26
mai

un et un font un

Milady m’a dépassée, souvent, elle écrit pour moi ou j’écris pour elle, je suis la négresse blanche de Milady Renoir.

J’ai écrit un deuxième blog que personne ne visite sauf Emmeline, (moi) sorte de véritable moi, une Milady sans tresses, une fille sans artifices, enfin disons, écrivons plutôt, la version la plus concrète du personnage.

Sauf que là, le personnage dépasse la friction et je déclare ici que Milady a d’abord adopté le côté noir de la force pour cracher ce qu’elle a dedans. Et lu qu’Emmeline est en Milady, elle/je déclare le mal par le mal, je dénonce Milady d’avoir usurpé Emmeline et donc, et donc, et donc, pour ceux qui ont mal interprété, ceux qui ont crû savoir, ceux qui ont lu ce qu’ils voulaient lire, je vais tenter de revenir à la première version de Milady, sauce intérieure. J’écris des histoires, je suis une artiste de cirque sur papier, je suis une bonimenteuse, une Madame Loyale de la piste aux toiles, n’oubliez jamais que derrière les crans, se cache Emmeline… ou Milady…

 

Et aujourd’hui, je suis aimée et amoureuse.

Et aujourd’hui, je digère du silence à tout cas, point de crise, ni de délire, juste une mise au point (ta gueule Jackie Quartz !).

 

Milady, délivre moi du mal.

 

Ado(b)lescente sur le retour.

 

J’ai mal dedans

Je ne vois que du sang

Je ne vois que du remous putréfiés

 

J’aurais voulu qu’ils me foutent la paix plutôt que la naissance

 

Je suis ici, à cause d’eux

Et je suis mal à cause d’eux

 

Je dois bien arrêter de réaliser combien ils ont été égoïstes, débiles, profanateurs de bon, propriétaires terreux, culs serrés et manipulateurs… ils ont la haine bleue des aristocrates déchus alors qu’ils n’ont pas eu la prétention d’avoir été bien élevés.

 

Je ne les hais même pas assez au point de les ignorer.

Je leur veux du mal, je rechigne à pardonner, à compenser pour eux.

 

Il n’y a pas d’excuse à l’erreur première de ne pas bien traiter l’âme d’une enfant.

 

Je ne voudrais jamais leur ressembler plus que ce qu’ils m’ont tatoué sur les joues, plus fort que les baisers, les claques… le chantage a été leur unique don, depuis, je pense rien de moi car la balance m’a foutue le cul par terre.

 

Je suis convulsée de pleurs chagrins, de requins marteaux, de pilules pathétiques…

 

Je suis au beurre des larmes.

 

J’ai mal au silence. J’ai mal à la touche dièse. J’ai mal au temps pourri. Un Pater Noster et ma mère la hyène.

 

Je vais aimer d’autres mieux pour combler mais cela ne me servira à rien, à moi, à moi, à moi, à moi.

 

Je veux être seule, foutez moi la paix avec vos péninsules de marée noire, avec vos ports de plaisance, avec vos anneaux de ça-tourne mal…

 

Et je ne pleure pas sur moi, mais bien sur l’ancien moi.

 

Foutez moi la paix, j’ai besoin de dormir sur mes oreillers, besoin de me faire enculer de bon gré, besoin de vivre sans attelles… foutez moi la paix et crevez derrière le rideau !

 

Je ne vous parle pas à vous, mais bien à eux puisque vous prenez tout pour vous !


15:58 26/05/2005 | Lien permanent |  Facebook

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