26
avr

Eclipshead 7

Article à regarder sur l'artiste magicienne, Inka Essenhigh dans the Eclipshead du mois d'aprile.

10:07 26/04/2006 | Lien permanent |  Facebook

25
avr

au passage

Si je gonfle comme une tumeur de grossesse nerveuse à chaque sourire de hobbit crollé de 4 ans dans le bus, s'il me monte une bouffée d'humide chaleur dans le larynx à chaque baby labrador qui me lèche la poigne dans un supermarché, si j'ai la culotte qui vibre quand j'emplette une barquette de tartiflette pour l'homme choisi, si j'indique le chemin à une vieille femme décatie en sautillant de (toute) ma masse calorifère, c'est que cette histoire d'horloge biologique à la con ne serait pas qu'un mythe?

Et pendant ce temps, la trentaine se fait câline?

Un tiers de ma vie totale espérée, passé à me rendre originale et unique pour en arriver là... triste monde, ma bonne dame.

La mélancolie n'est plus ce qu'elle était.

 

 

(art by Albert Renger-Patzsch)

12:56 25/04/2006 | Lien permanent |  Facebook

21
avr

until 24th April...

let me be his big Sista until the end...

so I can learn how to behave like an "adult"...

I am trying the family trick, with the blood in and out rather than on my hands.

I should start soon to understand what I was/am (?) in the mirror he's offering.

He's the kid I was meant to be, or isn't he...

No, I won't refuse his doubts and weak youth as a travel package to run away, I have my feet in his mouth, testing my destiny to my limits.

 

 

23:15 21/04/2006 | Lien permanent |  Facebook

12
avr

Morte - Vivante - Morte - Vivante - Morte - Viv...

Il a fallu que la couleur arrive, qu’elle tinte la peau, qu’elle éclabousse contre le derme, non, je ne suis pas morte, la preuve resplendit. Il a fallu le coup rude, for pour que le sang remonte à la surface. Le feu agite mes jupons, la chaleur s’infiltre le long des cuisses, mon sexe se prépare, il va gonfler. Je suis prête. Je me le répète, je répète vivante. Je me teste, je place l’œuf en haut de mon coude, je suis droite, l’équilibre me donne une allure. L’œuf roule mais ne s’écrase pas. On continue. Elle a cet air, celui que je n’ai pas, ces sens métalliques et droits, ces mains altérables mais rigoureuses, ce corps long, cylindrique et perpétuel. Elle sait que je brûle. L’œuf casse au sol, j’avais oublié qu’il roulait encore. Elle se retourne, le jaune d’œuf est sur mes yeux, je ne vois plus que son rire. La matrice embryonnaire dégouline le long de ma joue, il ne sera pas matrice. Je me cache derrière les bocaux, les femmes dissimulées dans la cave composent un rempart. Toutes assises dans l’humidité, nous attendons le repas, le grand festin. Je voudrais être cuite ce soir, bouillie à la menthe, marinée aux piments… son regard me soutien la colère. Je suis une viande vivante, elle en doute ? Je saisis le feu qui dérouille les broches, je le jette dans mon vagin tout en le laissant cracher le surplus, les étincelles l’atteindront peut-être, cette femme trop belle. Elle ne crame pas, pourtant, sa main a brûlé. Petit monolithe aux dermes de cuir, indestructible petite boule de nerfs vifs, rien ne te décompose. Elle est installée au centre, geignant, chaude et fragile. Elle se tranquillise à l’aide des autres femmes qui la plaignent et la haïssent en confidentiel. Je veux la noyer, la pêcher, l’enfermer dans on bocal originel… puis tirer sur ses ouïes blanches… une petite cruauté pour une grande injustice… noyer cette koï avec sa queue voilée, élaguer ses bras, écarteler ses gencives, griller sa bouche carmin… je vois ma dent qui crève son cou… elle serait rouge, aérée, ouverte… lascive par dépit. Je masse ses joues avec ma chevelure, je me penche au dessus d’elle et lui vole son oxygène. Je m’étouffe avec ma salive tellement je suis excitée… je piétinerais sa terre… je me dévêtis, je veux être pure. Les femmes m’observent, font attention, je suis belle, enfin. Je fais de la rétention d’eux, je pince mes tétons pour qu’ils reflètent le blanc de l’ampoule qui se balance, le vasistas transpire, les souffles tiédissent. Je suis rose bonbon, son rouge va faire peur. Ils ne la choisiront pas. Les femmes connaissent le sang mieux que quiconque, c’est pour cela qu’elles n’ont pas peur, mais elles ne le montrent pas. La porte en haut de l’escalier s’ouvre, un des sexes d’homme précède le premier. Je lève mon bras. MOI, MOI, MOI, je suis nue, rose, elle est couverte de vers, de mites, de plasma. Pourtant, assise sur son séant de boue, son plastron attire l’œil. Elle ne s’offusque pas de mon crachat, ni ne s’incommode de mes chaleurs. Je m’accroche à ses hanches fugaces, tire sur sa robe de chairs vives, je la dépèce comme un vulgaire lapin, je suis la reine de la curée. Bientôt je distribuerai ses oreilles, sa queue de cheveux aux plus viandards, ceux qui ricanent seront les premiers nourris, ceux qui pleurnichent seront sacrifiés sur cet autel de bourbe. Toute la beauté lui ressemble encore, les arbres, les rats et les hommes la complimenteraient si elle était vide. Ils diraient que cette mode des chairs externes est d’un exotisme purulent, d’une inventivité infectieuse. Je leur dirais qu’elle n’est qu’une marionnette, que derrière le corps qui gigote, je suis la grande main. Chaque veine est une ficelle que je tire avec rage. Cette débandade organique, c’est ma responsabilité. Elle n’est encore entière que parce que je suis vivante. Tant que je respire, elle bouge. Mais si je tombe de mon tabouret, elle éclate. Mais ils s’en surprennent. Toute durcie de haine, mon venin m’assassine, ma force s’asphyxie. Elle a le corps répandu sur le sol, son sourire, dernier témoin de son pouls désespéré. Sa fin est romantique, dit l’une des vieilles femmes. Une qui l’avait bien aimée ajoute qu’elle l’a toujours admirée, une artiste trouve que c’est une superbe performance que de mourir dans le pire. Je suis vivante, maîtresse de son corps et elles sont aveuglées par son joli sang qui coule comme un ru de campagne triste. Sa douceur macabre amuse encore quelques vieilles jalouses, rien ne se retourne sur mon soupir. Morte et vivante, rien ne leur donne ma teinte. Je rappelle mon sexe à la puissance… qu’il jaillisse là, ce serait le moment… mais son flux vient éteindre mon feu. Les gouttes à peine coagulées me collent sur les talons, je suis immobilisée par sa dépouille. JE CRIE : Je suis un amas de glaise divine, elles ne comprennent pas. Je suis un Gollem colérique, une fière colique de chairs vivantes… »

L’écho se fout de ma gueule. Un autre sexe d’homme pioche dans les femmes dispersées par la peur et l’emmène sans que je sois choisie… Et pour dernier affront, elle meurt encore une fois en soupirant qu’elle m’aime, parce que je suis sœur. Je l’écrase et m’endort contre mon mur.

 

© Milady Renoir

14:38 12/04/2006 | Lien permanent |  Facebook

GREVE DE LA FAIM DE SANS PAPIERS A ST GILLES (Bruxelles)

GREVE DE LA FAIM DE SANS PAPIERS A ST GILLES

C¹est depuis le jeudi 6 avril 2006 très précisément qu¹une petite trentaine de sans papiers, algériens pour la plupart, a investi pacifiquement les locaux du 21 A de l¹avenue Paul Dejaer à 1060 St Gilles pour une grève de la faim illimitée.
Suite à un refus communal qu¹ils occupent l¹église du parvis de St Gilles, et parce que celle de St Boniface ne peut accueillir davantage de monde, c¹est donc le Collectif Européen des Sans Papiers, sis à cette adresse st gilloise, qui leur a ouvert ses locaux pour une action visant à la régularisation de leur situation en Belgique, action menée également dans d¹autres lieux bruxellois ainsi que dans d¹autres villes de Belgique.

Le groupe de grévistes ­ déterminés à durer coûte que coûte, « si 10 meurent, 10 autres nous remplaceront » - est composé pour l¹instant de 7 familles algériennes (dont 14 enfants) et de célibataires (d'Algérie mais aussi du Maroc, de Libye, de Tunisie et de Mauritanie) issus de milieux divers (docteurs et ingénieurs comme moins diplômés), dont certains sont par ailleurs réfugiés politiques.
Le souhait des grévistes est d¹obtenir enfin un permis de séjour leur permettant de travailler légalement et de résider officiellement dans un pays qui, pour certains, est devenu le leur depuis une petite vingtaine d¹années, une situation rendant, on s¹en doute, un retour au « pays » (celui d¹origine) plus que problématique, que ce soit moralement, logistiquement, ou encore politiquement pour certains.

En attendant de parvenir à faire entendre leur requête auprès des autorités (...), ils seront sensibles à tout soutien moral qui pourra leur être apporté, ainsi qu¹à toute aide financière ou pratique (eau, sucre, médicaments, produits d'hygiène, matelas pour les grévistes/thé & café pour les nombreux sympathisants qui viennent les soutenir tout au long de la journée) pouvant les aider à mener leur lutte à bien.

Plus de renseignements peuvent être obtenus auprès du responsable du collectif/porte parole du groupe (Abdel- 0475 38 59 92) ou bien en passant en journée ou en début de soirée au 21 A av Paul Dejaer où toute visite est la bienvenue et une pétition de soutien est à signer.
`
Merci pour eux

09:04 12/04/2006 | Lien permanent |  Facebook

10
avr

Prenez la loeuvrette et la Bobinette chèrera...

Le mercredi 26 avril 2006 à 19h : 
La mise en boîte de la littérature, performance (précédée de lectures en rapport avec les livres et la bibliothèque par des élèves de l'Académie de Saint-Josse) 
Adresse du jour : Bibliothèque communale de Saint-Josse-ten-Noode
                             2 rue de la Limite
                             1210 Bruxelles
Renseignements : 02 218 82 42

17:32 10/04/2006 | Lien permanent |  Facebook

8
avr

"While The Crime Is Blazing"

donc, il y a eu glaires et bourdes, donc je pratique rattrapage en gentil adage, donc, même si les Shadocks ne se trompent pas uniquement parce qu'ils pompent, j'ai appris à ne pas détruire ce qu'il me reste... parce qu'un tas de ruines en guise de toît, ça fait même pas rire les oiseaux.

 

en attendant l'assimilation, je ferais preuve et effort d'indulgence et de silence (ça en étonnera quelques autres) et vais tenter de garder le cap de bonne espérance sans l'onde de la machette sous l'aisselle.

 

à bon lecteur...

 

(art by Leon Golub: http://www.ledevoir.com/2004/08/12/61180.html)

20:23 08/04/2006 | Lien permanent |  Facebook

5
avr

NO FUTURE... or is there?

A la demande expresse de mon z'homme ému, mon compagnon de vies ex-grunge à peine repenti (parfois aussi nostalgique de cette période amère des pulls Jacquard déchirés et des jeans troués que l'est pour l'année 1977 le 1er punk de Belgique, j'ai nommé, Plastic Bertrand) qui doit bien avouer que le Grunge est dead, (et là, citons l'extraordinaire et charismatique Henri Rolins... "à partir du moment où ta mère prononce le mot, le mouvement est mort" (il parlait du punk mais le parallèle est évident), cet article correspond donc à une minute de silence virtuelle (ne touchez plus à rien...) pour la mémoire de Kurt Cobain, artiste mort né le 5 avril 1994.

 

 

En attendant de pouvoir remuer à nouveau, voici une petite citation (qui a provoqué chez mon corps une convulsion du zygomatique droit) écrite par ce Jésus de Seattle afin d'illustrer la larme qui flirte déjà avec votre joue:

"'I hope I die before I become Pete Townshend..."

On peut donc féliciter ce poète maudit et adulé, since no one asks (The ) WHO he is, whereas Pete Townshend lives in an obscure universe lost in Portobello Road (London) bying antiques for younger (a lot younger) women (vu de mes yeux vus)...

 

Et pour ne pas rater une occasion de faire de la pub pour les potes (vivants cette fois), voici un hommage pictural à Nirvana rendu par Giuseppe Montalbano

 

 

 

13:43 05/04/2006 | Lien permanent |  Facebook

4
avr

Plusieurs sangs (Giuseppe Montalbano)

Plusieurs sangs vivent en nous, celui du cœur, fleuve géant, radical, perpétuel mais si vulnérable, celui du sexe, Graal palpitant, cruel et dépendant du sens. Reste aussi le sang du corps, mécanique, foncier, dégorgeant à chaque prurit lascif. Les sangs s’engorgent dans l’âme, créent la raison, la folie, la source. Il y a si peu de sens réalistes dans le sang, il roule dans chaque veine, comme un étalon fou, gravite dans cette lourde pesanteur automatique, sort sans retenue à la moindre ouverture mais s’effrite à chaque sécheresse solaire, devient solide au dehors comme un autre corps, mort.
Les sangs suent à travers les pores de la vie, ils réunissent les hommes, prouvent leur paternité mais se jouent de leur jalousie, de leur peur en éclatant sur les murs sans rien transformer. On ne construit pas d’entité sans sang, sans connaissance, sans conscience ; aucun sable ne prend dans le plasma, aucune terre ne se nourrit d’hémoglobine… rien ne vit mieux que le sang lui-même. Pourtant, on donne le sang, on vole le sang, on perd le sang, on l’envenime, on le rend suppôt de pandémie, puis on tue de sang froid…

Il y a même un sang qu’on sacrifie à la foule comme un vin qu’on offre aux bonnes âmes, mais rien n’est plus hypocrite que de verser le sang pour rendre justice au monde, rien.

 

 

 

En attendant, en-fin, Giuseppe Montalbano expose virtuellement et c’est une meilleure nouvelle : http://per-inania-regna.blogspot.com/

12:32 04/04/2006 | Lien permanent |  Facebook

2
avr

Le Petit Chaperon Rouge @ Fondation Albert Marinus

La Fondation Albert Marinus présente un panorama sur le thème de l’image du Petit Chaperon rouge dans le cadre de la maison Devos datant de la fin du XIXe siècle et devenue Musée communal de Woluwe-Saint-Lambert.

 

Différents thèmes sont évoqués : la définition du conte, les versions de Charles Perrault et des frères Grimm, les traditions orales, le passage à l’illustration, la place du conte dans la société d’aujourd’hui... A côté de pièces dues à des artisans anonymes (images d’Epinal, marionnettes, gravures populaires, jouets, objets peints...), le visiteur trouvera aussi des oeuvres d’Edgard Tytgat, Gustave Doré, Sarah Moon, Chanel, Georges Méliès, Clark et Pougnaud, René Hausman... ainsi que des travaux réalisés pour l’occasion.

Un volume accompagne l’exposition Le Petit Chaperon rouge.

96 pages, quadrichromie, il est composé des participations suivantes :

 

Le Petit Chaperon rouge :

Charles Perrault - Jacob et Wilhelm Grimm - Version nivernaise

 

Variations sur le même thème :

Le Petit Chaperon rouge - Détail par Ariane Le Fort

Le mariage du Chaperon rouge par Foulek Ringeleim

Les caprices de Mademoiselle Rouge par Laura Berent

Le Petit Chaperon rouge par Luc Broché

Des yeux de miel par Benoît Adam

La véritable histoire du Petit Chaperon roug e par Valérie Nimal (http://polaroids.skynetblogs.be/)

 

Plusieurs points de vue :

Fil blanc, fil noir, fil rouge par Anne Lascoux

Le Petit Chaperon rouge par Bernard Coussée

Il était une fois... une rencontre dans les bois par F. Van den Eynde

Le Petit Chaperon rouge : une petite fille mal chaperonnée par

 Marie-Eve Van Mechelen

Du conte à l’illustration par Jean- Paul Heerbrant

Des illustrations de Elisabeth Bronitz, Sarah Guilloux, Isabelle Van Assche, Marin Strebelle, Benoît Adam, Elodie Antoine et René Hausman ont été créées pour l’occasion.

Publication disponible au prix de 14 Euros.

 

Renseignements: www.albertmarinus.org  

http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Petit_Chaperon_rouge

16:42 02/04/2006 | Lien permanent |  Facebook