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Mean Creek - Bon film

Alors ce film s’annonce avec une affiche qui résonne Festival de Sundance. On la voit la p’tite Coppola, le Spike Jonze, le Harmony Chorine et le Gus Van Sant, on les voit les directeurs de la photographie géniaux, aux ombres et lumières trucidées, aux brumes adolescentes. On les voit aussi les jeunes acteurs qui crèvent l’écran (le frère de Macaulay Culkin est une vraie merveille !)

 

« Ça » commence comme un Stephen King, doucement, lentement, un « IT » trempé dans du jus de Goonies. Cinq Peter Pan et une Clochette qui vivent mal, entre traumatismes génétiquement affectifs et une (sur)vie de banlieue américaine (pauvre, je dois préciser !) déficiente.

Les Troubles Obsessionnels du Comportement sont choses courantes, la violence est sous-jacente à chaque image.

Les comédiens sont des êtres qui ressemblent à cette vieille partie juvénile sans innocence qui nous tarabuste encore les soirs de pleine lune, alors on les hait. Chacun représente un péché capital, un délit de fuite en puissance ; l’orgueil, la luxure, la colère, l’avarice, la gourmandise et l’envie sont transparents et vivaces.

Evidemment, pour faire avancer l’histoire, il y a le mouton noir, celui qu’on reconnaît à mille mètres, le bourreau évident, celui que les autres doivent combattre pour la survie. Tout au long du film, on réalise que chacun cache une toison sombre derrière ses pattes blanches et que la vérité est aléatoire, fourbe.

 

Ce film n’est pas forcément une étude sociologique des « White Trash », n’est pas non plus qu’une vision cynique d’une couche sociale ou d’une vision du monde manichéenne (la notion de bien et de mal est constamment tourmentée et le concept du pardon est inlassablement cité) mais bien un constat du manque d’amour (qui s’universalise à souhait), une approche brutale de l’humanité dès son plus jeune âge. Ce film se traduit en un rite initiatique féroce, un appel à la responsabilisation et au respect de Soi et de l’autre, conséquemment.

 

En résumé : bonne photographie, bon casting, bon scénario, morale évidente… un bon film donc !?!

11:10 07/01/2005 | Lien permanent |  Facebook

Commentaires

oui mais quand on est aussi doué que moi, ne peut on n'y voir qu’une vision cynique justement?
doit on forcément se sentir contraint de se respecter soi même après?
si on force le respect, quelle valeur a t il?
en quoi se respecter soi m^me oblige t il à respecter les autres?
qui sont les autres? tous ou une partie?

si l'on est soi par reflet des autres, l'amour de l'un n'inclus pas la réciprocité

Écrit par : Blodhorn | 08/01/2005

,,, Ca se tient,,, Comme disait l'autre Blodhy,,, Un amour qui demande de la réciprocité est un amour de soi,,,

Écrit par : moz | 08/01/2005

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