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Ode au refus

Amis, combattons pour que le règne de l’ivresse

Des gras matins imbibés de tant de paresse

Vienne sur la terre, couchés sous le ciel,

Par ordre public ou confusion officielle

 

Par les Sainte-Marie-Couche-Toi-Là,

Ignorons les orgueilleux Charybde et Scylla

Vendons nos bras et jambes à nos tristes cous

Et qu’enfin, des hamacs, se plantent les clous.

 

Que les hommes bouffis aux cerveaux brioche

À leurs cruels zincs et maîtresses, se raccrochent

Pour qu’enfin disparaissent diplom-Technocrates

Et qu’on entonne le chant du sofa et de sa patate

 

Brûlons, pendons court  nos soumises salopettes

Tendons l’autre oreille si on nous traite d’mauviettes

Du labeur et de la sueur, alors nous faisons grève

Pour qu’éclate la joie d’accomplir nos justes rêves

 

Eduquons nos enfants à l’art de ne jamais rien faire

Apprenons leur la grammaire en 20 ans de primaire

Festoyons et buvons à la santé des chômeurs

Unissons nous sous le sceau du mauvais payeur.

 

Oisifs du monde entier, unissons nos inactions

De toute exaction, réunion, faisons abstraction

Faisons preuve d’intelligentes et ultimes abstinences,

Elever notre louable confiance aux sensibles apparences.

 

Profitant de la langueur et sa mollesse exquise,

Rejetant fortement tout esprit d’entreprise

Redonnons à nos envies sa dimension amorale

Et baptisons notre vie de divine illusion générale.

14:44 04/03/2005 | Lien permanent |  Facebook

Commentaires

C'est de toi? (non non j'ai pas douté...)

Écrit par : A | 04/03/2005

mais aussi Mais pour moi ... dans" rêves" il y a surtout Eve.

Écrit par : Melom@n | 05/03/2005

Abs tu m'énerves quand tu me crois pas, c'est de moi, sinon, je le dis... pêtassister!!!

Écrit par : Milady | 05/03/2005

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