27
jan

Home Mage à Novocaïne

L’être à Novocaïne*

C’est en trouvant les cachés près de l’étable d’ennui que je me rat pelle à ton mirage.
L’usage des maux m’étant interdit par la volonté Ludivine des blues blanches, lesquelles tu m’as commandées pour No-Elle, je te crie en encre invisible pour que tu puisses des scellés l’impesanteur de mon hêtre depuis que tu es sortie.
Nos jeux, parfois plus infantiles que nos âges, t’ont peut-être défrayée ? As-tu sûrement senti que nos futurs seraient à jamais camisolés à nos antres prises ? C’était toi ou moi… qu’as-tu fée pour que je ne sois plus lisible ?

En tout K, je me troue bien esseulée depuis que tu as foré cet S-pace dans mon crâne. Le chef de la clean nique assure que je devrais pourvoir une s’ortie dès que mes bras auront repoilu, seulement, je doute que les velcros tiennent dis si la, et que je risk de succuber à la faucheuse avant que la tare en tulle ne me guérisse des escarres de mon art taire.
Croa-yant à ta vénérable vigile lance, je te quémande pré-caution et prude danse quant à cette L-être qui t’arrivera en sang, puisque je la glisse à travers les ronces.
Un con seuil pour ta liberté :
Ménage tes abcès, parraine ta vie et ressemble en corps à selle qui m’a donné la foi. Sur tout, si tu retournes ici bât, sache que je ne serais plus la m‘aime.

Mie laidie
Incar-serrée
Os Pisse à Gare des Axés

 

 

PS : si j’avais été fille d’attente, je serai son ombre.

23:06 27/01/2006 | Lien permanent |  Facebook

23
jan

La vieille (hommage à la toile de Jean François Meur)

Regarde toi bien, dans la lézarde du miroir… Regarde, tu vois quelque chose ? Une vieille… Tu trouves ton reflet réussi ? Oui, t’as marié ta vie à un géniteur, t’as eu des petits qui tirent encore tes mollets à 20 ans. Mais aujourd’hui, tes mamelles séchées n’étouffent plus personne. Qui te plotte, hein ? Allez, bois, ce petit der des der, ce verre avant de t’oublier…

A ta santé, la vieille, à ta santé !!

Remarque, c’est juste pour rire, parce qu’elle ne fait pas la fière, ta santé. Alors à ta santé d’accord mais à ta mort aussi. La cigarette sur ton bec de levrette, elle te brûle ? Elle te scie les gencives ? Respire pas, ça va passer. Tu sens encore la seringue dans ton utérus ? La matrice qui pourrit, ça te fait vraiment mal ? Tu te rappelles les fluides, mais pas les sucs ? La lymphe plutôt que le sang, maintenant… Ah mais le vin blanc, c’est pas le jus de vie, la sève règne dans l’amour, la vieille, tu te trompes… Remarque, te tromper et tomber, c’est encore ce que tu fais de mieux, la vieille.

Tu vois plus l’éclairage ? Les rues t’évitent ? Tu pratiques les ravins, les bordures, les précipices ? T’as plus de choix, vieille folle, aucun. C’est la descente, le goût du fer et le froid, rien d’autre.

Tu te rappelles quand tu arborais ces dents laiteuses, quand tes cuisses ne se frottaient pas l’une contre l’autre, quand tes jambes invitaient la langue, pas le crachat. Tu te souviens encore? T’aurais pas encore rayé tous tes neurones ? T’as préféré te retrouver confortable avec un maque de comptoir… ah oui, il t’aimait. Il t’a aimée à sa botte, collée sur une sellette de cuisine, pendant que t’enfantais des feu follets à même le lino. Tu te souviens de ton dernier sourire ? Moi, oui… la dernière fois que ta bouche a gondolé, c’était pour un poing d’ogre… le sourire ? Non, j’en vois pas une trace.

Tes os claquent, la vieille, quand tu t’assieds, y a bien que la cellulite qui se fraie un chemin sur le trône. Ton visage sent la poussière, tes cheveux s’évaporent, la vieille… et ton cul ne sent plus la gloire, ni même le cul… y a des faucheux qui rôdent dans l’arche de tes ovaires, hein ?

Dis, t’as liposucé tes oreilles, la vieille ? Tu n’entends pas ma voix ?

Tu préfères plonger ta tête dans le bois ? Vas-y, je t’en prie, la vieille… la table de bar en trampoline, essaie donc. Cherche bien l’acrobate, avec son trapèze… Vas-y, prends ta pose d’épagneul, la vieille, lève ton postérieur et propose leur ton cul… c’est sûr que ça va t’aider… Et si un Monsieur Loyal se présente, n’oublie pas de lui dire qu’en foire, en terre battue et en cages, hein, tu t’y connais… dis lui bien…

Allez, va… Tu peux bien essayer d’hurler, qui va t’entendre ? Plus, qui t’écouterait ? Tu sais qui je suis hein ? Ça te fait mal quand je te cause ? C’est rien à côté du mal que tu te causes, la vieille… rien. Dors, la vieille, dors, le sommeil, c’est encore ce qu’il y a de moins cher.

 

© Milady Renoir

 

Exposition de Miss Mabon & Jean-François Meur, Artiste StyloPeintre dès le 16/02/2006 au Khnopff (Venez me « voir » DANS/SUR une ou deux des toiles de JF Meur)

11:28 23/01/2006 | Lien permanent |  Facebook

19
jan

30 millions d'amis et quelques crétins...

Suite au superbe article de Jean-Michel Devésa à propos d’un site particulièrement attachant (sur lequel on nous/vous conseille de ne pas venir accompagnés de chiennes en chaleur ; conseil avisé qui me rassura quant à la bonne volonté de l’initiative et l’honnêteté irréprochable des créateurs de ce concept exceptionnel!), j’ai envoyé ce lien entouré de quelques recommandations bienveillantes à quelques uns de mes complices célibataires (ceux qui n’ont pas choisi SEREINEMENT ce statut, bien entendu !).

En réponse, Frank, un peintre génial qui n’a pas ENCORE sorti ses griffes assez loin, m’envoie ce message accompagné de cette photo Ô combien nostalgique pour quelques néo-débiles contemporains… et illustrant si bien l’adage du maître de l’assassinat collectif et raciste : « je préfère les chiens aux humains »…
(Laquelle photo je publie ici dans un cadre effroyablement humoristique à tendance cynique, pour ceux qui tomberaient sur le portrait de HH et de Blondi par un hasard mal arrangé).

 

Je vous fais part de notre échange tant porté sur le respect de nos amies les Bêtes qui vous fera réfléchir sur la vivisection, sur la subjectivité de la beauté canine ou sur rien, ce qui m’enchanterait tout autant!

 

« -----Original Message-----

From: Frank

Sent: Thursday, January 19, 2006 3:44 PM

To: Milady

Subject: 30MILLIONS D'AMIS

 

Merci pour tes messages (canins entre autres). Je n'ai pas su ouvrir ton message "la masse contre l'unité", à moi de mettre mon système à jour...
Je t'envoie une photo de "blondi", un beau berger abattu en son temps d'une balle dans la tête. Si tu veux que je t'envoie d’autres photos de chiens plus convenables...

 

En attendant, gros bisous.

Frank

 

-----Original Message-----

From: Milady

Sent: Thursday, January 19, 2006 3:58 PM

To: Frank

Subject: RE: 30MILLIONS D'AMIS

 

Frank

Un jour, je te raconterai l'histoire de la saga Hyène, des bergères allemandes que mes grands-parents ont collectionnées, une ‘enchiottant’ l'autre... Hyène Une était noire et fière mais un peu peureuse, Hyène Deux était très joueuse, piètre gardienne, Hyène Trois dite Nénette, la plus fidèle, celle qui a survécu à deux cancers des tétines... Avec des escarres qui sentaient le roquefort que l'on sentait depuis la table à manger... Mais Hyène Trois, Nénette si tu suis bien, a eu des chiots et des chiottes (le féminin de chiot, hein!) et l'un d'entre eux, petite fourrure soyeuse et délicate, est mort à deux semaines, ses yeux à peine éclos... Alors mon grand-père, sans moustache mais avec des poils drus sur le pied du nez a décidé que de jeter un petit corps canin aussi canon, cela aurait été bien dommage, alors il a appelé son ami taxidermiste, celui qui a empaillé Toto, le sanglier qui trône près de la cheminée, et Robert le taxidermiste lui a fait cadeau de cet empaillement... Tu sais Franck, quand mes grands-parents seront décédés, je ne pense pas les empailler, non, mais je vais hériter d'objets extraordinaires, dignes de la petite boutique des horreurs, si tu veux ce chiot empaillé, rappelle moi ta date d'anniversaire, je saurais en tenir compte...

 

(…) »

 

 

et je ne dis que la vérité !!

16:13 19/01/2006 | Lien permanent |  Facebook

18
jan

LECTURES: Guide Du Strip Tease Chez Soi

Guide Du Strip Tease Chez Soi de Libby Jones
(Illustrations de Brenot, aux éditions
Tchou)

 

Pendant les périodes de fêtes, les écarts gastronomiques ravivent chez certaines l’angoisse du déshabillé à porter le 14 février qui approche à grand pas, chez d’autres, une tentation de luxure ‘décomplexante’ de pur plaisir digne d’une toile de Rubens. Je vous épargnerai ma prise de position entre ces deux possibilités non exhaustives et allumerai alors l’étincelle jaillissante de curiosité qui vient de naître au centre de votre iris.

Avec un libraire libertin, on espère toujours trouver l’article de décadence ou de ‘gentille’ perversion qui vous fera passer pour une originale et une femme libérée (mais si c’est assez facile), sauf que le libraire en question a passé l’âge de pérégrinations érotiques et le voilà, accoudé à ses cartons de livres chantonnant du Jean Ferrat, lequel est, malgré ses jolies bacchantes, l’antéchrist de l’érotisme, soulignons le.

Mon libraire, susmentionné, portant jacquard de tartan et chaussures sans fond, haletait vivement dans sa vitrine dite de Noël, avec quelques ouvrages de cuisine des terroirs, qui écraseraient deux anorexiques sous leur poids de papiers, dans une main et d’autres livres de vulgarisation ecclésiastique, propice à un certain retour d’un esprit de noël noyé sous les shopping bag, dans l’autre. Je pose le pied sur le carrelage brun, la clochette de la porte tintinnabule, l’odeur du vieux livre remplace le froid dans mon nez. Je m’apprête à saluer le noble commerçant quand mon œil est irrémédiablement attiré par un livre au format irrégulier, la couverture est criblé d’un rose aguicheur et d’un dessin de nymphette de la croisette, mâtée par un homme assis dans un siège Charles Eames en fumant une pipe, laquelle muse est un sosie de Brigitte Bardot (avant 24 ans) et Lova Moor (avant 24 opérations).
Mes mains empoignent fermement le livre et c’est Alain Bernardin (justement… fondateur du
Crazy Horse) qui signe la préface.
Je cite :
« Mais oui, vous êtes « mesdames », le sexe fort. Nous, les « hommes », le savons, mais vous « mesdames », vous en doutez parfois. Lisez attentivement ce petit bréviaire d’amour. Essayez très sérieusement – l’amour est une chose sérieuse – de vous initier aux exercices décrits au fil des pages. (…) n’ayez aucun scrupule, puisez dans le folklore – make-up sur toute l’étendue du corps, - perruque incendiaire au ras des yeux, - faux cils géants, - boucles d’oreilles espagnoles, (…) – déshabillés transparents ou à franges, … »

Si Alain le dit… Je le saisis avec ferveur, sans oublier de perpétuer ma vieille habitude du marchandage, je l’achète mais ici, le libraire, couramment compatissant envers ma lubie des achats livresques, se retient, et ne me fait qu’un euro de ristourne, prétextant la rareté de l’objet. Soit, empêtrée dans ma fièvre de possession d’un tel écrit, je lance un billet sans me retourner et cours à la maison, le sac noir de circonstance entourant ce guide vers le Nirvana, profitant de l’absence de mon homme pour me délecter de quelques trouvailles inédites.

La page d’accueil me déconcerte déjà, « ce qui compte, ce n’est pas la robe, ni même la culotte que vous portez, mais la façon de les enlever ».
Voilà, je suis prise d’une émotion semi-forte, ce livre de 1969 aurait donc donné des solutions aux ménagères pour garder leurs maris (car il s’agit ici « d’Instructions Aux Épouses Ou L'art De Tirer Parti Devant Son Mari Des Avantages De La Nature »), et ma mère ne me l’aurait pas transmis, ce bijou, plutôt que de m’offrir pour mes seize ans un rosier blanc, signe de virginité et le célèbre « Je sais cuisiner » de Ginette Mathiot faisant partie de mon trousseau ?

Mieux qu’un Kama Sutra sponsorisé par Moulinex, ce guide entraîne la femme parfois frustrée, souvent peu imaginative, sur un chemin de plaisirs partagés pendant lesquels, la femme puise en elle un potentiel de Diane ou d’Aphrodite et parcourt une dimension fantasmagorique au-delà de toute espérance masculine (et féminine, mais c’est moins dit…).
Quelques indices ? (Je vous sens impatientes, mesdames, et attisés, messieurs) :

Après quelques croquis, dignes des mouvements filmés au ralenti de Véronique et Davina, établissant la nomenclature des accessoires à porter (puis à enlever), comme les porte-jarretelles, les bas, les chemisiers et les mules, la section des « mouvements » (illustrée par une femme « pantin » tenue par des fils) annonce les couleurs roses et rouges des actions à exécuter :

« La danse des seins », « l’effet de croupe », « le cerceau » (j’avais d’abord lu le cerveau mais un cerveau ne danse pas, madame), « le petit écart », « La démarche sautillante » (où l’on voit une femme nue mimer l’émeu), « la charge » (où l’on voit un geste de lévitation du poing, façon féminisme engagé, couvert d’une courbure dorsale digne de lutte gréco-romaine).

Vient ensuite, pour les très mauvaises élèves, la section des « ultimes recours », où les bases sont reprises, les évidences remises en évidence du genre « n’oubliez jamais votre cache sein ainsi que votre maintien », ou « ce n’est pas parce que le maquillage est ancestral, qu’il vient du théâtre, qu’il faut réduire le répertoire si multiple et riche à un vulgaire travestissement de bas étage… ». Enfin, quelque assurance d’une beauté, peut-être méconnue, est divulguée afin de convaincre la femme au foyer, qui s’endort, éreintée devant les « feux de l’amour » en épluchant les patates : « sauf cas médical, tous les yeux sont beaux ou peuvent l’être. (…) que de femmes, teint de navet, nez triste et bouches sans lèvres, ne bariolent que leurs paupières. »

Et si la lecture vous ennuie, sachez apprécier les planches de Brenot célébrant la Pin Up sous les doigts amusés de marionnettistes, contorsionnez vous au rythme des croquis, telle une Shiva amusée par les sons stéréophoniques d’Aphrodite’s child, apaisée ensuite par une main surgie des lumières tamisées, main réconfortante et récompensant tant d’efforts accomplis grâce à ce guide de tous les chevets.
Les chatteries et autres délices stratégiques sont nommées, illustrées et épiloguées. Si après tous ces conseils, la Salomé qui sommeille en vous ne retire pas son septième voile, c’est que vous êtes plus empotée qu’une jarre à huile d’olive de l’Antiquité.

 

 

© Milady Renoir
Représentante en Belgique du test achats seconde main des ouvrages de bon usage.

 

PS : si vous insistez, je vends des photocopies couleur de certaines pages croustillantes.

Article paru sur ECLIPSHEAD

 

Art by Benedetta Bonichi

13:11 18/01/2006 | Lien permanent |  Facebook

17
jan

Par-Anal

Subir les affres du collège régnant, l’inviter à structurer son abîme, lui reconnaître les pires aspects d’une charité débauchée et dire MERCI, car la vie mord plus qu’elle n’aboie et respirer est d’une si grande importance.

Bienvenue au comble des leurres, ouvert à toute heure.

 

Je-n’ai-pas-mal rime à craindre l’endémie des bons sujets souriants.

Je-souffre-trop réveille les ressorts dans les reins.

 

Bon,

il faudra courir, avec son ego graisseux, son ombre de vinasse, son âme de soldat et son revers de chemise merdeux, mais courir quand on a des pieds, quelle facilité. On court, on parcourt, aveugles et muets de sincérités échappées d’asile exotique. On dit si peu de son état, il est si gentil, ce ton divin qui rassemble les TOUS. Nous sommes tous les réfugiés d’un idéal. Les camps dans les dents, nous organisons nos poussières avec parcimonie et complexité.

 

Ici ?

Des barbares du slip, des acharnés de la cloison, des participes passés, des jongleuses d’ovaires, des ratures de pensionnat, des jeux de râle, des agrafeuses de mâles, des violeurs de poules, des gonflés du monticule, des clous du pinacle,  des pépins de Valium, des champions du germe, des caniches royales, des intriguées de l’apophyse, des échardes du pouvoir, des dépouilles de la pompe à bières, des essaims d’humains… et moi, émoi, et moi…

 

Un Je pour satisfaire ?

Princesse au gros poids dans un château d’ébène, j’ai des dogues pour garnements, des bottins pour dictionnaires, des listes pour amis et il semblerait que certains me connaissent. Oui, évidemment, mieux que moi, bien entendu.

 

 

11:48 17/01/2006 | Lien permanent |  Facebook

16
jan

Article sur Eclipshead: EXIT ADMD

Exit - Le Droit De Mourir

Sur la jaquette, il y a inscrit « film », pas documentaire. Sans aucun renseignement pris, je descends le DVD de son étagère. Avec mon fardeau d’européenne riche à tendance bourguignonne judéo-chrétienne coincée, je pense assurément qu’un film sur l’euthanasie ne peut être qu’une fiction (cf. Mar Adentro avec Javier Bardem).
OPEN.
CLOSE.
PLAY.

La sobriété et l’absence de musique tire-larmes et autres symphonies faciles ne comblent pas le choc des premiers mots. Je crois que je vais vite comprendre qu’heureusement, ceci n’est pas une fiction.

Des échanges téléphoniques enregistrés au siège d’EXIT ADMD (Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité) plantent un décor alors inconnu. Me voici plongée dans une réalité ignorée, incandescente et pratique au sujet du droit de mourir. EXIT ADMD est la seule association au monde qui ne désire pas foncièrement recruter de nouveaux membres et qui aide d’ailleurs à en faire disparaître certains. Le ton ironique (mais admiratif) mis de côté, c’est une association de vie qui introduit le don de la mort dans la dignité.
Le mouvement EXIT pour le droit de mourir dans la dignité est né en Angleterre en 1935 mais n’est réellement légal et applicable qu’en Suisse. L'association EXIT-ADMD Suisse romande, fondée en 1982 par une dizaine de personnes, compte aujourd'hui plus de 11'000 adhérents.

(…)

 

La suite, la fin de l’article sur ECLIPSHEAD (section cinéma)

09:04 16/01/2006 | Lien permanent |  Facebook

12
jan

Fables

UN JOUR.

 

Ils jouaient, ils communiaient, ils vivaient, les bienheureux, les salaces, les débiles, les profiteurs, les autres. Ils jouaient à eux. Ils chutaient dans la terre, en lissant leurs poils les corps contre les morts.

 

 

15:21 12/01/2006 | Lien permanent |  Facebook

 

Ils se rangeaient les uns avec les autres, ces mimes termites.
Les fourmis s’organisent TOUJOURS quand les cigales s’enculent.

 

 

15:19 12/01/2006 | Lien permanent |  Facebook

 

A travers cachettes, antres et terriers, lapins crétins cherchaient l’ergot de seigle dans la paille de blé. Couverts de jus blanc, ils roulaient dans l’auge débordant de poussière comme on aime un arbre.

La nature prête à confusion. Les natures prêtent à profusion.

 

15:15 12/01/2006 | Lien permanent |  Facebook

 

Des païens se restauraient au jardin des Délices. Les fausses Gaïa trempaient leur derrière dans l’éther. Les raisins éclataient sur les tétons, les vins inondaient les sexes creux.

Et la pestilence engagea bientôt les hostiles invasions des cerveaux tièdes.

 

 

15:14 12/01/2006 | Lien permanent |  Facebook