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La femme voilée* (ou la notion de souillure)

VANESSA BEECROFT   showDe la forme d'un crachat, l'injure se déplace dans l'espace temps. Elle convient à celles qui nient, celles qui dévient, celles qui renient... Néni, peau de chiens en habits de soie, petites femmes en guenilles psychiques, il faut savoir aimer l'Autre pour aimer son reflet;
mais il faut, avant l'origine, avant le débit, avant la pratique de l'autre et l'expérience de soi, avant tous, avant tout.
Il faut ou il doit, il faut y aller, il doit y avoir un délice à ne pas contracter ses veines, un délice à ne pas vriller ses poignets, ou pire, afficher son déclin, exposer son échec sur son ongle à peine décoré.
Il faut se souvenir du pouvoir (non de l'abus), de la valeur de l'être, de la technique de la vie pour se tenir debout au carrefour, afin qu'aucun angle mort ne devienne le dédale préféré. Hécate heureuse, Diane adoucie...
Oui, il se faut, pour ça, devenir un Soi majuscule, une montagne sur laquelle est planté un avis publicitaire qui dit: ICI, rien à vendre.
Il faut créer l'identité survécue, non survivante pour exprimer le don, le bonheur, la joie.
L'erreur, elle, n'a rien à faire, l'échec externe à soi n'a pas le droit de supplanter le droit d'exister, choisir, choisir, choisir, la plus belle image épinière.
Os à moi, elles se doivent de répondre à la souillure sans doublure, petites anguilles perceptibles, (elles dont moi), il est bon de fuir quand l'échappatoire est la vie sauve, sinon, renoncer à la gloire d'être soi, quelle piètre aventure, quelle triste carte déjà tant jouée.


(Illustration de
VANESSA BEECROFT)

* du titre: attention ici, aucune mention à la femme voilée musulmane ou d'autre confession, mais bien une métaphore littéraire sur l'idée de la suppléance. au kazoo...)

16:05 11/06/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : ego trip-e, girlz, humoeurs |  Facebook

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