31
jui

party (vulture) times

Le pus ne tarit jamais (c’est dit).

Il s’inhale par volutes entrecoupées de fines lames de félicité à la con, le limon poudreux s’échappe par les branchies gonflées d’humanité putride.

Tout est rose (disent certains) au royaume des vies.

On sait la culture des vrilles, le poison d’un pétale trop blanc, ou l’orgueil d’un sexe décuplant de viol, mais rien ne transperce mieux que le transparent. Rien ne passe à travers des mailles d’un filet dentaire… ah le petit ru qui s’écoule du prépuce (a)doré, ah le petit filet blanc qui sèche sur le pubis rayé.

Rien n’est si beau qu’un fluide, un réseau, un clan. Rien n’est si spectral que l’absence, et l’autre qui regarde l’action, étonné de sa propre résignation (comme celle de la terre battue).

 

Je suis de la terre battue collée aux chaussures d’un dieu imposteur qui déclame ordre ou chaos à coup de jus sec, cinglant. Son jet impressionne l’enfant qui réside en lui, cajole le jeune homme qui s’exci(s)te en lui. Il est transporté par ses fonctions créatrices et hurle.

 

Le tout palpite dans la marmite à préliminaires.

Vite et mal et en désordre.

 

Le sperme est la sève du pauvre. La putréfaction cachée dans un mouchoir de poche conspue contre les roches de peau. Il faudra l’effort de la consolation ou le confort de la récompense (sucrée) pour la laisser humiliée, là.

Mais elle s’enivre, serpente dans les canaux rénaux. La calcification n’a plus de désir de paraître alors, ce pus vert, jaune, plus rapide que le tonnerre avale l’espace et perce dans ma bouche féconde.

 

Le tout palpite dans la casserole à sauces.

Vite et mal et en désordre.

 

Je la sens frémir, l’indulgence, je la sens gémir, la patience, ai-je déjà tant attendu que je ne retienne plus mon souffle.

L’ongle jette son dur contre l’ouïe, le mur est le soutien que l’on n’espère pas. Le mal est un bien pour le mal.

 

S’asseoir. Les entendre crier. Les voir s’esclaffer dans leur Lumière.

Éclatent. Ils jouissent ensemble, au même moment.

La meute siffle entre ses dents, elle digère l’épicentre.

Ils tournent autour de leur éclat, heureux d’exister de quotidiens et de nuits, endormis.

Ils vénèrent le jour car ils y voient clair.

 

M’asseoir. Je ne veux pas danser (ai-je une tête de toupie ?).

Danser ne m’a jamais fait respirer. Au pire, expier.

 

La planche (immense) virevolte comme un sac de plastique blanc emporté par un air vide.

Le banc pour une seule personne m’appelle.

Je cloute mon cul sur le centre et pose mes mains de chaque extrême. Personne n’aurait du me voir, normalement. Je me sens (ré)fléchir, insister sur l’instant, paralyser la seconde, si elle retombe, je meurs. Si elle chute, je m’uppercut.

 

Bloc étourdi. J’évide l’envie.

Chaque main qui applaudit l’événement ressemble à un tiroir qui claque au vent.

Ils sont ces petits meubles mouvant sous les ondes.

Je vais rejoindre ma chambre black. Et m’asseoir.

Long temps. Embrasser la sclérose neutre

et jouir pour de faux,

peut-être.

 

 

 

© Milady Renoir

Art by Lui Liu

08:28 31/07/2006 Publié dans Général | Lien permanent |  Facebook

23
jui

retour sans aller

il n'y a pas eu Dublin, mais Charleroi

il n'y pas eu d'avion, mais un bus (chaud)

il n'y a pas eu de dépaysement, mais soulagement (finalement)

il n'y a pas eu d'aller mais une jolie sorte de retour

il n'y a pas eu d'héritage mais deux grosses factures

il n'y a pas eu photo(s) mais je garde l'imaginaire en place

 

notre chance a été retenue par une administration castratrice, mais nous VAINCRONS

 

et la poisse en papier peut bien se mettre un doigt dans le ventricule

droit.

 

 

(art by Jonathan Wayshak)

05:04 23/07/2006 Publié dans Général | Lien permanent |  Facebook

20
jui

Deublinne

At last!

 

"i pack my suit in a bag
i'm all dressed up for prague
i'm all dressed up with you
all dressed up for him too
prepare myself for a war
before i even open up my door
before i even look out
i'm pissing all of my bullets about
i wrap myself in a bag
i'm all wrapped up in prague
i'm all wrapped up in you
i'm all wrapped up in him too
prepare myself for a war
and I don't know what i'm doing this for
trying to let it all go
but how can i when you still don't know?
i could wait for you
like that hole in your boot waiting to be fixed
i could wait for you
but what good would that do but to leave me pricked?
cheers darlin'
here's to you and your lover
...darling
i got years...
pack my suit in a bag
all dressed up for prague
pack my suit in a bag
all dressed up for..."

 

replace Prague by Dublin!

 

 

 

(ça va faire mal!)

09:28 20/07/2006 Publié dans Loisirs | Lien permanent |  Facebook

18
jui

Ernesto Timor dans l'entonnoir à questions de Milady Renoir

Sur EclipsheadErnesto Timor et moi avons joué à action ET vérités...

 

et nous jouerons encore à nous en Image Latente et autres bougeotteries...

 

ah la vie, y a que ça de vrai!

 

09:39 18/07/2006 Publié dans Général | Lien permanent |  Facebook

17
jui

Eclipshead (Juillet)

dixième édition d'Eclipshead est née..

 

un peu de ces tous là et un rien de Tina Imel.

 

09:37 17/07/2006 Publié dans Général | Lien permanent |  Facebook

14
jui

Tonite, tonite... Nervous Cabaret... welcome, willkomen, bienvenue...

ce soir @ Recyclart, the Nervous Cabaret jouera de la musique extatique pour les âmes sauvages...

et moi, je regarderai avec TOUTES mes forces telluriques, le leader charismati(iiiii)que, le Elyas (Gengis) Khan du cabaret nerveux.

Ce que d'autres en pensent?

http://musique.krinein.com/Nervous-Cabaret-Nervous-Cabaret-3511.html

 

nervous music to listen to :

http://www.nervouscabaret.com/mp3/nervouscabaret_melgibson.mp3

http://www.nervouscabaret.com/mp3/nervous_cabaret_medley.mp3

11:55 14/07/2006 Publié dans Général | Lien permanent |  Facebook

12
jui

The Eraser (TY)

is out, in my drawer for the past 72 hours and my ears are all ears...

have you seen this Man?

13:16 12/07/2006 Publié dans Général | Lien permanent |  Facebook

10
jui

15ème édition de la soirée filles avec un cerveau (chacune)

Dear Girls (et autres genres)

Voici donc le résumé des atouts/ajouts de la soirée filles avec un cerveau (chacune) quasi mensuelle du 7 juillet 2006 (15ème édition) en mots et liens (sur lesquels cliquer…) pour vous rendre ENCORE PLUS belles et intelligentes (c’est possible…).  Donc survolez les noms propres, prénoms/pseudos, titres et auteurs et jouez à CHAT avec votre souris…  Merci à vous, chères Girls with a Brain (each) pour votre fidélité, esprit convivial, humour, curiositéS et amitiéS…

 

Marie-Eve

Quelque chose de mystérieux qui sera dévoilé la prochaine fois… merci encore pour ces sourires et cet élixir de Franchimont

Véronique (Gil)

EXPERIENCE : l’art et le(s) cerveau(x)… Expériences partagées de vie d’artiste et de femme (références à Betty Edwards entre autres).

 

Dominique 

BOOKS : « Tout Ce Que J’aimais » de Siri Hustvedt (disons le encore, la femme de Paul Auster)

& « Blanche et Marie » de Per Olov Enquist

 

Hélène

BOOKs : « Ton père, ce héros » - Didier Tronchet chez Flammarion

MUSIK : DJ ZEBRA et ses bootlegs "bastard pop" (à écouter sur le site !!)

 

Nathanaelle

ART & EXPERIENCE : la carte sur laquelle Elle aurait écrit… (Pour la prochaine fois)

 

Ada (Patricia Mignone)

EXPERIENCE & ART: Les vidéos des élèves de son cours d’infographie (une fois que les fonctions et les fantaisies du nouveau Mac seront assimilées)

Marion (Sucrine)

MUSIK : (presque puisque nous n’avons pas pris le temps) Lunachicks.

EXPERIENCE : Incident de parcours amoureux – texte libre et libéré pour demande de conseil, d’avis et autres expériences sur la rupture amoureuse.

Geneviève

BOOK : « Je suis un chat » (Wagahai wa neko de aru) de Natsumé Sôseki (Le portrait de Natsume Sôseki orne les billets de 1000 yens.)

MUSIK : ces Lieder de Schubert que nous écouterons une prochaine fois…

 

Marie (Arimata)

Art et écritures : « Mes cartes postales » - Carte de Rudolf Koppitz, portrait d’Annie Jones Eliot & « Hands on lips » de Man Ray - texte (à suivre)

 

Milady

BOOKS: « Guide érotique du Louvre et du Musée d’Orsay » texte : Jean-Manuel Traimond - photographies : Ernesto Timor - dessins : Aladdin - graphisme : Sampeur

& « Les Miscellanées de Mr Schott » de Ben Schott, adaptation et traduction de Boris Donné.

POETRY : Chant 3 de « la chute du temps » de Bernard Noël

 

Faites passer les infos, les bons goûts et le concept qu’on se féminise l’Ego.

***Prochaine soirée filles @ Milady’s le Vendredi 1er septembre à 19h32

Parlez en autour de Vous (au féminin)***

10:55 10/07/2006 Publié dans Loisirs | Lien permanent |  Facebook

7
jui

(ré)Création

Par la porte, tous ne passent pas le corps fugitif

Pas les plus évasés, ni les plus éminents

Leur cire dermique ne glisse pas contre le plastique d’entrée

Ils butent contre l’armature, épinglés sous un compas

Ce sont les plus tannés, les plus meurtris qui croisent l’espace,
s’engouffrant dans l’Entonnoir

 

Par la rivière, tous ne nagent pas, ni ne flottent

Ni les riches barges, ni les convictions rehaussées

N’allongent les cœurs sur le limon

La coque goudronnée craquelle à la moindre houle

Le fond ne se renverse pas pour sauver les anémiés,

Au contraire, il les rassemble, les malaxe

La vase et les boues font marais d’hospice pour ces mal nés

 

Par le ciel, tous ne survivent pas

Pas les visages gondolés au sourire mercure, ni les faciès étiques

Le portier de la noble cause refuse du monde

Les fardeaux silencieux percent les rangs des nuées

En crevant des anges hurleurs au dessus des toits

Personne ne croit plus à l’horizon

Ni même le bleu du ciel, vagabond.

 

 

© Milady Renoir

 

Art by Laurie Lipton (kindly reminded by I.AM qui danse le MIA)

16:25 07/07/2006 | Lien permanent |  Facebook

5
jui

DelpechMode

DELPECH MODE, WHO IS YOU ?

 

Delpech Mode est le premier groupe des années 150 (70 + 80). Il se compose de deux membres conscrits : David Tourniaire et JG.

Véritable pont anachronologique et transgénérationnel, Delpech Mode unit et réunit « les cheveux blonds, les cheveux gris » (Michel Sardou).

Recueillant les mots de Michel Delpech (MD 70) et les mariant aux harmonies de Depeche Mode (DM 80), Delpech Mode élabore une musique mutante, un (dé/re)cloisonnement verbal et phonique fécond : le concept du « 2 en 1 ».

Mixant les époques, Delpech Mode en crée par là-même une nouvelle : « le futur antérieur ».

Au travers de cette compilation visuelle de chants clipés c’est véritablement l’univers transversal et protéiforme de Delpech Mode que nous vous invitons à découvrir.

 

Mi-delpech, mi-mode : 100% delpech mode !

 

 

Leurs sponsors sont GINI (la plus chaude des boissons froides, Gini pour son apport décisif en sucres rapides.) & Boulgour (le plus rapide des féculents, Boulgour pour son apport décisif en sucres lents.)

 

leurs clips: http://delpechmode.com/mouvement.php

 

(Best Site of the Year, surely!)

15:52 05/07/2006 | Lien permanent |  Facebook