28
sep

des choses de ce week-end?

  1. D'abord, danser cru et rude sur le clip dans lequel la majorette est ma GS (have a guess).
  2. Puis, l'Europe s'éclate en nuits noires ou blanches donc, à mon tour de flyer le truc auquel je serai (en tant que travailleuse bénévole,
    mi-cerbère, mi-sympathique): nuitblanche BULEX
    Les sept vertus de la Fête au Bulex: blablablabla disco, blabla reggae, blabla rock blablablabla worldmusic, blablabla tekno electro, blablablabla salsa, blablabla surprises, blablabla after party bla dj contest de minuit à midi. Avec BEN DJ, LEPAT.BE, DJ RACASSE, DJ RASPAK, DJ PING& PONG, DJ Spanish GUEST NEMO, DJ EXODUS FREEDOM SYSTEM, DJ PASCO, DJ FIRE MAN N.Y., Live act LION EYE, … puis Dimanche 30/9/07, Free Bulex Garden Party & Dj contest.
  3. puis Dimanche, vers 16h, pour ceux qui n'arrêtent jamais ou qui commencent toujours: Roman-photo - Mille-feuilles / TEMPS D'IMAGES
    Avec le photographe Olivier Roller et les écrivains Jean-Michel Espitallier, Clara Dupont-Monod, Jacques Serena, Daniel Franco, Nicole Caligaris, Christian Prigent,Tiphaine Samoyault, Marcel Moreau, Yannick Haenel, Xavier Person... 
    L’écrivain devant l’objectif et face à son image. mfile1519_mftdi_A_01La séance photo terminée, le miroir tendu, que nous raconte l’écrivain ? Un flash, le choc d’une rencontre, un rapport à soi, ou bien encore la confrontation de styles. Avec Face[s], l’éditrice Catherine Flohic a mis en relation une trentaine d’écrivains avec le photographe Olivier Roller, auteur de nombreux portraits pour la presse européenne (Libération, Le Monde) et de nombreuses revues (Le Matricule des Anges). Ce Mille-feuilles propose une lecture-performance inédite croisant portrait photo et autoportrait littéraire. Un tête à tête passionnant.

vois, là.

13:42 28/09/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : muse hic, place net, act-u |  Facebook

27
sep

li-bi-dos

Laurent askienazy serpentlibido sciendi
je nous connais déjà, tu m'as comblée, il y a dix jours ou huit nuits, mon corps rempli d'un toi purulent, nous étions bien plongés dans la Piss-Inn de nos ébats mauvais. nos corps au fond des antres, le globe lumineux donnait le ton - jaune vert carmin - nous nous aimions, même sans amour. nous nous fânions. Il y avait le fond qui dit oui, nous l'avons suivi.
libido sentiendi
la hâchure fut rude, 'nous' devint milieu(x), des entités grotesques aux airs de foire. Chacun sa roulette russe. Je voulais rire, tu voulais recevoir, nous avons éculé ces crachoirs sacralisés. Je voudrais que tu t'en souviennes, à ne plus savoir ton non. Ton foie dans ma bouche, mon oeil dans ta douche. Viens, on vÎt, nous n'avons pas fini de nous. Il faut jouir encor', sinon, rien n'aura eu pieu d'être.
libido dominendi
j'ai coupé la fémorale, la sacrée, la chienne. Tu voulais du liquide, le tuyau fuit. Viens, nous ne devons rien faire, immédiatement, rester ces biles immunisées. Je t'ai aimé si dur. Nous est une fin pour qui aime les synthèses. Concrètement, je suis le sel, tu es le limon. Physiquement, nous n'avons rien d'un rivage. Cher Virus divin au pays des gloires entérines, il faut râler sous un hêtre, sinon ma Diane t'énoculera.
Je vibre, tu meurs. Nous ne sommes que des si à l'odeur de refus.
libido morandi
je t'ai menti sans cesse, je ne meurs jamais (même à la fin).Laurent Askienazy femme-genoux-sang


(illustrations by Laurent Askienazy)

11:49 27/09/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : texte |  Facebook

26
sep

B.I.T.C.H

Vieilles BITCHes
Les B.I.T.C.H...
Souvenez-vous, avant la mort de Jacques Martin, mais après celle du commandant Cousteau, non? Surnommées par la Chloé Delaume elle-même comme les filles héritières de Valérie Solanas? Non?

C'est pas grave, les B.I.T.C.H sont toujours là, à botter le derrière des guys aux culs plats et aux girls aux poils ras.

 

Julie-tte: "Relent de B.I.T.C.H: Ôde aux petites filles"

"Viens, viens dans le carrousel. Tu l’aimes surtout quand il est pris près à te prendre ? Vas-y chevauche. Suce-moi les « a ». Cravache, attache tes faux airs d’intellectuelle. Rasée et osseuse comme au camp du sermon. File dans le coin vipère, il y a des toiles à prendre. Cite les comptines de ta mère. La première à articuler la bouche pleine. La première à avoir lu Proust à l’envers ? Bukowski aurait ri. Pas muse. Trop jeune pour la fane. Trop vieille pour le ruban. Juste bien à côté de tes souliers vernis. Au-dessus de ta flaque. Tu ris gingival et fume diastème. Le marteau contre l’identification dans le petit bois. Elles seront belles tes mains dans le sac fraîcheur. Les quatre fers en un. Rouge le fer. Et l’odeur de porc dans ton intimité. Dehors, c’est si pur Minaude. Tortille, patiente et allonge. Démaquille pour l’onction entre les yeux. Démaquille petite fille. À quelques ans et quelques traces, tu seras devant le mur de plâtre. Ultime on t’a dit."

 

Mi-Lady (je suis la 2nde en partant de la gauche sur notre photo de famille, là haut!):
Relent de B.I.T.C.H / O.D. aux jaunes filles:

"Fiat Lux?? Fist Luxa, oui!
La lumière? Mon cul, que tu l'as vue! Ton bulbe nucléaire acheté à iKKKéa te rend éclatante? Tu considères ta vie comme une ligne conductrice, un courant (in)continent, qui oscille de OFF à ON ? Pour vivre, il faut allumer?
Tu te goures, vilaine fiole de soufre, infamie d'électron superfi(ci)el. Tu es noire comme tes orifices, toute couverte d'eaux usagées, à l'image d'une Sainte déchue sans honte. Ta verroterie dentaire n'y fait rien.
Tu n'as rien de l'éclat, de la transparence et du lilas (pour la rime, ça vaut bien la chandelle). Tes rires? A peine un éclair mou dans un champ de betteraves. Tes apparats giclent tels les graines de poussière, plus pénible que la plume goudronnée. Les lumens sortis de ton hymen sont des égarements fétides qui n'obturent même plus le regard des faibles.
Chère escarbille de désir crû, de ton état frondeur et grossier, tu n'as que le débit d'une bobine de fiel. Tu n'haleines que par ton clitoris interrupteur, tu ne jouis que par (mé)prise anale, tu ne parles que si l'on tord tes tétons fusibles grillés, tes durillons mammaires.
Tes petites brûlures d'impédance inoculent des électrochocs de pacotille. Tes airs de gymnote embrasé, traversant les draps fleuves à coup de godilles, ne sont que verbiages évidés dans un lit vain.
Ver luisant de cave à l'anode barbital, tu te frictionnes contre les autres, ton cul silex briquant les bites flexibles des têtes chercheuses de plancton conceptuel.
Pauvre choute, lampe torchée, petit plasma abandonné, attaché à un réverbère uréique, ton pompage optique ne fonctionne plus. Tu gis, là, luciole décatie, entourée de ta relativité restreinte, auto interférence de ton oignon vaginal, sans plus pouvoir regrouper tes dents pour générer l'étincelle.
Silence, tais-toi. Rien ne sert de périr, il faut gémir à poings."
Absinthe et/ou Luce, jamais très loin, finalement, à jouir ou à pétrir.

13:34 26/09/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : girlz, texte |  Facebook

24
sep

bordel de transports peu communs

James jean & Kenichi Hoshine my childrenbordel de transports en commun, je suis éduquée, hein, de la haute (ses doigts se pressent les uns contre les autres, avec ce geste qui montre l’argent, je me doutais qu’elle s’assiérait près de moi, je suis dans les places des vieux et des gens qui parlent seuls, en face, déjà, une femme arborant une coupe à la brosse et une canette de Carapils raconte ses malheurs à la vitre) de la petite aristocratie, peut-être disons le ainsi, enfin de celle qui a vécu grâce au Congo, je déteste les bus parce qu’ils ne viennent pas quand vous avez besoin d’eux, comme les enfants, ou comme la police, enfin, je n’ai pas besoin de la police, et mon fils, le bienheureux, médecin vétérinaire en chef, (elle met son pouce vers le haut, façon approbation romaine, verdict d’agrément), très bon fils, à Noël, personne n’invite Mamouchka à dîner, la bouffe, je m’en fous, je m’en fiche, voyez, je mange peu, une tomate, un œuf, je suis contente, je ne mange pas beaucoup, j’aime les crustacés mais je n’ai plus confiance, mais le geste, le geste, personne ne fait plus de geste, moi, j’aime tout le monde, tout le monde, sauf les… vous êtes belge ? (non, je suis française)… ah j’adore les françaises, j’aime tout le monde sauf les… mes p’tits enfants sont superbes, Aurélie la plus âgée, 26 ans, une beauté, un peu peste, soit, mais très belle, elle a réussi, sauf avec son compagnon, un con, attention, je suis cultivée, un con quand même, c’est le gendre de mon fils, médecin vétérinaire en chef, le père d’Olivier, il a eu son bac, on avait eu peur parce qu’il avait doublé ses humanités, enfin, son année de baccalauréat, je parle français, j’ai septante sept ans et soixante-dix-sept ans, Olivier a réussi, en sciences, c’est un matheux, moi, je suis une littéraire, je suis sourde depuis 1949, les médecins, le spécialiste, les ORL, à Paris, à Aix-en-Provence, où habitent aujourd’hui mes enfants, moi, je suis éduquée, j’ai fait mes études à Lyon, vous connaissez Lyon ? (elle cligne des yeux et des dents, aller-retour vers Lyon, vue d’en haut de notre-dame de Fourvière, la vieille dame se souvient, je me tais), en 1949, ils m’ont dit, madame, vous n’entendrez plus jamais, je me souviens, la dernière chose que j’ai entendue, vous êtes belge ? (le whisky souffle de dedans sa bouche, je détourne le nez mais montre ma bouche car elle lit sur mes lèvres. Non, je suis française.), ah j’aime les français, d’où en France? (Proche de Paris). Paris, c’est beau mais c’est si cher, j’ai vu Béjart en juillet, à Paris, un spectacle avec TOUT, trop de choses (vous avez aimé ?), bof, savez, trop d’orgueil, béjart, béjart, moi, j’ai vu de la danse comme de l’amour, j’aime tout le monde, sauf Béjart, je préfère Placido Domingo, lui, il a la classe, ou Luciano Pavarotti, vous allez me dire, c’est bête, je suis sourde mais j’aime la musique classique, je suis sourde depuis 1949 mais j’ai entendu, j’ai vu le Boléro trois fois, aux Beaux-arts, ici, et à Nancy, ma mère est sortie première du conservatoire de Nancy, en théâtre, ma fille, je n’ai pas pu lui offrir la musique… mes petits enfants, mes enfants, j’ai quatre petits enfants, enfin, de mon fils qui est médecin vétérinaire, j’ai deux petits enfants, beaux, très beaux, mais je n’ai pas pu leur apporter les arts, la musique (mais de nos jours (j’articule), les arts sont accessibles à tous alors vous leur avez donné ce que vous avez pu donner, elle acquiesce), j’aime tout le monde, j’aime la musique, la musique c’est comme l’amour, j’ai aimé deux hommes, mais le second est mort, le premier, Paul, je peux l’appeler l’homme de ma vie, nous avons tous fait ensemble, les Ardennes, Marseille, enfin le nord de Marseille, parce qu’en dessous, c’est moins bien, j’aime tout le monde, sauf les, tout le monde, nous avons parcouru toute la Belgique, mais je ne me sens pas Belge, je suis arménienne, enfin, ma grand tante était polonaise, la famille était coupée en deux, Arménie et Pologne, je ne me souviens de rien de là bas, mes souvenirs sont sur le buffet, j’ai placé des punaises sur la carte des pays que j’ai vus, la Belgique, par cœur, j’aime voyager, j’aime tout le monde, sauf les… Vous êtes belge ? (je suis française, d’à côté de Paris mais je suis une bruxelloise adoptive), j’aime les français, j’aime la France, comment rentrez vous le soir ? (en bus ou à pi..), à pied ? Vous n’avez pas peur de vous faire agresser ? (je ne me suis jamais fait agressée, je n’ai pas peur), moi, j’ai des prothèses partout, des prothèses à gauche et à droite, je marche comme j’entends, je suis sourde depuis 1949, la dernière chanson que j’ai entendue, c’est celle de la môme Piaf, la vie en rose, c’est le disque qui jouait en bas, dans l’atelier, en bas, la vie en rose, et le boléro du Maurice Ravel, mieux que Maurice Béjart (l’alcool la rend drôle, peut-être que sobre, elle n’ose pas), je m’en souviens (vous avez un souvenir précis de la sensation, c’est mieux que d’entendre la musique, peut-être (j’ai honte de mes paroles mais Sasha continue, son serre-tête en velours noir sur ses cheveux poivre gris, une croix de St Christophe et un fer à cheval doré autour du cou) enfin, la musique, vous en entendez d’autres, non ?) Vous êtes parisienne ? chics les parisiennes, pimbêches aussi, (oui, presque parisienne, surtout bruxelloise), moi, j’aime la France, ma fille, Sabine, celle qui a fait les beaux Arts, elle joue du piano, elle danse aussi, mais pas chez Béjart, elle a regardé, pour me faire venir en France, mais c’est trop cher, ici, je paie 230€, un grand living, une grande entrée, avec la lumière partout, et une chambre avec vue sur un jardin, pas le mien mais c’est vert, il n’y a pas de baignoire, mais je me lave au lavabo, 230€ c’est pas cher, parce que je sors de ma mutuelle, ils m’ont demandé, à Fortis, ils sont très gentils, m’ont demandé 148€ pour les frais d’obsèques, les miens, ceux que je vais avoir, une fois morte, je me dis quand je suis triste, je me concentre et hop, je suis morte, j’ai demandé à quelqu’un qui connaît bien la loi si je dois payer mes propres frais d’obsèques, mon fils le vétérinaire médecin chef, s’occupe des chevaux de courses, sa femme, ma belle fille, je ne l’aime pas, elle m’en veut de ne pas avoir couper le cordon ombilical, mais mon fils aîné et moi, c’est comme avec son père, Paul, je l’ai aimé comme (elle ferme les yeux plus que les fois précédentes, je regarde sa bouche aux lèvres si fines que les dents semblent parler à leur place), Paul, nous avons tout fait ensemble, les Ardennes, les cinémas, les musées, les balades en forêt, le Quick, la nuit, nous avons partagé tant de choses, il est mort, mort comme le second, mais sans moi, vous habitez ici ? (oui, dans deux arrêts, je descends mais je vous écoute), vous êtes mariée ? (Presque, amoureuse en tout cas), oui, l’amour, j’ai connu, je suis sourde mais la dernière chanson que j’ai entendu, c’est la vie en rose, c’est de l’amour, il y a dix ans, j’aurais donné dix ans de ma vie pour entendre encore, et aujourd’hui, il faut m’opérer le genou, j’ai déjà des prothèses en haut et en bas, et je me demande, entre des pieds et des oreilles, je me demande ce que je préfère, je crois que je veux pas qu’on m’opère, surtout, j’ai septante-sept ans, je suis sourde depuis 1949,je peux vivre sans entendre, mon fils, le médecin chef vétérinaire m’écrit, je ne lui ai pas répondu, parce qu’à la St Sylvestre, je n’ai pas de nouvelles, superbe mon fils, très élégant (le pouce romain de nouveau debout), ma belle fille a un physique ingrat mais elle élève bien ses enfants, le grand est parti à la Martinique, chez les noirs, j’aime la France, hein, j’aime tout le monde sauf les, j’habite dans un petit appartement, seule, parce que je refuse d’aller avec les vieux qui meurent dans des cages à vieux, je vous jure, vos parents sont vivants ? (oui, j’ai cette chance), moi, je préfère être morte qu’enfermée, je sors beaucoup encore, ma canne et moi allons en ville souvent, je ne connais rien aux nouvelles choses, mon fils vétérinaire pour les chevaux, en chef me dit sur Internet, qu’on peut tout trouver, vous êtes mariée ? (Presque ! (je réponds « presque » trop facilement, elle m’a pris la main depuis quelques minutes déjà, elle parle avec des intonations très différentes, du cri au murmure, sa tête virevolte entre deux mots, les gens la regardent, ils pensent, elle est folle)), j’aime tout le monde sauf les turcs parce que je suis arménienne, et l’Arménie et la Turquie, c’est pas l’amour, James jean & Kenichi Hoshine regretj’aime tout le monde, c’est comme ça, je suis quelqu’un de très sentimental, j’aime parler aux gens, (le bus klaxonne et s’arrête net pour éviter un chauffard, le temps s’arrête), bordel, pardon, je suis éduquée, de bonne famille (les doigts reprennent le toucher du papier monnaie, et elle hausse les épaules pour revenir à elle), ma famille, enfin, celle que j’avais, était très… (les doigts ne s’arrêtent pas de compter), moi, aujourd’hui, je donne 50€ à chacun de mes petits enfants, je ne les vois pas souvent, j’envoie un billet par la poste, bien caché le billet, je ne suis pas avare, je suis économe, je fais ce que je peux, faut pas être avare, vous êtes avare, vous ? j’aime tous mes enfants, mes p’tits enfants, j’aime tout le monde, ils voudraient plus, peut-être que je pourrais puisque j’ai soixante-dix-sept 77 ans, j’ai pas beaucoup d’argent, j’ai qu’un compte, mon second mari ne m’a rien laissé, des ennuis et un enfant, mort, (le bus repart mais si brusquement que tout le monde vacille),j’aime tout le monde sauf les flamands, ils mettent le désordre en Belgique, à cause d’eux que les bus n’arrivent pas quand on les attend, (nous sommes coincés entre deux voitures garées en double file, la canne tressée en os de Sasha se fait happer par une petite fille dans une poussette, la petite fille est somalienne ou éthiopienne, je crains la phrase qu’elle ne prononce pas), j’aime les enfants, j’aime tout le monde sauf les, (la petite fille tire sur la canne, je souris), vous avez des enfants ? (non, pas encore), je suis sentimentale, (elle repasse le pli de sa jupe avec fermeté malgré ses mains frêles, puis revient poser sa main sur les miennes), vous êtes jolie (merci, mais elle ne me regarde plus, Sasha, je dois vous quitter), oui, (je me lève, elle me retient un peu,m’embrasse sur la joue en serrant ma main), madame ou mademoiselle ? (Mademoiselle), au revoir ! (Prenez soin de vous, Sasha, je bouscule les gens sur mon passage, les portes se ferment sur mon sac, je glisse au dehors, le temps est revenu). (le bus me dépasse, je la regarde, elle est penchée sur la petite fille dans la poussette,enfin, je crois. Dans ma rue, c’est l’heure de l’allumage des becs de gaz, la rue contient son air, je rentre chez moi, j’écris ces quelques lignes, adossée à une vie en rose ( ?) et 58 ans de « surdité »).  

© Milady Renoir – 24 Septembre 2007

Illustrations by James jean & Kenichi Hoshine.

22:25 24/09/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : texte |  Facebook

23
sep

ces moments d'égarement nécessaire

Septembre 07 vitrine portraitiste
je me sens mieux , qu'ici. (pour l'instant).

20:57 23/09/2007 Publié dans Général | Lien permanent |  Facebook

21
sep

cous, coeur. (1/1)

Christian Guillemet G Jesus revenu il parle aussi ici.

14:24 21/09/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : arts |  Facebook

20
sep

un fou parmi nous

Adrienne Traviss fightQuelques lignes extraites du "' Tarot du Fou '" de Julien Behaeghel qui nous a quitté cet été  ... 

"Et le Fou met les symboles dans sa besace et marche, le pas incertain, vers l'invisible. Sourd aux moqueries, il est convaincu que tout est vanité hors sa folie d'entreprendre le voyage. Ce voyage à issue incertaine, dans le labyrinthe intérieur d'un espace qu'il ne connaît pas (...) le Fou devra, une fois pour toutes, refuser l'évidente réalité de l'accidentel, il devra aller au-delà du Visible, suspendre la durée, avoir le temps profane, pour entrer dans le temps sacré. Volontairement devenir sourd et aveugle aux discours et images du monde temporel. Voir selon l'esprit, écouter l'inaudible. Quitter la grande Roue de L'Eternel Retour... Voyager dans le "Non-lieu" et entendre battre le coeur des étoiles..."

Merci à Nathanaëlle pour cet espace sans vide. Pour le calme qu'il me faut, j'écoute AKIRA RABELAIS "spellewauerynsherde", DES HISTOIRES DE FOLLES à écouter dans des labyrinthes... Les ailes prêtes à la fenêtre sur cour(t).

12:53 20/09/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : ego trip-e, lis tes ratures, humoeurs |  Facebook

11
sep

Bye Bye Bizot!


Bizot
BIZOT, GRAND-REPORTER DANS L'AU-DELA
Le fondateur et inspirateur, Jean-François BIZOT, est mort. Il a créé NOVA radio en 1981 (j'avais 6 ans, je suis entrée dans NOVA & ACTUEL à l'âge de 13 ans). Pionnier des radios libres, passionné de toutes les musiques, découvreur de talents, il lui a apporté son esprit et son style et, comme il le disait en riant, sa créativité brouillonne. Il était toujours présent, souvent à l’antenne, à l’affût de toutes les créations, des avant-gardes, des aventures et de nouveaux amis. Fondateur d’ACTUEL, de NOVA MAGAZINE, amoureux du jazz avec TSF qu’il avait reprise avec Frank TENOT, il a publié de nombreux livres, des essais, des romans, des chroniques, dont Les Déclassés, histoire de sa jeunesse, l’épopée mondiale de la FREE PRESS, l’histoire de l’Underground, Vaudou et compagnies sur l’Afrique et Un moment de faiblesse, récit du cancer qui allait l’emporter. Curieux du monde entier, fasciné par la modernité et les bouleversements du monde, les traditions oubliées et les télescopages historiques, il fut un formidable grand reporter, de l’AFRIQUE aux ETATS-UNIS, de l’AMERIQUE LATINE à l’ASIE.

voilà, c'est un résumé à peine personnel sur un homme universel, parti rejoindre le Grand Musicien...

R.E.S.P.E.C.T! deces_de_jean_francois_bizot_fondateur_d_actuel_et_de_radio_nova_resize_crop320par220

15:14 11/09/2007 Publié dans Général | Lien permanent |  Facebook

5
sep

Police des succulences (avis, réponse)

Cannon Max REDMEAT Puppy crash
il a écrit:
"Toute affaire de plaisir désormais est devenue l'opprobre d'un procès verbal ou d'une illustration de la vie par l'aboutissement de vertus. Chaque sensation, aussi futile et désuète, on lui prête une foule d'explications ; on l'habille de mots de chair ou de bouquets, enfin de toutes choses vagabondes ou périssables.Certes, on la loue à bras-le-corps, on l'eau-à-la-bouche, on l'avale même toute entière ! Mais il n'est également pas moins rare d'assister quelques froids plus tard à ses funérailles.Toute affaire de plaisir aujourd'hui s'ignore communément, et d'une cigarette nous ne partageons plus que la fumée, d'une conversation l'addition et d'un repas la liqueur. Les pieds dans le plat, disait-on, c'est l'affaire des grandes bouches ! Quoi de plus normal alors qu'une grande bouche vide.Les plus grands monuments font le plus de poussière, disait-il. De cela, je crois, nous n'avons conservé qu'un souvenir poussiéreux. Et dans chaque nouvelle tentative de nous divertir, c'est un peu de cette commémoration chatouilleuse que nous respirons, que nous goûtons et qu'enfin nous décidons fade."


j'ai répondu: Le plaisir sera un trou dans lequel aucun suc ne nidifiera. La mélancolie des avertis encensera le creux de la vague. A lame, le juron des saisons bouclera les naissances. Le rire importunera ceux qui ouvrent tous la même bouche. Le savon noir fera fortune dans les arènes d'orgies blanches. Le futur postérieur, conjugué à tous les taons, perpétué par l'envie d'envie, sans sentir l'essence. Nous n'aurons qu'un demain pour combler le jour dû, il faudra attendre sans espoir. Le désir, laminé en feuilles de calque, transformé en teckel à poil ras. La motte des ciels, tondue comme une collabo. Rations doubles de pain et eau pour les horizons castrés. Libéllés et logos pour chaque case d'amour inconnu, classification des éléments perturbateurs. L'orgasme individuel banni des trottoirs, interdit des chambres. Toute impulsion ne sera qu'un gigantesque tsunami d'ondes diluviennes communes (banales), recyclées en une énergie technologique utile.
Nous serons des pions sans sexe, ni mains, sur un échiquier à la verticale...
 

14:24 05/09/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : texte |  Facebook

3
sep

Extraits de Mémoires d'Outre tombe de Chateaubriand

Corpo Humano (24)"A mesure que ces mémoires se remplissent de mes années écoulées, il me représente le globe inférieur d'un sablier."

"quand tout le sable sera passé, je ne retournerai pas mon horloge de fer".

"Quand le temps est mauvais, je me retire dans Saint Pierre ou bien je m'égare dans les musées de ce Vatican aux onze mille chambre et aux dix-huit mille fenêtres. Il y a dans cette ville plus de tombeaux que de morts."

"Une seule chose a attiré mon attention : l'aiguille d'une pendule fixée sur la minute où Frédéric expira ; j'étais trompé par l'immobilité de l'image : les heures ne suspendent point leur fuite ; ce n'est pas l'homme qui arrête le temps, c'est le temps qui arrête l'homme. Au surplus, peu importe le rôle que nous avons joué dans la vie ; l'éclat ou l'obscurité de nos doctrines, nos richesses ou nos misères, nos joies ou nos douleurs ne changent rien à la mesure de nos jours. Que l'aiguille circule sur un cadran d'or ou de bois, que le cadran plus ou moins large remplisse le chaton d'une bague ou la rosace d'une basilique, l'heure n'a que la même durée."

"Repoussé dans le désert de ma vie, j'y rentrais avec toute la poésie de mon désespoir. Je cherchais pourquoi Dieu m'avait mis sur la terre et je ne pouvais le comprendre. Quelle petite place j'occupais ici-bas ! Quand tout mon sang se serait écoulé dans les solitudes où je m'enfonçais, combien aurait-il rougi de brins de bruyère ? Et mon âme, qu'était-elle ? une petite douleur évanouie en se mêlant dans les vents. Et pourquoi tous ces mondes autour d'une si chétive créature, pourquoi voir tant de choses. "

"J'errai sur le globe, changeant de place sans changer d'être, cherchant toujours et ne trouvant rien. Je vis passer devant moi de nouvelles enchanteresses, les unes étaient trop belles pour moi et je n'aurais osé leur parler, les autres ne m'aimaient pas. Et pourtant mes jours s'écoulaient et j'étais effrayé de leur vitesse, et je me disais : Dépêche-toi donc d'être heureux ! Encore un jour, et tu ne pourras plus être aimé. Le spectacle du bonheur des générations nouvelles qui s'élevaient autour de moi m'inspirait les transports de la plus noire jalousie ; si j'avais pu les anéantir, je l'aurais fait avec le plaisir de la vengeance et du désespoir."

"En m'exprimant sur notre peu de valeur, j'ai serré de près ma conscience ; je me suis demandé si je ne m'étais pas incorporé par calcul à la nullité de ces temps, pour acquérir le droit de condamner les autres ; persuadé que j'étais in petto que mon nom se lirait au milieu de toutes ces effaçures. Non : je suis convaincu que nous nous évanouirons tous : premièrement parce que nous n'avons pas en nous de quoi vivre ; secondement parce que le siècle dans lequel nous commençons ou finissons nos jours n'a pas lui-même de quoi nous faire vivre. Des générations mutilées, épuisées, dédaigneuses, sans foi, vouées au néant qu'elles aiment, ne sauraient donner l'immortalité ; elles n'ont aucune puissance pour créer une renommée ; quand vous cloueriez votre oreille à leur bouche vous n'entendriez rien : nul son ne sort du coeur des morts."

Chateaubriand in Mémoires d'Outre tombe 

12:41 03/09/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |  Facebook