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jui

en 3 minutes, un temps d'écrire

François Gaillard ossuaires automates Alain terlutte

chut
je crois que
je m'entends
je m'écoute
je ne me vois pas
je sais que je suis là
où (en) suis je?
je viens
je suis partie
(L)à vie, deux
avide de sens
tiens, tu pars?
non, tu reviens (incessamment sous peu)
je t'aime
moi, non, plus
chut
le silence dort

vas-y pénètre moi
tu es entré?

tu aimes mon antre?
je ne sais pas qui vous êtes
zèbre ou lion
les os croissent
mais le corps rapetisse
vivement la mort
qu'on n'oublie tout
même nous
tu bandes?
vise mieux
où (en) es tu?
comblée, je suis
vide moi (tant)
encore, j'ai mal au ventre
où (en) est mon ventre?
je crois que je t'aim...
entends tu quand tu (me) baises,

l'écho?
viens, on se rencontre
chut

vivez heureux qu'ils disaient
la vie, engagez-vous, qu'ils disaient
qui sont-ils? où?
je m'en veux de ne jamais (te) retenir
ton nom?
ton visage!
quand viens tu à la maison?
tu m'as quittée? (déjà?)
je ne vois pas le problème, tout est si neuf entre nous
viens, on baise
ah, je ne connaissais pas cet aspect de ton sexe
très joli le poil là
je n'aime plus les baiser(s)
viens, on se quitte
(pas drôle ces adieux)
je reviens toujours à ton poing,
de départ
vise grand
avise moi quand tu auras fini
je n'oublie rien
j'oublie tout
tout va bien
(je crois)
les souvenirs sont mes rêves
on s'effiloche
on s'évade
on s'écorne
le tonnerre ne réveille pas
tu es mon livre de chevet
je suis une lampe avec un interrupteur

ON/OFF
évasion binaire
prison aléatoire
viens, on grandit
le corps ne sait plus
les chairs n'apprennent que le trop (plein)
(imagine un corps de sables)
tu pars?
ah non... tu reviens?
je crois que je suis jeune,

beaucoup plus jeune que prévu,
je me trompe
mais j'oublie

je suis presque parfaite
comme le présent

passé décomposé
finalement, il faudra compter jusqu'à trois
et j'oublierai (la cloche sonne, il faut tourner la page)
j'avais oublié?
j'aurais aimé que tu me tatoues
mon nom sur mon front
memento à l'endroit, l'envers
cahin caha,

le vide
tu marches dedans
le pied gauche, porte-bonheur
trouble de mes moires
visions de marais
mes yeux tombent
(mais je vois en haut qu'il faut suivre le guide)
je crois que je ne vous connais pas, monsieur
partez
revenez
mais ne me laissez pas sur le bitume
mes genoux sont en écorce
je ne comprends pas ta langue
ouvre ma bouche
(fort!)
écoute, des insectes creusent

des gens parlent
je suis vide,

je suis pleine
je suis béton
je suis miel
j'accouche d'un virage
viens, mon ami, voyons nous là
tu crois qu'ils auront besoin de moi?
je veux bien être mère
je veux bien être enfant
ou pas
revenons à nos mous
ton visage s'éclaircit
il fera soleil (demain ou ...)
la pluie lave mon cerveau
j'aime ce que je ne vois pas
les rêves sont des chiennes

dociles, allongées, tenaces
aboyer ou dormir?
je suis toi
je suis qui?
oui, la physique quantique (ce truc nouveau?)
tout part de rien
tout va vers le rien
j'aime les sciences
elles nomment les maux
puis les montrent du doigt
si on s'épluche, je garde les peaux
je vais chercher dans mes poubelles
je trouver le sang, l'ADN, le cheveu
je suis un laboratoire qui se rase
je crois que je ne t'aime plus
qui es tu?
quid ici?
viens, je m'en vais
viens, je suis nouvelle.

13:30 11/07/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : texte, ego trip-e |  Facebook

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