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sep

li-bi-dos

Laurent askienazy serpentlibido sciendi
je nous connais déjà, tu m'as comblée, il y a dix jours ou huit nuits, mon corps rempli d'un toi purulent, nous étions bien plongés dans la Piss-Inn de nos ébats mauvais. nos corps au fond des antres, le globe lumineux donnait le ton - jaune vert carmin - nous nous aimions, même sans amour. nous nous fânions. Il y avait le fond qui dit oui, nous l'avons suivi.
libido sentiendi
la hâchure fut rude, 'nous' devint milieu(x), des entités grotesques aux airs de foire. Chacun sa roulette russe. Je voulais rire, tu voulais recevoir, nous avons éculé ces crachoirs sacralisés. Je voudrais que tu t'en souviennes, à ne plus savoir ton non. Ton foie dans ma bouche, mon oeil dans ta douche. Viens, on vÎt, nous n'avons pas fini de nous. Il faut jouir encor', sinon, rien n'aura eu pieu d'être.
libido dominendi
j'ai coupé la fémorale, la sacrée, la chienne. Tu voulais du liquide, le tuyau fuit. Viens, nous ne devons rien faire, immédiatement, rester ces biles immunisées. Je t'ai aimé si dur. Nous est une fin pour qui aime les synthèses. Concrètement, je suis le sel, tu es le limon. Physiquement, nous n'avons rien d'un rivage. Cher Virus divin au pays des gloires entérines, il faut râler sous un hêtre, sinon ma Diane t'énoculera.
Je vibre, tu meurs. Nous ne sommes que des si à l'odeur de refus.
libido morandi
je t'ai menti sans cesse, je ne meurs jamais (même à la fin).Laurent Askienazy femme-genoux-sang


(illustrations by Laurent Askienazy)

11:49 27/09/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : texte |  Facebook

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