29
oct

ah si vous aviez vu ma CoUrBE...

Liste de courbes
que l'on est amené à rencontrer tous les jours

 

Cissoïde de DIOCLÈS

C'est une cubique circulaire unicursale dont l'équation cartésienne est :

x(x2 + y2) = ay2

C'est le parcours du point M quand OM = NP, le cercle G roulant sans glisser sur l'axe Oy. Utilisée par le Dr. Blorer pour profiler sa roulette à micro-bédane. (brevet déposé)

 


Equation en coordonnées polaires

Courbe de poursuite

Cette courbe décrit le parcours d'un chinchard C qui se dirige toujours vers son maître M qui décrit la droite Oy. Les deux mobiles sont à vitesse constante.

4y = ax2 - Log x
(ici, a = 2)

 

Courbe de la corde à sauter

C'est la forme prise par un fil homogène tournant autour de Ox avec une vitesse angulaire constante. Son équation différentielle est :

b2 - y2 = a2 (1 + y' 2)½

D'où l'on déduit aisément


(ici b = 2a)

 

Gilbert Garcin - click pour agrandir

 

Courbe du poisson

La cubique d'équation :

125y2 = 2x3 - 42x2 + 240x

a des coefficients qui ont été calculés de façon à reproduire le contour d'un poisson donné à l'avance, un chinchard par exemple, et mensuré spécialement.
On part du profil de ce poisson en y remplaçant y2 par Y. On cherche ensuite les coefficients de a, b, c de :

Y = ax3 + bx2 + cx

de façon à obtenir une identification aussi parfaite que possible.

 

Figures d'équilibre d'une verge

Ces diverses formes correspondent à diverses positions d'équilibre d'une verge dont l'extrémité A est soumises à des forces de plus en plus élevées (quand il n'y a pas bOOnes actrices à proximité toutefois)

 

Ecoulement plan avec tourbillons alternés

Si l'on considère en hydrodynamique une double file de tourbillons A et B régulièrement disposés et égaux mais tels que les A aient des sens opposés aux B on obtient les lignes de courant de la figure. Le potentiel complexe est :

Les lignes de courant sont obtenues en égalant à une constante le coefficient des i dans f(z).
Cette courbe a été étudiée par PELTON pour la mise au point de sa fameuse turbine. Egalement observée lors des déplacements d'Ornella Muti dans sa piscine.

 

Clothoïde de Brougnard

Le rayon de courbure en un point M est par définition inversement proportionnel à l'arc OM. Un point de la courbe a donc comme coordonnées :

La courbe admet comme points asymptotes les points de coordonnées


Communiqué par Gaston G. Blorer (Géomètre).  Les calculs ont été vérifiés par EchoBot.
Iconographie : C.Solal (Taxinomiste) et Gilbert Garcin (Artiste).
Autres courbes ici
Envoyez vos courbes (j'envoie celle de mon cube)

13:20 29/10/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : ego trip-e |  Facebook

26
oct

AuBordElle (demandez le programme) - 23/11 - 8/12

FlyerA6_recto_aubordelle07FlyerA6_verso_aubordelle07(oh, le 1er décembre, une journée littérature proposée par Mil... (bon, ok, j'arrête de jouer, par moi!)

Un festival de l'Erotisme pour combattre la foire de l'érotisme, on ne peut rien (se) refuser.

13:32 26/10/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : arts, act-u, lis tes ratures, atelier |  Facebook

24
oct

au théâtre ce soir, GENESE N°2 d'Ivan Viripaev @ VARIA

genese 2 @ variaGENESE N°2 d'Ivan Viripaev

Du 17 au 27 octobre 2007. Du mardi au samedi à 20h30 et les mercredis à 19h30. Grande salle. Mise en scène de Galin Stoev. Avec: Céline Bolomey, Vincent Lécuyer, Antoine Oppenheim. Composition musicale de Sacha Carlson. Interprétation : Mélanie Evrard (violon), Marine Horbaczewski (violoncelle), Michel Lambert (accordéon).

Antonina Velikanova, internée dans un hôpital psychiatrique des environs de Moscou, se surprend un jour à comprendre d’une manière totalement neuve la phrase de Shakespeare « Le monde entier est un théâtre. Et tous, hommes et femmes, n’en sont que les acteurs » (In Comme il vous plaira). Elle entre alors en contact avec l’un des auteurs dramatiques les plus en vue de Moscou, Ivan Viripaev, à qui elle livre un manuscrit inspiré par le récit biblique de Loth et de sa femme fuyant la ville de Sodome incendiée. Ce denier ajoute à choisit alors d’écrire à partir de ce matériau auquel il rajoute des extraits de leur correspondance et de nouveaux épisodes. Cela donne Genèse n°2, un texte où les deux auteurs se confrontent à la même problématique d’états mentaux limites, à la différence que l’un les vit dans l’expérience solitaire de la psychose, et l’autre dans l’élaboration d’une expression artistique.

Le résultat final est un spectacle à vivre plus qu’à décrire, qui évoque une nouvelle image de la genèse du monde, une vision de chaos avec, au cœur, la question de Dieu.

Dans un univers sensoriel à découvrir, avec une énergie contagieuse contenue dans un torrent de mots à la fois rythmés, drôles et poétiques, trois voix – celles du Prophète Jean, de Dieu lui-même et de la femme de Loth – soutenues par des compositions musicales originales, nous renvoient à nos propres questionnements en cherchant à mettre à jour le sens du récit biblique.

13:31 24/10/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : arts |  Facebook

19
oct

témoignage

prostitution(click on pic)

11:48 19/10/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : arts, place net, act-u, girlz |  Facebook

ça fait rire les étourneaux...

cirio

une anecdote de consommation affectueuse sur Ticketoblog...

00:08 19/10/2007 Publié dans Général | Lien permanent |  Facebook

18
oct

caca, Boudin et p'tites mémés (interlude scat')

andres serrano themodeltic tac les fesses serrées sur une horloge, Lucienne attend le temps de faire caca, c'est pas tous les jours, mais souvent le soir, entre la soupe et la bougie. la vitre contre le nez, elle déguste ses voisins avec l'ironie du sort jeté.
Lucienne, la trentaine fois trois divisée par une mauvaise santé, décuplée par un instinct de survie 9.7 échelle de Richter, (savez, Richter, le bon copain d'haroun tazieff).
Lucienne sent l'étron toquer, tic tac, la première boule pousse au trou, c'est l'horloge qui ne ment plus, tic tac, il va falloir remonter le fil vers la cuvette; ouvrir le sol vers le fond et faire délivrance. tic tac l'horloge bat le rythme de la poussée verticale, on dit oui aux organes, libérez l'affront fécal. gnéééé... hein!

Lucienne défèque la porte ouverte car la maison doit savoir, le vent fera écho. La lutte finale impose ses flatulences, ses variations rythmiques, tout va sortir, ave maria, Lucienne aime ce moment décadent, déjà volubile, pater noster.
"c'est l'heure du caca", dit Lucienne-la-petite-fille qui sommeille dans la vieille, elle le dit comme un curé, en dentales et labiales cumulées pour que les fantômes se débouchent oreilles et nez. Avant l'envoi aux ténèbres, Lucienne regarde encore le petit, elle l'admire. Parfait petit, brun écorce, chaud soupe, vrillé comme un cigare de Cuba, le pays des cocos noirs.
Il faut se séparer. Lucienne vide le seau émaillé, l'ance est son arme, tout va disparaître, à part quelques sucs digestifs éthérés, mélangés à la vie de la petite pièce avec la loupiotte chavirée.
Lucienne fait des adieux de princesse, raccroche les jambières aux culottes équines, il faudra masser tout ça demain. Le coton de drap fera papier hygiénique. Depuis que Marcel est coincé dans sa paraplégie rigoureuse, Lucienne garde les grattements pour ses propres mains, Marcel n'a plus le toucher qui chatouille l'orifice, alors Lucienne lui fera sentir ses doigts, sans rien dire, plantés dans ses narines à poils durs, qu'ils seront ses doigts, (c'est ainsi depuis après l'accident).
Lucienne éteint les sources jaunes (foyer à chaudron), blanches (foyer à papillons), puis s'installe sur le bord du lit, une prière pour demain, juste demain, c'est déjà bien.
Bonne soupe, bon caca, pain blanc, Marcel qui fait pas chier, enfin, façon de parler.

 

(illustration by Andres Serrano)

01:43 18/10/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : texte |  Facebook

17
oct

Théâtre Le Hangar & Concert les Octobristes - 24-28/10/07

le hangar afficheLE HANGAR, une pièce de théâtre écrite et mise en scène par Virginie Debauche, avec Julie Marichal, Michael Magerat, Alice De Visscher, Sylvain Spinoit, Julie Istasses et Benoît Fasquelle, suivie d'un concert des OCTOBRISTES (Matthieu Ha).

"Le Hangar, c'est l'histoire d'une femme dans le monde d'aujourd'hui, le "monde machine". Ses désirs sont commes des plantes qui grandissent trop à l'étroit et ce n'est pas rien de se l'avouer..."

Où? A la salle RTT, 194 rue de Molenbeek à Laeken (près de Tour et Taxis).
Quand? Du 24 au 28 octobre, à 20h30 pour la pièce (réservation souhaitée au 0479/94.02.88) et à 22h pour le concert.
Prix? 8 euros pour le tout (spectacle + concert)!!
Réduction 5 euros.fairaparta 2
 
(Pousse le doigt vers l'illustration, apuie et hop, elle grandit)

13:14 17/10/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : arts, act-u |  Facebook

Jeff Louvière & Vanessa (US): Gravité

gravite
là.

13:10 17/10/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : place net, act-u, arts |  Facebook

11
oct

Bush Art de Jonathan Yeo

BUSH ART 1

au départ, une commande de portrait...

puis, au détail:

BUSH ART BUSH ART (3)BUSH ART (1)

les restes de l'artiste, Jonathan Yeo

11:24 11/10/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : act-u, arts, poly-tiques |  Facebook

9
oct

extrait de leçons d'un ami qui se veut du bien (finalement)

Robyn Cumming in place photosC'est mort.

1e leçon : Tu ne peux espérer une relation paisible, confiante et sincère avec une jeune fille qui tient de Frieda Kahlo et Lydia Lunch, qui entretient des rapports ambigus avec ses ex, qui a besoin de rendre tout le monde responsable de ses problèmes psychologiques, et toi-même en première ligne, et qui en outre a le toupet d'être pourvue d'un sens de l'humour littéralement ravageur. 

[Ce n'est même pas ce que tu veux, tu veux tripoter la grâce et t'en sortir peinard à gloser dans le fumoir, ou le café de Flore, la carte postale, Breton-Nadja sans sa rigueur, à Breton, et délaissé par sa folie, Nadja, ça n'est pas drôle la folie tu sais, c'est dangereux de se faire du mal tu sais, ce ne sont pas tes quinze cahiers remplis à ras bord, même les marges, ce sont des gens qui se minent et s'engloutissent et se violent et se tuent que tu regardes là. Un génie de la vie, un coeur pur, l'éloge de Marcel Proust, l'écrivain, à cinq heures du matin, bourrée, les yeux brillants d'amour, pas de gentil goût argumenté à coups de formules, comment dit-on, pertinentes, les yeux bourrés d'amour vrai pour Marcel Proust, l'écrivain. Tu me réveillais et j'entrais dans tes yeux fous et tu me donnais de la beauté. Génie, coeur pur, aimer, ces mots nouveaux - ça fait si mal de voir que je n'ai jamais rien su, pas même les mots, pas même ce que je porte en bandoulière, mes mots à moi de l'écriveur qui sait écrire, tu parles, pas en bandoulière, en banane comme le touriste que je suis,  touriste de la vie, de tes vertiges, de la violence de ta douleur, je n'ai jamais pu y mettre les pieds ni le coeur, et je répète ce mot nouveau, coeur, comme dans un extrait d'un piètre roman, godiche, poilu, d'un piètre roman, mais qui ne s'est pas fait, mais qui s'est loupé comme on dit d'un tenté du suicide, comme d'un touriste de ta vie. Tu te serais moqué et tu aurais dit ce truc incroyablement drôle, mais vraiment, à vous prendre, à ne pas vous lâcher,  à vous faire encore rire et gonfler de rire des journées entières, des journées pourries de vaguement je bosse et vaguement je glande mais on s'en fout, gonflées de ton souffle à toi, avec ton air malicieux, opaque au fond d'être si proches, opaque au fond et le trouble de tes eaux, misère de la médiocrité de mes mots surexposés à ta beauté, plein la gueule pour pas un rond, de la confiture aux cochons - on aurait encore tellement rigolé. Vécu ma vie par procuration, l'expression plate, parce que je n'ai le génie de rien, mais je ne demandais qu'à renouveller cette procuration, tant je ne voulais qu'assister au génie, frôler la grâce, m'en imprégner sans pouvoir l'absorber, toute la lumière que vous avez, mes fous, mes coeurs purs, vous me manquez tant, vous me manquez tellement en dedans.] 

2e leçon : Tu es voué à ne plus être entendu que comme un donneur de leçons aigri, utilisant l'expression écrite* à la seule fin de régler ses comptes avec la gent féminine - et ce, pour un certain temps.  

[Je veux bien qu'on change. La routine des larmes. L'usure du chagrin. Tout cela est d'un rose à vous rendre malade. Rose, noir, rouge. Je sais que ça ne dépend pas que de toi, mais essaie d'infléchir ça. C'est juste fatiguant. C'est cette fatigue-là qui est venue à bout de vous. Ce qu'il t'arrivait de souhaiter très fort, qu'on en vienne à bout de ce sac de noeuds, dis, tu veux changer, tu peux me prendre en levrette s'il te plaît ? Je veux bien changer. Parce que ton génie au coeur pur était aussi une pimbêche arrogante et capricieuse, même pas très belle. Son visage était plutôt disgracieux, à cause de la bouche déformée, ses dents pourries, elle n'aimait pas son corps et le faisait parfois savoir à la cantonnade de gens saouls qu'elle avait ramené chez elle, comme elle faisait souvent, en racontant son mal aux cuisses et ses mycoses, d'une façon que n'importe qui de pas amoureux aurait seulement trouvée vulgaire et dégoûtante. Tu en rajoutes à peine (toujours ça que les larmes n'auront pas),  mais c'est vrai qu'elle n'était pas belle. Ce n'est pas une basse vengeance, c'est un problème de construction du récit, ça me paraissait important qu'à un moment du récit le lecteur sache que la destinataire de l'élégie est un boudin, un boudin qui se venge de tout ce qui l'a enlaidie en transformant vos yeux de l'intérieur. Par la force de son coeur pur et tout le reste, oui. Amen. Admettons que les larmes sont passées, ont nettoyé tes yeux. Il reste un grand crétin pleurnichard et la pimbêche rassasiée. L'allumeuse qui, ne serait-ce que pour entériner le fait que tu n'existes plus pour elle, mais surtout, parce que ça fait du bien , parce qu'elle le fait bien, s'est sans doute dès vendredi trouvé une queue à se mettre en elle. Un type bourré qui comme moi se dit « je n'ai rien demandé moi, c'est tellement bon d'être flatté, de la laisser te faire tomber dedans, c'est un bon coup ce soir, bon sang ça y est on est dedans ça brûle, ça vit, ça jouit dans tous les sens, putain qu'est-ce que je suis fort et bon, bon dieu la petite pute est en train de m'accomplir et de m'annuler, qu'elle suce bien bordel de merde ça y est ». J'aimais comme elle était toujours humide, gorgée, débordante. Le sexe vengeur et rédempteur. Elle m'accomplissait, elle m'annulait. Peut-être je dois laisser mon amour dépuceler le monde comme elle m'a, moi, moi, plus de 30 ans, entre mille jérémiades, mille formules toute prêtes de rock-critiques ennuyeux, à côté de la plaque, mille élans pseudo-baudelairiens à la sottise consommée, oh noirceur de la vie, beauté du suicide, supériorité absolue du vinyle mono sur le compact disque stéréo, mille nunucheries de débile mental, comme font les couples à la télé, mille dénégations snobs, et je regarde pas la télé, et je lis pas les infos, et je vais pas aux salles de concerts si ce n'est pas un squatt insalubre en voie de destruction et si le chanteur n'est pas malade à vomir,  il faut qu'on ait l'impression de lui faire du mal en l'écoutant, en étant là, mille gazouillis à sa filleule, qui n'en demandait pas tant, mille fois donner trop à ceux qui ne demandent rien, avec la véhémence d'une tata désaxée, hystérique, sans jamais réaliser que cette générosité dégoulinante est une forme d'égoïsme, mille gamineries revendiquées sur l'air de « je suis pas une gamine », mille vengeances en cadeau, débordantes, outrancières, plantureuses, avec à chaque fois exiger la compréhension tout en revendiquant l'incohérence, oh merde, un vrai sac de noeuds, je dois laisser mon amour baiser et se faire baiser par le monde comme elle m'a dépucelé, moi,  32 ans, mystifié, accompli, annulé, rédimé,  cabossé, baisé, baisé, baisé.]

Extraits d'Elégies de François Doreau, chansongs à écouter sur son site.

Illustration by Robyn Cumming

12:59 09/10/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : texte, arts |  Facebook