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oct

Sophie Calle - Starting Loque - destarting Bloque

Voilà, en ce temps là, j’avais lu, j’étais venue, j’avais connu. Elle et son Paul Auster, son Harvey Keitel, ses amis indiens, japonais, américains, son Fabrice Lucchini, ses amis de la nuit, ses dormeurs, ses aveugles, ses doubles-jeux, ses filatures derrière elle-même, ses en-quêtes, ses anges et ses chats, je connaissais, je vous dis, j’avais lu/vu/connu.

 

Puis, un matin sans rien, je revisite, je relis, je reviens à moi. J’ouvre le troisième œil et creuse ma bouche d’un hurlement perçant. Elle avait touché le point G(uerre).

 

Et je découvre que les jours de doux leurres ne sont pas que des traits sur les murs des cellules, que les prisons laissent passer les héliogra(so)phies, que les sens tristes peuvent sortir du corps, que le jeu est une réalité, que la vie est un concept qu’il faut renouveler et que la Création est une obsession salvatrice.

 

Alors, je me suis dit OUI !!

J’ai épousé mon ombre. Depuis, je ne cesse d’écrire. Ecrire, écrire pour que mes saignements ne soient pas vains et que f(l)emme que je suis varie sur les m’aime thèmes. Tripes à l’air, me damnant alors à l’exposition, polissant ma dépossession, je me suis faite offrande de chair vivante, imbibée dans du sensoriel non intellectualisé.

 

Sur l’ivresse du quotidien, la transe du minuscule, le divertissement du délassement, j’éCRIs plus depuis elle. Ado(b)lescente pervertie, j’enfile les mots sur des pieux en collier de perles (cu)rares.

Les malheurs de Sophie ont été mon réveil-ma(pu)tain.

 

Il est de ces art(r)istes qui vous éclatent dans la face du monde, qui poinçonnent vos esprits de Calle-igraphies et qui donnent en-vie.

 

Merci Madame Calle, j’ai dit merci Madame, oui !





11:59 04/10/2004 | Lien permanent |  Facebook

Commentaires

et puis elle dort énormément, du sommeil léger des contrariés chroniques, du sommeil abimé des énervés notoires, ce qui fait d'elle une demi-soeur.

Écrit par : Julie-tte | 04/10/2004

Quelle Travail de recherche, chapeau

Écrit par : Nola | 06/10/2004

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