18
oct

Panamarenko

Panamarenko exposé donc reconnu à Bruxelles jusqu’au 26 janvier 2006. Anvers, sa ville de naissance (et probablement de mort) lui a souvent fait confiance, le monde entier aussi, c’est au tour de la capitale "francophone" de rendre hommage à ses œuvres inspirées de calculs mathématiques si précis et si imaginatifs qu’elles ne « fonctionnent » que par hasard, là est la poésie involontaire de l’artiste.

 

La présentation sur son site : « Panamarenko (Anvers, 1940) est un individu exceptionnel qui échappe aux normes du monde de l'art contemporain.

Artiste, ingénieur, physicien, inventeur et visionnaire, il a mené une recherche insolite sur des notions telles que l'espace, le mouvement, le vol, l'énergie et la gravitation. Son oeuvre qui associe expérimentation artistique et technologique prend diverses formes : avions, sous-marins, voitures, tapis volants, oiseaux. Des constructions toujours spectaculaires, d'une beauté étrange, à la fois ludiques et imposantes. »

 

Panamarenko est la parfaite parabole du voyage, composant avec l’écueil éternel de la destination imprécise, car c’est évidemment l’esprit d’initiative et la quête intérieure qui priment sur le but et l’arrivée. Mais Panaramenko persiste à vouloir voler, quitter la Terre, faire l’oiseau (d’ailleurs, il fabrique aussi des oiseaux-robots sur lesquels il étudie l’impulsion et le mouvement, il s’émeut de la distance entre les deux, nomme « No Man’s land » l’instant entre l’arrivée de l’électricité et le mouvement lui-même). Panamarenko est un poète des mathématiques plus qu’un jongleur des mots. Le Jules Verne des temps contemporains joue avec l’art autant qu’avec des instruments de torture, torture de l’esprit qu’il s’impose depuis 20 ans. Mais attention tout joueur n’est pas enfant, il les déteste d’ailleurs, il est un ingénieur astronome qui soulève des avions avec la force de son rêve plutôt que la puissance de ‘ l’aérologie’. Alors pour se donner un peu de contenance, il porte des casquettes militarisées à dix étoiles, pour faire mieux que les généraux de l’armée de l’air, il marche la tête dans l’autre sens avec des chaussures magnétiques et préfère les perroquets aux hommes pour leurs réponses assurées.


10:17 18/10/2005 | Lien permanent |  Facebook

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