ne servant, semble-t-il, qu'à animer un paysage plus ou moins complètement désert. Mais il n'en est pas de même quand elle se trouve avec les brebis et les béliers autour du Pasteur gardant son troupeau comme c'est le cas sur une des grandes fresques de la catacombe de Domitille, à Rome ; ou encore quand elle est représentée de chaque côté du Bon-Pasteur, comme sur une autre peinture des cryptes des saints Pierre et Marcellin.

Aucun doute n'est permis : la chèvre, en ces deux occurrences, est l'image du fidèle. De même sur une urne de Pesaro, qui est du VII° siècle et probablement d'utilisation baptismale, deux chevrettes gazelles, et non deux cerfs comme Martigny l'a cru', boivent dans une même vasque, emblème du Baptême ou de l'Eucharistie. (Fig. IV).

Dans la catacombe romaine dite « Cimetière de Priscille », le Bon-Pasteur porte sur ses épaules, non la brebis perdue, mais une chèvre, image, sans doute, de l'âme égarée dans les vices impurs que cet animal symbolisait chez les Anciens, et pour lesquels le Sauveur a, comme pour tous les autres égarements humains. des réserves infinies de miséricorde. Aux pieds du Pasteur, brebis et chèvre se sont tournées vers lui. Et, dans la catacombe de la Voie Lavicane, la chèvre apparaît encore comme l'emblème du pécheur réconcilié.

Pierre Le Picard en son Bestiaire fait aussi de la chèvre l'image du fidèle quand il applique, au Seigneur Jésus la parole d'Amos : Je n'ière mie fils de prophète, mais paistre de chièvres A ce que Crampon traduit plus littéralement du texte hébreux : « Je ne suis point fils de prophète, mais bouvier, et je cultive les sycomores » (Amos 7,14).

Les Bestiaires et les mystiques du temps de Pierre Le Picard sont mieux inspirés quand ils accordent emblématiquement à l'âme sainte, comme ils l'ont fait par ailleurs à Jésus-Christ, le privilège d'incomparable vue que les naturalistes antiques attribuaient à la chèvre.

Ainsi, disaient-ils, que la chèvre sent accroître ses facultés visuelles à mesure qu'elle s'élève plus haut sur la montagne, de même, plus l'âme monte vers Dieu, plus elle se rapproche des célestes sommets par l'union spirituelle au Christ et la pratique : non commune des vertus, plus elle sent augmenter en elle sa puissance de pénétration des sciences spirituelles et ses facultés intuitives qui lui ouvrent des horizons sur les domaines que Dieu ne révèle qu'à ceux qui font effort pour s'exhausser vers lui."

Les illustrations ne sont pas originellement liées au texte. Je me suis permis une incursion réfléchie et dirigée. Comprendront seuls ceux qui savent bêler.

11:03 26/06/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : humoeurs, ego trip-e |  Facebook

Il fallait bien une victime (bis)

ma vision du monde le 26 juin 09dédicace à ceux qui ne pensent qu'à voler quand l'avion s'écrase:

La paix intérieure, laissez-moi rire. Une lubie de loyaux mystiques dévoués à un ordre de carton pâte. Je ne connais pas de paix et m'en réjouis. Ainsi, guerrier perpétuel, j'affûte ma lame, décide de l'ennemi du jour. Souvent, parce qu'il n'y a personne d'autre, que c'est plus facile peut-être, c'est moi. Je suis mon propre terrain d'expérimentation. Je déjoue des pièges par moi tendus, ce n'est pas si simple. Attenter à ma vie. Non, ce n'est pas le jeu. Bien sûr, j'y pense. Certaines nuits, je le fais. J'explore une nouvelle méthode, très complexe. Une organisation sans faille, une stratégie de bataille. Je monte au front. Quelle boucherie !

Lorsque mon adversaire n'est plus moi, je ne me veux plus que du bien, en longs massages d'huile me cajole. A voix haute me répète que je suis le seul maître en mon monde, et que cela est déjà bien. Je laisse mon peignoir pendu au clou et me vêts en cérémonie d'un jour ancien. Tout peut faire encore illusion. Mon temps de gloire ne cesse jamais d'arriver. Je suis mon héros, on n'est jamais mieux servi que par soi. Et si je ne peux sauver le monde, je me sauverai, moi. Même si pour cela je devais en sacrifier un autre.

Extrait de : IL FALLAIT BIEN UNE VICTIME
Mathilde Tixier, 2008

10:02 26/06/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : ego trip-e, humoeurs |  Facebook

IL FALLAIT BIEN UNE VICTIME

Mathilde Tixier lit seule puis joue avec Stéphane Vallet à Ecrivain toi-même vendredi 26.06 à 19h au Vaisseau

 Collage_victime

La paix intérieure, laissez-moi rire. Une lubie de loyaux mystiques dévoués à un ordre de carton pâte. Je ne connais pas de paix et m'en réjouis. Ainsi, guerrier perpétuel, j'affûte ma lame, décide de l'ennemi du jour. Souvent, parce qu'il n'y a personne d'autre, que c'est plus facile peut-être, c'est moi. Je suis mon propre terrain d'expérimentation. Je déjoue des pièges par moi tendus, ce n'est pas si simple. Attenter à ma vie. Non, ce n'est pas le jeu. Bien sûr, j'y pense. Certaines nuits, je le fais. J'explore une nouvelle méthode, très complexe. Une organisation sans faille, une stratégie de bataille. Je monte au front. Quelle boucherie !

Lorsque mon adversaire n'est plus moi, je ne me veux plus que du bien, en longs massages d'huile me cajole. A voix haute me répète que je suis le seul maître en mon monde, et que cela est déjà bien. Je laisse mon peignoir pendu au clou et me vêts en cérémonie d'un jour ancien. Tout peut faire encore illusion. Mon temps de gloire ne cesse jamais d'arriver. Je suis mon héros, on n'est jamais mieux servi que par soi. Et si je ne peux sauver le monde, je me sauverai, moi. Même si pour cela je devais en sacrifier un autre.

Extrait de : IL FALLAIT BIEN UNE VICTIME
Mathilde Tixier, 2008.


 
Ce soir vendredi 26 juin à 19h au si bel éphémère Vaisseau, navire frère "pirate de  Paris" du Cercle Pan!, Mathilde Tixier (Cercle Pan!) lit son texte Il fallait bien une victime en intégralité accompagnée par Michel Thiboult (clavier, flûte, autres) et d'autres membres du Muzik Magik. Tixier_oeil 
 
La lecture (1h20 environ) sera suivie d'une édition type Fatras de Ecrivain*Toi-même*, un jeu littéraire d'un genre nouveau repris, après six années d'absence, par leurs initiateurs, Stéphane Vallet et Mathilde Tixier. Dans cette partie de cartes et de cordes, chacun peut être auteur, sur un rouleau de papier de caisse enregistreuse, d'un texte ensuite découvert puis lu à voix haute par un comédien ou un lecteur ou qui en a envie accompagné en improvisation par des musiciens.

*Fatras !
*Là*point*de*thème, *la*liberté, *l'écriture*sans*grillages, *plaisir*d'offrir, *plaisir*d'écrire, *plaisir*de*dire, *rire*d'entendre, *pleurer*d'émoi*, *d'effroi, *et*même*se*taire ?**Non.*
 
 
 
Photo_jl_bittonEcrivaintoimeme_logorose

Le Vaisseau, 50 rue Stendhal, Paris 20, Mo Gambetta.

 
Vendredi 26 juin 2009 à 19h, entrée libre, nice price bar /

Crédits : haut, collage (techniques mixtes) de Mathilde Tixier, milieu, photo Franck Knight, bas, photographie J.-L. Bitton, Ecrivain toi-même 2003, S. Vallet et M.  Tixier et graphisme Ecrivain toi-même F. Fornini.

09:57 26/06/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : arts |  Facebook

25
jui

merci petit d'OHM

Happy Birthday mon p'tit d'OHM - 25 juin 09Cher C.,

à 00h40, il y a tout juste un an, quelqu'un venait te chercher dans mon antre. Cet homme portait une chemise lilas, des gants blancs et un sourire de gentil flamand drôle et soigné.
à 1h57, environ, tu étais contre le sein, droit ou gauche. je n'avais pas encore compris.
Après 12 mois, voici que je sais quelques petites astuces pour venir vers toi:
- Aimer plus que..
- ne pas mentir
- protéger
- laisser venir
- observer/regarder
- attendre
- vivre pas loin
- pou(v)oir

merci à toi, mon petit d'OHM pour m'avoir attendue.
Je t'aime comme quand on le dit pour de la vraie.

Tu es exactement comme je t'espère, des tiroirs à double fond en bonus.

viens, on vit.

00:36 25/06/2009 Publié dans Général | Lien permanent |  Facebook

19
jui

coup de soleil

Pepijn Provily womanandmirror
Elle se dorait la pilule dans une plage électrique. le bleu du ciel entre les néons lui faisait monter le sang dans les oreilles. c'était un samedi après-midi en août. la ville faisait mine de rien. il y avait quelques voitures, des échaffaudages abandonnés et des sueurs sur l'herbe. Elle restait couchée après la minuterie, là, avec la peau brûlante. Elle posait sa main sur son sexe, poils compris. Elle lissait la suée. c'était là qu'elle pouvait se cacher, dans la boîte blanche et bleue. les rythmes de la radio potache lavait son cerveau. c'était le moment de l'enfermement, et pourtant, de l'envie sans prix, sans rite, sans scrupule. c'était à ce moment là qu'elle osait mettre le doigt dans le fond, dans sa gorge ventrale. c'était à ce moment là qu'elle pouvait dire je suis en vie. sa peau chaude, les veines vrombissantes, le moteur de la machine en refroidissement. elle avait alors la pensée humide, de celles qu'on a plus souvent au bord d'une piscine, d'un lac, d'une baignoire. elle avait alors, à ce moment là, la vision d'un banquet. des hommes et des femmes juchés sur des mets, gras et colorés. c'était là qu'elle voyait ces gens là, huilés, dorés, agglutinés. ses doigts et ses poils ne faisaient qu'un nid. c'était là qu'elle vivait fort. quelques femmes étaient laides, quelques hommes n'avaient pas de visage, seuls les membres sortaient du lot. sa peau chaude, sûrement rouge, ne faisait plus filtre. il était temps de se laisser aller, de laisser venir l'image ultime, celle qui donne le vertige, même couchée. elle ne savait pas de quelle odeur serait ce moment là mais elle avait l'avant goût sur ses lèvres. sa peau chaude crissait sur le verre protecteur. l'obscurité n'avait pas d'amie quand elle était dans son lit, mais ici, le monde lui murmurait "toi" dans le cou. la manège battait son plein. elle était au dessus des gens. son vol de nuit enflait. c'était à ce moment là que la peau se froissait. elle sortait ensuite, les deux pieds posés par terre, les genoux encore tièdes. elle levait ce corps qui reprenait rigueur. elle enfilait les choses de sa vie, reprenait un souffle rythmique. elle dévérouillait la porte volet, puis ouvrait la porte vitrée et marchait dans cette ville, sous un soleil altéré. c'était un samedi après midi.

22:19 19/06/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : texte |  Facebook

17
jui

MOUSSE (de bière ou de champ'?)

ben tiens...

CCastorafficheconcours2009-full;init_"Bonjour,
Comme vous le savez l
a première édition du concours d'écriture de nouvelles ROCK est close depuis le 1er mai 2009. 
Vous avez été nombreux à participer à ce concours: 117 nouvelles reçues avec un rush sur les dernières heures du concours.  De partout en France mais aussi de Russie, de Belgique, de Suisse, les nouvelles sont arrivées.
De 13 à 64 ans, le thème vous a inspiré de magnifiques textes, 
certains écrits avec les tripes, beaucoup sentent le vécu, la bière et le rock'n roll. 
Qui va remporter la magnifique guitare ? Qui va connaître l’amour, la gloire et la beauté ? Plus que quelques jours, quelques heures avant l’annonce du palmarès. Le suspens est à son maximum !
Le jury clôture ses délibérations et le résultat sera annoncé le 19 juin 09 entre
18h00 et 19h00 au Café Littéraire de la Librairie Dialogues à Brest , l'occasion d'évoquer les liens étroits entre rock et littérature. Vous êtes les bienvenus.
Chaque participant sera informé par mail du palmarès avant la fin du week-end prochain.
Parmi les très nombreux textes reçus, voici en lien
la liste de ceux que nous avons retenus et transmis à l’ensemble du jury, la catégorie (Adulte ou Jeune) et le nom et prénom de leur auteur. Le ou la gagnante fait donc partie des textes suivants.
Quelque soit ces résultats, nous espérons que vous aurez pris autant de plaisir à écrire ces nouvelles que nous à les lire et que nous partagerons avec vous ce plaisir en mettant en ligne les nouvelles gagnantes !

Jean-Pierre Jaffrain
Café Castor"

là: http://mycafecastor.googlepages.com/préselectionconcours2009

et mon début de nouvelle, dédiée à FP Mény, est le suivant:

A FP Mény

 Sacré Cœur 

 

Ici, la ville. Blanche selon l’heure. Au milieu, un point, noir, un sacré cœur coincé entre les seins de Notre Dame de Lorette. Plus loin, une rive du canal Saint Martin, il est soleil de midi. C’est dit. Jack Russell fait un petit à la jambe de Ramona. Il branle sa peau laiteuse. Entre leurs pattes, les sacs à dos de mauvaise fortune transpirent. La rue, terrasse interminable, dresse la liste : un banc vert merde de pigeons, trois vieux gris, quatre litres de vin rouge Ed et une dizaine de pupilles blanches. Vue sur le néant. Avec tout ce vent sans courant, le génie de la Bastille a pris un coup de froid. Les miséreux des escaliers ont la dent moins dure que la vie.

Ramona, percée comme un panier, aime les motards, les tocards et roule dans les brancards. Évidences. Ramona, tatouée comme un mur taggé de la Gare Sans Hasards, hait les bagarres, les fanfares et vient de Navarre. Récurrences.

Stan l'aime accessoirement. Il dit femme de clodos, femmes des potos, comme il brève de comptoir, cet homme de bar sans pilier. Ramona l’aime assez pour qu’ils traînent main dans la main. Lendemains poinçonnés. Fourmis dans les jambes, crabes dans la culotte, Ramona geint...

- Stan, on y va ?

- Bye Domi, ciao Grano... Lucien, t'as pas mon blé ? Putain, Christa, t'as eu un môme ?...

Railleries. Rails. Rails. Rails. Ceux qui meurent paieront le train.

- A ce soir les mecs ? Virée chez les bobos blaireaux ! 

la suite dans un prochain épisode...

21:37 17/06/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |  Facebook

Atelier d'écriture "les Indélébiles" (27/09/09)

le flyer! (click on pic)

fly ems A5

(merci OHM)

18:36 17/06/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : atelier |  Facebook

15
jui

La fête des ateliers d'écriture

CoiffeurHP entrezlireBonjour à tous,

Ce message pour vous annoncer La fête des ateliers d’écriture qui se tiendra lundi 22 JUIN à Passa Porta

Réservez à info@entrezlire.be - http://www.entrezlire.be/Kal.acgi$LNw_fr?&Session=S166615471&serial=832900179

19 heures


Ouverture du marché des ateliers :
Le public est invité à découvrir les stages d’écriture d’été (proposés en partenariat avec le CESEP), à rencontrer d’autres participants et les animateurs de Kalame qui l’informent des ateliers qu’ils animent un peu partout en communauté française, découvrir les écrits de ces animateurs,
ainsi que des ouvrages de références sur l’écriture et les ateliers...
 
Et vernissage de l’exposition de l'atelier d'illustration
Hans mon Hérisson, un conte peu connu recueilli par les frères Grimm,
fut le point de départ d'une curieuse aventure pour les membres de l'Atelier d'Illustration de Dominique Maes à Passa Porta et quelques élèves de l'ERG (expo jusqu’au 23 août 2009)
 
19 heures 45

Présentation du #3 de la revue Parenthèse en compagnie de Myriam Mallié qui en a rédigé le dossier, posant son regard d’artiste et de formatrice sur la question des enjeux psychologiques de l’écriture.
Présentation du stage “Pension de famille” : Atelier d'écriture et de recherche autour des différentes images archétypiques du Créateur, telles que racontées dans les cosmogonies.

20 heures 15

C’est la faute au petit Nicolas” ou “Intimité et écriture en ateliers”, conférence par Jean Van Hemelrijck (psychologue)

Le simple fait que le mot “intime” désigne à la fois “la vie intérieure, généralement secrète, d’un  personne” et “une personne étroitement liée à une autre “ montre d’emblée le paradoxe du “secret partagé” que contient la notion même d’intimité ! Paradoxe qui cause certains malentendus lorsque l’on échange, par exemple, à propos du dévoilement de l’intimité en atelier d’écriture...
Pour tenter d’éclaircir la question, nous redéfinirons d’abord la notion d’intimité en général, tenterons de déterminer la place qui lui est accordée
dans notre culture, d’observer comment elle a évolué avec la société, et comment elle continue de le faire, à l’ère de la téléréalité et de face-book.
Ensuite, nous l’aborderons dans le champ particulier de la lecture. Nombre de témoignages parlent en effet de “rencontre intime” avec un auteur, via son texte, voire de télépathie.
Du point de vue des écrivains, par contre, si une majorité s’accorde sur le fait que l’on écrit “à partir” de soi, nous entendons des discours divers, voire opposés, sur la part de soi, sur la profondeur de cette part, investie (ou non) dans l’écriture. Comment envisager cela dans le cas de l’autobiographie, de l’autofiction, mais aussi dans le champ de la littérature ? (Ne) serait-elle (pas), la littérature, le lieu de “ce partage
de ce qui est le plus profond” ? Sans doute n’y a-t-il pas de réponse unique, chaque écrivain étant libre de régler la question ... en toute intimité.
Enfin, nous poserons la même question dans le cadre plus précis de la pratique de l’écriture en atelier. Car le groupe de participants réunit
potentiellement des personnes ayant des attitudes et des convictions  différentes.
Un dévoilement de l’intimité doit-il y être absolument évité ? Sous peine de  quoi ? Est-ce réaliste de l’envisager ?
Un dévoilement de l’intimité peut-il s’y imposer ? A notre insu ? ...
 
Cette conférence est accessible à tout public, sur réservation.

Entrée : 6 (5 euros), comprenant un verre offert à l’arrivée

21:49 15/06/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, atelier |  Facebook

Chemical Slideshow

chemical slideshow
Le chemical slideshow de Gilles et JP s'est produit pendant l'expo O(n)ZE puis aux ateliers Mommen, où je n'ai pu aller...

mais si jamais le show passe près de chez vous, n'hésitez pas une nanoseconde et allez tripper devant leurs hallucinations aléatoires et leurs inventions concrètes...

Un must!

Projections géantes et sensibles de dias figuratives en transformations chimiques sur de la musique improvisée à base d'instruments "home-made", jouée et bouclée en live, minuscule et fantomatique devant l'écran.

Projection de "Chemical Slideshow" par Gilles Peetermans  sur  Mix de Lamellophones
et radiocaphone par djp
www.dias-caustique.over-blog.com
www.djp.over-blog.com/

21:45 15/06/2009 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : arts |  Facebook