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Image Latente: Ernesto Timor Vs Milady Renoir

Queen size Textes de MILADY RENOIR & photos & mix d’ERNESTO TIMOR

© 2005, Image Latente


 

Rupture. Fracture. Fric Frac. Les cieux lézardés la laissent, gisante et fébrile sous les toiles arachnéennes. Cassure. Morsure. Big Bang. Porte et joue claquées. Blessure. Césure. Bang Bang. He shot her down. Bang Bang.

 

Et le silence dehors

 

La pluie s’est lancée dans une averse, les trombes d’eau tombent des lustres. Il a fallu qu’elle pleure pour que le cabaret des éléments perdus ne cesse pas. Elle hurle au Loyal que les lions peuvent s’infiltrer, dedans ses artères. Elle ne baissera le pouce que s’ils rugissent fort. Cessez de lui enfoncer ces girons dans la gorge, Messieurs Drames, elle a faim de tout mais pas de n’importe quoi… Même si les résidus s’amoncellent, même si elle grogne plus qu’elle ne pleure, elle ravale ses couleuvres, elle tire les vers des nez. Les Pourquoi fusent et torpillent. Il est parti. Elle s’évapore.

 

Et le silence carnivore

 

Au dernier repas pandémique, les Autres dînent quand elle absorbe les menus. Les convives de la planète, morts, fixent son teint pâle. Elle préfère masser son sein qu’avoir peur, elle déclare même la bataille avachie. Puis elle déchire le silence d’une stridulation. Tombera la rage. Lassera la colère.  Désolera le chaos. Les ombres se prélassent contre les glaces salines. Elle veut mourir, alors en attendant elle s’endort, paresseuse au milieu des esclaves. Les murs de son front fissuré la rident sur sa façade, elle succombe. Les ruines la bercent.

 

Et le silence Pandore

 

Telle une fiancée du sol, elle abaisse son faciès contre sa paume. Elle connaît les tapis, les griffons du parquet, elle leur a parlé. Elle leur a dit combien, un peu pourquoi et tant de fois, comment. Comment il faisait, comment il jaillissait, comment il jouissait. Comme elle était proue, virgule et palette. Il la jouait au  poker menteur. Il la gagnait aux dés. Un billet de money dans les reins, pour ça, elle aurait fau(s)té. Quand il a joué au soldat mort, le message… elle a absorbé les papiers mâchés puis tout dégurgité. Game Over.

 

Et le silence encore

 

Depuis, elle murmure dans les cheminées, allume des branches, recolle des miettes de pain, elle ne

fait qu’attendre, les yeux dehors. En comptant les grilles sur les lumières, elle répète en coeur qu’Ils reviennent toujours. Les Hommes. Les Autres. Elle appelle son passé au secours. Help ! She needs

some body ! Les images dégoulinent le long de son pupille. Elle revoit terne. Les draps sur ses cornes, quand leurs cuisses s’immolaient. Avec le bourdonnement des linges, ils se balançaient des mécaniques d’est en ouest. Elle aimait quand leurs chairs chaviraient dans les dédales amusés. Plus que tout, elle aimait jongler de ses neuf phalanges contre sa fesse, comme dans une comédie lascive, éventuelle ad libitum. Ses courbes contre ses voûtes. Duo de creux en Tu mineur. A l’abordage des recoins, ils se touchaient… Chat !! Perchés sur l’un, l’autre lissait les cheveux. Il court toujours. Elle rêve encor.

 

et le silence l’endort... (...)

 

© Milady Renoir

 

à suivre sur Image Latente: http://image.latente.free.fr/sommaire.html

 

 

PS Perso à Ernesto: ne râ-le pas, ne sois pas déçu, je suis Xtra fière, je jure...


09:52 01/06/2005 | Lien permanent |  Facebook

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