30
jui

(L)égalité des sexes

Ce matin, chemin faisant, j'ai trouvé une superbe application de la parité égalitaire (totalitaire ?) entre le sexe fortifié et le sexe affaibli.

 

Décor : Des rues bruxelloises (temps estival mais grisonnant)

Actualité : une manifestation du comité de soutien congolais (des congolais qui soutiennent les congolais, il est important de ne pas mélanger les torchés et les serviles)

Acteurs principaux : des automobilistes peu prévoyants dans des voitures embouteillées, cinq membres actifs de la marée (bien) chaussée en uniforme de combat de couleur foncée, deux manants passants.

Situation précise: pose de barricades barbelées (peut-être pour rappeler Kinshasa aux manifestants ?)

 

Action :

Deux manuten(tor)tionnaires de gonades mâles déchargent à l’aide d’une plate-forme électrique d’un camion anti-nucléaire une trentaine de barricades en métal lourd décorée de barbelés ergonomiques. Ils abaissent le levier de haut en bas et déplacent en tirant les parcelles de l’édifice guerrier qu’ils doivent mettre en place avant 15h.

 

Deux porteuses d’utérus primaires attrapent les barricades de leurs bras « musculés » et les assemblent, tels un Lego géant, le long des trottoirs afin d’empêcher toute âme non autorisée de dépasser le périmètre de « sécurité ». Les deux Vénus aux (uni)formes ostentatoires déplacent les clôtures. Le cinquième membre mâle de la flicaille bulle au carrefour suivant afin de détourner les voitures vers un autre sens interdit, lequel est transformé en sens unique provisoirement.

 

(Jusqu’ici, tout était parfait, les femmes sont allouées aux basses besognes au même titre que les hommes, flics ou pas… aaaah, j’en aurais été presque émue… mais voici les apartés à ajouter à la scène)

 

Deux passants discutent sur le sujet attractif :

 

A : « t’as vu les seins de la blonde ? »

B : « grave… »

A : « les femmes en uniforme m’excitent… »

B : « moi aussi, grave… même la matraque ! »

A : (mort de rire)

B : (mort de rire)

A : « la blonde, faudrait pas lui demander deux fois… elle a beau soulever ces trucs là… »

B : « d’toutes façons, c’est comme pour les mecs, si elles sont « fliquettes », c’est qu’elles sont frustrées, alors… »

A : « ouais, mais bon, elles auront jamais les places de chef… faut pas déconner, t’imagines un dealer foutre un coup à une commissaire enceinte ou un gros dur se faire courser par une blonde, faut pas déconner… »

B : (mort de rire)

A : (mort de rire)

 

(Milady fait de la concurrence à B.I.T.C.H!!!)

 

CLIC: (art by TentacleEye)

13:33 30/06/2005 | Lien permanent |  Facebook

29
jui

Shazzula lalalaaa

Un p’tit voyage vers le retour d’un vieux futur, tentés ??

 

La bella Ragazza Shazzula expose dans le magasin de Mademoiselle Jean (alias Aurore)**, les tableaux de la DJette 50’s s’y dévoilent jusqu’au 18 juillet !

Ambiance Fetish, Roman Eros, Danger Diabolik, Barbarella, Psychedelic Funk…

 

Alors là, ici, y a le lien vers ses dernières folies, ses goûts et son univers… ambiance perso :

 

et là (plus loin, à la fin), c’est plus formel, plus fabriqué, un peu plus ancien aussi, plus Produits Frais:

 

et là, c’est que visuel, et partagé :

 

Appréciez, adorez et visitez (et achetez pendant que vous y êtes)!!

 

**Mademoiselle Jean
100, rue A. Dansaert, 1000 Bruxelles

09:41 29/06/2005 | Lien permanent |  Facebook

28
jui

à FricNoir Ville.

Le bitume déchiré, les trottoirs fendus, les égouts règnent sur les trous, le paysage chaotique jaunit. Un trou dans un trou, un grand trou dans un trou plus grand. Les eaux verdâtres affluent telles des crinières de hongres fanatiques, ruisselant sur des terres étanches. Le gris du ciel déteint sur leurs faciès déjà imprégnés de décennies d’incivilités banalisées et de commune traîtrise. Leurs dos pliés, ils craquent leurs genoux contre les pierres saillantes, vomissent leurs racines au pied des arbres pleurnicheurs. L’amas corporel parcourt le chenal, les membres flottent presque mollement. Leurs peaux pâlies par les liquides froids se confondent avec le limon anthracite. La houille rouille les plasmas coagulés. Le courant alluvial avale les voitures, les loups, les nouveaux-nés et les matelas. L’unité est dans la déchéance.

 

Du haut de la ville morte, le président Lion observe et scrute. Son séant culminant sur un pilier d’albâtre, il vérifie que l’horizon se macule.

Pendant la nuit, en entendant les frontières se faire abolir, les limites se faire violenter, les horizons se faire piétiner, il a joui deux fois, fort. Ses reins tambourinaient les hanches délectables d’une jeune antilope blessée, sa langue élimait le palais de cet équidé effarouché.

Depuis des années, sans appétit, ni soif, sa panse trop lourde pour le sol, le Président s’est vautré dans le précieux, les offrandes blanches, sans répit, il a fait creuser les mines, fracasser les collines, poinçonner les barricades, allumer les pailles, épurer les femelles, étêter les jeunes pousses.

 

L’orgueil a supplanté la condition primale. De territoires plus longs en espaces protégés, de peuples chiens soumis en potences tortionnaires, le président éjacule à la face des planisphères tacites. Au Matin, le Président harangue ses soldats de plomb afin qu’ils transpercent plus goulûment les ventres faméliques, qu’ils s’arment de la haine des couards, qu’ils rient plus fort que des lycaons enragés.

Les spectateurs sanglotent, le film est trop triste, noir. La vue des fossés qui dégorgent, de la lave humaine bouffie de vers nettoyeurs, de sangsues parcimonieuses, d’hommes gargouilles aux sexes ficelés, est bien trop choquante, humiliante, coupe-faim.

 

Derrière les filtres médiatiques, dans les impasses, les suées de peur s’écoulent le long des artères fémorales, elles émergent de chaque pore visqueux, mais le Président, ses molosses, ses femmes s’en délectent. Les survivants, sacrifiés sur un autel nucléaire, prient une terre perdue, anémiée, déchue et ingrate. Les âmes se réfugient sous les ongles terreux, écorchées par les serres des charognards. L’issue est dans la fuite, elle-même assise à droite de la Faucheuse.

 

Attention, rien ne va plus.

 

Le Président Lion serre la main du Président Hyène, les singes applaudissent. Les valeurs tronquées sont certifiées, compostées, avalées.

Le rideau s’effondre sur les tableaux écarlates et abscons. Un béton de silence comble les trous, la naphte fumante recouvre les mains pointées vers le ciel menaçant, afin que la voiture longue et immaculée du Président pantin roule paisiblement, emmenant le roi des animaux arpenter son nouveau territoire.

 

© Milady Renoir

 

Texte écrit sous une contrainte d’atelier d’écriture sur le thème du reportage de guerre d’un point de vue extérieur, inactif. Contrainte inspirée du livre « Eden, Eden, Eden » de Pierre Guyotat : (Clic) Un article sur l'oeuvre de Pierre Guyotat dans L'Humanité

Présentation de l'auteur sur le site du CipM

Un dossier sur remue.net (site de François Bon)

Une interview de Pierre Guyotat dans le magazine Lire

 

(art by Alessandro Bavari)

13:09 28/06/2005 | Lien permanent |  Facebook

27
jui

Maks Vezgishi

C’était un soir trop chaud pour être euphorique mais vendredi, il y a eu émulation des sens, émulsion des matières, M. et moi avons eu chaud, bon, fort.

 

Dans un atelier bulle, dans ce quartier bruyant, touristique et branchouille, au dessus d’un resto chinois, en dessous d’un plafond trop bas, Maks Vezgishi a exhibé son art, a partagé son histoire avec nous, et nous avons été émus aux armes.

Même l’eau de source et le Pepsi sans frais n’ont pu étancher notre soif. Mon homme et moi, ébahis par des marais reconstitués, des figures décomposées, des sièges et toilettes personnifiés, des créations pures d’architecture appliquée, l’atelier s’est transformé en fosse de théâtre.

 

Au début, les tableaux claquaient contre le parquet, alors, effrayée, j’ai cherché les évidences ; les Basquiat, Bacon, Pollock (toi aussi, sois un « action painter » !), Rebeyrolle, Nitkowski étaient là, à la fenêtre, me donnant des références obsolètes, me bloquant dans le ressenti épuré.

Puis, j’ai cessé de comparer, de rechercher, de faire la maligne frustrée de ne pouvoir peindre elle-même et là, ça a été pire. J’ai crû tomber dans ses verts, ses roses, ses sombres, me jeter dans ses déchirures, ses carrés, me fondre dans ses papiers collants, chuter dans ses chiottes vierges, me cogner à ses barrières, ses horizons, me faire dévorer par ses loups, ses sexes, errer dans ses déserts, ses tunnels, ses trous, ses espaces… (et je jure que je n’use de lyrisme que sous la torture.)

 

L’homme est beau de force, l’artiste est beau de violence.

Sa femme et ses filles tournaient autour de lui, amoureuses et douces, joueuses et belles.

Sortir de l’atelier a été une gageure, le risque de couper les rênes indociles qui m’ont emmenée dans ses mondes. Mon homme et moi avons cherché la lumière toute la nuit.

Maks m’a offert un coffret de livres peint, il était caché derrière un sofa, peint lui aussi, il me l’a offert en disant, « tiens, puisque tu es écrivain, tu as bien mérité ça… »

 

J’ai porté ces 6 kilos de papiers peints, de matière brute, d’intelligence en bloc, d’art originel dans mes bras tout le long de la soirée, du verre au Greenwich au bus derrière la bourse, dans mes escaliers, jusqu’à mon étage, ma porte et mon étagère. J’ai viré les objets, les jouets, les trucs dessus et ai posé l’Objet.

Il trône sans régner dans mon univers qui s’élargit, au gué de conjonctions superbes. L’assemblage de mon présent tonne sous les arbres sans faîte, sous les ciels sans pic. Il y aura un avenir parce que nous voulons grandir et ça me rassure plus qu’une carrière.


Info on Kosovo: http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/europe/Yougserbk.htm

10:11 27/06/2005 | Lien permanent |  Facebook

24
jui

quinze minutes de gloire

J'ai enfin réalisé le rêve de toute bonne assistante de direction, j'ai fourni à mon boss un exemple de fierté face à sa propre hiérarchie... Grâce à mon zèle et mon attitude "repositivée" (la fin du contrat approchant, j'ai commencé à sourire), il a su démontrer à plusieurs intervenants que la solution était évidente mais que les vecteurs de réflexion étaient sans issue.

 

Grâce à mon analyse et intervention de dernière minute, il a donc pu relever son buste et aérer son ego déficient depuis des mois. Suite à son exposé, la Grande Boss a acquiescé (d'habitude, elle grogne), les autres boss des différentes unités concernées ont, pour la majorité, congratulé mon boss et, le sourire de victoire sur ses lèvres trop fines, il a fini par me regarder en coin (de face aurait signifié une trop grande confiance et un déplacement des félicitations impensable en temps de crise au sein d'une hiérarchie aussi pesante) ce qui a affirmé mon appartenance à son unité en terme de territoire. Nous étions unis dans l’effort… Soldats sous les bombes, soutenant le corps mutilé de l’autre…

 

Après cet orgasme de félicité bureaucratique, dans l'ascenseur, il y a eu un passage, imbibé de silence, de recueillement et de recul sur la situation, mon boss contenant son euphorie, moi, commémorant ses instants de jouissance dans mes yeux, encore et encore, je me repassais ces images sublimes. Puis il a appuyé fermement sur le numéro six, celui correspondant au passage secret de notre quartier général.

 

Dans le couloir qui mène à nos bureaux adjacents, mon boss m'a adressée un compliment (il ne m'avait seulement pas dit bonjour en deux ans et trois mois de mauvais et déloyaux services), m'a conseillé de finaliser ce document (ce qui signifie en langage décodé; j'aurais pu deviner moi même mais je vous ai laissé votre chance, je vais vous aider à parfaire ce document et après mes contributions, ce sera parfait, un vrai travail d'équipe...) et m'a encouragée à finir les statistiques pour une toute autre tâche avant cet après midi (vendredi, dois je le rappeler).

 

Je crois avoir enfin trouvé une nouvelle voie au sein de cet univers de papier et de verre, il semble que ma capacité à réaliser des travaux d'une sensibilité politique aussi mondialement importante que celle de la prochaine réunion des vétérans des tirailleurs sénégalais, puisse aider un pauvre fonctionnaire (6500€ NETS par mois quand on est névrosé…ça ne sert à rien..) en fin de carrière, j'aurais donc été utile une fois, une fois seulement au bon fonctionnement d’une organisation humaniste et universaliste, j’aurais donc contribué au dénouement d'une situation obscurantiste et désespérée... mon quart d’heure de gloire vient de se dérouler.

 

Oui, grâce à mes connaissances approfondies en un logiciel aussi pointu que Word, grâce à mon habileté à manipuler une fonction aussi difficile que le « track changes » (nom de code : TRACK CHANGES), grâce à ma perspicacité face à des pièges d’une torride perversité, j’ai su délivrer un texte de Loi du joug de sa propre perplexité et démontrer au monde combien une petite âme servile peut faire avancer une machine puissante vers une prospérité incommensurable, éternelle…

 

Je me sens remerciée de ma propre participation et finirai mes jours heureux, le sourire réjoui et épanoui aux lèvres… contemplant ces années de services exemplaires… et je dirais à mes descendants que si aujourd’hui, l’Europe est comme ils la vivent, c’est aussi un peu grâce à moi.

 

© Milady Renoir


13:49 24/06/2005 | Lien permanent |  Facebook

23
jui

Rappel du baiser

Parce que sans baiser, on meurt, voici un simple et humble texte sur une non-demande en amour...

Petits instants présents offerts à Mélanie qui se souhaite ses 19 ans et à Maïa que je n’oublie pas, malgré le silence, pour son premier anniversaire, tout ça juste aujourd’hui.

 

Principe du partage en partance pour les fonds. La chute fut jouissive, l’atterrissage ne fut que casse.

Ce baiser que tu ne m’as pas donné.

 

Nous avions la valse et l’amour, les trois temps et le public, la scène et l’orchestre. C’était tout le temps de l’été, les champs sans bataille, les rues sans peine, non, ce n’était pas le souvenir d’un petit bal perdu. Nos petits riens formaient un tout et nous faisaient, nous.

Ce baiser que tu n’as qu’esquivé.

 

Les autres, même eux, nous enviaient. Souriant ou miaulant, nous étions reconnus. Torturant les nuages, scindant le ciel, nous sommes un couple aujourd’hui découpé, les chairs moroses sur le pavé.

Un seul baiser que je te demandais.

 

Ton offrande; le silence. Ton autel; ma torture. Ton baptême; mon ignorance. Il n’y a bien plus que la mémoire qui brûle sur ces photos, car depuis ce maudit instant, nos âmes, par là, se sont perdues.

Ce baiser que nous n’avons jamais consommé.

 

Un jour, je reviendrais vivante, festoyant. Attablée autour de nouveaux convives, je serrerais mes dents salées et pétrirais de ma langue tordue le bout de peau que je t’ai ôtée. Je l’avalerais crûe et l’ingèrerais dans mon estomac poreux. Tout ça pour ça. Tout ça pour…

Ce baiser que tu n’aurais pas dû refuser.

 

CLIC: (Art by Jenni Tapalina Also Known As Suzy9mm)


14:26 23/06/2005 | Lien permanent |  Facebook

22
jui

Voyage Intérieur

Là bas, il y a cette tiédeur, cette chaleur connue, cordiale aux indigènes, espiègle avec les nouveaux venus, cruelle envers les allogènes. Là bas, les flux se mélangent. Les chutes de matière sont coordonnées. L’expiration est une survie ; la respiration, un principe.

Là-bas, il fait bon de vivre même si la liberté est obsolète, il est admis de cracher, de gazer et de creuser. Les relents, les courants d’air, les sucs absorbent les vibrations, la panique. Les éléments colorent les allants, sous l’influence du minuscule, de la multiplicité, tout accordés qu’ils sont sur un rythme unique, celui de ceux qui marchent en avant.

 

Là-bas, les rus, les chemins se confondent. Cette cité crépite de sangs et de rejets, animés d’un seul dessein, la fonction.

L’armature est imposante, bâtie sur des souvenirs primaires. Peu d’illusions à l’origine du réel. Peu d’horizon au pays du concret.

 

Là-bas, les poches, les nids, les creux, les bulles ont un tout autre but que celui du piège et de la trappe. Les appâts sont conciliants, ils se font remarquer pour ne rien faire sombrer.

La délivrance et la torture sont intimement liées, presque complémentaires, s’équilibrant entre un capital soumis et un profit non autoritaire.

 

Là-bas, le mécanisme vital est un engrenage préservateur, l’instinct valorise le meilleur. Certaines crises, passagères ou déloyales, ravivent l’effort de guerre.

Là-bas, l’eau et le sang sont bon vin, le plein et le creux sont champs de bataille, le rouge et le noir tracent un drapeau uni, la douleur et l’exquis sont terreau de feu.

 

Là-bas, il y a la vie avec ce qu’elle alloue de plus puissant, même aux plus démunis.

Là-bas, la politique n’est que sociale ; l’esprit est monarque mais le cœur est divin.

Là-bas, c’est autrement qu’ailleurs, puisqu’il n’y a que la mort qui perpétue la naissance.

 

© Milady Renoir

 

(Art by Jenny Saville: « Origine du Monde », inspiration de Gustave Courbet)


11:07 22/06/2005 | Lien permanent |  Facebook

21
jui

BOLIK attacK!

MESSAGE DU PAYS DES VOLCANS:

Si comme ce sympathique acousticien de haut niveau, tu attends impatiemment la sortie du nouvel EP de BOLIK « Old Wave », sois un jeune engagé et prêt à soutenir la scène locale. Que tu ais voté oui ou non à la Cons-titution, BOLIK seraient heureux de te réserver un exemplaire de ce 4 titres de haut prestige.
Site :
http://bolik.skynetblogs.be
Email :
bolik.el-grupo@laposte.net
Pour cela, il te suffit de remplir le bon ci-dessous et de le donner à un bolik avec ton obole, ou d’envoyer le tout à :
Association TTT
François Doreau
20 rue des Gras
63000 Clermont-Ferrand
Prénom, Nom :
Téléphone :
Email :
Adresse :
Nombre d’exemplaires : X 5 € = €
(Règlement en espèces ou chèque libellé à l’ordre de l’association TTT)


Ne pas jeter sur la voie publique sous peine d’excommunication.

 


15:40 21/06/2005 | Lien permanent |  Facebook

20
jui

FP MENY: Clochard de France, écrivain parisien...

Coup de cœurS : Merci à lui, ce EFPE (prononcez F P), ce clochard de France, cet écrivain parisien pour ses écrits, courage pour sa vie choisie ou pas.

 

"Condamné à l'errance pour gagner sa pitance et finir ménestrel

- Nom d'un clafouti, mon petit Maurad, tu vas pas nous faire ton petit Nicolas, c'est pas parce qu'on te mène en bateau qu'il faut se jeter du pont d'Aquitaine. Tu peux pas t'intégrer, il faut bien l'intégrer.

Le pauvre Maurad trouve ça super bof sous les throw up chromés qui dégueulent

- C'est quoi les wannabee, des kangourous des villes

Il se gratte la tête.

- Abdiquer, c'est gagner l'univers

Et tu vois ton mandala, peinture géométrique d'un palace imaginaire.

- Non Maurad, tu n'es pas un crabe, tu cherches l'imaginaire qui invente des mondes entre la rage et le bon sens, les oreilles décollées sur la play list.

- " Je veux être un troubadour, je suis libre, de la liberté violente de celui qui s'enivre"

- Oh toi, fils de la route pris en fraude à la fête des fleurs de Luchon en allant à la messe

La fête des fleurs de Luchon, c'est quand même plus sympa que la tekno parade sponsorisée par kit kat, t'as des chars mais ça manque de lances roquettes et pas de la roquette qui pousse dans les salades. Cela me fait penser à côte d'or

Qui connait cette jeune femme trouvée dans un sac poubelle avec son foetus à Dijon.

DATA BANK: 1 chaîne dorée avec pendentif genre goutte d'eau renfermant un grenat; chaîne en or avec pendentif serti de trois grenats; 1 anneau type créole à l'oreille droite. 2 idem à la gauche.

Toutes traces de détails extérieurs effacés à la gomme de l'indifférence, tout ça c'est bol de riz, caché sous les cèdres, ma victoire sera celle de ceux qui se cachent dans les montagnes et les forêts, des pattes de mouche et des airs de rien, aveugles à toutes valeurs

" Malheureux sont les victimes d'un ennemi infini"

RV LAVOMATIC BISCAROSSE PLAGE: fermeture automatique des portes à 20 heures, amener du change au nom des arts premiers O toi ma biscotte  que je te beurre salée, méduse blanche étalée sur ton nombril et vide grenier et son buste écaillé qui regarde la mer surpris à l'aube les paupières lourdes le tee shirt sur sa poitrine défaite effrénée, le bassin céleste de la petite ourse

Come on baby, la matrice immatérielle qui regarde la mer sous les miasmes en utérus de tes sels.

Essaim de filles à chignons et tabliers à frange, ogoun ferraille cuisine une chakchouka aux artichauts et fèves.

Je vibrionne sur ta toison pubienne, O toi ma bohémienne, des que tu me touches je redeviens jeune homme et j'éjacule dans mon froc, Ah si nous allions nous épanouir dans ta studette d'étudiante, profitez de vos boucles et vos ondulations parfaitement dessinées, y'a pas marqué Handle with care, ne laisse pas de traces, je suis le torrent dans ton lit à sécher. A quelle température on met le programme. Ta tête et ma tête hématome, non d'un sandwich au thon, mais tu me prends vraiment pour un brocoli, n'ayant aucune amarre, je te demande rien.

Les blesses de l'âme parait il transforment leurs problèmes personnels en problèmes mondiaux, on a eu des exemples

A l'intumescence des flots de pensées, fils de nougat comme on est fils de coing.

- Agir en primitif et réfléchir en stratège

- " Rien ne sert de hennir, on est tous au même point"

Nous sommes le corps mutagène résistant aux anti-bio. Les palombes se demandent pourquoi poursuivre la route si le biotope se dégrade, l'air s'alourdit d'épaisses menaces, affect nulle part, sardines pour tous.

- Mon petit Maurad, j'ai dit hiatus, j'ai pas dit cactus

t'as des mots qui devraient jamais savoir comment ils s'appellent, Amour par exemple...

Les planètes ne me dérangent pas tant qu'elles sont à leur place, mais si elle se prend pour le centre de la galaxie et qu'on l'entend vagir jusque dans le désert du Kalahari, alors................................."

CLIC : FP.MENY


16:11 20/06/2005 | Lien permanent |  Facebook

18
jui

retour d'Anvers

Après une nuit anversoise, une journée dépensière, Lui et Moi sommes dans la voiture, les oreilles clouées entre ULTRA de Depeche Mode et TRANSFORMER de Lou Reed, entre deux moments précieux, entre quatre baisers d'amoureux mièvres, entre quelques caresses concupiscentes, entre quatre yeux au regard con (con, con et beau à la fois...), tels deux adolescents en mal de nid, nous avons décidé du prénom de l'enfant (F ou G) qui finira bien par nous être livré:

 

VELVET

 

putain, ça déchire... dit la vieille Milady façon banlieue est.

 

(art by Sally Mann)

14:24 18/06/2005 | Lien permanent |  Facebook