28
oct

"la première fois où j'ai écrit autrement", proposition d'écriture et de réfléxion lors d'une rencontre d'animateurs d'ateliers d'écriture

sunday bloody sunday
« La première fois où j’ai écrit autrement », réflexion narrative proposée par Annick et Nicole de l’Université de Marseille lors d’une rencontre entre animateurs d’ateliers d’écriture en ce jour du 28 octobre 2008, ce jour qui n’est pas un dimanche.

 

Cette première fois, la première fois que, c’était un dimanche ou un samedi, peu importe, ou presque, enfin, non, je ne crois pas que c’était la fin d’une semaine, à moins que ce fût pendant des congés, donc  la première fois que j’ai écrit autrement, que j’ai changé d’abord, la première fois que j’ai senti l’écriture comme un engagement, une volonté propre, sans inconsistance, l’écriture comme un engagement au même titre qu’un vote ou qu’un don du sang, l’écriture sans intention de délestage, dans dimension d’exutoire, l’écriture comme une prise de risque extime, bref c’était un dimanche, oui, ça vient, ça me revient, un dimanche sans pluie, ni soleil, un jour neutre,  un jour de petits riens, un peu de télévision, un peu de musique, un peu d’œufs sur le plat, un dimanche blanc, peut-être ai-je fait l’amour au réveil, je ne sais plus trop, faire l’amour le week-end, on dirait une chanson cruche, enfin c’était sûrement un bon dimanche avec un chouette samedi derrière, un week-end, mais pour raconter précisément, disons que je pense qu’il y eut d’abord l’écran, puis la tour de l’ordinateur,  avec leur petite lumière, leur petite étincelle, oui, c’est pas très romantique l’électronique, j’ai depuis longtemps abandonné le Moleskine, sauf pour mon agenda, quant à l’éternel stylo plume qui crache son venin dans le sac quand on le ferme mal, oublions, on est d’une génération électronique ou on ne nait pas, donc, devant le PC, j’ai dû vouloir m’assoir confortablement mais finalement m’assoir n’importe comment, je prends toujours des positions de fakir pour écrire, je ne me rends pas compte, je me lance dans un texte, je perds la pesanteur, les membres contorsionnés finissent par « mourir », on se lève avec une hémiplégie éphémère, enfin, c’était un dimanche, oui, sûrement, comment j’ai fait pour écrire autrement ? Ai-je relu des vieux textes ? oui,  j’ai dû vouloir retaper, reformater des textes écrits dans le carnet noir de l’âme, dans le journal de l’ado, des textes prophétiques dans lesquels on voit le tunnel, le tunnel, le tunnel et jamais son bout, oui, jeune et conne ou conne et jeune, abusant de mots déclamatoires creux comme mystérieux, bizarre, fou, curieux, alliés aux mots dramatiques, mort, suicide, masse, peuple, corps, veine, gorge, univers, rouge sang, noir corbeau, enfin ces connotations du creux de la vague, citant Monsieur Ducasse de Lautréamont dans des cahiers à spirale, bref, j’ai dû vouloir faire ça, retravailler, formuler, apaiser ou catapulter des perceptions obscures, il se peut même que j’ai eu envie de viser quelqu’un, la cible vivante, quelle bonne idée, lapider un « personnage » en chair et en os, on lui enlève le pyjama, comme aux lapins, oui, j’ai dû vouloir expectorer, j’aimais ça, vider les bronches et la gorge sur une victime virtuelle, faut pas croire que ça n’amuse pas d’écrire noir, sombre, gothique, exalté, l’écriture comme une régurgitation, le principe d’inimitié qui fait foi et loi, c’est bon, bon, un dimanche ? Oui, j’arrête de chercher, un dimanche, un dimanche où j’avais peut-être fait une tarte aux pommes avec de la compote de rhubarbe dessous les quartiers de pomme, je réussis bien cette tarte, et certains dimanches, je prends le temps de faire une tarte souvent, j’aime bien couper les pommes en quartier, j’aime un peu moins les éplucher, mais la tarte vaut la peine, un peu de cannelle, de cassonade, pas besoin d’avoir des invités, juste pour mon homme et moi, la tarte du dimanche,  comme une recette du bonheur, tiens, d’ailleurs, était- ce un dimanche avec un homme ? Un dimanche de célibataire ? Peut-être que j’étais seule à ce moment là, être seule ou en couple n’a pas forcément influencé mon écriture, j’ai écrit des choses angoissantes en temps de félicité, et des récits doucereux en temps d’orages, alors ? Un dimanche avec ou sans homme, avec ou sans tarte, mais un dimanche, assurément, je n’ai plus de doute, à moins que c’eut été un mardi mais au mois d’août quand tout le monde est en vacances parce qu’un dimanche d’octobre égale un lundi d’août, alors la première fois que j’ai écrit autrement, oui, un dimanche de farniente ? Au mois d’août ? En hiver ? le souvenir de la chaleur n’est pas fort, même si en Belgique, la canicule est un mythe, bref, ça a dû être à peu près comme d’habitude, juste après ce moment imprécis, indécis, gonflé d’urgence, quand je mets la musique fort, que je visualise un passage d’un livre juste terminé, ou d’un film juste adoré, j’ai dû faire ça à ce moment là, « me mettre en route vers l’écriture », « me mettre en écriture », on dit ça, ici et là, et puis un dimanche est un bon jour pour la mise en route, tout débuter les lundis, c’est d’un ennui, voilà, un dimanche, un vrai bon dimanche, pur et dur, un dimanche bien trempé ça devrait être ça, sauf que là, il a dû se passer quelque chose, un objet familier qui grince ou un chat qui miaule, j’ai été happée dans un vortex, le temps d’un moment d’inattention, je ne sais pas trop, il y a bien eu une différence, une cassure, un non-retour, enfin, une charnière, bref… mais à part que… enfin c’était un dimanche, je n’ai plus tous les jalons de la situation, mais en tout cas, ce dimanche là, j’ai cessé de dire JE, j’ai abandonné l’ego, provisoirement, j’ai su y reprendre goût après, avec le choix en bandoulière, mais là, ce dimanche là, un débit nouveau a jailli, un flux non plus gastrique mais hystérique, une logorrhée proche de l’autohypnose a percé ma bouche, on peut visualiser une déviation sans panneau, un virage sans gouffre, tout ça, ces métaphores bien crues, tout ça pour un dimanche, c’était bien un dimanche, j’en suis persuadée à présent, mais pourquoi ce dimanche là, pourquoi à ce moment là ai-je décidé de changer de Je, de dire tu/vous/ils/on ? Parce qu’autant je suis sûre que c’était un dimanche, autant je ne sais plus si je l’ai décidé, je ne décèle pas la prise de position, à savoir si la conscience a joué un rôle dans cette nouvelle propension, la surprise a dû venir avec le résultat, j’ai dû m’échapper, creuser un trou noir avec une pioche flamboyante, les images sont arrivées sans que je me sente exposée, j’ai sûrement senti la liberté de ce dimanche, ce jour de messe où je n’ai prié ni Dieu, ni Diable, ni Sainte Rita, ce dimanche là, en tout cas, il y a eu un écho sans égo, une petite particule élémentaire sans neurone primordial, un électron libre nageant dans la gorge, j’ai sûrement perdu la trace du temps, de la forme, de l’écran, de la tour de l’ordinateur, ça m’arrive sciemment maintenant, c’est même devenu un rituel, une mise en condition, mais ce dimanche là, peut-être était-ce un tour de passe-passe avec les mots, peut-être en ai-je eu marre d’utiliser les mêmes empreintes, revisiter les chemins balisés, ai-je été dépassé par une émotion ? Mais dire que c’était un dimanche est la seule trace tangible de l’expérience, c’est bête enfin, comme ça, je voulais le raconter, mais je ne me rappelle juste que c’était un dimanche, un con de dimanche comme beaucoup de dimanches dans une vie, y coller une date, un contexte, un débroussaillage, vous donner une preuve, tout ceci m’est impossible, peut-être qu’un de mes chats était sur mes genoux, comme dans les photos d’écrivains prises au début du siècle dernier, c’est toujours bien vu pour un écrivain d’avoir un chat, surtout s’il est noir (le chat, pas l’écrivain), et que ce chat noir soit stoïque, c’est bien, ça, un chat stoïque et noir allongé nonchalamment sur un bureau, avec des étagères enflées de livres de toutes sortes, l’écrivain fume une cigarette qui n’est pas allumée, l’image idéale, l’image d’Epinal esquissée un dimanche, on peut dire, même si ce n’est pas sûr que j’avais un chat sur les genoux, mon chat noir qui vit encore aujourd’hui, par exemple, que l’appartement était embaumé de relents de pommes et de rhubarbe, bordé de ce soupçon de cannelle… avais-je brûlé du papier d’Arménie dans le salon, et d’ailleurs, était ce à l’époque où l’ordinateur était dans le salon ou dans le bureau, je ne sais plus, était-ce un de ces dimanches où j’avais d’abord fait le ménage, parce que j’aime faire le ménage le matin, tôt si possible, même le dimanche matin, la journée semble alors longue comme une semaine, un dimanche propre, prêt à l’emploi, donc, ce dimanche, un dimanche avec ou sans amour, avec ou sans ménage, avec ou sans tarte, mes activités dominicales favorites dévoilées, je ne mentionne pas la sortie en forêt, l’exposition artistique, le brunch entre potes, mais là, j’extrapole, je voulais, je devais vous raconter la première fois que j’ai écrit autrement, c’était un dimanche… c’était un dimanche… un bon dimanche de… j’ai écrit autrement un dimanche… ou un lundi… mince, un lundi, ça aurait été un lundi ?

 

© Milady Renoir – 28 Octobre 2008
(Merci Kalame!)

22:10 28/10/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : texte, atelier, ego trip-e |  Facebook

27
oct

laisse ton âme au bestiaire...

ANDREW RAE AnimalMonster "Et vous, chimères ailées, lions à la croupe fleurie, et aux queues bandelantes, vous les cerfs, vous qui croassez, glapissez, soufflez de rage un peu d’amour, comme élus et damnés, vous aigles et taureaux constellés d’yeux, taillis de crinières échevelées, arbres qui s’entrelacent, s’enroulent et se déroulent, et vous les gazelles et les biches, à qui vous affrontez-vous, qui donc fuyez-vous ?"

Les brodeuses de l'histoire.

(illustration by Andrew Rae)

09:15 27/10/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : ego trip-e |  Facebook

26
oct

Frédéric Vignale touche et coule...

Votez pour son film, qu'il nage un peu dans des eaux douces...

petits baigneurs FV


http://www.nauticofilm.com/video/156-lespetitsbaigneurs.html

Le Nautic, Salon Nautique de Paris, organise le plus grand concours vidéo sur le thème de l'eau... La sélection est faite !


20 films numériques, 4 catégories : votez pour votre film péféré et gagnez à votre tour une entrée pour le Nautic !

12:46 26/10/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : arts |  Facebook

Body Art

bien sûr, Orlan, bien sûr Gina Pane, gina panebien sûr wojnarowiczDavid Wojnarowicz (et Kathy Acker) (merci à Lucille Calmel ce 13/10 à la Bellone),







bien sûr
Genesis P.Orridge, franko_b_IMissYoubien sûr Franko B. & Ron Athey, bien sûr Hermann Nitsch, bref, des centaines d'autres, esthétisants ou conceptuels, pratiquants ou dérivés, puis là, je découvre Roberta Lima... ça fait mal mais du bien en même temps.roberta lima the_rings

03:04 26/10/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : arts |  Facebook

musique gratuite et bonne (merci Seb')

JIBERADO the boy who floated freelyTHE BOY WHO FLOATED FREELY
(eca records / clapping music / sleeping star)

01 introduction [mp3 | lyrics]
02 inside the gypsy bar [mp3 | lyrics]
03 giver's reply [mp3 | lyrics]
04 mixing the potion [lyrics]
05 heavy on my head [lyrics]
06 brother [lyrics]
07 sung with the birds [lyrics)
08 one day, someday [mp3 | lyrics]
09 hot and heavy harmony [lyrics]
10 chesser [lyrics]
11 take flight [lyrics]
12 the coda - france release only [mp3 | lyrics]

http://www.clappingmusic.com/ramonacordova/boypage.html

02:49 26/10/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : muse hic |  Facebook

ce film dont vous êtes le héros/zéro...

11


http://www.survivetheoutbreak.com/

(merci Nico)

02:45 26/10/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : place net |  Facebook

Final Fantasy... disc cover.

FF_Spectrum_coverhttp://www.finalfantasyeternal.com/

la vidéo d'une cover de Mariah Carey (comme quoi).

http://fr.youtube.com/watch?v=0O_yyEA72HE&feature=related final fantasy cover

02:38 26/10/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : muse hic |  Facebook

23
oct

fabrique de soi

Agatha Katzensprung world
ce matin, j'entendais le monde parler... j'écoutais d'abord avec attention... une mouche ou un éclat sur ma main, je me suis surprise à bailler... le monde, lui, ne s'est aperçu de rien, il a continué son laïus.

(illustration by Agatha Katzensprung)

15:49 23/10/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : ego trip-e |  Facebook

20
oct

(dédicace à ma sistoeur) éloigne toi du parapet, éteins le gaz,

va sur la brèche, éloigne toi, pose le pied sur le sol, cours avec les jambes, tombe, apprends, ne dis rien, éloigne toi de toi, regarde au loin, vise un pieu, enfonce le, plus fort, plus dur, dis oui, dis merde enculés, dis, si je sais, non je crois, viens avec eux, va sur l'eau, plonge coule nage, ne dis pas que tu ne dis rien, parle avec ta main dans ta bouche, viens sur le chien, monte et gueule que tu es roi, dis j'ai, j'ai, j'ai, fais toi mal avec un poing, frotte ton pénis dur sur le ciment, gratte ton vagin mou sur une huître, dis néanmoins ou pleutre, éjacule dans l'oreille d'un sourd, fais toi du bien avec un ongle sur une croûte, va en Bavière et reviens, passe par Doha, reviens encore, garde la tête froide, froide, froide, chantalmichel_2005
garde un cheveu dans ton œil, cligne, cligne, fonds toi dans un foule et hurle, ne dis rien, éloigne toi, viens avec tes ennemies, offre à boire, juxtapose tes bras dans l'étau, ne serre pas, ne cours pas sur le carrelage, roule toi dans l'herbe folle, pleure sur Hiroshima Mon Amour,  ne pense pas aux autres, dis leur bien qu'ils ont raison, assure toi un avenir capitalisé, soi fidèle, sois inhospitalier, regarde le chat blanc écrasé sur le bitume, ne ris que si on t'en donne l'ordre, ne t'engage plus, conduis un 4x4 dans un jardin japonais, fais l’éléphant dans le magasin de porcelaine, vise le trou avec l'œil droit, pense que tu es mort, porte ta petite robe noire ce soir, jouis en rigolant, porte une fausse barbe, sors dans la rue à quatre heures un matin, claque un néon dans ta baignoire, bois du lait froid froid froid, ne gémis pas, engueule toi une fois par mois, dévore un arbuste, prends ton pied, pose le sur la table basse, prends e temps pour un con, pisse dans une bouteille en verre blanc, perce un bouton, baigne toi dans l’argile verte, mange du sel noir, fais comme si tu savais, fais comme si tu ne savais pas, crois en dieu le samedi soir, nie un ami dans le train, apprends un mot en wolof, creuse une tombe pour une prune écrasée, fais l’enfant, fais le chien de fusil, oublie les, pense aux indiens du Brésil, leurs masques de peaux teintes en décrépitude, bois de l’eau et pisse assis, jette ton dévolu sur les ingénus, tend la joue gauche, tend ton cœur droit, nie ta mère le lundi, visualise ton patron qui défèque, hèle une truie, dis lui oui, peins ton corps en rouge, roule toi sur un mur souple, walk silly and laugh into the night, vomis sur une toile cirée, gratte les ronces, salis ta chemise anis avec les mûres écrabouillées, suis le trajet de l’Amazone sur une carte plane, caresse un pied de biche, forme une bite dans un cumulus, fais ta Scarlet O’Hara, pleure sur une déforestation quelque part partout, love en Amérique, Loubov en Union Soviétique,  réduit ta consommation d’alcools, coupe tes cheveux dans le vent, renverse ta tête la bouche pleine de mouches, dessine une étoile à vint-deux branches, pense à un chiffre, c’est bien, juste pense à un chiffre, pèse le pour, pèse le contre, baise dans un ascenseur urinoir, fais la vaisselle avec des gants en cuir, amoncelle les bouteilles de coca sur le tapis roulant, laisse tomber, serre ta ceinture, serre ses couilles, attrape la queue de Mickey sur le manège, laisse tourner ta tête, exorcise un hérisson, croque des moustaches de chat, lèche un python, sniffe un rail de coke sur le crâne d’un ami chauve, maintiens le cap, ris comme un sanglier blessé, sauve le monde, sauve-toi, perce une vitre avec un clou rouillé, t’as pas tous les jours 20 ans, brûle un cierge à Sainte Rita, crois en toi, crois en moi, insulte un prêtre, fais un profil de pute sur myspace, mets de la musique (3teenskillfour), gobe une abeille, pense à ta retraite, applaudis les otaries dans la piscine cage, porte une chemise hawaïenne, sans pantalon, fais un rêve de néant, écoute l’album de Mano Solo qi te fait chialer, lis un livre d’un auteur mort trop tôt, mets un micro dans ton anus, branche le son, shut up, pass the dutchie, suce un couteau à scie, presse sa main contre ton sein, trouve ton ange gardien dans un vieux minitel, écris une lettre à Michel Piccoli, retire le pyjama d’une Bunny, téléphone maison, mets ton doigt dans une prise, vote écolo et jette tes serviettes périodiques dans les toilettes, fais un discours sur le Big Bang, jouis comme un enfant, fais tes courses le samedi après-midi, tombe dans le coma, pars en Inde demain, écris sur un mur avec tes larmes, achète une vielle, rachète une vieille, assume les évidences, compile les pires souvenirs, incendie ta culotte dans la salle de bains, dis que tu as mal, refuse la douleur dans la tête, piss and love, télécharge Fritz The Cat, entends tu le loup, le renard et la belette, fume une héroïne dans Soho, crève dans le caniveau, ressuscite à la télé, adopte un enfant noir, nourris le au lait enrichi, trouve le temps d’aller à la piscine, porte un petit pull marine, perce ton nombril, révise ton comportement, moque toi, moque toi, ne va pas au bord, enlève ta main devant la bouche quand tu hurles, mets ta cagoule quand tu suces, gémis 100 fois, embrasse ton père pour moi, coupe une pomme en six, ne vas pas sur ta brèche, mets du gel durcissant, baille en couinant, élimine, élimine, fais une liste de choses à ne pas faire, joue au foulard, prends la mer dans tes bras, apprivoise une sterne, joue, joue, jouis, jouis, pense à rien, ne pense pas à quelqu’un, ne pense pas, ne pense pas qu’à toi, ne vide pas la poubelle, ne rêve pas, mate un Fellini, ne dors pas couché, reste là, laisse les aboyer, vide ton sac, ne dis rien, amuse toi bien, bon voyage, ne relis pas, tais toi, parle moi, aime ton prochain, fais le suivant, joue au dur, repose-toi, va-t’en, ne vas pas sur la brèche, parle les bouches pleines,

           

 

 

(illustration by Chantal Michel)

23:50 20/10/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : texte |  Facebook

14
oct

ici, j'avais écrit un long texte dur

et mini wifi  l'a mangé... Adi Lavy sponge

01:32 14/10/2008 Publié dans Général | Lien permanent |  Facebook