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sep

Ado(b)lescence

Dans l’écho de la pente, le clair appel de la montée

Quand les jambes sautent fort, le saignement des poignets

C’est le corps qui gigote, une ligne de cœur qui palpite

Soudain dans un éclat de rire, un sourire prend la fuite

 

De l’âme, à peine une racine, un éclair, un bourgeon

Mais d’amours fortes, il ne peut qu’être question

A forte déraison, c’est la chamaille qui règne

Parce que chaque nuit s’éveille l’inutile sommeil

 

Dans une ombre de mains, un doigt qui se montre

C’est la vie qui fait mal, celle la même qui fait honte

De rudesse d’espoir en possible jeu de miroirs

A chaque pas vers la mort, une mémoire illusoire

 

Les liens attachent les pieds en bas d’un étrier

La course belle vers cent mille actes manqués

Buvant paroles d’équité dans un déchirement

La pénible allure d’une pérégrination, intimement.

 

(art by Carla van de Puttelaar)

11:22 16/09/2005 | Lien permanent |  Facebook

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