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aoû

21 grammes de sueur

L’hostilité des mondes ne convient qu’aux sauriens et aux lombrics, le sang froid de leur habitacle est leur bénéfice de certitude ;

L’idéogramme est alcalin : proie-victime contre chasseur-bourreau.

La fragilité de l’esprit se configure à coups d’amour, de répugnance et de soins, pourtant, rien n’est si immaculé qu’un corps sans sens, sans douleurs.

 

La conscience de notre vie se tanne d’être si microscopique et à la fois, si intense dans un mouvement intelligent éphémère, puisqu’il n’y a aucune constance dans la réflexion. Les clous, qui vrillent maladroitement les supports de la certitude dans le vécu, se rouillent sous les vagues déferlantes des doutes de l’angoisse, des carnages de l’effroi. Trop d’humanité tue l’idée. Pourtant, sans désir, point de pulsion, point d’émulsion, point de conception.

 

Nul ne se repaît de son idée, puisqu’elle sort seule et ne revient qu’usitée, abusée, décimée de sa liberté primale, originelle et pure.

Trouver sa liberté quand on est enfermé dans un corps suant, gluant ou même sec et aride, est une gageure qui retient l’esprit dans une cave. Les chairs surpassent les encéphales, le rythme cardiaque dépasse l’onde synaptique.

Il est alors impossible de ne pas parler de soi quand on est encore vivant.

 

© Milady Renoir

Une grosse philosophe en Herbes…

 

Art by Alessandro Bavari


09:58 05/08/2005 | Lien permanent |  Facebook

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