31
mar

>Constat: Chienne de vie<

Je ne sais plus mordre, je ne fais qu'aboyer...

13:51 31/03/2005 | Lien permanent |  Facebook

30
mar

Edith Soonckindt et son Bûcher des anges

Edith Soonckindt : Le Bûcher des anges Aux Editions Hors Commerce (Paris) - 12 €

Extrait de la préface de Marcel Moreau (l'ogre amoureux des femmes, voir mon post du 21-09-2004) :

(…) Le Bûcher des anges n’est pas un conte pour les petits. C’en est un où devraient plonger, toutes affaires de grands cessantes, ceux dont le mystère infantile demeure « honteusement » irrésolu. Soit qu’ils le confièrent, pour en guérir, à la psychanalyse, soit que le Verbe leur manque pour en remonter, des abîmes, les secrets d’absolu.

J’ai « plongé » et, de la première ligne à la dernière, j’ai « tressailli », ainsi qu’il en va chaque fois que croyant aller à la connaissance, c’est sur des révélations que je tombe. (…)

 

Deux ans après la dédicace écrite sur une table d’enculé à l’Union de Saint Gilles, je parcours les pages de ce roman de l’amie Edith, celle qui m’a poussée dehors, avec les livres et les écrivailleurs. C’est elle aussi qui m’a jetée dans les mots de Chloé Delaume, c’est elle qui m’a balancée dans les bras d’un psy-épluche-légumes, mais c’est elle enfin qui vient de NOUS bouleverser, mon homme et moi.

Nous étions comme ça, l’un devant l’autre dans la baignoire chaude, nous lisant l’un à l’autre ce roman après Dans le train de Mr Oster et puis, ça nous est venu. D’abord, nous avons cru à l’humidité ambiante et à la chaleur incandescente d’une salle de bains, puis, après quelques pages, nous avons saisi… c’était l’émotion, le choc frontal…

La dimension philosophique digne d’un Petit Prince cruel et assourdissant, la poésie obscure d’un Isidore Ducasse, la vision de l’idéal haletant sous la pression des choses. Tout est là. Évidence sacrilège. Raisonnement insolent de la perpétuelle initiation. Cruauté sempiternelle de l’apprentissage de la mort.

J’avais hésité à le lire ce livre, comme si j’avais attendu le moment de pouvoir tout comprendre, comme si j’avais eu peur (parce qu’au début, j’avais peur d’Edith) et aujourd’hui, même sans la prétention d’avoir compris ce livre, j’ai senti ce une once de réponse, à moins que ce ne soit une question qui me sied plus.

Le Bûcher des anges est comme un évANGilE de Saint Jean qui torture Lacan. J’ai lu chaque mot en me disant qu’il me touchait, moi alors que c’est sûrement l’un des livres les plus extérieurs à soi pour avoir capté si justement le regard du profond. Les risques d’apprendre, la désillusion de la recherche, la lumière de l’absolu et l’obscurité de la portée de-main, j’ai l’ivresse des pages dans la gorge.

Et mon Petit Prince a eu les yeux imbibés de compréhension, après la page 121, nous avons partagé l’échange, pensé à nous, aux autres et au monde. Nous avons fait l’amour ensuite, pour nous dire qu’il n’y avait rien de mieux que la symbiose et la compréhension, mais ça, c’est accessoire à cette anecdote et à l’Histoire du livre, bien entendu.

La pédagogie transperce chaque strophe répétitive, répétée à l’excès parce que les choses sont là, devant nos trous mais nous ne sommes des singes ô-dieux…

Le Bûcher des anges ou la vérité sur les Hommes. Ils ont tous un sexe, ils sont tour à tour bourreaux ou victimes, ils ont des ailes sur leurs dos bariolés, aussi, ils tuent, ils (s’)abandonnent, ils (s’)initient, ils perpétuent, ils cherchent et rarement et trop tard ils trouvent.

 

Merci Dame Edith.

 



14:25 30/03/2005 | Lien permanent |  Facebook

29
mar

pas de pitié pour les saisons!

Chaque année, juste après l’hiver, je renais. D’œufs en œufs, de cocons en cocons, je mue, brûlant chaque souvenir, enflammant chaque étape, annihilant tout principe de lien affectif. L’isolement fait le printemps. Saleté de lapin blanc au regard myxomatosé qui court après un temps bien trop présent, j’aime l’instabilité du renouveau, la fragilité du recommencement.

 

En écrasant les ruines, je gèle toute notion passéiste, toute dimension nostalgique. J’erre dans cette ère de glace, princesse de banquise au sein d’une crevasse, invisible. Je ne me cache pas sous les cloches d’amoureux, dans les boîtes à bonbons, ni même dans les poches trouées des amis, je suis transparente devant les regards effarés des samaritains, je suis imperturbable, ne subissant pas les fluctuations des chaleurs primitives. J’use de cette religieuse immobilité, profitant du principe intrinsèque du moment présent, perturbant les optimistes égarés, provoquant les pessimistes avertis. Point de rancœur quand on oublie l’amour, point d’indigestion quand le festin est frugal, point de nostalgie quand l’implication est spartiate. Point de jachère quand le vide est divin. Cruelle et laconique perception des autres qui tue le centre. Oublier, c’est se souvenir du contraire du souvenir. La pensée s’ébauche à chaque seconde.

 

Alors, à l’approche de la mort, je paraîtrai fraîche et jeune, sans vie usagée, ni santé périodique que seuls les extravertis du palpitant, les pondérés et les tristes raisonnables adoptent. Je me moque du cycle perpétuel, j’abuse de résurrection comme d’autres de langueur. Je suis celle qu’on ne reconnaît jamais, celle qui ignore qu’on l’ignore. Un plus Un égalent un. Les dés pipés d’une petite mort sans cesse répétée, une mise en abîmes insensée. Je possède cet idéal de survie sans subir la lassitude de la perte, je respire au dessus des autres.
Ils aiment quand j’oublie, ils souffrent quand je gomme, ils hurlent quand j’omets. Leur calendrier coincé dans leurs gorges rougeaudes, je jubile de jours premiers sans cesse reproduits. La fatalité a cette assurance bénie qui pétrit les gargouilles de bénitier, je ne suis que source, pas fontaine. Je suis la lance, pas la cible. Je suis la frontière, pas le drapeau. Je suis jeune, pas vivante.

Et si je crève la bouche fermée, c’est que le silence gavé aura été mon seul langage. Et pour cela, personne ne pleurera, surtout pas moi.

 

(Illustration de Margi Geerlinks)


12:05 29/03/2005 | Lien permanent |  Facebook

28
mar

Cour de récréation

week-end infantile, pistes de lancement, aquatic life, red bull sans vodka, Robots, rires, copains… idées simples, gestes courts, moments blancs.

18:55 28/03/2005 | Lien permanent |  Facebook

25
mar

4/4: Depuis hier

Absinthe est une Hip Rock Hop Star!!

Elle a mis la Fessée

au chanteur de TTC!!

yeah yeah yeah SisterSoulSista!

 

Stand up for her rights!




10:27 25/03/2005 | Lien permanent |  Facebook

3/4: Depuis hier

Nous ne sommes plus toutes à nous... mais Nous sommes toujours nous.


10:17 25/03/2005 | Lien permanent |  Facebook

2/4: Depuis hier

Je suis encore plus "à eux"... concert dans les jugulaires, sons dans les mâchoires, danse dans le bouldé, Hip Hop électroniquement évolué, humble Xtase…

aujourd’hui et cette nuit, je vis TTC...

Maybe I am just a TTCette!


10:02 25/03/2005 | Lien permanent |  Facebook

1/4: Depuis hier

ça, c'est à moi... (enfin, la même immatriculée du pays de Massilia)

Merci Em&rite!!!!

 



09:52 25/03/2005 | Lien permanent |  Facebook

24
mar

Parce qu'il le vaut bien

Guide érotique du Louvre et du musée d'Orsay

(texte: Jean-Manuel Traimond | photographies: Ernesto Timor | dessins: Aladdin | graphisme: Sampeur)

 

Présentation 

  Le Louvre et le musée d’Orsay sont bien plus roses qu’on ne croit. Assez roses pour faire rougir qui sait où regarder, car les promesses, les déguisements, les aventures et les jeux des corps n’ont jamais été négligés par les créateurs, même si les conservateurs des musées n’ont pas toujours osé tout exposer. Et pourtant Vivant Denon, qui présida aux destinées du Louvre sous Napoléon Premier, écrivait des livres parfaitement indécents ! 

Quant à lui, ce guide charmant, moqueur et savant ne cache rien : tableaux ambigus, sculptures sensuelles, bronzes explicites, homosexualité, inceste, « solitudes voluptueuses », palpations et palpitations… tout y est !

 

  Guide de mon métier, j’ai pris au fil des années un malin plaisir à souligner les aspects licencieux des œuvres du Louvre et d’Orsay, aspects parfois voulus, parfois involontaires, parfois trompeurs. J’en tirai un parcours particulier que je baptisai Naughty Louvre à l’intention de mes clients, principalement américains. Mais j’ai aussi des clients français et, pour eux, cette visite spéciale s’appelle Le Louvre coquin. Après de patientes et plaisantes recherches, je pus transformer ma visite en livre, et Le Louvre coquin fournit la base de ce guide. On y lira bien sûr la description des caractéristiques érotiques des œuvres. Mais aussi des poèmes ou des textes inspirés à nos classiques par les actes ou les membres évoqués. Si l’indécence du fond n’a jamais été cause de censure, le langage de ce guide s’est gardé de tout écart quant à la forme. À ceci près que Pierre Louÿs, Verlaine, Baudelaire, Théophile Gautier sont, eux, cités verbatim. On ne met plus de feuilles de vigne aux statues, ni d’euphémismes aux poèmes.

 

Jean-Manuel Traimond

 

 Cette courtoise visite guidée dans le patrimoine couleur cochon est donc relevée de photographies. Il s'agit ici d'érotisme, pas de reproduction. On n'y verra donc pas de catalogue illustré des œuvres commentées (la mine acérée d'Aladdin s'emploie bien mieux à cartographier un Bain Turc qui n'a guère besoin qu'on le reproduise encore, en intégral et en couleurs...). J'ai préféré photographier la peau des marbres, les plis de la toile, les ombres courbes des bronzes, et tout le plaisir que leur donne la lumière. Et puis surprendre le regard en coin d'un visiteur qui fait le tour de l'Hermaphrodite ou voir se troubler des Japonaises enlacées devant la Grande Odalisque, ça vous remet l'art en joie...

 

Ernesto Timor

 

Descriptif technique : 144 pages en noir, 45 photographies, couverture couleur, format 16 x 22, dos carré cousu. Edition et diffusion : ACL, ISBN 2-905691-98-0, achevé d'imprimer en mars 2005. 16 €

 

En vente à compter de la fin mars dans un bon nombre de librairies de France (et de Suisse !), ainsi que dans les musées concernés, ou sur commande directement auprès de l'éditeur : www.atelierdecreationlibertaire.com

 

Pour tout événement lié à la parution de ce livre, signature, exposition, vente de tirages originaux, ne pas hésiter à envoyer un mail. collab@ernestotimor.com

 

Pardi qu’on va pas hésiter !


09:43 24/03/2005 | Lien permanent |  Facebook

23
mar

Bande d'acculés!

Today, Ich B.I.T.C.H grave!

 

Face aux femmes que je regarde derrière le masque, j'annonce la douleur.

 

Les autres ne sont plus ce qu'ils étaient. Je m'adresse à vous, vaches à laids, sombres commères, prostiputes de basse cour, poules de luxe bavardes, vous n’avez pas la décence de votre affront, nous ne possédez pas le cœur, vous n’avez même plus la fraîcheur de l’indécence…

 

Je vous parle, moi ! Je suis ici chez moi mais vous savez où me joindre !

 

http://b-i-t-c-h.skynetblogs.be/

 

09:54 23/03/2005 | Lien permanent |  Facebook