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mai

sa vie en rose

ma vie en rose de Berlinerelle est un complexe d'il un surplus de manque une inévitable envie de ne pas être elle pour finalement être un lui un il originel un il premier presque primitif entre les choses connues et les mystères un il qui ne paie pas de mines mais qui en incombe d'être déjà ce qu'elle veut avant d'être elle ce relief de corps de coeur qu'elle n'a jamais intrinsèquement elle et ses deux lettres de trop sans jamais pouvoir sortir le membre fort dur creux elle et son antre poreuse vide mouillée elle veut un il à sa place un elle qui ne veut rien dire d'autre que ce tout le monde verra en elle un il résolu volontaire presque belliqueux elle décide un soir de ne plus jamais prononcer le son L ne plus énoncer ne plus entreprendre sa vie signifie sa mort reste alors un petit i seul mais début création de ce qu'elle souhaite elle ne parle plus à personne pour garder sa vocation au fond pour être sûre que chacun chacune ne viole pas son élocution elle parle en elle avec un il un il bien doré tout reluisant de sa volonté elle ne parle qu'à elle mais en disant il pour je c'est un il irréel diraient ceux qui voudraient comprendre mais elle, seule, sait que ce il est le plus concret le plus vérifié le plus exalté plus qu'un il qui aurait été créé par une science exacte (la biologie et sa stupide anatomie) son il à elle est le il le plus distingué et elle caresse ce il pour qu'il bande de toute son entité évoluée de toute la volonté perceptible au fond d'elle cet il est la découverte la plus jouissive qu'elle ait eu la chance de voir elle vivait en il et c'est presque aujourd'hui un il qui vit en elle complètement sans ruguosité d'apparât il est il en voyelle et consonne cassées elle n'existe plus en elle dites bonjour à il dit "elle" dans la rue saluez ce il que je vous offre je suis le il qu'il me fallait je suis un il parfait.

16:17 23/05/2007 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : texte |  Facebook

Commentaires

En Sombres Coulées,
Du Creux de tes Bas-fonds inondés,
Sous le Regard Enivrant des Anges éhontés,
Noyer sa Lumière dans un cloaque de Sang,
Dans tes Yeux Fous,
Engloutir mes Croix et mes Clous,
Quand ne reste du Cœur,
Que Lambeaux Suintant,
Se surprendre encore
A leurs convulsions dans le Caniveau.
Noir Coagulé d'un Sacrilège,
Blanc Immaculé d'un "aurait dû",
S'arracher la trachée,
Et Te la poser sur l’épaule,
Plantée de cette Rose au Pourpre Oraculaire,…
J’ai beau m’abreuver,
Tes menstrues dégluties,
Me Brûlent encore les entrailles,
Suave poison, Ciguë Volontaire,
Me liant à Ta douleur pour l’Eternité,
Mon Amour, je Nous Hais.

Adrian

Écrit par : Adrian | 24/05/2007

c'est beau comme une plaie qui sent l'amour

Écrit par : N | 24/05/2007

Adrian... revenez (merci).

Écrit par : Milady Renoir | 25/05/2007

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