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déc

Toute petite histoire du dessous...

Des syndromes androgynes aux gènes bisexuels, des chromosomes transsexuels aux inclassables créatures, tous les genres sont éparpillés dans cet antre du modique. La boîte grouille de curiosités, de freaks du sexe et autres genres nouveaux. Pas loin de la Vieille du Temple, cet ersatz de Chez Michou croisé avec un back room de la rue aux Ours a un air de Buckingham Palace sous acide. Chaque continent a son représentant, la version underground de l’Eurovision comprend Gina de Liège, la danseuse du ventre d’un certain Orient, Tatiana de Kiev, l’avaleuse de shots de vodka, Sibylle de Toronto, la dresseuse de caribous mais surtout avaleuse de sabres ou encore Mana, la dompteuse de chats sauvages et de tortues Luth.

 

La véritable star, c’est Malika. On la dit d’Alger la blanche. Mais son origine est aussi mystérieuse que celle de son monde. Elle crache indifféremment le feu, le venin et autres spiritueux sur demande.

Malika est peut-être née à Rio ou à Novossibirsk, le secret l’entoure comme les serpents qu’elle charme accessoirement. Elle manie également les larmes blanches, les cerveaux de feu et les voiles au vent, bien plus qu’au nombre de sept qui dévoilent trop peu de ses charmes aux yeux des curieux.

Malika n’a de masculin que le dédain du prochain et de féminin que la nombreuse cour de prétendants lui contant fleurettes, maux et merveilles fantasmés et irréels.

 

Malika a pourtant ce que certains appellent un profil ingrat. Nez cassé, signe d’amour d’un ancien aimant, bras trop maigres piqués au vif et pieds lourds d’une vie dommageable. Son corps nourri à l’illusion rebondit contre les parois de miroirs sans tain sous les rythmes qui maîtrisent à peine les diables vautrés dans le velours.

 

Mais Malika n’en aime qu’un… pas le fournisseur de lignes de poudre d’étoiles qu’elle consomme pour adopter l’obscur, pas le vieux portier lubrique qui distribue toutes ses mains sur tous les culs, ni même la patronne avec ses cent roses d’appât.

Malika n’en aime qu’un et ne peut pourtant l’avoir ni lui appartenir, Malika n’aime et n’aimera que lui pour le temps de sa vie.

Malika ne veut pas d’autres, juste Lui… Lui pour un et pour tous, le maquereau de son âme, le gardien de sa vérité. Tout est dedans, rien de dégorge. Malika croit en Dieu, son poing, c’est tout.

 
(photo de Victor Vasquez)

16:20 21/12/2004 | Lien permanent |  Facebook

Commentaires

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Écrit par : Merenptah | 21/12/2004

... impeccable texte !...

Écrit par : sioran | 22/12/2004

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