30
avr

Bad Taste ForEver - soirée ce soir et un peu pendant la nuit...

bad taste forever

clique sur le mauvais goût ou ici.

11:57 30/04/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : arts |  Facebook

FP. Mény - Conquête du désastre - livre à lire, si, si.

conquête du désastreMessage de L'éditeur (merci Isabelle Dubois pour l'envoi!) pour "Conquête du désastre" de FP. Mény, publié par les Éditions Sulliver, est sorti en librairie le 18 avril.  

"Avec ce deuxième titre de la nouvelle collection de littératures actuelles, Sulliver confirme sa volonté de donner la parole à des auteurs mêlant fiction et débats d’idées contemporains.
Par son écriture engagée et vivante, FP Mény, « écrivain vagabond » tel qu’il se définit, interpelle le lecteur et la société. Témoin tour à tour lucide et poétique de notre société, Mény écrit pour exister et nous livrer un autoportrait peu flatteur.
Dans une langue moderne et cadencée, l’auteur crie le désespoir dans l’espoir de nous réveiller. En accord avec sa ligne éditoriale, caractérisée par la critique sociale, Sulliver veut promouvoir une « alter-littérature » novatrice, empreinte de notre époque."
 

Et le message anti-personnel de ce cher écrivain clochard que je salue le pouce en l'air: 

"Ma haine aujourd'hui ressemblait davantage à un point noir sur la cible, comme d'autres de l'alchimie, velours ras ou frisé.Seuls les fous survivront.........
Au milieu du gué de ce pays parti en couille, j'explique à la belle Argentine, ils ont viré les pauvres en prétendant les défendre. Des artistes sans oeuvre, du théatre sans auteurs et des faux marginaux en pagaille. Une odeur de tripot a Macao mais que l'odeur.
 
Un arbre fruitier produit énormément avant de crever, mécanisme de survie.De nombreux migrateurs ne migrent plus, tandis que des oiseaux font souche.Il étaie il est mort il se répand.
Oups! Si c'est de l'autofiction, collez lui l'étoile jaune. Fessée cul nul sur la place de l'église.
Pendu haut et court ex abrupto Pan bania ne bronche plus. Ceux dont le style colle a la peau tombent a l'eau. Ténor au sud de l'ile de Pancréas. Homard le pipole mange un bar au basilic apres la nuit passée avec une metisse philippo-hollandaise, laquée plissée floquée safran fushia pine chocolat noir. 

D'abord j'irai faire de la barque, ensuite je ferai de la radio, c'est parce que j'avais la radio dans ma barque, je me suis entrainée, ensuite, j'irai a pied au ministère où j'ai mes entrées.
Mon Dieu mais quelle horreur coucher pour réussir, il suffit d'être bien hydratée ( je taquine de telle sorte que la barque ne se brisât pas)
Putain, on est plus tranquille nulle part, et si on va dans les bois, on va tomber sur le roi du contre ut, parait qu'il a déja un héritier. Ceux qui donnent des tribunes aussi sont ridicules. Les landais, c'est comme l'eau, l'intelligence existe mais faut avoir envie de la trouver, terre d'ovalie sectaire c'est pas du saint Nectaire. Les signots du rafiot clignotent. Les systèmes d'alarme retentissent. On nous bassine. On va se révolter. Les travellings sur les rails laissent rarement voir le train, juste un typhon de citron, délire de l'extension, chute libre du bla bla de la pierre factice, still life, Zone de dilution initiale.
Les caméras de vidéo surveillance n'ont pas de couleur.
Allons cueillir les mures pour faire la confiture.
 
1 lyricomane solaire
1 lyricomane averti en vaut 2
1 lyricomane inverti avec des moufles
Une ombre dans l'embrasure de la porte
Un vrai croissant de lune avec l'angelot
Pas de lumière
Rien de trop
Le long des barrières, les gueux s'accumulent. 
Merde, le génie est sorti, un mastodonte au coeur tendre des iles du pacifique. Laurent Outan en emporte le vent.
' Les choses les plus humbles échappent à la représentation et obligent à penser autrement.'
Full contact management de la pin up au bord de la piscine (ne pas se contenter de paroles creuses, il ne suffit pas d'avoir une belle façade) Les ouvriers de Noeud les mines ont en rien a branler des plasticines. La météo marine. Phil Spector et Lana clarkson en camping car Chausson. Lana, rongée par un cancer du sein ne résiste que par le seul espoir de revoir son fils ( un écrivain Français)
T'as des pays où les écrivains sont des rock stars et des pays où ils sont des tocards accrochés aux schèmes, là, où le creux de sa bouche béait, pour de vrai.
Dans le métro du soir, l'insatiable Elodie, vient de mettre au monde son premier enfant. Elle se couche avec sa grosse couette en plume, elle fait sa comtesse au pieds nus. Elle remarque que les bougies ne tiennent pas dans la purée de carotte alors désenchantée, elle retire son top en crochet...........  

Les écolos sont un peu comme les cathos, ils font beaucoup d'enfants, mais eux; butinent les fleurs.
Jolies filles en automne, les géraniums n'ont pas dit leur dernier mot, ne jetons pas aux orties nos fleurs dété. Y'en a une qui se fait encore torréfier.
Lui, a un truc, quand il marche pieds nus, il croise les doigts de pieds.

- Non mais Bleu d'Auvergne, c'est pas une couleur
Ils sont cool des fois les baba cool.
- Tu sais le point commun entre un rugbyman et un rappeur.....
Leur écrivain préféré s'appelle Paulo Coelho. Ils ont pas la tête bien ronde, ils ont bu trop de Pago.
- Je crois que je vais faire une indigestion de valeurs au confit de canard 
Loin du tumulte orageux des guitares electriques, dérangements théatraux et théatre dérangeant, gré à gré et pan par pan, partons de ce postulat là.
Tous à la barque!
Avec la navigatrice, nous mouillons. On va atteindre la terre neutre. Il n'est ensuite pas impossible qu'on la viole avec un archet.
1200 hectopascals soit 38000 à l'ouest du cap prévision par zone mer agitée a forte sud extreme devenant variable 2à 4 dans l'aprés midi, mollissant 4à5@la fin avec des averses orageuses....
C'est tout pour ce soir.
 Les autocars sont de fabrication Française, les rongeurs viennent se régaler quand tombent les pommes.  
Le midi, je mange mon risotto fusion avec les vieux.
Ginette crie ' m'attachez pas! m'attachez pas!'
Elle réclame sa canne pour manger avec des baguettes, elle bouffe à 1 kilomètre de sa table, par la voie rapide. 1 morceau de pain sur 2 est rassis, incognito. Elle va la fermer l'emmerdeuse! Au quatrième age, sous le chèvrefeuille, les hommes sont pas besef, et d'un coup c'est la fête a neu neu. Les mamies l'encouragent.

' Elle va tomber! Elle va tomber!'
Jusqu'à ce qu'elle se casse la gueule
- Demande à l'abattoir s'ils gardent le sang pour faire le boudin noir.A la porte de ce qui est perdu, abstract female au lait de bougresse, où les gallinacées sont plus proches de la perdrix Lui, est sourd comme un pot, elle est maquillée comme un camion et ils s'aiment - Tu dors?
- Non, je pense

Au delà de ce fatras, l'aventure commence au hameau délivrance, les créatures aléatoires sucent les héros ordinaires.
Ce qui est avant reste idem. C'est surement plus simple, dés que le monde s'organise. Avec toute l'energie des mariages insolites, des choses un peu brouillonnes, je trouve que ce sanglier me regarde bizarre. Des que les kurdes dansent sur la Jungle, il est temps de se barrer, les moustaches bougent toutes seules, la moquerie vire a l'aigre, le rire des truies sur leurs aubergines farcies.
 
Ignorant tout de mes pratiques russes et Bercé par le spleen d'un quotidien grisâtre, En Waterzoï Zapoï, On dit pas Oï bordel!
Quand on était jeunes on était des branleurs et maintenant, pour la même chose tu passes au journal de 20 heures." 

FP.MENY/ FAITES ADHERER VOS AMIS -  CONQUETE DU DESASTRE Editions sulliver avril 2008




FP, t'es vendu à la FNAC et sur Amazon, c'est la conquête des astres, non?

11:42 30/04/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : act-u, poly-tiques, lis tes ratures |  Facebook

25
avr

BOUM dans ton coeur! (un boum down, pas un boum up!

I'll wait for the next one
(merci Forget me not)

13:54 25/04/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

quand tu dances, tu choisis quels pieds?

simple men Hartley






ou

bande à part godard 







(click on pics)

12:10 25/04/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

Humoeur du jour: consolation dans l'image face à la tristesse de manque de structure


Duffy_the_Mascot VDuffy_the_Mascot IVDuffy_the_Mascot IIIDuffy_the_Mascot IIDuffy_the_Mascot I







http://www.archive.org/details/Duffy_the_Mascot

 

(Humoeur du jour: consolation dans l'image face à la tristesse de manque de structure. ce constat peut s'appliquer à l'écriture du roman, à la fondation de la famille, au couple, à la régurgitation d'un idéal anéanti)

10:47 25/04/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : ego trip-e, humoeurs, arts |  Facebook

24
avr

Petite pub sur un polaroïd dans vos oreilles, demain soir, Pure, Pure, Pure FM

purefmC'est l'histoire d'une bloggeuse qui rencontre une autre bloggeuse... toutes deux écrivent, toutes deux s'animent d'ondes prolifiques, toutes deux régénèrent leur ton à coup de pavés de coton... et du coup, quand l'une aime ce que fait l'autre, elles en parlent autour d'elles, ça fait comme une aura virtuelle positive, pour saisir des termes néo-new-ice-age.

arielle fenton polaroidsLà, Valérie Nimal alias Polaroïds va parler d'Intérieur Cuir dans l'émission Elle & Lui sur PURE FM demain vendredi à 19h et des ..., entre une rubrique présentée par Marc Danval à propos de chanteuses réalistes des années 1920-30 et EMINEM, je me sentirai bien:

"
Chronique Internet - Pour parler de l'actualité des blogs belges:

La célèbre blogueuse Milady Renoir a sorti son premier bouquin poétique et sexuel : "Intérieur cuir", aux éd. maelstrom. Ni vulgaire, ni banal, un recueil qui vous remue les tripes.


Avec une accroche pareille, je vais devoir repenser ma carrière et recouvrer l'un de mes fantasmes d'adolescentes, soit être Macha Béranger à la radio la nuit..., si, si!

 (merci Val' Nimal)

Branchez la bonne fréquence!

17:52 24/04/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : act-u |  Facebook

23
avr

Ateliers d'écritures animés par Milady Renoir dans les prochains jours...

Petite pub ou petit rappel des atelier fenêtre sur le portugal flyerdeux ateliers d'écriture que j'anime dans les prochains jours.
L'un, Fenêtre sur le Portugal, au Théâtre Marni (Affiche du festival avec Pessoa en fond rouge) et l'autre, Auteurs Clairs Obscurs (Christian Bobin & Marcel Moreau (en photo) au bar Chez Moeder Lambic...atelier auteurs clairs obscurs Moreau & Bobin






Infos pratiques et suggestifs sur http://atelier-milady.skynetblogs.be/

13:46 23/04/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : atelier |  Facebook

Petit effet d'amour pour Dominique Segalen (et ses écrits, bien sûr)

au poisson qui fumeJ'en ai déjà parlé, dit, écrit sur Celle qui raconte les gens comme un griot hyperactif avec un oeil coquelicot dans la langue qui tangue...
ben voilà qu'elle m'aime, encore, , et que je suis heureuse qu'elle l'aime, mon intérieur cuir, parce qu'elle a su, elle sait et saura d'où ils viennent mes mots pas bleus.

Je t'embrasse, Moona Pic' (et ce depuis 2003), devant tout le monde, même pas peur. (là où c'est rouge, il faut gratter)

12:06 23/04/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : ego trip-e, love, lis tes ratures, girlz |  Facebook

22
avr

Rencontre Corrézienne - Libraire et autres héros

Cascade Corrèze - Avril 2008Printemps 2008, visite à ma mère et son amie, elles vivent aujourd'hui dans un carré vert aux contours vagabonds. La Corrèze (plutôt que la banlieue parisienne déchiquetée, laquelle a mal bercé mes premiers pas). La Corrèze donc, (mauvaisement) réputée pour un Chirac ventilé et des carrières décharnées, pourtant, en peu de temps, on y a senti le rouge de la lutte (politique et sociale) et le vert du corps, une certaine jeunesse dans le regard sur l'autre. Nos rencontres (y compris Pompom, l'âne fugueur) nous ont donné un goût de reste-là.

Au milieu des arbres, des cascades, des bonnes tables, des gens chaleureux, il y a eu Pierre. Pierre Landry même. Le libraire de Tulle, bien sûr, il doit y en avoir plus d'un de libraires à Tulle, mais pour chatouiller la cheville de Pierre, il faut des échasses. Un thé, un verre de vin, une table ronde, des discussions pro-Bruxelles, néo-livresques, post-soixantehuitardes, anti-François Hollande (surtout parce qu'il est maire de Tulle, donc notable local à dénigrer selon la tradition régionale, le Petit Hollande croisé sur le marché, entre une poêlée de truffade et des pommes Saint Germaine à vous déboiter le palais avait l'air décontracté, certains disent que son divorce lui réussit...), constatations énervées mais pas du tout pessimistes, bref, autant de râvalements de façades au sein de l'antre du Sieur Landry.

La librairie se nomme
Préférences. Les personnages qui rentrent ne se sentent pas affaiblis par la figure emblématique de l'homme aux yeux clairs et à la voix feuille d'érable. Mon OHM y trouve un recueil de Marina Ivanova Tsvetaeva, j'y saisis un Verheggen et un Bobin pour ma mère qui est dans sa phase symbolique du Moyen-Âge, puis Pierre nous emballe dans son coup de coeur, elogedesvoyagesinsenses
l'Éloge des voyages insensés ou L’Île du voyageur journaliste écrivain Vassili Golovanov, lequel rend visite à Préférences en mai. Deux heures plus tard, nous quittons la sphère, avec la promesse d'un retour, quel qu'il soit.

D'ailleurs, si mon émotion ne suffit pas à décrire le lieu, l'homme et l'intention, voici un extrait de PILON, le roman de Paul Desalmand qui mentionne dignement le Pierre et ses préférences:

"À la suite de mes tribulations, je me suis retrouvé à la librairie Préférences que tient Pierre Landry, 11 Place Clément Simon, à Tulle, près de la cathédrale. La différence avec le marchand de papier de Métagna est si marquée que, dans un roman, un changement de situation aussi contrasté serait ressenti comme invraisemblable.
Pierre est un Québécois pas banal, implanté à Tulle depuis dix-sept ans, libraire depuis dix. Son échoppe doit son nom au titre d’un recueil d’essais de Julien Gracq.
Quand un livre lui plaît, il est capable d’en commander cent d’un coup. J’étais au bas d’une bonne pile, d’où un séjour de plusieurs mois chez lui, ce dont je ne me plains pas.
Cette librairie est un endroit magique où chaque jour il se passe quelque chose.
Son mode de fonctionnement n’est pas ordinaire. La boutique est ouverte 365 jours par an, et 366 pour les années bissextiles, de 9 heures à 19 h 30, sans interruption. Horaires à ce point surprenants que, la plupart du temps, l’interlocuteur ne percute pas. Il faut s’y reprendre à trois fois pour qu’il comprenne que c’est tous les jours.
Pierre aime les livres et les choisit uniquement par goût, ce qui ne l’empêche pas, évidemment, de prendre une commande en dehors de son champ. En huit ans d’activité, il n’a jamais accepté un seul office et procédé à un seul retour. Il tient dix mille livres à la disposition du chaland. Il ne les a pas tous lus, mais il se fie à ses affinités et, ce qu’il a commandé, il s’efforce de le lire assez vite. Un libraire qui lit et non un libraire qui se contente de compter. Il lui arrive même d’offrir en prime des livres. Durant mon séjour, il donnait, autant qu’il vendait, Diadorim de João Guimarães Rosa, auteur brésilien, un roman éblouissantissime à ce qu’il disait.
Les personnes au bon sens épais comme il y en a tant vous prouveront, avec des arguments infaillibles, qu’une librairie de ce type va immanquablement à la faillite. Et pourtant, elle tourne.
Pierre ne vend pas les livres à la mode. Il tient en réserve les dix-huit titres de Gracq publiés par Corti auxquels s’ajoute le Pléiade.
Char est toujours à l’honneur. Faulkner est tenu pour un grand. Le rayon poésie est bien pourvu. Beaucoup de beau monde : Borges, Tolstoï (Guerre et Paix), Jacques Roumain (Gouverneurs de la rosée), Cormac McCarthy, Octavio Paz, Ibn Khaldûn (Le Livre des exemples), Leopardi (Zibaldone), Bohumil Hrabal (Les Noces dans la maison), Salinger, Michon (Vies minuscules), Georges Perros, Chalamov et bien d’autres que j’étais fier de fréquenter. Pas le genre de ce libraire d’une ville voisine qui répondit à un client lui demandant s’il avait le Pléiade de Char : C’est qui ça ? Il est même arrivé à ce Pierre Landry hors du commun d’être à l’origine de la réédition d’un livre. On lui avait offert Les Coups de Jean Meckert chez Pauvert. Ce livre, alors épuisé, lui avait tellement plu qu’il dit à la représentante Gallimard pour le poche :
« Vous expliquez à vos patrons qu’il y a un fou à Tulle qui en prend mille si vous le publiez en poche. » La belle Isabelle lut, fut convaincue, et défendant ce titre bec et ongles, réussit à convaincre le directeur de collection. Le livre est actuellement en Folio et Pierre n’y est peut-être pas tout à fait étranger. Il en a vendu plusieurs centaines.
Cette grande petite librairie est un lieu de convivialité pour connaisseurs. Pierre leur offre au choix un thé, un café ou un verre de bordeaux. Le lecteur flâne, discute. Une sorte de minicentre culturel où, de temps à autre, un écrivain vient rencontrer ses fidèles. J’y ai vraiment passé des journées merveilleuses et repris confiance. Je ne dirai pas que le livre est sacralisé, qu’il est l’objet d’un culte. Non. Il est seulement aimé. Ce qui suffit. Il est perçu comme d’abord fait pour être lu. Pierre a d’ailleurs constaté, sur ce point, un fait bizarre.
Il y a des clients (on ose à peine utiliser ce mot mercantile), disons des chalands, qui, en même temps, achètent le Pléiade et le Folio. Pour Belle du Seigneur ou pour Le Rouge et le Noir, par exemple. Un livre pour lire et un autre, je ne dirai pas pour la montre - cela ne convient pas à ce type d’acheteur -, pour le plaisir de posséder un beau livre.
Pierre ne pense pas que les Fnac, ou autres grandes surfaces, soient un danger pour les bons libraires. C’est autre chose.
Pour lui, le prix unique a surtout servi à la grande distribution.Son abandon brutal serait une catastrophe, mais un libraire compétent, défendant une ligne peut très bien vivre à l’ombre d’une Fnac et même profiter de sa présence. Il pousse le paradoxe jusqu’à avancer que l’abandon du prix fixe ne nuirait pas vraiment à ceux qui font dans la haute couture. Je l’ai souvent entendu dire qu’il ne manquait pas de lecteurs, qu’il manquait seulement de bons libraires.Des lecteurs font parfois cent kilomètres pour passer une heure ou deux dans ce petit espace où souffle l’esprit. Il en est même de la banlieue parisienne qui viennent trois ou quatre fois l’an s’approvisionner. Lieu intime. Fait pour les happy few.
Dans la cathédrale de Tulle, si j’en crois un touriste de passage, à droite en entrant, est accroché un tableau curieux. Une vierge écrase de son pied droit un serpent qui, à voir sa tête, n’a pas l’air d’apprécier. Ce tableau, en partie masqué par une statue, a donné lieu à différentes interprétations. Je m’amuse à y deviner une préfiguration de l’attitude de Pierre Landry et de sa manière de remettre à sa place l’édition mercantile. Je ne suis pas sûr que cette interprétation lui convienne.Parce que, d’une certaine façon, tout cet univers du non-livre, il s’en fout.Il se contente de faire autre chose et de prouver le mouvement en marchant."

Vous visitez la région? Souche et lumière - Corrèze - Avril 2008
Pierre Landry - Librairie Préférences

11, place Clément-Simon
19000 Tulle
Tél. 05 55 20 05 22

09:28 22/04/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : arts, lis tes ratures, ego trip-e |  Facebook

17
avr

Gardabelle, je suis un boomerang

Gardabelle aime MiladyMilady aime Gardabelle, ô Si!

 

parabole relancée comme un boomerang chaud.

14:16 17/04/2008 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : ego trip-e, love |  Facebook