30
sep

Atelier Duos2Duels

http://duos2duels.skynetblogs.be/
c'est à peu près tout ce que j'ai préparé ces dernières 72 heures (bon et un déménagement pour un SUPERBE appartement, mais là, c'est privé... (ben tiens)


21:59 30/09/2005 | Lien permanent |  Facebook

27
sep

Dites 33

DITES 33: 33 plasticiens imaginent 333 pochettes de 33 tours !

http://ditestrentetrois.free.fr

Speedy Graphito, Jérôme Mesnager, Mosko et associés, Nikonografik, Chicken, Dans de Zoo, Willy Vinyl, Patou Deballon, Vannivnov, Glannad, Jef Aérosol, No-Art, Antoine Duthoit, El Rotringo, DDD, Miguel Donvez, Pépète l'Or, Sofi Arto, Artiste Ouvrier, Laurent Houssin, Chick, Danyboy, DA, Koa, Monsieur, Olivier Sion, Scien & Klor, Isham, Nuocman, Vincent Robine, Meda, Mr Lolo, Thon, Sybille & Eric Berger...

Sur une idée de Jef Aérosol, DITES 33 est un hommage aux pochettes de nos bon vieux albums 33 tours d'antan. Même si les artistes rassemblés autour de cette thématique n'ont pas créé de "vraies" jaquettes de disques, ils en ont scrupuleusement respecté le format (31,5 x 31,5 cm), s'autorisant détournements, pastiches, délires graphiques, images inventées ou revisitées, rencontres improbables, compilations impossibles, citations, références obscures, provocations irrévérencieuses, humour  kitch, style BD, télescopages psychédéliques et clins d'oeil aux icônes de la pop culture... Le patchwork de ces 333 tableaux est pour le moins impressionnant !

après sa création à La Condition Publique (Roubaix) de mai à septembre 2005

expo visible du 5 au 31 octobre 2005 

 à GLAZ'ART

GLAZ'ART : 7-15 avenue de la Porte de la Villette, 75019 PARIS  (métro Porte de la Villette)

tel : 01 40 36 55 65   /   website : http://www.glazart.com

vernissage le mercredi 5 octobre à partir de 19h


13:08 27/09/2005 | Lien permanent |  Facebook

26
sep

Storm the Cat

Aujourd’hui, j’ai testé pour vous : « mon côté mièvre », après les Hymnes à l’Amour pour mon Homme, quelques allusions mi-Cocteau, mi-Colette à mes chats... voici LA photo du dernier félin, arrivé il y a une semaine, nommée Storm (d'après le nom de ma vieille héroïne des X-Men (séries Marvel 1985-1989 uniquement) alias Ororo Munroe, fille d’une princesse Kényanne, d’une descendance de Magiciennes, aussi Lover de Wolverine, mon fantasme enfantin…tout ça…), voilà, moi aussi, j'expose les photos de mon intime cheptel... bienvenue à Storm.

 

Et si vous avez du mal à vous faire une idée de l’esthétique ‘tornadienne’ de Storm, voici un interlude animé pour vous ‘défrustrer’…

http://www.supinfocom-arles.fr/Films/2004/Born%20to%20be%20alive.wmv

09:11 26/09/2005 | Lien permanent |  Facebook

22
sep

Apprendre

Apprendre
 
 
 
 
 
 
 
 

13:20 22/09/2005 | Lien permanent |  Facebook

à mieux

à mieux

13:19 22/09/2005 | Lien permanent |  Facebook

Apprendre

apprendre

 

 

 
(Art by Charles Schenk)



13:19 22/09/2005 | Lien permanent |  Facebook

21
sep

"Le Ticket" de Manuel Pratt à l'atelier210

Manuel Pratt dans « le ticket » à l’atelier210, nouveau théâtre de Bruxelles.

 

Rencontre humaine entre une scène et une réalité crûe il y a 3 ans entre Manuel Pratt et la spectatrice passablement passive que j’étais (et suis encore souvent). « Un pied de biche dans le cœur », voilà ce que la pièce, écrite à partir d’une correspondance entre un condamné à mort coincé, pourrissant dans un couloir pendant des années, et Manuel Pratt, pourrait avoir représenté pour moi. Une véritable révélation d’écriture et de choix de sujet, de vie par conséquent.

 

Hier soir, Manuel Pratt, personnage multi facettes, est revenu à Bruxelles (du 15/9 au 1/10) et c’est une histoire qui, cette fois encore, n’est pas qu’une histoire. Le public siège sur une potence, ses pieds posés sur le marbre d’un tribunal, les mains jointes, ici, doivent accuser, décider, pointer, dénoncer, et non applaudir. Les deux protagonistes, victimes et bourreaux d’eux-mêmes tentent de nous responsabiliser, tout en accusant, par voie indirecte (scène/public), tout ce que notre/l’humanité peut se reprocher dans la société occidentale contemporaine. Les leçons et la morale sont les filles de la bonne conscience que le thème appliqué de la pièce veut nous racheter. Mais il manque le recul par rapport au texte (écrit et interprété par MP) et le contraste entre deux pires, les deux électrons qui gigotent au creux de la pièce parfois trop réelle, peut-être la pratique du monologue par MP qui a finalement déteint sur son écriture. Le choix entre les « choisis/à choisir » n’est pas assez obscur, dérivé, pervers (oui, j’avoue… j’aurais voulu souffrir un peu plus)… j’aurais voulu avoir le choix difficile, pas évident. Remarquez, j’ai décidé de ne pas choisir, de ne pas lever ma main, peut-être que ce sera mon seul acte courageux de la semaine. Enfin, les teintes cyniques (parfois un peu trop évidentes, parce que communes au plus grand nombre ?) sont trop proches de Manuel Pratt, parce que le comédien est tout à la fois, auteur, acteur, spectateur, juge, victime, bourreau.

Mais la technique de la mise en scène (par le vénéré (des Lolitas) Eric de Staercke) du public (malgré lui) fonctionne quand même, on craint un peu d’être pris à parti dans un sujet politico sociologique… « Et si je devais prouver que je ne suis pas un salaud » ou « et si demain, je prenais mes responsabilités d’humain » ou « mais, tout va bien dans ma vie », certaines de ces impressions nous traversent…

 

Donc un sujet pertinent, un auteur talentueux (même si je le connais peu), une mise en scène minimaliste donc radicale, et une Happy End… les ingrédients sont là, juste un peu mal mélangés.

Si « le couloir de la mort » circule dans vos régions, achetez un ticket (le bon !).

15:02 21/09/2005 | Lien permanent |  Facebook

20
sep

Aguirre ou la colère de Dieu (Le FILM)

Cet homme trône sur un siège malade, mais il ignore la faiblesse du corps, la résignation du chaos. Son esprit erre entre pouvoir et orgueil. Son oeil jaune fixe les pinacles, il posera le pied dans l’or, son ultime certitude de la réussite s’accomplira, son idéal est devant lui. Le crâne serti de mort, il surplombe les cieux béants crachant leur férocité sur le nouveau monde. Les brumes aveuglantes ne défient pas son obstination belliqueuse.

 

Avide d’une grandeur impériale, il pose sa main froide sur sa sibylline descendance, toute teintée d’angoisse, transpirante de la torpeur fébrile qui éveille tant la frénésie amoureuse de son père. Il a tué, tuera pour sa fibre, éliminera toute impureté, chaque salissure, il fera vomir leurs ventres gras qui tapisseront la rivière de chairs pour qu’elle traverse à gué. Ces charognards n’ont pas l’âme juste et noble, ils boivent le vin ou la lie de la même ignorance assoiffée. Ils dévalent les chemins, les pentes, gravissent les rochers comme des sangsues malhabiles, sombrant dans les entrailles de la folie, sans vergogne, sans bile.

Les voiles du navire humain s’effilochent à chaque rempart de nature, le mât tambourine contre les tempes de celui qui est choisi parmi tous ceux-là. Leurs cris sont l’écho de sa prise de pouvoir. Chaque mètre gagné rappelle l’entaille dans la raison. Ils avancent, leurs visages tatoués de nébulosité, sourds et muets, estropiés de leur première humanité. Ils sont ses semelles, le cuir de leur ombre est raide.

Le lendemain n’existe que dans un repos noir. Il reste debout, tel un pieu planté dans la Matière, les sols lui appartiennent, le limon des hommes coulent sur le flanc des montagnes, il ondoie dans l’extase. Son radeau d’arbres longs dérive, infecté de singes hurleurs. Rien n’arrête sa course, pas même la chute, ni même le funeste. Il plante son doigt le plus vengeur dans le soleil, le crève en plein centre, riant fortement, et décide alors que la nuit remplace la vie et que l’or inocule l’astre jaune.

 

 

(5ème visionnage en 10 ans… le choc x 5)

10:07 20/09/2005 | Lien permanent |  Facebook

19
sep

ARCHI Textures : Lucien Hervé & Albert Bontridder

Au Centre International pour la Ville, l¹Architecture et le Paysage (CIVA), Lucien Hervé est exposé, lui et non pas uniquement ses œuvres, car ce photographe est l’âme de l’architecte (selon Le Corbusier), ses contrastes varient avec ses voyages, sa sublimation des matières, son jeu de Minotaure avec la lumière… Lucien Hervé masse le squelette des bâtiments, apprivoise le fer, le béton et redonne aux pierres leur titre de Noblesse. Son œil sculpte la métamorphose, il est le témoin du monde que se créent les hommes. L’homme des coulisses des noms de l’art moderne (Fernand Léger, Henri Matisse) et de la Nouvelle Poésie (Bernard Noël), Monsieur Hervé se raconte en lignes comme dans les espaces à la Niemeyer, il a l’horizon large, la tête dans les courbes et un cœur d’humaniste créateur… il dit de lui aussi : "Je m'intéresse aux rapports humains. Je photographie lorsque je sens une injustice contre l'homme ou lorsque celui-ci se retrouve seul contre son entourage." (HURRY UP, it’s only until 25/9 !!)

 

Au dessus de lui (mais l’expo est déjà finie), dans l’espace CIVA (splendide), Albert Bontridder, un poète architecte (& vice-versa) qui use des angles pour se cogner contre le futur et le monde des espaces clos, le cœur ouvert. Découverte aussi d’un monde poétique allié de structures et décomposition. L’exposition montre (montrait) plus de maquettes et de planches de dessins que de photos mais le travail et l’obsession des recoins sont évidents et pertinents vis-à-vis des poèmes exhibés dans le même espace. Le poète flamand est édité en traduction chez Actes Sud.

 
 
Art by Lucien Hervé « Brasilia » (ville dessinée par Niemeyer)

11:15 19/09/2005 | Lien permanent |  Facebook

16
sep

Ado(b)lescence

Dans l’écho de la pente, le clair appel de la montée

Quand les jambes sautent fort, le saignement des poignets

C’est le corps qui gigote, une ligne de cœur qui palpite

Soudain dans un éclat de rire, un sourire prend la fuite

 

De l’âme, à peine une racine, un éclair, un bourgeon

Mais d’amours fortes, il ne peut qu’être question

A forte déraison, c’est la chamaille qui règne

Parce que chaque nuit s’éveille l’inutile sommeil

 

Dans une ombre de mains, un doigt qui se montre

C’est la vie qui fait mal, celle la même qui fait honte

De rudesse d’espoir en possible jeu de miroirs

A chaque pas vers la mort, une mémoire illusoire

 

Les liens attachent les pieds en bas d’un étrier

La course belle vers cent mille actes manqués

Buvant paroles d’équité dans un déchirement

La pénible allure d’une pérégrination, intimement.

 

(art by Carla van de Puttelaar)

11:22 16/09/2005 | Lien permanent |  Facebook