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sep

conte sur moi (ego redimensionné)

Robert & Shana ParkeHarrison luciddream
Gaïa, perdue en eaux vives (sifflotant du Guy Béart), mangeait nénuphars et marais, plancton gras et tsunamis dégonflés. Chier des bulles et du lait faisait d'elle celle dont tous avaient nécessité.
Imposante DS, elle dérivait de paquebots en cornemuses géantes. Le calamar, le cachalot, la raie, la tortue, l'homme debout, la femme dévoilée, tous mythes pour celle qui sait que tout disparait, elle, succombera en dernier, périra dans le souffle dernier. (oui, mais pas tout de suiiiite, pas trop viiite).
Les marins d'audace, les maris d'eaux douces, les véloces, les revêches, les imperturbables, les réfractaires, tous se donnaient RDV(.be) dans son antre humide, chaude et comme vous pouvez l'imaginer. Tous ressortaient, pourtant, emportant dans leurs bras blancs, des trésors inestimables (joues, jambes, lèvres, or, sang, lymphe, bile, mercure, ongles,...).

Alors, Gaïa, qui te mangera en dernier? Qui te baisera encore?
Le dernier répondit: MOI, moi, moi, moi.
Et les egos ne fleurirent plus jamais, puisque la dernière goutte d'eau n'avait plus la place (/force) pour réfléchir*.



(*Miroir, miroir, dis moi qui est la plus cruelle?).

(Illustration by Robert & Shana ParkeHarrison)

12:15 10/09/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : texte |  Facebook

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