19
oct

Un de ces films qui touchent...Michael Blanco

un film, un acteur, un thème 'réussir'... devenir quelqu'un, être aimé.
 
Michael Blanco n'est ni Brad Pitt, ni Robert de Niro, ni même lui même, Michael Blanco, cet inconnu a le physique commun, l'anglais niais, la détermination du faible, il veut être l'idole, le centre du monde mais il n'est pas assez grand pour être un axe, alors, il court, il court derrière la célébrité, l'argent et le don, le don d'être un BON acteur ou une star du cinéma ou les deux. Il nettoie les assiettes, les voitures sales et mange du cliché au petit déjeuner.
 
Hollywood est une chienne qui baisse l'arrière train devant quelques muscles bien placés ou le collier doré d'une fille de milliardaire de l'industrie mais pas devant Michael Blanco. On déchire sa photo en métaphores obscènes.
Au delà du film, les images de contrastes sont omniprésentes, un vieux noir obèse vend les cartes des maisons de star au pied des montagnes de riches, le petit belge qui apprend "l'actorat" contre le géant américain prof de célébrité, LA militaire aux yeux bleus attendris sous son casque en 15m x 25m, le petit panneau publicitaire dans le grand publicitaire, le petit homme contre la grande ville, un seul presque acteur contre 900 000 autres, on compatit, on aime, on se sent identique dans la solitude du petit belge qui voulait "rêver américain".... Les grands espaces de l'Amérique sont vendus, achetés, OPA sur la solitude, Négation de soi côté en bourse.
 
puis Michael Blanco se dit:
"pourquoi j'ai peur, j'ai peur, pourquoi j'ai peur, j'ai pas peur, j'ai peur de personne..."
&
"je ne dois rien attendre, je n'attends rien, non, je n'attends rien, tout est cadeau, le bon, c'est cadeau, le reste, pffft.."
 
et Milady s'est dit, pourquoi j'attends toujours moi aussi, de moi, des autres, pourquoi rien n'est cadeau, tout est lutte... c'est pas bien d'être petite? l'ambition, ça rend plus vivant? la compétition, ça rend heureux?
 
saleté de bon film qui vous place devant vos propres yeux, saleté de simple film qui vous donne autant envie d'exister mieux que de vivre plus humblement.
 
et tout ça, bercé par "I Love America" de Patrick Juvet... une blague, une blague vraie... simple comme un bon jouir.
 
http://www.michaelblanco.com/



13:19 19/10/2004 | Lien permanent |  Facebook

Commentaires

Tu m'as donné envie ... De le voir. On en est tous là finalement...

Écrit par : Shane | 19/10/2004

ai entendu beaucoup de bien de ce film, je sens que je vais m'offir un toile

Écrit par : Nola | 19/10/2004

en réponse femme de philosophe peu blonde => ben vi, elle est brune
Arielle doit se sentir bien seule... => non, non, c'est elle qui fait la lessive
;~)

Écrit par : Nola | 19/10/2004

J'avais déjà envie... ... de voir ce film, te lire a terminé de me convaincre, merci.

Écrit par : Hadrien | 19/10/2004

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