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jui

Rendez-Nous manqué...

sous les soleils des tropiques - maternité le 18 June 08 010
Sous le soleil des trop piques... Suite et début (en corps).

09:06 20/06/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : ego trip-e |  Facebook

17
jui

FP Meny - suite et début... (histoire sans fin est déjà pris).

FP Menyhttp://www.e-torpedo.net/article.php3?id_article=2674&titre=FP-Meny-a-quitte-la-route

En homm(e-m)age indirect, deux chants de MARINA TSVETAEVA:

"Si vous saviez, passants, attirés
Par d'autres regards charmants
Que le mien, que de feu j'ai brûlé
Que de vie j'ai vécu pour rien,

Que d'ardeur, que de fougue donnée
Pour une ombre soudaine ou un bruit...
Et mon coeur, vainement enflammé,
dépeuplé, retombant en cendres.

Ô, les trains s'envolant dans la nuit
Qui emportent nos rêves de gare...
Sauriez-vous tout cela, même alors,
Je le sais, vous ne pourriez savoir

Pourquoi ma parole est si brusque
Dans l'éternelle fumée de cigarette
Et combien de tristesse noire
Gronde sous mes cheveux clairs."


(17 mai 1913).

&

" Il en tomba combien dans cet abîme
Béant dans le lointain !
Et je disparaîtrai un jour sans rimes
Du globe, c'est certain.

Se figera tout ce qui fut, - qui chante
Et lutte et brille qui veut :
Et le vert de mes yeux et ma voix tendre
Et l'or de mes cheveux.

Et la vie sera là, son pain, son sel
Et l'oubli des journées.
Et tout sera comme si sous le ciel
Je n'avais pas été!

Moi qui changeais, comme un enfant, sa mine,
- Méchante qu'un moment, -
Qui aimais l'heure où les bûches s'animent
Quand la cendre les prend,

Et le violoncelle et les cavalcades
Et le clocher sonnant...
- Moi, tellement vivante et véritable
Sur le sol caressant.

A tous - Qu'importe? En rien je ne mesure,
Vous: Miens et étrangers?! -
Je vous demande une confiance sûre,
Je vous prie de m'aimer.

Et jour et nuit, voie orale ou écrite:
Pour mes "oui", "non" cinglants,
Du fait que si souvent - je suis trop triste,
Que je n'ai que vingt ans,

Du fait de mon pardon inévitable
Des offenses passées,
Pour toute ma tendresse incontenable
Et mon trop fier aspect,

Et la vitesse folle des temps forts,
Pour mon jeu, pour mon vrai...
- Ecoutez-moi! - Il faut m'aimer encore
Du fait que je mourrai."


(8 décembre 1913)

Tout ce qui porte un nom brûle?

Demain matin, cendres au vent pendant que le même soir, mon jupon se soulèvera pour une vie à voir.

14:44 17/06/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |  Facebook

16
jui

Fatigue saine face aux ouvertures de bouches intempestives...

Albert Londe - Hysterical-Epilepsy-Hallucinations-from-Iconographie-De-La-Salpetriere-Gicleeah oui, vous parlez, vous dites, vous exprimez, parfois même l'énoncé est clair mais la valeur ajoutée, terne. Si, si, je vois bien, oui, vous parlez, vous savez ouvrir la bouche, vous avez l'antre experte, le film tourne, si, si la gorge n'est point caisse de résonance mais il y a un effort, une tentation... ah oui, vous dites que, vous dites quoi, vous dites qui mais derrière la voix, le son s'échappe dans le souffle... vous respirez, vous mordez, vous pendez vos langues, vous roulez vos yeux, mais mais mais, je n'entends rien, je n'entends rien.
Ah oui, c'est vrai, vous avez raison, vous parlez, vous parlez, le langage galope, la musique défile,
fantaisie militaire, vous n'avez pas le courage des oiseaux, (ceux qui se taisent quand la nuit vient), bref, vous chantez avec vos culs serrés, je ne vous entends pas, j'observe mon doigt, il tapote sur la table, petit big bang comme dit la Chimie, la nappe se colore, peut-être du sang de gencives grinçantes, peut-être du sirop de fraise, la cuisine tourne, je suis là, l'utérus dirigé vers ma voie unique, sortant de Paris, de Bruxelles, de Londres et de Chartres, encore, les jambes en éveil, les cuisses ouvertes vers le temps qui arrive comme il veut... je baille, je baille en haut, en bas, je baille, tout s'étire, vous parlez encore... vous avez tous les droits, les lois, les panneaux, vous parlez tant et si rien.
je suis derrière la fenêtre, la rue dans l'oeil, vos bouches la traversent, la vitre froide ne me donne aucun écho, vous parlez, je suis contente, vous parlez, et rien ne transperce mon véritable silence.

10:52 16/06/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : ego trip-e |  Facebook

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jui

FP Mény - Echo, pas loin...

http://www.lalettrine.com/article-20402546.html

19:33 13/06/2008 Publié dans Général | Lien permanent |  Facebook

12
jui

Destin d'une conquête du désastre - appel à famille

CFEPHistoire vraie d'un véritable auteur, FP Meny (http://efpe.free.fr/) a été retrouvé ce matin, mort dans une grange en Corrèze (France).
Les gendarmes n'ont trouvé que le contrat récent avec son éditeur, pas d'autres rapports aux siens qu'un contrat pour son livre "La Conquète du désastre".

Si jamais ce blog est lu, trouvé et que la "famille" de FP Meny lit, voilà qu'il faudrait contacter Isabelle Dubois des Éditions Sulliver www.sulliver.com sur son adresse électronique: isabelle.dubois@sulliver.com

 Le clochard céleste, admiré et dénigré en même temps, a rejoint la voie lactante, comme un pied de nez aux terriens aliénés.
FP, si tu me lis d'entre les chardons du cosmos, je lance une pensée exponentielle à ton égard, histoire que tu trouves un bout de chaud au royaume des écrivains, mots dits. Ton dernier mail restera donc une petite porte du désert...

Salutations, compère, que la fosse commune te fasse le témoin digne de ce(ux) qui reste(nt) de plus vrai, après que la mort se soit chargé des hommes.
Vivre SDF ne fait pas vivre... son choix de vie, a t il dit, était de parcourir la France pour mieux l'observer, la jauger, l'assimiler, aujourd'hui, voici que la France a mangé FP...souhaitons une bonne digestion aux deux entités...

le premier choc: http://miladyrenoir.skynetblogs.be/post/1243932/fp-meny-clochard-de-france-ecrivain-parisien

l'avant dernier choc: http://miladyrenoir.skynetblog.be/post/5822271/fp-meny--conquete-du-desastre--livre-a-lire-s

le dernier choc, une spirale: FP Meny - spirale

19:11 12/06/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : act-u, lis tes ratures |  Facebook

11
jui

La femme voilée* (ou la notion de souillure)

VANESSA BEECROFT   showDe la forme d'un crachat, l'injure se déplace dans l'espace temps. Elle convient à celles qui nient, celles qui dévient, celles qui renient... Néni, peau de chiens en habits de soie, petites femmes en guenilles psychiques, il faut savoir aimer l'Autre pour aimer son reflet;
mais il faut, avant l'origine, avant le débit, avant la pratique de l'autre et l'expérience de soi, avant tous, avant tout.
Il faut ou il doit, il faut y aller, il doit y avoir un délice à ne pas contracter ses veines, un délice à ne pas vriller ses poignets, ou pire, afficher son déclin, exposer son échec sur son ongle à peine décoré.
Il faut se souvenir du pouvoir (non de l'abus), de la valeur de l'être, de la technique de la vie pour se tenir debout au carrefour, afin qu'aucun angle mort ne devienne le dédale préféré. Hécate heureuse, Diane adoucie...
Oui, il se faut, pour ça, devenir un Soi majuscule, une montagne sur laquelle est planté un avis publicitaire qui dit: ICI, rien à vendre.
Il faut créer l'identité survécue, non survivante pour exprimer le don, le bonheur, la joie.
L'erreur, elle, n'a rien à faire, l'échec externe à soi n'a pas le droit de supplanter le droit d'exister, choisir, choisir, choisir, la plus belle image épinière.
Os à moi, elles se doivent de répondre à la souillure sans doublure, petites anguilles perceptibles, (elles dont moi), il est bon de fuir quand l'échappatoire est la vie sauve, sinon, renoncer à la gloire d'être soi, quelle piètre aventure, quelle triste carte déjà tant jouée.


(Illustration de
VANESSA BEECROFT)

* du titre: attention ici, aucune mention à la femme voilée musulmane ou d'autre confession, mais bien une métaphore littéraire sur l'idée de la suppléance. au kazoo...)

16:05 11/06/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : ego trip-e, girlz, humoeurs |  Facebook